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Chapitre 12 – Réunions inattendues
Albus était assis dans son fauteuil, regardant attentivement le garçon. Severus s'était lancé dans une sorte de compétition contre lui-même, essayant de rentrer les formes dans son cube, encore et encore, le plus vite possible. Il faisait ça depuis presque une heure et était normalement assez doué. Mais il se fatiguait et commençait à avoir des difficultés à mettre la bonne forme dans le bon trou. Albus sentait qu'ils n'étaient qu'à quelques minutes du moment où la frustration de Severus serait à son apogée, et où le cube exploserait en shrapnels de bois.
Le garçon était déjà installé dans un champ magnétique de protection, bien sûr, donc l'explosion elle-même représentait peu de danger. Mais la colère de Severus devant son incapacité à contrôler sa magie était aussi un problème. Même si l'enfant avait appris à tolérer la plupart de ses montées de pouvoir accidentelles, il était à la fois vexé et inquiet s'il sentait qu'il avait mis quelqu'un en danger, ou détruit quelque chose d'important. Il semblait que le petit enfant ait hérité de la propension de l'adulte à la culpabilité.
« Sébastien ? » tenta Albus pour détourner l'attention de l'enfant.
Le petit garçon tourna vivement la tête vers le perturbateur et fronça les sourcils. L'instant d'après, plusieurs livres posés sur les étagères derrière le directeur quittèrent leur place et s'écrasèrent à côté du vieux sorcier. La réaction du garçon fut instantanée – il leva vivement les mains pour couvrir ses yeux. Pas que la puissante magie soit vraiment bloquée par une paire de petites mains, mais cela semblait quand même donner à Severus un sentiment de contrôle. Et parfois, le simple fait de se concentrer sur une partie de son corps semblait faire cesser la montée de magie.
Albus continua comme s'il ne s'était rien passé. « Et si nous allions voir Minerva ? Nous ne sommes pas sortis de la matinée et tu dois te sentir un peu enfermé. Je sais que je le suis. »
Severus baissa ses mains et hocha la tête.
« Peut-être qu'elle se transformera en chat si nous lui demandons gentiment. »
Le plus petit des sourires apparut sur le visage de l'enfant, et il se leva pour aller à la porte et attendre. Albus prit un petit train tiré par une ficelle. Il avait été enchanté pour émettre des nuages de fumée colorée en roulant, et Albus avait découvert que si l'attention de Severus était concentrée sur quelque chose – comme s'assurer que la locomotive le suivait bien – les risques de magie accidentelle étaient bien moindres.
C'était particulièrement important dans les couloirs de Poudlard. Avec l'arrivée de l'été, presque tous les professeurs étaient rentrés au château, et même si Albus leur faisait confiance, il ne pouvait pas prendre le risque de quelques mots sortant du château et alertant le Ministère des capacités inhabituelles du garçon. Avec la chute récente du Seigneur des Ténèbres, et l'embarras devant l'incapacité du gouvernement à protéger les étudiants, le premier ministre Fudge avait fait des quantités inouïes de propositions ridicules. Bien que chacune fût plus absurde que la précédente, et que très peu eussent même la possibilité d'être votées, sa dernière impliquait que les sorciers et sorcières enregistrent leur niveau de magie au Ministère. Pour le moment, la proposition ne concernait que les adultes, mais le Ministre avait pris un rendez-vous avec Albus, et le directeur n'avait aucun doute sur le fait que Fudge allait lui proposer la possibilité de tester et enregistrer les pouvoirs des élèves. Albus, bien sûr, n'avait pas la moindre intention de participer à une telle inanité. Mais il craignait que Fudge découvre d'une manière ou d'une autre la vérité à propos du garçon. Ce maudit homme était sans cesse persuadé qu'Albus avait un plan contre lui. Un enfant puissant sous sa garde ne ferait rien pour alléger ces craintes.
Eh bien, il s'occuperait du premier ministre un autre jour. Peut-être allait-il organiser une réunion de l'Ordre dans un futur proche, afin de discuter de la possibilité de trouver un candidat capable de faire concurrence à Fudge aux prochaines élections, l'année suivante. Albus avait toujours espéré que Harry remplirait un jour cette fonction, mais c'était dans des années. Peut-être pourrait-il convaincre Amélia Bones ?
Albus repoussa ces idées politiques et toqua à la porte du professeur McGonagall. Il fut surprit quand Remus Lupin lui ouvrit, et devint un peu inquiet quand il entra et trouva Molly et Arthur Weasley, Pompom Pomfresh et Hermione Granger, tous assis dans le salon de Minerva.
Albus regarda l'enfant. « Je pense qu'il n'y aura pas de 'transformation en chat' aujourd'hui, mon garçon. Il semble que quelqu'un ait organisé une réunion. » Il regarda ensuite Minerva, qui bien que l'air prise sur le fait le regardait prudemment depuis son fauteuil près de la cheminée. « Sommes-nous invités à nous joindre ? » demanda-t-il joyeusement.
Avec quelques délicats mouvements de baguette, un porte-parapluie près de la porte se transforma en fauteuil à l'allure confortable et prit place dans le cercle des membres de l'Ordre. Albus s'assit et allait prendre le petit garçon sur ses genoux quand Arthur fit signe à l'enfant de venir. Le chef de famille Weasley admira le train de Severus, puis fouilla dans sa poche et en sortit sa baguette. Il donna quelques petits coups soigneux sur le train puis, avec un clin d'œil à Severus, pointa du doigt le sol de pierre. L'enfant posa le train à terre et tira sur la ficelle ; à son ravissement, le jouet émit une série de 'tchou' suivis d'un sifflement.
Le directeur fit son propre clin d'œil à Arthur. La distraction fournie par le père de famille allait lui fournir au plus dix minutes. Mais ce serait assez pour entendre ce pour quoi les autres étaient venus.
Minerva s'éclaircit la gorge et commença. « Albus, nous savons ce que vous voulez faire. »
Faites-lui confiance pour attaquer directement, songea Albus. Mais il répondit par un simple « Vraiment ? »
« Oui, corrigez-moi si je me trompe, mais vous souhaitez ramener Sébastien à son état originel ? »
« Qu'est-ce qui vous fait dire ça, ma chère ? »
Il essayait de gagner du temps, bien sûr, et probablement mal – même s'il avait appris quelques astuces des Serpentard à son époque. Il avait en effet songé à une telle chose. Mais cette fois il avait décidé de ne pas précipiter la décision. Il voulait être sûr que, comme avait dit Mlle Granger, il n'aggraverait pas les choses. Ces trois derniers jours, il avait passé chaque instant où Severus dormait, ou lorsque quelqu'un d'autre le gardait, à parler avec des guérisseurs hors de la Grande-Bretagne, lire des ouvrages tant sorciers que Moldus sur la santé mentale, ou contacter de vieux amis à l'autre bout de la planète pour avoir des réponses sur la magie incontrôlée. Cependant, même s'il penchait en direction de ramener Severus à sa forme adulte, il n'avait pas encore pris sa décision définitive. Et il n'était pas sûr de vouloir que cette décision soit mise au vote.
Minerva secoua la tête avec tristesse. « Albus, il n'y a aucune raison d'être difficile. Nous sommes de votre côté. Ainsi que de celui de Sébastien. L'enfant ne peut pas supporter cette magie, physiquement ou émotionnellement. Et Pompom nous dit que chaque fois que ses pouvoirs se manifestent, son activité cardiaque le met en grand danger. Pendant ce temps, vous restez dans votre bureau à ruminer et à vous sentir coupable. Cela n'a jamais rien résolu dans le passé et ça ne résoudra rien maintenant. »
À ça, Albus plissa les yeux et lui lança un regard dont un Severus adulte aurait été fier. Mais en lui-même, il savait qu'elle ne lui disait que la vérité.
Pompom prit la suite. « Nous sommes inquiets pour vous, Directeur. La décision fait peser un poids terrible sur vous, mais il n'y a aucune raison pour que vous ayez à supporter cela seul. »
C'était le tour de Molly maintenant. « Oui, je vous en prie, laissez-nous vous aider. Personne ne devrait avoir à s'occuper d'un enfant seul. » Disant cela, elle prit la main d'Arthur et la serra.
« Très bien » dit Albus « Pourquoi ne me dites vous pas ce que vous pensez avant que Sébastien se fatigue de son jouet. » Il leur fit un petit sourire de remerciement pour leur soutien et leur offre de l'aider.
Il y eut quelques murmures alors qu'ils décidaient entre eux de qui allait parler pour le groupe, donc Albus jeta un coup d'œil à Severus, qui avait abandonné le train et admirait maintenant la collection de chats en verre de Minerva. Elle pensait généralement à les ranger quand l'enfant entrait, mais aujourd'hui ce n'était pas le cas. Il espérait sincèrement qu'elle n'y tenait pas trop. Cette pensée inconfortable fut interrompue par la voix basse et apaisante de Remus Lupin.
« Nous pensons que Sébastien ne pourra pas survivre au rythme où vont les choses. Par conséquent, la seule solution est de le faire vieillir. Si Severus est d'accord, Hermione pense qu'il y a des choses qu'il peut apprendre – mais seulement adulte – pour contrôler ses pouvoirs. Ça ne sera pas facile, mais c'est possible. Et Severus est un des sorciers les plus brillants et pleins de ressources que la plupart d'entre nous ont jamais connus. » Il sourit chaudement à Albus. « Présente compagnie exceptée, bien sûr. »
Albus rendit le sourire, et pour un moment personne ne dit rien. Une question continuait à planer en l'air. Ce fut Arthur qui prit l'initiative et répondit.
« Il pourra être bien quand il reviendra, Albus. Il a passé quelques mois agréables avec vous et Minerva ; et maintenant que le problème de sa magie entravée a été réglé, il pourrait aller bien. Mais si Severus reste suicidaire en revenant, nous pouvons aussi l'aider pour cela. Molly et moi connaissons un guérisseur en Irlande qui peut être d'une grande aide. C'est un guérisseur de l'esprit, Albus, et il nous a énormément aidés l'année dernière quand Percy a fait sa dépression. Nous faisons aussi confiance à sa discrétion. » Molly hocha la tête pour marquer son accord.
Albus hocha la tête, pensif. Il se souvenait de cela. Le garçon avait vraiment perdu l'équilibre, était presque parti trop loin – tout le monde avait été très inquiet. Mais il allait bien maintenant. Peut-être que ça pouvait se produire pour Severus.
A cet instant, un grand bruit brisa la concentration générale. Les chats de verre avaient magiquement quitté leur place sur les étagères et été projetés sur le sol en pierre, heureusement à plus d'un mètre du petit garçon, qui avait placé les mains sur ses yeux.
Le directeur se leva rapidement, murmura une excuse à Minerva, et rejoignit l'enfant. Il souleva Severus dans ses bras, et à son plaisir, le garçon resta tranquille. Il repoussa doucement les cheveux noirs loin d'une oreille et murmura « Il semble que plusieurs personnes tiennent à nous. Et je pense, Severus, que nous sommes arrivés à une décision. »
Le garçon releva légèrement la tête et regarda dans les yeux du vieux sorcier. Puis, à la complète surprise d'Albus, l'enfant lui sourit. Albus se demanda tout le long du trajet à son bureau si c'était parce que le garçon avait compris ce qu'il lui avait dit, ou s'il avait juste été content d'entendre Albus l'appeler par son prénom.
La décision prise, Albus sentit comme si un grand poids avait été ôté de ses épaules. Il était plus libérateur qu'Albus l'avait jamais réalisé de ne pas être la seule personne responsable de quelque chose. Il était le directeur de Poudlard depuis un certain nombre d'années déjà, sans parler de chef de l'Ordre, Sorcier en Chef du Magenmagot, et supposément le Plus Puissant Sorcier Vivant (jugement maintenant ouvert à débat) depuis si longtemps qu'il s'était apparemment habitué au sentiment d'être seul à bord.
Il sourit à Severus qui mangeait son dîner à la table de travail de ses anciens quartiers, dans les cachots. Albus avait passé le plus clair de la journée là avec lui. Depuis la décision prise la veille, Albus avait suivi les instructions du guérisseur que les Weasley avaient contacté pour lui. Une d'entre elles était de réintroduire Severus dans ses anciennes habitudes, dans l'espoir qu'il ne serait pas dépassé par cette familiarité à son retour. Bonus supplémentaire, songea Albus, le cachot de pierre renforcée et les chambres chichement décorées supportaient bien mieux les poussées de magie de l'enfant que ses propres quartiers.
Severus avait fini son jambon et ses pommes de terre grillées, mais repoussait les légumes sur le bord de son assiette depuis plusieurs minutes. C'était un des plats préférés du Severus adulte, mais apparemment, la mémoire ne s'étendait pas jusqu'aux papilles gustatives – les bonbons seuls avaient déjà prouvé cela – donc Albus laissa l'enfant sortir de table. Alors qu'il se laissait glisser de sa chaise, le contenu de l'assiette s'embrasa. Albus éteignit les flammes d'un geste de la main.
Le garçon se promena un peu dans la pièce, s'arrêtant finalement pour admirer un jeu d'échecs sorciers posé sur une table. Les pièces étaient faites d'étain et de bronze, et représentaient différentes créatures magiques. Les pions étaient des kneazles, et Severus s'y intéressa particulièrement, faisant courir ses doigts sur chacun et enfin en prenant un dans son petit poing. Albus regarda, amusé, Severus glisser le pion dans sa poche et se diriger vers la pièce voisine. Le directeur se demanda si peut-être le garçon avait l'intention d'utiliser le kneazle d'étain comme ingrédient de potion.
Albus appela un elfe de maison pour lui dire que l'enfant avait fini son repas. Puis il fit les cent pas dans la pièce un moment, essayant de se rappeler comment c'était quand Severus était le Maître de Potions de l'école et l'espion de l'Ordre. Cela ne faisait que quelques mois, mais ça lui semblait être dans une autre vie. Eh bien, songea Albus, pour Severus ça avait été une autre vie.
Il avait toujours apprécié Severus, d'abord comme un étudiant extrêmement doué, et encore plus ensuite, quand il avait mis son passé de côté et rejoint la Lumière. Quand le jeune Serpentard était un élève, Albus avait tenté de lui parler et de chercher à mieux le connaître, mais le jeune homme avait résisté à ses avances, refusant de faire confiance à un Gryffondor – même en robes de Directeur.
Plus tard, Albus avait senti que le geste de Severus de venir vers lui quand il avait voulu quitter le service de Voldemort était un signe de confiance. Peut-être avait-il eu plus d'effet sur le garçon qu'il ne l'avait pensé à l'origine ? Et enfin, pendant les derniers dix-huit ans il s'était assez rapproché de l'homme – autant qu'on le pouvait avec l'acerbe Maître de Potions. Il avait été au premier plan pour voir le stress incroyable que mener une double vie pouvait créer, et avait été celui qui écoutait les plaintes et les délires de l'espion quand le stress le dépassait. Mais malgré tous ses essais, il n'était jamais parvenu à soulager la culpabilité qu'il savait le directeur des Serpentard éprouver à cause de son travail comme, et avec, les Mangemorts.
Cependant, aussi friand soit-il de l'homme, Albus s'était aussi fortement attaché à l'enfant. Ce Severus avait tout autant besoin de lui, mais était bien plus ouvert à ses avances de soin et de réconfort. L'adulte était si fermé qu'en dix-huit ans, Albus avait eu moins de succès avec lui qu'en deux mois avec la version enfantine. Tout serait-il différent cette fois, quand Severus aurait été ramené à son ancienne forme ? Le vieux sorcier l'espérait sincèrement.
Albus fut tiré de ses pensées en réalisant qu'il y avait une voix venant du petit bureau à côté de la pièce où il se trouvait. Sachant qu'il n'y avait personne d'autre que lui et le garçon dans les quartiers privés du Maître de Potions, et que la voix – si l'enfant avait parlé – était beaucoup trop grave pour être celle de Severus, Albus tira sa baguette et vola pratiquement jusqu'à la porte. En tournant sur le pas de la porte dans un grand mouvement de robes, il se trouva face à la vue stupéfiante d'une grande silhouette en robes de Mangemort accroupie et discutant avec l'enfant. Le masque manquait, mais la capuche des robes empêchait le directeur de voir le visage de l'intrus. Au bruit de l'entrée d'Albus, la silhouette se tourna légèrement vers lui, puis plongea vers l'ouverture dans le mur d'où elle venait. Albus pointa sa baguette sur elle, mais Severus se plaça directement dans la ligne de tir du directeur et regarda son tuteur d'un air furieux. Il considérerait visiblement 'l'interférence' d'Albus dans leur 'communication' comme une offense.
Le directeur rangea sa baguette et traversa vivement la pièce, poussant l'enfant derrière lui sans douceur. Il passa la main le long du trou dans le mur et sentit la magie de la vieille école vibrer dans ses doigts. Il resta immobile un moment, reprenant sa respiration. Il se força à se rappeler que le Mangemort n'avait pas fait de mal à l'enfant, et repoussa au fond de son esprit les pensées de ce qui aurait pu arriver. Il se tourna ensuite vers l'enfant. Il le ramena doucement dans l'autre pièce, et s'assit sur une chaise, plaçant l'enfant juste devant lui.
Il essaya de sourire à Severus, qui le regardait toujours d'un air noir, et dit d'un ton réconfortant :
« Veux-tu me montrer dans ton esprit ce que tu as vu, Sébastien ? »
L'enfant recula quand Albus voulut placer sa main sur son front.
Le directeur essaya encore « Tu me laisses regarder ? »
Severus croisa les bras devant sa petite poitrine et secoua la tête, ses cheveux sombres tombant devant ses yeux.
Le vieux sorcier sentait la lassitude le gagner. Il était fortement tenté de forcer le garçon – après tout, la sécurité des étudiants qui allaient rentrer à Poudlard était en jeu. D'une façon ou d'une autre, un des serviteurs de Voldemort avait réussi à survivre dans les murs du château et quelque chose devait être fait pour l'arrêter. Mais après un moment de réflexion, il réalisa que connaître l'identité du Mangemort n'était probablement pas très importante. Il était assez possible que le Mangemort soit déjà devenu part du château lui-même, et ne puisse pas survivre longtemps hors des murs. Peut-être était-il une sorte de goule maintenant. Après tout, elles étaient en partie fantôme, en partie créature vivante. Et il y avait des moyens de se débarrasser d'une goule nouvellement installée. Albus allait tout de suite en parler à Remus.
Il prit la main de l'enfant, et accompagnés du train, ils sortirent des cachots, montèrent les escaliers, et atteignirent l'escalier principal. Arrivés sur le second palier, Albus vit la directrice adjointe dans un couloir voisin. Il lui fit signe de venir et lui expliqua brièvement ce qu'il avait vu. Le courage Gryffondor de Minerva l'aida à garder un visage impassible, mais Albus put voir qu'elle était tout aussi secouée que lui. Elle s'offrit pour passer le message à Remus et alerter Nymphadora Tonks et Kinglsey Shaklebolt, afin que le directeur puisse passer une soirée tranquille avec le garçon, jusqu'à l'heure de son coucher. Albus la remercia et tenta de repartir. Mais Severus lâcha sa main et trottina jusqu'au professeur McGonagall, agrippant ses robes et tirant dessus.
Elle s'arrêta et le regarda, tournant légèrement la tête et levant un sourcil interrogateur. « Oui, Sébastien ? »
L'enfant mit la main dans sa poche, fouilla un peu et en sortit le petit kneazle d'étain. Il le plaça dans la main de la sorcière et la regarda avec attention l'amener à son visage et l'examiner soigneusement.
« C'est pour remplacer les chats que tu as cassés dans mes quartiers hier ? » demanda-t-elle avec curiosité.
Severus hocha la tête.
« Merci. J'accepte ton offre. » Elle hocha la tête et lui sourit.
Satisfait, Severus rejoignit Albus et tous deux grimpèrent le dernier escalier, rentrant chez eux.
