Me voilà pour le chapitre 3 comme promis !

Vous avez été nombreuses à lire les deux premiers chapitres et j'en suis enchantée ! Je ne savais pas si une christmas-fic pouvait plaire, surtout que j'avoue que le scénario reste gentillet. D'ailleurs pour les personnes qui ont aimé les premiers chapitres, sachez que j'ai aussi deux fictions longues dramione !

Bref, on avance peu à peu dans noël ! J'ai presque fini mes achats de noël et j'ai commencé à emballer le tout hihi. Mais n'ayez crainte je n'oublie pas Hermione et Drago qui auront eux aussi leur conte de Noël. Je remercie toutes les personnes qui ont lu mais surtout celles qui ont pris la peine de poster une review, parce que vous êtes génialissimes !

Lily-Orya : En effet Greengrass est une tepu haha, mas on aime la détester ! Et je te laisse découvrir la fic, ce ne serait pas drôle si je disais tout d'avance. Merci d'être toujours là !

Swangranger : Ahah personne n'aime Astoria, la pauvre. Je suis contente que ça te plaise en tout cas, et bien sur que Drago va s'impliquer haha. Merci à toi d'être là et de prendre le temps de commenter.

Elorah : Merci Elorah, je suis contente de te trouver ici ! Je sais que les dramione peuvent lasser mais c'est la magie de noël qui compte ! Merci pour ton commentaire.

Mizie Fourmi : Je suis ravie que ça te plaise alors ! Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant !

JudorangeHp : Ahah, je l'imagine tout de blanc vêtu ! Ou en lutin du père noël ! Je suis contente que tu ne sois pas déçu alors ! Merci de prendre le temps de reviewer, c'est adorable.

Gouline971 : Et oui Cissy est dans la place ! Mais oui tout va s'arranger entre eux, c'est Noël après tout ! Merci pour ta fidélité en tout cas.

Mama : La suite est quotidienne normalement, donc pas de hâte ! Merci pour ton petit commentaire.

Mayoune : Mdr tout le monde déteste Astoria ! On en saura un peu plus sur Ron et Harry dans ce chapitre, mais comme je le disais dans une autre réponse de review, c'est une fic de noël sans grande prétention et ce serait la compliquer que de les faire intervenir, même si je les adore ! Merci pour cette nouvelle review adorable !

Bonne lecture !


Hermione était exténuée. Elle passait son temps à travailler, dormais très peu et passait le plus clair de son temps à faire ses comptes. Et elle culpabilisait sans cesse. Parce qu'elle ne passait pas autant de temps avec Rosie qu'elle l'aurait souhaité, parce qu'elle était incapable de lui offrir un sapin de Noël et parce qu'elle la faisait vivre dans un petit appartement vétuste. En sirotant son café ce matin là, Hermione se remémora la façon dont les choses s'étaient déroulées et l'avaient fait arriver là où elle était désormais.

Quand elle avait épousé Eric, celui-ci était le parfait gentleman. Il s'entendait avec tout le monde et chacun s'entendait à dire qu'il était l'homme parfait : un époux aimant, un ami loyal, un père modèle. Mais au fil des années, les choses s'étaient dégradées. Avocat de la République Magique Française, il passait son temps entre Londres et Paris, et rares étaient les soirées qu'Hermione et lui passaient en tête à tête. Quand Rosie est arrivée, ce fut le plus beau jour de leur vie. La première année se passa dans le bonheur le plus pur qui puisse exister. Eric avait levé le pied et ne travaillait que quelques jours par semaine, tandis qu'Hermione avait pris un congé maternité de plusieurs mois, pour mieux se consacrer à leur fille et à leur association pour aider les elfes de maison.

Mais peu à peu, leur relation s'était dégradée. Rongé par son travail, Eric s'était mis à boire. D'abord un verre chaque soir, et puis parfois plus. Il lui arrivait de rentrer ivre mort à la maison, sous les yeux mortifiés d'Hermione. Elle savait qu'elle devait partir, mais elle n'en trouvait pas le courage. Pas avant Noël, ne cessait-elle de se répéter. Mais Eric avait précipité les choses. Un soir, en rentrant du Ministère, Hermione avait trouvé Eric et une femme dans le lit conjugal. Le lendemain, elle lui envoyait les papiers du divorce.

Mais tout avocat qu'il était, et surtout à cause de son égo surdimensionné, Eric n'avait pas accepté. Si elle voulait partir, alors elle n'aurait rien. Mariés sous le régime de la communauté, Hermione devait partager en deux tous leurs biens, mais Eric ne l'entendait pas de cette façon, si bien qu'en échange d'un divorce rapide, il demanda tous les biens matériels et toutes leurs économies. Drapée dans sa dignité et son non-matérialisme, Hermione accepta. Tout ce qui comptait, c'était sa fille.

Elle avait trouvé un minuscule appartement sur le chemin de travers, mais les prix étant exorbitants elle avait aussi réussi à se faire employer quelques heures chez Fleury&Botts. Son amour des livres et les centaines de gallions qu'elle avait laissé chez eux avaient joué en sa faveur. Ce soir-là d'ailleurs, elle travaillerait jusqu'à la fermeture de la boutique tandis que sa mère s'occuperait de Rosie.

—Bonjour Hermione ! s'exclama le propriétaire de la librairie quand elle en passa le seuil.

—Désolée pour le retard, j'ai été retenue au Ministère et…

—Ce n'est rien, Hermione. Prends une tasse de café avant de commencer.

Le propriétaire, Amadeus Fleury, était le petit neveu de Mr. Fleury. C'était un vieux monsieur avec une grosse barbe broussailleuse qui lui donnait l'allure du père noël. Il était profondément généreux, et ne ratait jamais une occasion d'être aimable avec Hermione, qui lui avait expliqué sa situation. Hermione se débarrassa rapidement de son manteau et attrapa la tasse fumante que lui tendait Amadeus.

Les heures à la librairie passaient toujours plus vite que celles au Ministère. Hermione aimait son travail d'archiviste, mais parfois le temps était bien long. Elle ne regrettait pas d'avoir refusé le travail d'auror, elle aimait trop les vieux ouvrages poussiéreux qui l'entouraient dans les archives du Ministère. Et puis après la guerre, elle avait toujours voulu se faire oublier des journaux contrairement à Harry et Ron qui faisaient encore régulièrement la une. Ses deux meilleurs amis lui manquaient. Ils étaient partis en mission en Asie depuis six mois, et malgré leur échange épistolaire, Hermione n'avait pas trouvé le courage de leur dire qu'elle avait quitté Eric.

Les clients défilaient dans la boutique. De la mère à la recherche d'histoires du soir à l'ingénieur astronome envieux d'en savoir plus sur la constellation de la licorne, il y en avait pour tous les goûts. Hermione avait d'ailleurs trouvé de trop nombreuses fois son bonheur dans la célèbre librairie. Elle avait déjà repéré cette série de vieux livres sur l'art de la magie blanche, et s'était promis de se la payer quand ses comptes se seraient renfloués.

Elle était en train d'admirer ce qu'elle ne pouvait se payer quand une main vint se poser sur son épaule. Un frisson de dégoût la parcouru et elle ne fut pas surprise de découvrir que cette main appartenait à Eric. Quand elle se retourna elle tomba nez à nez sur le père de Rosie.

—Hermione, chérie, il faut qu'on parle.

Il avait mauvaise mine. Ses yeux étaient injectés de sang et il sentait l'alcool. A chaque fois que son haleine venait heurter le visage d'Hermione, celle-ci sentait ses yeux lui piquer, et la nausée lui monter. Elle recula brusquement, légèrement tremblante.

—Qu'est-ce que tu veux, Eric ?

—C'était une erreur, amour. Une lamentable erreur. Il faut que tu reviennes, avec la petite. Vous me manquez.

—Ce n'est pas en te pointant complètement ivre que tu vas me convaincre.

Eric eut un hoquet et hocha la tête d'un air entendu. Un petit sourire goguenard se dessina sur ses lèvres. Il fit un pas en avant, provoquant un mouvement de recul chez Hermione. Il titubait, et il était à présent si proche que sa carrure imposante faisait de l'ombre à Hermione. Celle-ci sentait dans son dos le rebord des étagèrent.

—Arrête Eric, nous en reparlerons quand tu seras sobre.

—Je n'ai pas bu, grogna-t-il en soufflant son haleine putride sur elle. Je veux voir la petite. Je veux que tu reviennes, amour.

—Nous ne reviendrons pas Eric. Tu bois, tu es infidèle et…

Elle n'eut pas le temps finir, car déjà, Eric s'emparait brutalement de son bras. Ses gros doigts s'enfoncèrent dans sa chair, et Hermione gémit sous l'assaut douloureux de son ex-mari.

—Tu me fais mal, Eric, arrête…

Mais il n'arrêta pas. Il s'approcha plus encore, et colla son corps massif contre celui tout frêle d'Hermione. Sa seconde main – celle qui ne tenait pas fermement son bras – monta le long de la gorge opaline d'Hermione et vint l'enserrer lentement. Peu à peu, Hermione se sentit suffoquer. Elle voulait hurler, mais la poigne d'Eric sur appuyait sur ses cordes vocales, l'empêchant d'émettre le moindre son. Amadeus devait être dans l'arrière boutique et son vieil âge avait eu raison de son ouïe fine, et à cette heure tardive, Hermione ne pouvait pas compter sur la venue d'un client, surtout au rayon des sciences occultes.

Eric serrait de plus en plus fort et elle se sentait défaillir. Jusqu'à ce qu'une force soudaine tira Eric en arrière. Hermione ne comprit pas immédiatement ce qui se passait, mais l'air s'insuffla dans ses poumons à la manière d'un souffle de vie. Elle cligna plusieurs fois des yeux avant de réaliser que quelqu'un était en train de faire reculer Eric d'un air menaçant.

—Drago Malefoy, s'exclama Eric avec un sourire en coin. Ca faisait longtemps.

Hermione mit un moment à comprendre que celui qui venait peut être de lui sauver la vie n'était autre que Drago Malefoy. Il se tenait droit, tendu comme un arc, la mâchoire crispée, mais impeccable dans son costume sur mesure. A côté, Eric et sa tenue décontractée du dimanche faisait pâle figure. Les deux hommes se toisèrent de longues secondes. Ils se connaissaient bien sûr. Le monde du Barreau n'était pas si grand et Hermione s'avait qu'ils s'étaient souvent opposés l'un à l'autre dans de multiples affaires.

—Pas assez longtemps, grinça Drago.

—Et bien passe ton chemin, Maître Malefoy, et nous n'aurons plus à faire l'un à l'autre.

Drago eut un sourire goguenard avant de jeter un bref coup d'œil à Hermione. Il s'approcha d'elle et dit la chose la plus inattendue qui puisse l'être de sa part :

—Je commence à croire que tu me suis. Se croiser trois fois en trois jours, quel hasard. Ca va Granger ?

Hermione le regarda, surprise, mais acquiesça vaguement.

—Parce que ça n'en a pas l'air. Vu comme ça, on avait l'impression que tu faisais agresser par ton ex-mari.

—Tu en sais long sur moi, Malefoy, grogna Eric en s'approcha d'un air menaçant.

—En fait, ton infidélité fait les gorges chaudes dans les soirées mondaines. L'image du parfait gentleman que tu étais semble se ternir.

Eric et son haleine alcoolisée, Eric et ses yeux vitreux, à côté Drago avait l'air d'un parfait gentleman, et on en oubliait presque son passé de mangemort. Pathétique. Eric sembla à court de mot, et Drago s'en félicita. Il s'approcha d'un pas serein d'Hermione et lui adressa une œillade neutre.

—Je propose que tu t'en ailles et qu'Hermione termine son travail sans encombre.

—Qui es-tu pour me donner des ordres ? explosa Eric. C'est ma femme, tu n'as pas à me dire quoi que ce soit sur comment je dois gérer ma vie de famille.

—Vie de famille qui n'existe plus, puisque tu es désormais divorcé, et elle libre. Maintenant ne te ridiculise pas d'avantage et dégage.

Eric ne sembla pas l'entendre de cette oreille et leva un poing menaçant. Il était sur le point de l'abattre sur le nez pointu de Drago mais celui-ci, plus vif et surtout plus sobre, l'esquiva avec une facilité déconcertante, laissant Eric tomber, emporté par son élan. C'en était ridicule, et Drago se serait bien mis à rire si la situation s'y prêtait un peu plus.

Il tomba dans un bruit sourd, cognant sa tête contre l'étagère de livres la plus proche, et ne se releva pas. Inquiète, Hermione s'approcha de lui et posa un doigt expert sur sa jugulaire, où son cœur battait bel et bien. Il était juste assommé. Hermione se sentit honteusement soulagée.

—Bien, maintenant qu'il dort comme un bébé, je propose que tu m'expliques.

—Il n'y a rien à expliquer, marmonna Hermione en se redressant.

—Rien ? Vraiment ? Parce que, te regarder lorgner sur le prix d'un sapin de Noël, le refuser à ta fille et te voir demander comment fonctionne l'association des Anges de Noël, ça passe encore, mais surprendre ton crétin de mari en train de te malmener c'en est une autre.

—Ca ne te regarde pas.

—En effet, mais étant donné que j'ai empêché ta mort, j'estime être en droit d'explications.

Hermione jeta un bref coup d'œil à Eric, toujours assoupi. Elle détestait l'idée de devoir quoi que ce soit à quiconque, et plus encore à Drago Malefoy. Mais elle devait bien admettre que sans son intervention, qui sait ce qui aurait pu se passer ? Elle se passa une main fatiguée sur la nuque et haussa les épaules.

—Il veut que nous revenions à la maison, Rosie et moi.

—C'est ce que tu veux ?

Hermione prit le temps de réfléchir.

—Non. Je veux juste qu'il nous laisse tranquille.

—Alors donne-t-en les moyens.

—J'essaie de le rayer de ma vie, mais il sait où je travaille et connait l'école de la petite. La seule chose qu'il ignore c'est ma nouvelle adresse.

—Tu n'es donc pas complètement stupide.

Hermione eut un regard dédaigneux. Pourquoi perdait-elle son temps à parler de ses problèmes personnels avec Drago Malefoy ? Lui-même ne devait pas savoir ce que c'était que d'en avoir. Les problèmes d'argent, de cœur ou encore d'enfant, ce n'était sûrement pas son lot quotidien.

—Bien, merci Malefoy pour ton aide mais j'ai fini ma journée et je vais rentrer chez moi.

—Mais fais ta vie, Granger. Tu ne me dois rien.

A part peut-être la vie. Mais il se contenta de lui adresser un petit rictus et de tourner les talons. Elle n'avait pas mentionné ses problèmes d'argent, mais il ne fallait pas être plus intelligent que la moyenne pour comprendre qu'elle avait sans doute tout laissé à son avocat de mari.


Je voulais juste vous prévenir que n'étant pas chez moi ce week end, je n'ai pas pu relire le chapitre, mais je le ferai dans la semaine et posterai la version corrigée ! J'espère que ce chapitre vous a plu, on en sait un peu plus sur l'histoire d'Hermione et d'Eric. Dans le chapitre prochain, retour de la petite Rosie ! Je vous souhaite une bonne soirée, et à demain !