Voili voilou la suite que j'avais promis bien plus tôt mais à cause de mon chat qui a uriné sur mon ordinateur j'ai perdu tout mes chapitres en avance (je sais je me répète mais j'ignore qui lis toutes mes fictions ^^ donc dans le doute je le dis sur chacune).
Je remercie ma bêta pour ce chapitre Adalas qui a été extra :D Et ton petit commentaire sur une certaine description n'est pas passé inaperçu :P
Sherlock se contenta de parcourir les derniers millimètres le cœur battant. Son cerveau sembla se liquéfier au contact des lèvres de son ami, éteint pour la première fois de son existence.
John, lui, raffermit sa position en couchant le corps de Sherlock sur le dos, montant sur son corps pour finir par le chevaucher, tenant dans ses mains les poignets du détective qu'il maintenait au-dessus de sa tête. John ne se contrôlait plus, il ne savait plus où il en était, cela n'avait aucune importance. La seule chose qu'il devait savoir c'était qu'il était parfaitement à sa place, ses lèvres torturant, suçotant celles de Sherlock, ses oreilles bercées par la respiration saccadée de son ami, son estomac retourné à cause des légers gémissements qui semblaient l'électriser de toutes parts.
Sherlock perdit conscience qu'il se trouvait avec quelqu'un qui ne savait rien de son secret, sa langue rentrant en contact avec celle de John se changea donc pour avoir l'apparence reptilienne qui lui permettait de goûter la langue de John plus intensément grâce à ses deux extrémités. La langue fourchue goûta chaque millimètre pour en faire une cartographie et elle s'entortilla avec une dextérité qui n'était pas humaine. Cela faisait gémir John dans sa bouche, alors Sherlock sut qu'il fallait qu'il garde cette information profondément encrée dans son palais mental, il fallait qu'il n'oublie jamais le goût et l'effet dévastateur qu'il produisait sur son compagnon.
John commença à bouger maladroitement des hanches contre celles de Sherlock, frottant leurs érections avec envie. Puis, en sentant une humidité qui ne lui appartenait pas s'infiltrer à travers son boxer et toucher sa peau, John sursauta et arrêta le baiser, se rendant compte que Sherlock était toujours nu contre lui et de la position équivoque dans laquelle il se présentait.
Sherlock ouvrit les yeux, se mordant la lèvre inférieure meurtrie de baisers pour plonger son regard dans celui de John. Il essaya de se relever doucement pour rattraper les lèvres qui n'étaient qu'à quelques centimètres de son visage, mais l'homme en face de lui détourna la tête, ses lèvres n'atterrissant que sur sa joue. Sherlock voulut se dégager pour voir l'expression qu'arborait John, mais celui-ci lui tenait encore fermement les poignets, le maintenant dans une position aussi sensuelle qu'inconfortable.
John lâcha rapidement Sherlock en rougissant, se levant rapidement pour rejoindre la salle de bain, claquant la porte. Il se couvrit sa tête de ses mains avant d'ouvrir rapidement les robinets de douche et plonger sous le jet d'eau brûlant, désirant qu'avec l'eau, son désir et sa confusion partiraient tout aussi rapidement.
Sherlock, lui, resta interdit pendant quelques secondes avant d'aviser son érection et de se lever pour parler à John à travers la porte de la salle de bain. Il se sentait assez mal à présent, incertain de ce que les humains avaient tendance à vouloir ou faire dans ce genre de situation. Pour ne pas en être mal à l'aise davantage et rester dans l'incompréhension totale, il décida donc de jouer cartes sur table.
- John, j'ai fait quelque chose de mal ?
- Mis à part dormir à poils ? siffla John du plus fort qu'il pouvait pour se faire entendre malgré la porte fermée et l'eau qui coulait.
- Je croyais que ce baiser n'était pas censé changer notre relation ! s'écria à son tour Sherlock en fronçant les sourcils.
- Ça ne changeait rien si tu ne l'appréciais pas et que moi non plus... De toute évidence cela nous a plu à tout les deux !
- Et c'est mal ?
L'eau de la douche s'était arrêtée de couler. John l'avait arrêté pour poser son front contre le mur carrelé, espérant que la surface froide lui rafraîchisse les idées suffisamment pour savoir quoi répondre. Mais à la place de cela, il restait perplexe, son front réchauffant doucement le mur en face de lui, son cerveau toujours sans réponse.
- John ?
Ce dernier releva la tête en entendant la voix plus proche de son colocataire. En effet, n'ayant pas de réponse, Sherlock avait tout simplement ouvert la porte et était rentré dans la salle de bain. John ne pouvait pas répondre, à quoi que ce soit, alors il ne réagit pas non plus lorsque le détective entra dans la douche, restant interdit ses yeux dévalant sur le corps de son ami pour s'arrêter jusqu'à l'érection de John qui malgré tout ses questionnements n'était pas encore partie.
Le blogueur s'approcha doucement de son ami, posa ses paumes sous la mâchoire de Sherlock avant de déposer un baiser chaste sur ses lèvres. Il leva son regard pour plonger ses yeux dans ceux interrogatifs de son ami qui allait ouvrir la bouche, mais John préféra la recouvrir de ses propres lèvres, laissant sa voix raisonner tristement dans la salle de bain :
- Juste... ne dis rien.
Il colla Sherlock au mur, ses mains commençant à descendre le long du torse du brun puis de ses flancs, griffant doucement ses côtes. Il reprit ses baisers fougueux sur les lèvres de son compagnon, souhaitant l'entendre gémir une fois de plus avant de descendre sa bouche sur le torse imberbe de Sherlock, léchant le corps blême qui se teintait de légers rougissements là où il se mettait à suçoter la peau. Puis il descendit encore et il dut se mettre à genoux. John voulut savoir à quel moment il en était arrivé à ce que ce soit la conclusion la plus logique, mais cela lui semblait complètement normal d'être là, dans la douche avec Sherlock, sa bouche mordant doucement la hanche droite de l'homme, ses yeux ravis de regarder le visage tendu par une expression de plaisir, ses oreilles comblées par des gémissements sans aucun sens. Mais ce qu'il faisait était forcément la suite logique, John en était certain. Depuis ce jour où leurs regards se sont croisés à St Barts, il était évident qu'un jour il en arriverait à ça.
Alors ce fut avec toute logique qu'il continua son traitement, ses mains découvrant avant sa bouche les formes masculines de Sherlock. Sa main droite toucha du bout de la pulpe de ses doigts les bourses gonflées et tendues, alors que sa main gauche venait flatter en quelques mouvements souples l'érection du détective. John continuait de sa bouche à suçoter la hanche de Sherlock qu'il dut reconnaître comme particulièrement érogène avant de descendre ses lèvres et sa langue avec douceur jusqu'aux cuisses ouvertes de l'homme pour remonter et emprisonner dans sa bouche les testicules de Sherlock qu'il aspira l'une après l'autre. L'action fut suffisante pour entendre son ami crier son prénom, ses mains jusque là contractées le long de son corps, emprisonnèrent la tête de John, ses longs doigts de violoniste accrochés à son cuir chevelu. John eut un sourire contre l'aine de Sherlock tandis qu'il se dirigeait doucement mais sûrement vers l'érection qui était déjà recouverte de liquide séminal. John hésita un instant, se demandant quel goût pouvait avoir un homme, quel goût pouvait avoir Sherlock. Alors il darda sa langue et donna un très léger coup de langue sur le gland rougi de Sherlock qui frissonna en s'empêchant de donner un coup de reins. Pour la première fois de sa vie, son instinct humain parlait et il n'avait jamais ressenti une envie aussi bestiale.
John sentit l'impatience de Sherlock, ainsi après s'être assuré que le goût ne le dérangeait pas - mais plutôt qu'il lui envoyait des courants électriques de désir tout le long de sa colonne vertébrale - il décida de prendre Sherlock en bouche, essayant de l'avaler le plus profondément possible fermant les yeux lorsque le gland du détective toucha sa glotte. Il eut le réflexe de déglutir, arrachant un gémissement si rauque de la part de son compagnon que les yeux de John s'ouvrirent avec un désir violent, bestial. Sa main droite se dirigea vers sa propre érection alors que la gauche caressait la base du sexe de Sherlock tandis qu'il continuait à le sucer en de longs et puissants va-et-vient.
John arrêta par la suite de caresser la base du sexe de Sherlock pour déposer sa main gauche derrière les fesses de son amant, l'incitant à bouger son bassin en rythme pour qu'il puisse sucer l'homme au rythme que ce dernier souhaitait.
Ce fut certainement à ce moment là que Sherlock se perdit. Il donna de frénétiques coups de reins, sa langue reptilienne passant sur ses lèvres alors que ses canines s'allongeaient pour se planter dans ses lèvres pulpeuses qui s'ouvrirent sous la pression. Ses doigts emmêlés dans les cheveux courts du médecin s'agrippèrent à la chevelure comme si John était la seule bouée au milieu d'un océan, le corps de Sherlock frissonna alors que l'orgasme commençait à le submerger, des écailles cuivrées apparaissaient en vague le long de la colonne vertébrale de l'homme qui s'arqua en donnant un ultime coup de reins dans la bouche du médecin qui ne décida pas de s'écarter.
Puis Sherlock entendit John tousser. Ce fut suffisant pour agir comme une douche froide, son apparence redevenant humaine tout d'un coup. Il se pencha pour prendre John dans ses bras dans un geste réconfortant mais il avisa son ami qui était en train de rire. Sherlock ne put s'empêcher de soupirer de soulagement.
- Je suis désolé, annonça le détective tout de même.
- Ne le sois pas, j'ai très bien compris que tu allais... finir.
John releva ses yeux vers le visage inquiet de Sherlock, se rendant compte de ce qu'il venait de faire. Il essaya de s'éclaircir la gorge, se relevant. Il attrapa le pommeau de la douche et commença à se laver pour effacer les traces de semence de Sherlock qui coulaient sur son menton, et les traces de son propre plaisir qui dévalaient le long de ses jambes et entre ses doigts. John ne se souvenait même pas du moment où il avait joui. Pendant quelques instants, seul Sherlock avait été important. Lorsqu'il eut fini de se laver rapidement, il tendit le pommeau à Sherlock, se séchant avec une vitesse affolante avant de s'enfuir précipitamment de la salle d'eau.
Sherlock se lava précipitamment, pressé de pouvoir parler à John de ce qu'il venait de se passer, son palais mental cherchant avec rapidité la signification de ces événements. Malheureusement, il lui semblait impossible de comprendre. Lors d'une relation sexuelle avec quelqu'un que l'on apprécie, on est censé être doux, ou tout du moins on agissait normalement. Or Sherlock était quasiment certain que le fait de s'enfuir comme un voleur n'était pas considéré comme une façon normale de réagir dans ce genre de situation.
Lorsqu'il sortit il vit que John était écarlate, les yeux rivés vers la porte d'entrée où Caprice se tenait, les pommettes plus rougissantes. Sherlock savait pertinemment que c'était ses yeux reptiliens qui pouvaient voir la chaleur répartie sur le visage de la jeune femme car malheureusement sur la peau brune et veloutée de la femme, un humain ne pouvait pas voir franchement la différence. Or John était pétrifié et ne disait rien. Sherlock fit plus attention aux yeux de la femme qui semblaient briller d'une lueur amusée.
- Vous êtes là depuis combien de temps, Caprice ? cracha Sherlock pour briser la glace.
- Un peu trop longtemps pour ne pas en être gênée, affirma la jeune femme en affichant son sourire amusé. Je venais vous réveiller pour vous annoncer que le petit-déjeuner est servi.
John se racla la gorge en cherchant quelque chose dans sa valise. En réalité, à la vue des gestes désordonnés et paniqués de son ami, Sherlock pouvait clairement déduire que l'homme ne cherchait rien de particulier, il souhaitait juste se reprendre, pensant vraisemblablement qu'en gardant les mains occupées, cela serait suffisant pour ne pas penser à ce qu'il venait de se passer.
- On va arriver, annonça t-il finalement à Caprice qui se retourna vers Sherlock.
- Bien, je vais vous laisser alors mais... Sherlock...
Caprice testait le prénom afin de savoir si cela mettait mal à l'aise le dragon. Mais en réalité, Sherlock était toujours particulièrement tendu dès qu'elle parlait, la situation ne changea pas lorsqu'elle utilisa son prénom. Alors en continua timidement.
- Je ne suis pas d'accord avec ce que ma mère a pu vous faire malgré les nombreuses raisons qui l'ont conduit à ce geste. J'espère que vous pourrez comprendre que je ne suis pas identique à elle et que vous pourrez avoir une totale confiance envers les gens qui vous entourent.
Caprice appuya ses mots en posant ses yeux sur John qui l'ignorait toujours, concentré sur sa valise.
- Il est toujours difficile voire impossible de cacher éternellement des faits aux personnes auxquelles on tient. J'espère que vous aurez suffisamment confiance pour être vous-même.
- Dégagez.
La voix de Sherlock était douce. Il n'était pas en colère contre la femme qui essayait vraisemblablement de lui donner un conseil relationnel. Elle semblait mal à l'aise voire contrainte de dire ces mots... Mycroft. Par contre elle avait pensé chaque mots prononcés par rapport à sa mère et cela soulagea Sherlock. Il vit avec un certain plaisir que la jeune femme s'en allait, décidant de marcher quelques pas pour arriver jusqu'à John qui fourrageait encore sa valise, seulement vêtu d'une serviette sur sa taille. Sherlock referma brutalement la valise en éloignant les doigts fous qui se cessaient de bouger dans une cadence déraisonnable.
- John, je ne suis pas bon en relation, pas bon du tout, il va falloir m'expliquer.
Les yeux de John se levèrent pour croiser ceux de Sherlock, le regard inquiet contre celui rempli d'incompréhension. Sherlock essaya de se pencher pour capturer les lèvres en un baiser tendre, mais les mains de John se crispèrent sur son torse, le repoussant.
- Je ne souhaite pas ça... Nous sommes amis Sherlock.
- Il ne me semblait pas qu'il était conventionnel d'avoir des relations sexuelles avec un ami, répliqua Sherlock vexé.
- Pas des relations sexuelles, juste une seule.
- Ah parce qu'on peut coucher une fois avec son ami mais au bout de la seconde fois on franchit le cap ?
La voix de Sherlock se faisait plus dure alors que ses yeux fusillaient John qui se rhabillait. Son ton était plus sarcastique que jamais, son timbre si bas qu'il semblait qu'il pouvait faire bouger le sol comme un énorme tremblement de terre.
- Je pense qu'on aurait jamais dû faire ça, c'est tout, confessa John en s'asseyant sur le bord du lit, étudiant ses doigts avec fascination.
- Ce n'était pas agréable pour toi, comprit Sherlock en opinant, je n'aurais jamais dû te laisser me sucer, j'aurais dû le faire moi.
John releva la tête avec vivacité, ses joues écarlates à cause des paroles que son ami avait osé prononcer. John s'interrogea rapidement à savoir quand est-ce que le grand Sherlock Holmes avait décidé d'utiliser des termes aussi vulgaires. Mais John ne pensa rapidement plus à ça alors que la dernière partie de la phrase raisonnait dans son crâne. Avait-il bien entendu ? Sherlock Holmes aurait dû le sucer ?
- Le problème n'est pas là, Sherlock. Je ne veux pas m'engager dans une relation sentimentale avec toi, qu'importe à quel point j'ai apprécié ce que nous venons de faire.
- Et si nous ne nous engagions pas dans une relation amoureuse mais seulement dans une relation sexuelle ?
- Ce n'est pas correct, affirma John en détournant le regard.
- Comme si avoir une tête exposée dans le frigo l'était.
La phrase de Sherlock eut le mérite de faire sourire John. Cela réchauffa inexplicablement le cœur de Sherlock dont les yeux pétillaient de malice.
- Alors on serait quoi ? l'interrogea John avec incompréhension. L'un pour l'autre, je veux dire.
- On sera juste Sherlock Holmes et John Watson. Il nous en a jamais fallu plus.
John acquiesça avant de lancer à Sherlock un boxer et des vêtements. Il se dirigea vers la porte avant de se retourner pour regarder son compagnon s'habiller, un léger sourire aux lèvres.
- Allons manger, Sherlock Holmes.
J'espère sincèrement que cette suite vous a plu !
TJSC
