Allez, c'est parti pour le 18ème chapitre, mais aussi l'avant-avant dernier ! Et oui, je vous avais dis qu'il n'y aurait 'que' vingt chapitres. J'espère qu'il vous plaira, il est plein de tendresse et véhicule un message d'amour et de magie de noël. Je tenais aussi à vous signaler que je ne posterai pas demain, parce que c'est l'anniversaire de Chéri, et j'ai une tonne de chose à faire, je passerai sûrement ma journée derrière les fourneaux. Mais ça tombe très bien, comme ça je posterai le dernier chapitre pour le réveillon de noël, le 24 décembre.

Merci encore mille fois aux personnes qui prennent le temps de commenter et encore plus à ceux qui commentent régulièrement. Quant aux lecteurs fantômes, j'espère quand même que vous prendrez la peine de commenter pour le dernier chapitre, pour me dire ce que vous en avez pensé. Parce que quand même, j'aime donner et offrir mes histoires, mais j'aime aussi recevoir en retour. Et puis, c'est noël, soyons généreux !

Charlie3216 : Ca m'attriste que tu n'aies pas le moral comme ça. J'espère que ca va aller pour toi, je t'envoie toutes les ondes positives du monde et beaucoup d'amour et de magie de noël. Courage. Et merci d'avoir pris la peine de commenter en tout cas.

Gouline971 : Oui, elle a de la chance quand même d'être aussi bien traitée. Tous les hommes n'ont pas cette classe. Pour le copain mystère de Pansy, vous êtes nombreuses à me le demander, vous le saurez dans le dernier chapitre haha.

Rosa2101 : Oui elles sont mignonnes toutes les deux quand même. Je suis ravie que tu aies trouvé ça touchant, et que tu trouves que Drago est parfait parce que, j'avoue, il est pas mal dans son genre. Astoria, c'est réglé, et pour Eric, we'll see !

Delphine03 : Oui, on voit qu'ils ont tous muris depuis Poudlard, et qu'ils ont mis leurs préjugés et autres querelles. Et c'est aussi ça la magie de noël. J'avais envie de faire d'eux un groupe soudé où personne ne se tire dans les pattes.

ManonRosa : Astoria fait de la peine quand même. Et oui, elle se termina bientôt, mais c'était bien le temps que ça a duré. Et puis ça n'exclue pas que je revienne avec une autre histoire un peu plus tard, peut être que je t'y retrouverai.

Paceyas : Ah oui là pour le coup, je suis peut être loin des personnages de Rowling, mais c'est ça la magie des fanfictions, on y fait ce que l'on veut, et si ça plait c'est encore mieux. Beaucoup de questions qui n'auront pas toutes de réponses, je te laisse finir la fiction avant d'y répondre.

JudorangeHp : Et oui, plus d'Astoria, c'est fini. Mais oui c'est ce que je me tue à vous dire, elle fait de la peine quand même, une femme amoureuse brisée. Mais bon, c'est la vie, ce sera pas la première ni la dernière à être passée par là.

Nadra : Qu'il est drôle ce Blaise haha. Merci à toi pour tes commentaires.

Voldynouchette : Ton message m'a fait rire et me touche. Je suis ravie que ça te plaise toujours, même après 17 chapitres.

Lili Orya : Je suis ravie que tu aies aimé ce chapitre. En effet, comme c'est une fic courte et rapide, j'essaie d'insuffler un peu de profondeur quand ça s'y prête.

Nelliel-G : Oui j'adore aussi ce moment ! Pas de Théo ici. En fait c'est tout bête, mais j'ai lu une fic où Théo était vraiment un horrible méchant (mais qu'on adore haïr) et depuis, j'ai du mal à le voir gentil haha, c'est ridicule je sais. Et je suis contente que tu comprennes Astoria ! Voici la suite.

Emilie : Et oui ce sont des chapitres courts, mais c'est le prix pour que je poste tous les joues. Je suis contente que ça te plaise toujours autant et que tu me dises qu'aucun chapitre ne t'a déçu. Et oui c'est bientôt la fin, plus que 2 chapitres après celui-ci. Voici la suite et encore merci.

17Harry : Mais oui elle fait de la peine quand même. Et comme tu dis c'est mieux pour les deux. Je suis contente que ça te plaise, en tout cas.

Swangranger : Tu en étais sûre ? Je suis super prévisible alors haha, quoi que ce n'est pas une fiction à suspens, il faut bien le dire. Merci à toi pour tes messages.

Leolili : Ahah pour l'amoureux mystère de Pansy, faudra attendre le dernier chapitre. Rien de rocambolesque cependant.

Mayoune : Merci ! Oui Drago est quelqu'un de bien, mais Astoria aussi, elle est juste blessée dans son égo et dans son cœur aussi. Pour Pansy, tu le sauras au dernier chapitre. Merci pour tes commentaires aussi réguliers, ça me touche énormément.

Bonne lecture !


La soirée avec les amis de Drago avaient été bien moins bizarre que ce à quoi s'attendait Hermione. Rosie était ravie d'avoir rencontré Pansy, et elle avait passé la soirée à parler d'elle. Pansy est trop jolie, Pansy a de trop belles boucle d'oreilles, Pansy est trop gentille. C'était à croire qu'elles ne parlaient pas de la même Pansy Parkinson. Dans ses souvenirs, Hermione voyait Pansy comme une véritable peste qui suivait Drago à la trace comme un brave petit chien. Pourtant, elle devait l'admettre, Pansy étai désormais une femme forte et indépendante. Le ciment de leur trio, comme Hermione l'était pour Ron et Harry.

Ils avaient passé une agréable soirée, avait ri et beaucoup mangé. Drago avait un peu bu, aussi. Et c'était étrange que de le voir légèrement moins maître de sa personne. Lui qui contrôlait tout, qui aimait prévoir à l'avance, voilà qu'il avait les yeux brillants et un sourire séducteurs au bout des lèvres depuis plusieurs heures. Il ne regardait qu'Hermione, et celle-ci se sentit rougir plus d'une fois sous la braise de ses regards.

Quand ils furent tous partis, et que Rosie se fut endormie sur le canapé, Hermione aida Drago à ranger et à débarrasser la table.

—Je suis terriblement jaloux de Pansy, déclara Drago en ramassant l'une des chaussures de Rosie sous la table. Elle s'est mis Rosie dans la poche plus rapidement que moi.

Hermione éclata d'un rire doux. Elle ne s'attendait pas du tout à cela, et la boue boudeuse de Drago acheva de la convaincre qu'il avait sûrement un peu trop bu. Car rien ne détrônerait Drago dans l'estime de Rosie. La petite fille n'avait d'yeux que pour lui et demandait sans cesse à le voir. Elle parlait d'ailleurs bien plus souvent de Drago que de son père. Cette pensée provoqua un pincement au cœur d'Hermione.

C'était tout de même malheureux de voir que sa fille n'avait presqu'aucun lien avec son père. Et voilà que ce dernier en demandait la garde exclusive ? C'était un comble. Il n'avait jamais rien fait pour sa fille ces derniers mois, et voilà qu'il réclamait de l'avoir tout le temps ? Cette pensée retira toute trace de sourire sur les lèvres d'Hermione. A chaque fois qu'elle pensait à la lettre du tribunal, un nœud se formait dans sa poitrine. Et si elle perdait ? Elle avait déjà tout donné, il était hors de question qu'elle perde sa fille aussi. Son unique raison de vivre.

Drago dut remarquer le changement d'humeur d'Hermione car il s'approcha d'Hermione et posa une main entreprenante sur l'une de ses hanches.

—Ca va ?

Hermione leva les yeux vers lui. Elle s'était perdue dans ses pensées, et sentir la main de Drago sur elle lui arracha une vague de frissons. Son sourire rassurant, ses yeux bienveillants. Hermione fondait. Lui aussi n'était plus le même qu'à l'époque de Poudlard. Elle l'avait entendu parler à Astoria, lui dire qu'elle méritait de rencontrer quelqu'un de bien. Quel genre d'homme dit cela ? Le genre gentleman et bienveillant.

—Oui, mentit Hermione.

Elle ne voulait pas gâcher cette soirée. Astoria s'en était déjà chargée, et maintenant que l'ambiance était revenue à la normale, elle ne voulait pas cause le moindre souci à Drago. Celui-ci n'était cependant pas dupe, et il s'approcha un peu plus d'Hermione. Il posa ses deux mains sur sa taille et la souleva doucement pour l'asseoir sur le comptoir de la cuisine. Il força Hermione à le regarder droit dans les yeux et murmura :

—Menteuse.

Comment pouvait-il savoir ? Ils ne se connaissent presque pas, après tout. Et en de nombreuses années de mariage, Eric n'avait jamais vu quand Hermione mentait. Quand elle disait que tout allait bien alors que tout allait mal. Et voilà que Drago la perçait à jour en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.

—Je ne veux pas qu'Eric me prenne ma fille, murmura finalement Hermione en détournant les yeux.

Drago passa un doigt sous le menton d'Hermione pour la forcer à relever la tête. Car c'était ce que faisait une gryffondor. Relever la tête pour affronter ses démons. Il lui adressa un petit sourire en coin avant de déposer un léger baiser sur les lèvres d'Hermione. C'était un geste tellement naturel qu'Hermione n'en fut pas surprise.

—Je l'en empêcherai, murmura Drago. Je t'ai dit qu'on se battrait. Il n'a aucune chance.

—Mais si il…

—Il n'y a pas de si. Je t'ai dit que nous allons gagner. Alors nous gagnerons. Tu me fais confiance ?

C'était une bien grande question. Pouvait-elle lui faire confiance ? Rosie le faisait bien elle, et Hermione s'en était toujours remise au jugement de sa fille. Parce que les enfants avaient cette intuition qui faisait d'eux de très bons juges. Elle se contenta alors d'hocher la tête et Drago lui adressa un nouveau sourire, plus éclatant.

—Tu as prévu quoi, demain soir pour le réveillon ? murmura-t-il finalement.

—Rien. Un petit repas avec Rosie.

—Venez fêter Noël avec moi, proposa spontanément Drago.

—Chez tes parents ? répondit Hermione mortifiée.

Drago eut un petit rire avant d'hocher la tête.

—Non. A l'association des Anges de Noël. J'aide le père noël à distribuer les cadeaux chaque année. Ce sera pas du grand luxe …

—Ce sera merveilleux, l'interrompit Hermione. Rosie sera ravie.

—C'est vrai ? Vous viendrez ?

—Bien sûr. Ca va être merveilleux.

—Comme toi, répliqua Drago en s'approchant dangereusement.

Ce fut leur seconde nuit ensemble. Et elle fut sans doute meilleure encore que la précédente. Après avoir couché Rosie dans l'immense lit de Drago, Hermione et lui s'enfermèrent dans la chambre d'ami tout aussi spacieuse. Les draps de satin et la multitude d'oreilles ne restèrent pas longtemps sur le lit, et bientôt on n'entendit plus que dans le néant de la nuit les ressorts qui grinçaient et les gémissements des deux amants.

—Où est-ce qu'on va ? demanda Rosie, impatiente, alors qu'ils marchaient sur l'épais tapis de neige qui recouvrait les dalles de la rue londonienne.

Rosie sautillait et ramassait régulièrement de la neige qu'elle mangeait ou bien qu'elle jetait sur Drago en riant. Celui-ci ne s'était d'ailleurs pas laissé faire, et ramassa à son tour de la neige qu'il lança prudemment sur la petite fille.

—C'est une surprise, lui répondit-il en riant.

—Je n'aime pas les surprises.

—Tout le monde aime les surprises, répliqua Drago devant la boue boudeuse de Rosie.

—Pas moi.

Cette gamine était têtue. Comme sa mère d'ailleurs. Quand elle avait une idée derrière la tête, elle ne lâchait rien. Et il semblait que ce jour là, elle avait décidé de ne pas aimer les surprises. Elle était juste vexée de ne pas être mise dans la confidence et de ne pas savoir l'endroit exact où ils se rendaient.

Quand ils arrivèrent à l'association, la salle était déjà pleine. De grandes tables avaient été installées et joliment décorées de paillettes rouges et vertes, le grand sapin resplendissait plus que de coutume, et les enfants s'étaient rapprochés d'un énorme traineau rempli de cadeaux. Des chateaux gonflables avaient installés ainsi que des stands de maquillage.

La synchronisation fut parfaite, et quand Rosie comprit qu'elle allait passer noël dans cet endroit, elle hurla de joie. Ce ne fut cependant rien comparé à la seconde suivante, lorsque le Père Noël fit son entrée en criant un joyeux 'ohohoh'. Et cette fois, Rosie semblait convaincue que c'était le vieux. En effet, c'était le père de la présidente de l'association, qui avait enfilé le déguisement du père noël. Il avait une véritable barbe bien fournie, des lunettes rondes et une bedaine qui ne nécessitait aucun artifice.

—Oh maman, le père noël regarde !

—Tu devrais aller le voir, répondit Drago, il a sûrement quelque chose pour toi.

—Tu crois ?

—J'en suis certain, sourit Drago.

La petite fille se précipita jusqu'au traineau et s'approcha du Père Noël qui avait déjà commencé sa distribution de jouets. Tous les enfants étaient surexcités et intimidés à la fois. Quand ils repartaient, les mains pleines de cadeaux, ils avaient les yeux brillants de mille et une étoiles.

—Allons prendre un verre, proposa Drago en passant une main dans le dos d'Hermione.

En effet, légèrement à l'écart de l'aire de jeux, se tenait un petit buffet apéritif, où les bénévoles distribuaient une flûte de champagne aux parents des enfants. Les gens ici étaient venus pour passer une soirée chaleureuse avec un repas chaud et des cadeaux pour leurs enfants. Ils avaient tous des problèmes d'argent, comme Hermione, et cette dernière se sentit triste de voir que tant de gens avaient besoin de l'association.

Quand ils arrivèrent à destination, on leur tendit deux coupes de champagne. Drago leva son verre en direction de la présidente qui lui offrit un beau sourire, puis se retourna vers Hermione.

—A vous, Miss Granger.

—A moi ? répéta Hermione surprise.

—A vous, qui illuminez ce soir de fête.

Hermione se sentit rougir, et fit légèrement teinter sa flûte contre celle de Drago.

—A toi, qui permets à tous ces enfants de passer un joyeux noël, ajouta Hermione avec un sourire.

Ils burent tous deux dans leur coupe sans se quitter des yeux. C'était un étrange moment, que celui-ci. A la fois pudique et intime, et pourtant offert à la vue de tous. Les regards se tournèrent légèrement vers ce philanthrope qui venait passer chaque réveiller avec eux, mais qui ne venait jamais accompagné. Puis vers cette jeune femme aux boucles brunes et au regard intelligent.

L'apéritif fut un véritable moment de convivialité. Les gens discutaient de tout et de rien, mais certainement pas d'argent. On se remémorait des bons souvenirs – certains venaient depuis des années, on buvait à la santé de ceux qui ne venaient plus, puis aux enfants bien sûr. On riait, on souriait, on plaisantait. Il n'y avait certainement pas de place pour les problèmes et les soucis du quotidien. Et Hermione ne s'était jamais sentie aussi bien depuis des mois.

Rosie riait, elle n'avait jamais été aussi heureuse, et Hermione non plus d'ailleurs. Drago ne lâchait pas sa main et elle se sentait flotter sur un petit nuage. Est-ce qu'elle était amoureuse ? Peut être. Elle ne se posait pas la question. Elle avait décidé de se laisser bercer par cette histoire, même si elle ne savait pas où cela la mènerait. Pourtant, au plus profond d'elle-même, Hermione avait l'impression que ce serait bien plus qu'une petite histoire d'amour.

Rosie les rejoint quelques minutes plus tard, les mains pleines de cadeaux. Elle avait eut tout ce qu'elle avait commandé et plus encore. Des vêtements, des jouets, des jeux de société, des friandises. Elle ne manquait de rien.

—Alors, tu es contente, Rosie ? demanda Drago.

—C'est le plus beau Noël de toute ma vie, s'extasia la petite fille. Je me suis fait des copines !

—C'est super, s'exclama Hermione en embrassant tendrement sa fille sur la joue.

—Et toi maman, tu es contente ?

—Bien sûr. C'est un très beau noël que nous avons là.

—Et toi Drago ?

—Je suis plus qu'heureux. Tu sais pourquoi ?

—Non, répondit la petite fille, curieuse.

—Parce que j'aime être avec vous.

Hermione ne put retenir ses yeux de briller et ses lèvres de sourires. Rosie, plus expressive, sauta au cou de Drago en disant :

—J'espère que tu resteras toute ta vie avec nous.

—C'est bien ce que je veux, répliqua Drago en portant Rosie dans ses bras.

La petite fille serra Drago dans ses petits bras avant de lever la tête et de regarder d'un œil curieux ce qui flottait juste au dessus de leur tête.

—Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle.

Drago leva à son tour la tête pour y découvrir une couronne de gui. Il eut un sourire malicieux avant de passer un bras autour de la taille d'Hermione. Il la regarda avec des yeux de braise et murmura :

—C'est du gui. Et quand on est dessous, il faut embrasser la personne à côté de toi.

Rosie déposa un baiser sur la joue de Drago sans se faire prier, ainsi que sur la joue de sa mère. Puis, Hermione et Drago se jetèrent un regard et sans se concerter se rapprochèrent l'un de l'autre. Ils s'embrasser de manière chaste mais douce, laissant passer entre eux tous les sentiments qui pouvaient bien les unir. Rosie, toujours dans les bras de Drago, eut un petit cri de joie avant de les forcer à se séparer en mettant une main sur chacun d'entre eux et de déclarer :

—Arrêtez, c'est dégoutant, rit-elle. Et puis tout le monde vous regarde.

Tous les regards s'étaient en effet tournés vers cette étrange petite famille qui venait de se former sous leurs yeux. Un photographe, payé pour l'occasion s'approcha d'eux et les prit en photo, leur promettant de faire la une avec comme titre « Les Anges de Noël : La magie au rendez-vous ! ». Et c'était bien résumer ce qu'il s'était passé entre eux. La magie avait opéré, rendant à chacun ce qui lui était du : un bonheur inconditionnel.


Voilà pour ce chapitre de noël. J'espère qu'il vous a plu et qu'il vous donne hâte d'être vous aussi à noël. Qu'en avez-vous pensé ? N'oubliez pas que demain je ne posterai pas de chapitre, mais je vous dis quand même à mercredi pour l'avant dernier chapitre de cette fiction. En attendant portez vous bien !