Chapitre : 7

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Mes poumons étaient en feu, et je n'étais pas dans un meilleur état. Courir le marathon s'est bien, mais quand on est un minimum entraîner, ce qui n'est pas mon cas ! Pour le moment mon principal soucis était de me réchauffer refourguant le « problème Aaron » en seconds lieux. J'avisai un bar de l'autre côté de la rue et traversai

précipitamment. A l'intérieur quelques personnes étaient accoudés au bar, de large ride barrait leurs fronts et leurs visages, donnant un aperçut de ce qu'avaient pu être leurs vies…Je m'assis à une table et fouillai mes poches à la recherche de quelques pièces de monnaies, je les retournai dans tous les sens mais elles étaient bels et bien vide les traîtresses !

Je m'apprêtais à me relever pour déguerpir quand une main posée sur mon épaule m'arrêta. Je relevai lentement les yeux, redoutant déjà la personne qui pouvait bien être là. A ma grande surprise ce n'était aucunes des deux personnes qui m'avaient traversé l'esprit. Se tenait face à moi, une femme que j'avais déjà vue…il n'y avait pas si longtemps sur les bords de la seine…et qui avait fait fuir mon mystérieux inconnu.

- Qui êtes-vous ?
- Tu devrais demander qui j'étais…

J'étais assez incrédule d'avoir pareille conversation avec une femme que je ne connaissais même pas, il m'arrivait beaucoup de chose bizarre ces temps si…Elle continua :

- J'étais une femme amoureuse…terriblement amoureuse d'un homme. J'étais amoureuse à en mourir et j'en suis morte. Mais tu sais être morte pour l'éternité lorsque l'on n'est plus avec l'homme que l'on a aimé, c'est

incroyablement long et je suis lasse, tellement lasse…

Je ne comprenais absolument rien, ma tête tournai et je devais avoir l'air d'une parfaite idiote la bouche grande ouverte. La beauté surnaturelle de mon interlocutrice finissait à me rendre folle. Son visage angélique, ses boucles blondes et ses yeux…deux lac d'une pureté infinie. Ses traits parfait prirent une expression haineuse alors que je

continuai de me taire.

- Souffrir est toujours plus supportable quand on ne souffre pas seul et l'homme que j'aime souffre au fond de lui…tu es la seule à pouvoir l'apaiser, et sa je ne le permettrais jamais ! J'espère que tu m'as bien comprise, car sinon je te tuerais de mes propres mains, rappelle-t-en. De toute façon je suis sure que tu n'oublieras pas tout ce que je viens de te dire –sa voix était presque redevenue calme à présent- n'est-ce pas ? Tu es une fille intelligente… !

J'avais peur, j'avais très peur. Mais qu'est-ce qui se passait ? Pourquoi avais-je l'impressions que je perdais totalement le contrôle de ma vie en ce moment ? Qui était tous ces gens ? D'abord cet inconnu…ho mon dieu ! Je plaçais une main devant ma bouche, bien sur ! Tout était lié…Retenant avec peine un tremblement je demandai :

- Vous…vous parlez de cet inconnu aux cheveux noirs n'est-ce pas ?

Elle eu un petit sourire :

- Qui d'autre.
- Mais je ne lui ai jamais rien demandez, moi ! Laissez-moi en dehors de toute vos histoires, d'accord ? Je n'ai

jamais rien dit ni fait qui puisse l'encourager, alors si vous avez quelques rancunes, aller le voir LUI !

J'étais à bout de nerfs, je ramassai mon sac et mon béret que je plaquai sur mes cheveux avant de me lever. Elle ne fit aucun geste pour me retenir, elle insista juste sur une chose.

- N'oublie pas ce que je t'ai dis, c'est tout.

Sans lui répondre, je sortais de la boutique, je rentrai chez moi et décidai d'oublier toute cette histoire. Je ne reverrai jamais cette femme, si l' « inconnu » revenait je lui ferait clairement comprendre de ma laisser tranquille, j'eu un petit pincement au cœur à cette pensée, mais je le balayai vite fait. Ma vie allait reprendre un cours normal, demain soir j'irais à cette fête avec Aaron et tout irait bien…oui, tout irait bien. Tout irait bien !

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Oui, tout irait bien. Tout irait bien. Je me répétais ces mots en boucle, et pourtant je n'arrivais pas à m'en convaincre. C'est avec ces doutes que je sombrais dans un sommeil profond.
Des images hantaient mes rêves, un bal somptueux et une silhouette noire épiant derrière les fenêtres, observant chacun de mes gestes…

C'est en sueur et terrorisée que je me réveillai, un cri étouffé au fond de ma gorge, il nous
avait retrouvé et voulait mettre sa menace a exécution… cela avait semblé si réel…

Je me levai, sentant que me rendormir serait impossible ou plutôt trop apeuré de retomber dans ce genre de cauchemar. Je regardai mon réveil et constatai qu'il n'étais que 5h30 du matin. J'étais censé me
réveiller dans 1h00 que faire ?

Je mettais en route mon ordinateur et
allai me chercher un bol de chocolat chaud, en remontant je lançais quelques téléchargements, des films que je voulais voir depuis longtemps et restait avachis à regarder les images sans les voir vraiment…

Vint ensuite le moment de me préparer j'enfilais un jean un pull et mon manteau. Le temps de descendre les
escaliers de l'immeuble et il était là, appuyé nonchalamment contre un pilier ses cheveux dans un effet coiffés

décoiffés.
il déposa un baiser à la commissure de mes lèvres et me lança un de ses plus beaux sourires qui contaminait ses yeux.

– Alors bien dormis ?

-C'est plutôt à toi qu'il faudrait poser la question ! Et si tu veux tout savoir, non j'ai pas bien dormi !

-Hou, c'est pas bon sa…

-Lâche-moi !

Je fronçais le nez. Une soudaine envie de l'étrangler me démangeai puis son rire fut communicatif et je finis par trouver cela drôle. Il fallait bien avouer que par certains moments mes réaction voisinaient plus celles d'une petite fille de 4 ans que celles d'une jeune fille de 17.

Il m'enlaca et nous traversâmes la ville en direction du lycée, il faisait froid et je me sentais en sécurité dans ses bras. j'aimais cette insouciance qui depuis quelques jours m'avait abandonnée mais je ne pouvais m'empêcher de repenser à mon rêve et espérai pour que celui-ci ne soit dut qu'à mon imagination débordante.

La journée se passa sans plus et notre principale sujet de conversation (comme pour la quasi totalité du lycée)
s'orienta vers le bal qui avait lieu le soir même et sur ce fameux petit fils prodigue.
Aaron me trouva souvent distraite et mit cela sur le compte du bal et de l'excitation. Je m'étais refusée à lui parler de mon rêve et de mes angoisses.
D'un commun accord nous avions établit que ma chambre ferait office de cabine d'essayage pour la soirée et il était convenu qu'il m'y rejoigne a 18h30.