Chapitre 6 – Excalibur (première partie)
Merlin : Non, Arthur, n'aie point peur.
Un pouvoir plus puissant que le mien a mené tes pieds
Là où je t'ai trouvé endormi près du lac :
Pendant un moment j'ai regardé une étoile tomber dans le ciel,
Et, depuis le vide du Paradis, vint
Une voix qui cria "Debout ! L'heure est venue :
Dès lors guide-le, Merlin, vers la caverne
Où repose l'épée sacrée Excalibur."
"Roi Arthur, un Drame et un Prologue en Quatre Actes" par J. Comyns Carr
L'enfant reposait endormi au milieu d'une petite table de bois qui avait reçu un sort de coussinage pour son confort. La petite couverture de velours était étalée sous lui. Il portait une tunique de coton blanc, comme avait demandé Hermione, et avait été baigné dans l'eau d'une source souterraine. Juste avant de l'endormir, Albus avait donné au garçon la potion qu'Hermione lui avait envoyée. Maintenant, ils n'avaient plus qu'à attendre que ça agisse.
Deux jours s'étaient écoulés depuis la dernière expérience d'Hermione, et cette fois Albus était impatient de commencer. Depuis l'expérience de l'enfant avec le pentagramme, Severus avait gagné en assurance. C'était comme si le talisman lui avait rappelé qu'il n'était pas si petit et si faible qu'il avait pu le penser. Pas que ça soit totalement une mauvaise chose, songea Albus, mais cela avait mené à plusieurs dangereux incidents, car Severus n'avait pas acquis les facultés de raisonnement nécessaires pour accompagner son nouveau désir de faire valoir ses progrès. Et Albus craignait que, s'il ne découvrait pas rapidement ce qui inhibait et la parole du garçon et ses capacités magiques, il ait un enfant incontrôlable sur les bras. Cet enfant incontrôlable allait bien sûr devenir un adulte en colère, et tout le but de le ramener à l'enfance serait réduit à néant.
« Ça fait exactement deux heures maintenant » Pompom Pomfresh ferma sa montre avec un claquement. On lui avait demandé de seconder Albus et Hermione, ainsi que Minerva, car l'expérience gagnerait à être interprétée par autant d'opinions que possible.
Albus fit un signe de tête à Hermione qui toucha Severus de sa baguette et prononça l'incantation. Les autres copièrent exactement ses actions. Un léger bourdonnement emplit la salle. Il émanait clairement du corps du garçon. Selon l'instruction d'Hermione, les invités passèrent tour à tour leur baguette avec précaution le long de la petite silhouette, à quelques centimètres du corps. Quand ils eurent fini, Albus tourna doucement le petit garçon sur le ventre, et ils répétèrent l'exercice. Après, l'enfant fut lévité jusque dans son petit lit, et le quatuor se retira dans le salon d'Albus.
Le professeur McGonagall fut le premier à parler. « Ce n'était pas très fort, mais j'ai senti des pulsations d'énergie depuis sa nuque, exactement ce que vous décriviez, Albus. Il y avait également une faible aura magique autour de son corps, mais c'est normal avec ce sort, non ? »
Pompom répondit « Oui, s'il était plus grand. Même si quelques enfants ont développé une aura magique à son âge, c'est assez inhabituel. A propos, j'ai également senti l'énergie s'accumuler, surtout derrière son oreille gauche. »
« Est-ce que quelqu'un a senti quelque chose venir de ses yeux ? » s'enquérit Albus.
Les deux femmes aînées secouèrent la tête. « Totalement rien, Albus. » ajouta Minerva.
Albus regarda Mlle Granger qui jusque là n'avait pas dit un mot. « Professeurs, j'ai remarqué aussi la magie dans son cou, ainsi que la faible aura qui l'entourait. Mais ne trouvez-vous pas étrange qu'il n'y ait absolument aucune aura venant de ses yeux ? Tout son corps a émis quelque chose. Pourquoi pas ses yeux ? »
« Très bien, Mlle Granger » sourit Albus. « Je m'interrogeais également à ce propos. »
A ce moment, un elfe de maison apparut. « Monsieur, Mesdames, Monsieur Harry Potter. » dit-il en s'inclinant profondément avait d'introduire le Vainqueur du Démon.
« Sois le bienvenu, Harry, nous étions en train de parler de Sébastien. »
Harry tira une chaise et Hermione lui raconta les événements de la soirée. Harry hocha la tête, pensif, et se tourna vers le Directeur. « Monsieur, je suis venu car Hermione m'a dit ce que vous faisiez. J'ai eu une idée à propos de comment vous pourriez en apprendre plus. En fait, je sais que vous et le professeur Rogue – je veux dire Sébastien » Harry rougit de sa gaffe. Comment allait-il s'en sortir à l'Académie des Aurors, où il entrait le mois suivant, s'il ne savait pas garder un secret mieux qu'Hagrid ? Il avala sa salive et se lança à nouveau « êtes plutôt doués en Légilimencie et Occlumencie, et j'ai eu une idée. »
« Sébastien ne s'est pas montré très enthousiaste à l'idée d'ouvrir son esprit à moi » interrompit le vieux sorcier. « Et j'ai peur de le brusquer, Harry. C'est en partie pour cela que Hermione ici présente a cherché d'autres moyens de voir ce qui repose dans cet enfant. »
« Je sais, Monsieur. Mais vous souvenez-vous de quand Voldemort est entré dans mon esprit ? » insista Harry, pas découragé.
Le vieux sorcier gloussa. « Il me semble me souvenir de quelque chose de ce genre. »
Harry rougit à nouveau. C'était une mauvaise manière de présenter les choses. « Oui, bien sûr. Bon, eh bien, il l'avait fait à travers des rêves. Au début, j'avais pensé que je rêvais, et je ne me suis pas posé de questions. Je n'ai pas pensé à me défendre. Et il m'a laissé sentir ses émotions, aussi. Donc, d'une certaine manière, je pouvais presque me sentir comme lui, sentir ses désirs, ses volontés. »
Albus hocha la tête, pensif. « Je vois où tu veux en venir, mon garçon. Le jeu en vaut certainement la chandelle. » Il se leva et fit signe aux autres de le suivre. Ils grimpèrent à nouveau les marches jusqu'au couloir qui menait à la chambre d'amis occupée par Severus. Cette fois, Albus ne mit pas l'enfant sur la table, mais le prit dans ses bras et s'assit dans un fauteuil dans un coin de la pièce. Plaçant sa baguette sur la tempe de l'enfant endormi, il murmura « Legilimens ». Le vieux sorcier se reposa ensuite sur le dossier et ferma les yeux alors que les autres regardaient.
Albus rencontra d'abord une image du garçon chassant des Chocogrenouilles autour de la mare. Même dans ses rêves, Severus ne parvenait pas à capturer les friandises. « Non, non, jeune homme, cette fois nous voyons les choses de mon point de vue. » Ayant parlé, le directeur se concentra sur l'image d'une porte fermée qu'il avait vue dans l'esprit du garçon seulement quelques jours après le retour de Severus à l'enfance. Albus envoya un sentiment de désir intense d'entrer dans la pièce. Il attendit un peu, et comme rien ne se passait il envoya un autre appel. « Rejoins-moi, Severus, nous pouvons passer la porte ensemble. » A nouveau une courte attente puis une étrange sensation, comme quelqu'un entrant dans son corps, emplit le vieux sorcier. Albus se concentra à nouveau sur son désir d'entrer dans la pièce. Il savait que Severus devait le sentir aussi, maintenant. Il ressentit un frémissement quand l'hésitation et l'incertitude le parcoururent, mais il répondit par de la réassurance. Un instant plus tard, la porte s'ouvrit.
Albus, avec Severus en lui, entra dans la pièce. Dès qu'ils eurent franchi le seuil, le petit garçon émergea d'Albus et se plaça à côté de lui. Tous deux regardèrent autour d'eux avec précaution. La pièce était brillamment éclairée, comme si le soleil pénétrait chaque recoin de la pièce, mais il n'y avait pas la moindre fenêtre visible. Les murs, le plafond et le sol étaient d'un blanc éclatant, peut-être du marbre. Oui, tout brillait comme une chambre nouvellement peinte dans le palace d'un roi. Pas qu'il n'y ait aucune couleur. Au centre de la pièce, tourbillonnant comme une tornade de fumée incandescente, étincelaient les couleurs les plus riches qu'Albus ait jamais vues. L'écarlate tourbillonnait avec un bleu cyan profond, l'azur avec l'indigo, un bleu canard chevauchait du jaune et bondissait alors que vert brillant, bleu roi et magenta s'entrelaçaient et se divisaient ; et bien sûr, l'argent et le vert pin apparaissaient fugitivement entre les couleurs tourbillonnantes qui donnaient à Albus mal à la tête à les regarder trop longtemps. Severus, en revanche, semblait maintenant en extase. C'était comme si tous ses rêves de potions colorées étaient devenus réalité. Il souriait d'une oreille à l'autre, et il émanait de lui d'intenses sentiments de désir. Un des jumeaux Weasley dans l'arrière-boutique de Zonko n'aurait pu paraître plus heureux.
Albus sourit à l'enfant. « Va le toucher, mon garçon. Après tout, c'est ta porte et ta pièce. Tout ce qu'elle contient est à toi. » Il poussa légèrement l'enfant en avant.
Severus s'avança lentement vers le tourbillon coloré. Quand il en atteignit le bord, il leva prudemment sa petite main et le toucha du doigt. A l'instant où il entra en contact avec la masse de couleurs impénétrable, elle disparut totalement, causant à l'enfant une telle surprise qu'il en tomba en arrière avec un bruit sourd. Albus le rejoignit à pas vifs pour le remettre debout. Ils regardèrent tous les deux attentivement ce que le nuage de couleurs avait dissimulé – un grand sceptre d'argent. Albus maintint l'enfant en place d'une main sur son épaule et ils firent le tour de l'objet. Il faisait plus d'un mètre de haut pour le diamètre d'un petit poing et scintillait dans l'air lumineux comme s'il était serti de diamants. Mais au lieu de gemmes, c'était la réfraction de la lumière sur les nombreuses gravures qui recouvraient l'objet qui lui donnaient cet aspect. Les gravures étaient des symboles magiques qu'Albus reconnut ; le plus proéminent était le pentacle.
Albus examina soigneusement le sceptre pendant plusieurs minutes puis tendit lentement la main en sa direction. Il entoura le haut d'un poing prudent puis fit glisser sa main âgée sur la surface. Il sentit le frémissement caractéristique de la magie pénétrer son corps. Conscient de la présence du petit enfant qui le regardait avec attention, il tourna la tête et lui fit un sourire rassurant. Puis il revint à l'objet et tira fermement dessus. Il ne bougea pas. Il essaya encore, un peu plus fort, mais toujours sans obtenir le moindre mouvement. La troisième fois, il utilisa toute sa force, mais savait déjà que ça ne marcherait pas. L'objet était encastré là par la magie, et il ne possédait pas ce qui était nécessaire pour le libérer.
Il se tourna vers l'enfant. « Et si tu essayais ? Après tout, c'est ton esprit, pas le mien. »
Les yeux sombres de Severus examinèrent le sceptre d'argent. Il était si brillant qu'Albus pouvait même discerner le reflet des cheveux sombres de Severus de là où il se tenait. L'enfant hésita quelques instants, et semblant arriver à une décision, tira sur le sceptre. Sans effet. Le garçon sembla hausser les épaules et tourna ses yeux sombres vers le Directeur. Le message qu'il envoya à Albus était plutôt clair : « Je veux retourner à la mare. »
Donc Albus hocha la tête et obéit. Avec des pensées de sa mare bien-aimée et de Chocogrenouilles, il renvoya l'enfant à son rêve et retourna lui-même à la chambre où ses invités l'attendaient.
Ouvrant les yeux et voyant leurs visages impatients, Albus murmura « Je crois que j'ai trouvé notre problème. »
Albus se tenait dans la cuisine de sa maison de campagne, joyeusement occupé à faire cuire des œufs et du lard pendant qu'un elfe de maison, à côté de lui, le foudroyait du regard. Il était si rare qu'il puisse cuisiner, et elfe de maison en colère ou pas, il n'allait pas laisser passer cette opportunité. Harry, Mlle Granger et Pompom avaient passé la nuit sur place, leur discussion à propos de l'importance du sceptre d'argent les maintenant éveillés jusqu'aux petites heures de l'aube. Maintenant, le directeur avait le grand plaisir de disposer de nouveaux candidats sur lesquels expérimenter ses talents de cuisinier. Après un moment, l'elfe ne put en supporter d'avantage et sortit dans le jardin.
Severus était assis sur le plan de travail, regardant le Directeur d'un air pensif. Son expérience avec les couleurs la nuit précédente semblait avoir eu un effet positif sur ses préférences vestimentaires, car ce matin il avait autorisé Albus à colorer sa chemise de coton préférée autrement qu'en noir ou en blanc. Le vert électrique était loin d'être la nuance préférée d'Albus, mais c'était un progrès – et c'est ça qui comptait.
Albus fit glisser son chef-d'œuvre culinaire sur un plat et le porta vers la table où tout le monde était assis, toujours en pleine discussion à propos du symbolisme de la nuit précédente. Tous à part Mlle Granger, qui travaillait dans le petit bureau d'Albus avec un livre de Madame Pince, à la recherche de la signification des symboles du sceptre qu'Albus avait pu lui décrire.
« Mangez, mes enfants, mangez. Il est mieux de se disputer avec le ventre plein. » Albus se glissa sur sa chaise et se servit généreusement d'œufs.
Harry détenait la parole à ce moment là, et son nouveau statut de héros de la guerre ajoutait visiblement à sa capacité à attirer l'attention. Tous les yeux étaient fixés sur lui alors qu'il répétait sa théorie selon laquelle le sceptre représentait un message que l'inconscient de Severus tentait de lui transmettre. Albus se dit que Harry avait peut-être été trop influencé par les livres de psychologie moldue qu'il avait soigneusement étudiés à la demande d'Hermione au cours des semaines précédentes.
Minerva secoua la tête. « Sornettes, je doute fort qu'il ait créé un tel symbole. S'il l'avait choisi, cela aurait été un poignard. Ou peut-être un chaudron. Mais certainement pas un sceptre. »
« Je suis d'accord » offrit Madame Pomfresh. « Quelqu'un a mis cela ici. Le but qu'il sert, je l'ignore, mais traditionnellement le sceptre symbolise la puissance. Et même des caractéristiques de guide. Pas que… Sébastien… ait jamais fait preuve de ça – à moins qu'être un guide implique de préparer des potions semi-obscures dans les toilettes des garçons au troisième étage. »
Minerva et Albus gloussèrent. Ils avaient oublié le penchant du jeune Severus à mitonner ses concoctions le plus loin possible d'un regard inquisiteur. Madame Pomfresh, qui avait dû soigner le résultat d'une bonne partie de ces tentatives, n'avait apparemment rien oublié.
Albus était sur le point de faire part de ses idées à ce sujet quand Minerva laissa échapper un cri étranglé. « Severus » cria-t-elle, oubliant dans sa panique d'utiliser son nouveau nom. Tous les yeux se tournèrent vers l'enfant occupé à verser chaque ingrédient posé sur le plan de travail dans la poêle qu'Albus avait utilisée. Pire, le garçon avait réussi Merlin sait comment à rallumer le feu et le contenu de la poêle émettait une épaisse fumée. Malheureusement, le cri de Minerva surprit le garçon et il fit tomber la poêle brûlante, répondant le contenu sur lui. Son visage se tordit de douleur et il ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit autre qu'un gargouillis.
Un instant plus tard, quatre baguettes étaient sorties et la poêle, ainsi que son contenu, magiquement éliminés. Albus attrapa le garçon et le posa sur une chaise pendant que Pompom s'agenouillait devant lui. Il était en larmes. Albus souleva sa chemise de coton pour dévoiler la zone rouge s'épanouissant sur sa poitrine. Pompom regarda Albus pour le rassurer. « Seulement une brûlure superficielle, je peux guérir ça d'un simple sort. »
Elle pointa sa baguette droit sur la poitrine de Severus et le petit garçon se propulsa immédiatement vers le fond de la chaise, se roulant en une boule aussi compacte que possible. De façon plus intéressante pour les observateurs, l'enfant plaça ses deux mains de façon protectrice juste derrière son oreille gauche.
Albus essaya de bouger les mains de Severus, mais il ne voulait pas remuer.
« Laissez, Directeur. Je peux le soigner aussi bien ainsi. » Pompom murmura son incantation et se redressa, rangeant sa baguette.
A cet instant, Hermione Granger entra dans la cuisine avec un large sourire. « Je crois que j'ai trouvé quelque chose » dit-elle, rayonnante.
« J'ai peut-être trouvé quelque chose aussi. » murmura le vieux sorcier, regardant son pupille toujours ramassé sur lui-même.
Pendant que Harry et Pompom racontaient les événements à Hermione, Albus et Minerva passèrent le quart d'heure suivant à calmer l'enfant. Quand ils eurent pu le faire descendre de la chaise et l'installer à un endroit sûr, près d'une fenêtre basse, Albus disposa des herbes, des épices et des huiles, ainsi que quelques pots et plats. Aussitôt, le garçon reprit ses préparations, et Albus enchanta les pots pour se vider magiquement toutes les quelques minutes.
Albus sourit largement « Il deviendra peut-être un chef cuisinier en grandissant. »
« Ou peut-être un Maître de Potions » dit sèchement Minerva, roulant des yeux et revenant à la table où Hermione avait étalé plusieurs parchemins recouverts de symboles magiques.
Albus caressa légèrement la tête de son petit alchimiste et les rejoignit à table. Hermione amena leur attention sur le premier parchemin qui donnait la signification de chaque symbole qu'Albus avait noté. Le second parchemin, continua-t-elle, les listait par taille et nombre d'apparitions, et donnait leur équivalent arithmantique. Le troisième parchemin plaçait les symboles d'une manière qui pouvait leur donner un sens. Même si Albus ne se souvenait pas de l'emplacement exact de chaque symbole, elle avait utilisé leurs valeurs numériques, ainsi que quelques calculs arithmantiques, pour arriver à l'équation la plus probable. Elle continua en notant les différences entre la disposition logique des symboles et celui qu'Albus avait partiellement retenu.
Au regard sidéré de Harry, Albus comprit qu'il n'avait jamais vraiment réalisé combien son amie était douée. D'après leur demi-sourire satisfait, Minerva et Pompom l'avait visiblement fait, elles.
« Eh bien, ma chère, pouvez-vous nous donner ce que les moldus appellent, je crois, le 'total net' ? » demanda le directeur d'un air joyeux.
« Oui, je pense. Ce que cela dit, si tout ce que j'ai fait est juste, est que le sceptre est la source principale de l'énergie magique de Sébastien. Comme beaucoup d'objets magiques, c'est une simple représentation, bien sûr. Mais si cette représentation peut être manipulée, alors la véritable magie qu'il symbolise peut également être manipulée. Les marques sur le sceptre sont toutes des symboles de magie. Presque tous sont reliés d'une certaine manière à la force ou au pouvoir. Mais ils sont dans un état de trouble – ils sont placés de façon chaotique. Je pense qu'ils formaient autrefois un motif cohérent, mais qu'au fil des ans ils se sont déplacés. Je ne suis pas sûre de la raison, même si je suppose que c'est parce que le sceptre n'a pas été utilisé. D'après ce que vous avez décrit, Directeur, je dirais que sa magie est 'coincée'. » Ses yeux ne se fixaient sur aucun d'eux. Il était évident qu'elle n'était pas habituée à se lancer sur de simples théories. Elle avait toujours préféré présenter des informations dont l'exactitude ne faisait aucun doute. Albus lui sourit d'un air rassurant.
« Excellent, mon enfant, vraiment excellent. Si ce que vous dites est juste, nous allons avoir du pain sur la planche dans les prochains jours pour libérer ce sceptre, et donc sa magie. »
C'était au tour de Harry de parler. « Il pouvait déjà faire de la magie, comment est-ce possible si elle est coincée comme ça ? »
Pompom répondit avant les autres. « J'imagine que sa magie n'est pas concentrée en un seul endroit – par exemple, nous savons que la Divination est située sur une autre zone du cerveau que le Transplanage – ou peut-être, au contraire, sa magie est coincée, mais une partie a réussi à s'échapper. »
« Ou, » commença le professeur McGonagall « il a trouvé un moyen de compenser. De la même manière qu'un aveugle se concentre sur son ouïe. C'est peut-être pour ça qu'il est si attiré par les potions ? »
Albus vit que Harry se débattait avec une autre question. « Oui, Harry ? »
« Comment la magie de quelqu'un peut être 'coincée' comme ça ? Est-ce quelque chose lui est arrivé ? »
Le visage d'Albus se fit sombre et sévère. « Je pense qu'il serait plus juste de dire que 'quelqu'un' lui est arrivé. »
Tous les yeux se tournèrent vers le vieux sorcier, qui semblait bien grand et puissant à cet instant. « Je pense que Sébastien devrait être laissé tranquille un moment. Nous continuerons demain. Et je suis à peu près sûr de savoir par où commencer. »
La suite d'ici la fin de la semaine prochaine, normalement. REVIEWS ! Où sont passés mes lecteurs, bon sang ? Pendant Casse, tout le monde réclamait du Rogue et maintenant qu'il est au centre, je n'ai que trois pelés et un tondu ! You-hou ?
