Comme toujours merci à toutes celle qui nous lisent et mettent de review ! La partie du milieu de ce chapitre à été écrite par une nouvelle venue Mathilde, le reste est de moi (alice.c) ! Bonne lecture !

Chapitre 11 :

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Je baissai la tête, et fermai les yeux en repensant à toute ma vie. Elle défilait derrière mes paupières à la vitesse de la lumière, des images de mon enfances flous, de mon adolescence, de ma rencontre avec Aaron, de Blues, de mes parents trop absents, du lycée, de Gabriel, d'une femme que je n'avais croisé que deux fois, du bal, de mes vacances il y a deux ans, de la robe d'Aaron, du baiser de Gabriel, du coma d'Aaron, du sourire de Gabriel, Aaron…Gabriel…
Je me pris la tête entre les mains, en posant mes coudes sur le comptoir de l'accueil.
J'entendis soudain une voix qui essayait apparemment de me parler depuis quelques secondes et sursautai en reconnaissant mon interlocuteur.

- Alix ? Ca va pas ? Alix ?

Il posa une main apaisante sur mon bras, mais je me dégageai, peut être un peu plus brutalement que ce que j'aurais voulu.

- Rien, ça va Tom, j'aimerais être un peu seule s'il te plaît…

Mon regard dû s'égarer sur la silhouette de Gabriel qui se découpait dans la nuit car il fronça les sourcils et s'apprêtait à poser une question quand je le coupai.

- Tout va bien Tom … S'il te plaît.
- Ok, ok ! Je te laisse, n'hésite pas à me déranger, je suis dans la chambre d'Aaron.
- C'est ça.

Il abandonna et me laissa enfin toute seule dans le grand hall. Il pleuvait à présent, comme si le sort s'acharnait…Je me retournai encore une fois vers Gabriel et remarquai qu'il commençait vraiment à s'impatienter. Ses cheveux étaient trempés, et le regarder provoquait chez moi d'étranges émotions. Est-ce que je l'aimais ? C'était la première fois que je me posais cette question. Aussi simple qu'elle pu paraître, elle m'apparaissait comme une énigme à laquelle je n'arriverai jamais à répondre.
Je le vis tendre une main vers moi, et toutes les questions qui pouvaient me hanter disparurent, j'avais promis que je le rejoindrai de toutes façons, je n'avais pas le choix.

Les baies vitrées s'effacèrent devant moi quand j'avançai pour le rejoindre. Il me regardait intensément comme s'il avait deviné les doutes qui m'avaient agitée. Lorsque j'arrivai devant lui, il me fixa avant de me prendre dans ses bras, il m'enlaça comme si de ce geste toute sa vie dépendait. Il posa une main sur mes cheveux qui devenaient eux aussi mouillés et me murmura à l'oreille :

- Je ne te laisserai plus jamais repartir maintenant.

Et là où j'aurais du être effrayée, je ne ressentais qu'une plénitude et un bien être qui envahirent mon corps.

- Ferme les yeux.

J'obéis et je sentis mes jambes décoller du sol. Plaquant mon visage contre son torse, je me laissai aller tout contre lui, à ce moment même, j'aurais pu faire n'importe quoi pour lui, quoi qu'il m'eût demandé, et au fond de moi cela me faisait peur…vraiment peur.

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Une lumière sourde inondait la pièce où je me trouvais. Seul petit problème, je ne savais pas où j'étais.

Ayant pleurer durant plusieurs heures, je n'arrivais pas à ouvrir mes yeux bouffis, qui étaient aussi dû au manque de sommeil. Quelque chose de moelleux me recouvrait et je devinais que c'était une couette. Je m'assis sur le lit qui était d'ailleurs très confortable. Il était à baldaquin au centre d'une grande chambre d'environ 30 mètres carré. La chambre était entourée de trois portes fenêtres qui donnaient sur une vaste forêt et des champs à perte de vue. Je parvins quand même à me lever et a admirer la vue. Une crise de sanglots se propagea dans tout mon corps quand tout me revint en mémoire: la soirée, Aaron, Gabriel. Gabriel, c'est lui qui m'avait emmené ici, nulle part. Quelque chose de frais effleura mon épaule, je frémis mais ne me retournai pas, je savais que c'était lui mais je n'avais pas envie de lui parler.

La vue est splendide n'est-ce pas?

Sa voix si douce et son haleine si enivrante me firent tourner la tête. Ses bras m'enveloppèrent dans une étreinte sans faille et je me laissais aller au délice. Il embrassa mon cou et ses doigts papillotèrent sur mes bras.

Où sommes-nous?

A la campagne, loin de tout.

Merci mais ça j'avais déjà remarquer. Tu pourrais être plus précis?

Ma répartie le fit sourire.

Tout ce que tu as besoin de savoir c'est que ici tu es en sécurité... et toujours en France.

Là, il me tapait carrément sur le système, il prenait un malin plaisir à jouer avec mes nerfs. J'essayais de me détacher de cette étreinte forcée, de le repousser mais mes efforts furent réduits à néants. Je me tournais pour faire face à son visage tendre mais cruel, d'une beauté dévastatrice, mes mains tambourinaient sur sa poitrine, je sanglotais de plus belle et son visage finit par s'empreindre de mélancolie.

Ne me repousse pas, je veux que tout aille bien…

Non, ça ne va pas du tout, tu ne peux pas me faire ça !

Et la, je m'effondrais sur lui, il dut me soulever pour ne pas que je tombe.

Je crois que tu as besoin de quelques heures de sommeil en plus.

Ses belles prunelles se mirent à flamboyer comme deux météores qu'il plongea dans les miennes, une torpeur m'envahit toute entière lorsque je compris. Mais déjà les ténèbres m'entouraient.

Cette fois-ci je me réveillais d'un bond. Il était hors de question que je dorme ou ne reste une minute de plus dans cette chambre. J'allais à la porte et fus surprise de la trouvée ouverte, c'était très surprenant. J'ouvris donc la porte et me retrouvais sur un large et vaste corridor tout aussi illuminé que ma chambre, j'hésitais à avancer. Prenant mon courage à deux mains je parcourus le couloir en ouvrant toutes les portes, aucunes n'étaient fermées à clefs, je n'y trouvais à chaque fois que des chambres. Je me rapprochais de la porte fenêtre qui donnait sur une terrasse quand mon regard convergea sur la gauche où une antique et magnifique porte en bois attirait mon attention. J'attrapais la poignée et ouvrais.
J'eus un hoquet... de terreur ? C'est l'expression mais je ne ressentais pourtant aucune terreur, plutôt de la fascination et un sentiment de petitesse. D'immenses étagères de livres s'offraient à ma vue qui je le pensais me faisait défaut. Des millions de livres s'étendaient du sol jusqu'au plafond qui devait avoir une hauteur d'au moins 5 mètres. J'en avais presque le tournis. J'étais éblouis par tant de sagesse et de richesse culturelle que pouvaient contenir tous ces ouvrages. J'effleurais les reliures quand une voix résonna derrière moi et qui comme d'habitude me fit sursauter mais m'emplit aussitôt d'une chaleur que je ne contrôlais pas.

Impressionnant n'est-ce pas ?

Oui très…ils sont tous à toi ?

Maintenant oui, disons que c'est l'accumulation de plusieurs héritages.

Je suppose que la maison aussi...

Il hocha ma tête en signe d'acquiescement, et se mit à arpenter la pièce pour me rejoindre.

Tu n'as pas eu le temps de la parcourir de tout son content.

Affirmation ou interrogation? Je penchais plus pour la première solution, il me tendit une main, froide et légère.

Je vais te la faire visiter.

Avec plaisir, puisses-tu être un bon guide…

Mais avais-je réellement le choix ?

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Non…définitivement non. Mais c'était comme sa et je devais assumer mes erreurs, aussi lourdes les conséquences fussent-elles.

Mais je ne désespérait pas, un jour, Gabriel commettrait une erreur, et ce jour là je serais là…après tout, ce n'est pas comme si j'avais de quelconque sentiments pour lui, sa présence m'était juste troublante et sa je pouvais le gérer.

Il prit délicatement ma main et je m'empêchais de trembler, ne voulant pas dévoiler ma faiblesse. Je gardais les yeux rivés sur le sol puis au fur et à mesure qu'il me faisait visiter les pièces me détendais légèrement.

Je me rendis compte que lorsque je n'étais pas sur mes gardes Gabriel pouvait se révéler être un interlocuteur très agréable et je me pris à savourer ce moment plus que je n'aurais dû.

Il me laissa finalement en fin de matinée en me disant que je trouverais tout se dont j'aurais besoins pour manger dans la cuisine –il avait apparemment fais des « courses » exprès pour moi…après tout je ne connaissais aucunement la façon dont il se nourrissait mais une conviction personnelle me disait que ce n'était pas de nourriture normal.

La faim m'avait déserté mais je me forçais à avaler quelques gâteaux secs qui me laissèrent un goût fade dans la bouche, après l'euphorie du moment que je venais de passer, une sorte de mélancolie me prenait et c'était très désagréable.

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Alors est-ce que sa vous à plut ? Bon je voudrais m'excuser pour le temps qu'à mis ce chapitre à arriver, mais on à eu quelques difficultés avec celles qui écrivent !

Encore une fois désolée !

Biz'