Je poste cet avant dernier chapitre en vitesse, car je dois filer chercher mes grands parents à la gare, et je n'ai malheureusement pas le temps de répondre à tout vos gentils messages. J'éditerai ce chapitre demain sans faute pour y répondre, donc surtout, n'hésitez pas à me donner vos avis et vos commentaires.
Bonne lecture !
C'était le matin de noël. Après une soirée magique à l'association des Anges de Noël, Hermione, Rosie et Drago étaient rentrés à l'appartement d'Hermione sur le chemin de travers. Ils s'étaient couchés sans demander leur reste, exténués d'avoir dansé, mangé et même un peu trop bu en se qui concernait Drago et Hermione. Rosie s'était endormie sur les genoux de Drago, alors qu'ils mangeaient le dessert, et il avait été très compliqué de la ramener à l'appartement sans la réveiller. C'était Drago qui l'avait couché, sous le regard bienveillant d'Hermione.
Il n'avait jamais pensé qu'il y arriverait. Mais c'était à croire que c'était inné : la fibre paternelle. Avec Rosie il était lui-même, il avait l'impression que tous les gestes qu'il faisait étaient naturels et qu'il faisait ce qu'il fallait au bon moment. La faire rire, la rassurer, la bercer, lui murmurer ce qu'elle voulait entendre. Rosie était un véritable rayon de soleil, et tout égoïste qu'il était, Drago aurait voulu qu'elle soit sa fille, plutôt que celle d'Eric. Comment en était-il arrivé à s'attacher aussi vote et aussi fort à cette petite fille ? Il l'ignorait, mais les choses étaient ce qu'elles étaient, et Rosie avait pris une place importante dans sa vie. Quant à Hermione…
Drago la regarda dans l'entrebâillement de la porte de la salle de bain, alors qu'elle se brossait les dents. C'était à la fois drôle et attendrissant que de la voir prendre soin de ses dents, elle y mettait un soin tout particulier et passait le fil dentaire de manière précise et méthodique. Elle n'avait cependant pas besoin de faire autre chose : elle n'était pas maquillée, son teint était naturellement de pêche et ses yeux bruns naturellement bordés d'une rangée de longs et épais cils. Hermione était belle. Naturellement belle. Pas besoin de sorts ou de potion de jouvence, pas besoin de maquillage ou d'artifice.
Elle était douce et généreuse. Caractérielle aussi, mais toujours juste. Elle avait relevé la tête, malgré les obstacles et avait toujours été une mère avant tout le reste. Et c'était ce qui plaisait à Drago. Cette façon qu'elle avait de s'occuper de Rosie, au détriment de sa personne. De s'offrir entièrement. Il avait aimé la sentir frissonner de passion dans ses bras, parce que c'était la première fois depuis longtemps qu'elle ne s'était pas senti aussi femme. Car elle avait joué son rôle de mère au détriment de son rôle d'amante.
—Quoi ? sourit Hermione en regardant Drago par le biais du miroir.
Celui-ci se sentit bête d'avoir été ainsi surpris à l'observer en cachette. Mais Hermione ne semblait pas s'en offusquer, au contraire, elle rangea soigneusement son fil dentaire avant de se tourner et de faire face à Drago.
—Rien, je te regardais c'est tout.
—Et alors ? Est-ce que ma méthode de brossage de dents te convient ?
Drago esquissa un sourire en entrant dans la salle de bain.
—Il faudra que tu m'apprennes.
—Je demanderai à mes parents de te montrer, répliqua Hermione en souriant. Ils sont dentistes.
—Ce n'ai pas la moindre idée de ce que peut être un dentiste, marmonna Drago.
—Ce sont des soigneurs de dents.
—D'où tes dents si blanches.
Hermione eut un large sourire, dévoilant expressément ses dents blanches à la vue de Drago. Celui-ci eut un petit sourire en coin avant de s'approcher et d'enlacer la taille d'Hermione de ses bras.
—Heureusement que Pomfresh t'a raccourci les dents.
—Drago Malefoy tu n'as pas honte ? s'exclama Hermione en tentant de le repousser.
—Quoi ? répondit-il d'un air innocent, resserrant son étreinte autour d'elle.
—Si Pomfresh a du me raccourcir les dents c'est par ta faute. Tu m'avais lancé un Dentesaugmento en quatrième année.
—J'ai fait ça, moi ?
Drago ne lui laissa pas le temps de répondre et vint poser doucement ses lèvres sur celles, mentholées, d'Hermione. Celle-ci n'opposa aucune résistance et enroula ses bras autour de son cou. C'était tellement étrange de savoir qu'elle embrassait Drago, mais aussi si bon et si doux qu'elle en oublia vite leurs années d'école, pour le moins pénibles et haineuses. Ils avaient changé, après tout, et ni l'un ni l'autre ne devait tenir compte du passé.
—Oui tu as fais ça. Disons que c'était pour le coup de poing dans le nez, en troisième année.
—Je ne me souviens pas.
—Menteur.
—Je trouve que le Dentesaugmento, ce n'était pas si cher payé.
Hermione eut un petit rire amusé. Jamais elle n'aurait pensé un jour pouvoir rire de cela avec Drago. Sans ajouter quoi que ce soit, elle s'empara de sa main et l'entraîna jusque dans sa chambre, et, une fois de plus, ferma la porte à double tours derrière elle.
Ce matin là, Hermione et Drago ne s'étaient pas laissé avoir par Rosie. Ils avaient fait en sorte de se lever avant elle, et de préparer un petit déjeuner digne de noël. Et alors qu'Hermione faisait sauter les pancakes dans la poêle, Drago sortit chercher des fruits et des viennoiseries. Quand il revient, il avait un énorme sac sur le dos, à la manière d'une hotte.
—Qu'est-ce que c'est ? demanda Hermione, surprise.
—Vos cadeaux de Noël.
—Mais, je croyais que… Rosie a eut tout ce qu'elle voulait à l'association.
—C'est exact. Mais je suis sûr qu'il y a plein d'autres choses qu'elle n'a pas commandé et qui lui feront plaisir quand même.
Hermione n'eut pas le temps de répondre car Drago disposait déjà de nombreux paquets au pied du sapin. Ce fut d'ailleurs au moment précis où Drago revenait dans la cuisine que Rosie choisit de faire son apparition. Elle avait encore l'air toute endormie, dans sa petite robe de chambre prune. Elle embrassa d'abord sa mère, puis Drago, avant d'aller sur le canapé pour continuer sa nuit. Mais quand elle arriva dans le salon, un cri suraigu retentit jusqu'à la cuisine.
—AAAAAAAHHHHHH ! LE PERE NOEL EST PASSE DANS LA NUIIIIIIT !
Drago et Hermione arrivèrent dans le salon, et purent assister à une véritable danse de la joie de la petite Rosie. Elle s'agenouilla au pied du sapin et regarda tous les paquets qui s'y trouvaient. De gros, des petits, des ronds, des carrés, des plats et des volumineux. Elle ne savait pas où donner de la tête. Drago s'approcha d'elle et lui en tendit un, de taille moyenne.
—Tu devrais commencer par celui-ci.
Rosie ne se fit pas prier et défit le ruban qui entourait le cadeau. Elle en souleva le couvercle, et …
—UN CHATON !
Elle plongea ses mains dans le carton et en ressortit un minuscule petit chat roux aux yeux verts. Il avait autour du cou un petit ruban rouge et regardait Rosie de ses grands yeux curieux. Les deux petits se regardèrent de longues secondes, avant que Rosie ne le sert contre son cœur et soupire de bonheur.
—Il est merveilleux, murmura-t-elle.
Hermione s'approcha à son tour. Ce petit chat n'était pas sans lui rappeler Pattenrond, le chat qu'elle avait dans son adolescence. Elle avait du le laisser à sa mère quand elle avait épousé Eric, car celui-ci était allergique aux animaux. Le vieux chat roux avait coulé des jours heureux dans le Londres moldus, avant de mourir de vieillesse il y avait de cela quelques années. En effet, quand Hermione en avait fait l'acquisition, il n'était déjà plus très jeune, et Hermione avait été terrassée par sa disparition.
—Comment tu vas l'appeler, princesse ? demanda Drago à Rosie.
—Lumière.
Hermione et Drago se regardèrent, surpris. C'était comme si elle avait réfléchi des heures à ce prénom. Comme si c'était une évidence. Lumière, c'était un joli prénom de chat, songea Hermione. Après tout, ce chat allait apporter lumière et chaleur à Rosie, elle grandirait avec et il deviendrait sûrement son meilleur ami.
—C'est un très bon choix, acquiesça Drago.
—Je peux ouvrir mes autres cadeaux ?
—Bien sûr, on est là pour ça non ?
Rosie lui adressa un sourire aussi lumineux que l'était le prénom de son chat, et commença à déballer ses autres paquets. Pendant ce temps, Hermione et Drago s'installèrent sur le canapé, en sirotant leur café brûlant. Après avoir déballé tout ses cadeaux et avoir tenté de monter sur son nouveau vélo, Rosie s'approcha d'Hermione et lui tendit une petite boîte.
—Y a écrit 'Maman'.
Hermione, surprise, prit la petite boîte dans ses mains et la regarda un long moment.
—Ouvre-la, murmura Drago.
—C'est toi ?
—Non, c'est le père noël, répliqua Drago avec un sourire.
Elle ouvrit la petite boîte avec appréhension et y découvrit un pendentif circulaire, soigneusement ouvragé. Sur le rebord, un petit bouton permit d'ouvrir le bijou et d'y trouver à l'intérieur une photo d'Hermione et de Rosie prit la veille, à l'Association. Sur la photo animée, la mère et la fille se souriaient l'une à l'autre et se regardaient avec des yeux remplis d'étoiles.
—C'est magnifique, murmura Hermione, les yeux brillants.
—Oh maman, c'est toi et ça c'est moi.
—Oui chérie, c'est nous.
—Dommage que tu n'y sois pas, Drago, murmura Rosie. On pourrait demander au père noël de te rajouter !
—Ce n'est pas la peine, répondit Drago.
—Tu n'as pas eu de cadeaux ? demanda Rosie, curieuse.
—Mais si, c'est toi mon cadeau. Toi, et ta maman.
—Pfff t'es bête ! On n'est pas des paquets cadeaux.
Et pourtant si, songea Drago. Pour la première fois de sa vie, il prenait conscience de ce qui lui avait toujours manqué. Un foyer chaleureux, une famille. Il savait que s'il ne faisait rien, il tomberait irrémédiablement amoureux de Hermione en très peu de temps. Et il ne ferait rien. Parce qu'il aimait être assis là, à côté de lui, à regarder Rosie ouvrir ses cadeaux et Lumière, le chat nouvellement arrivé, jouant avec les papiers cadeaux. Une simplicité telle qu'elle en était surprenante. Et Drago aimait ça. La simplicité. Quant au reste… Sa famille, Astoria, Eric… Il y aurait toujours une solution. Hermione était convoquée au tribunal à la fin du mois de janvier, et Drago serait plus prêt que jamais pour se battre pour Rosie. Car c'était devenu son combat, presqu'autant que celui d'Hermione.
Voilà, c'est le dernier chapitre puisque le prochain, le 20è donc sera un épilogue, 5 ans plus tard. Je sais que beaucoup d'entre vous voulez voir le procès avec Eric, mais malheureusement un chapitre n'aurait pas suffit, je n'en n'avais pas le temps ni l'envie tout simplement parce que c'est une fiction de noël. Mais soyez rassurés, Eric n'aura pas la garde exclusive de la petite ! Allez je vous dis à demain, et en attendant portez vous bien.
