Coucou !

Bon une suite plus longue que prévue (à poster et à lire) :3 J'espère que vous apprécierez !


Le petit-déjeuner se passa sans soucis. La mère de Sherlock fit quelques remarques sur le fait qu'elle était heureuse que son plus jeune fils ait enfin trouvé un compagnon – John décida de ne pas répondre – et qu'elle espérait qu'ils aient eu une nuit reposante – John ne put s'empêcher de croiser le regard amusé de Caprice qui eut un sourire entendu avec Mycroft. Le médecin avait l'impression d'halluciner.

Mycroft attendit que le repas se termine pour demander à John de le suivre sous le regard noir de son cadet. Le politicien fit un mouvement de main dédaigneux vers son frère lui signifiant sans mot que ses secrets ne seraient pas dévoilé. Le rouquin fit tourner son parapluie dans un moulinet de poignet, avant de faire asseoir John dans un petit salon, prenant la place en face de lui dans un fauteuil similaire à celui de Sherlock – à Baker Street.

- Que me voulez vous ? L'interrogea John en haussant un sourcil.

- J'ai cru comprendre que vous aviez changé d'avis quand à la nature de votre relation avec Sherlock.

- Oh Caprice vous a raconté, marmonna le médecin mal à l'aise.

- Elle n'en a pas eu besoin ! Si je suis capable de déduire exactement dans quelle position et sur quoi vous avez dormi la veille, je pense pouvoir largement trouver une explication quand aux rougeurs et regards fuyants que vous entretenez avec mon frère, Docteur.

John opina en se disant qu'il n'allait jamais s'y faire, d'être en contact permanent avec les frères Holmes.

- Et que souhaitez vous me dire à ce sujet, Mycroft ?

John avait bien conscience qu'utiliser le prénom de l'aîné alors que celui-ci ne l'appelait que par son nom de famille était une forme de provocation, mais il n'en avait cure. Il trouvait cela vulgaire et horriblement gênant que l'homme cherche à savoir la nature exacte de ses relations avec son petit frère. N'était-ce pas au-delà de ce que le cadre social autorisait ? Mais Mycroft Holmes, Le Gouvernement Britannique, n'hésitait pas à kidnapper des gens et détourner les caméras de sécurité pour surveiller son frère coûte que coûte alors… poser ce genre de question n'était après tout quelque chose d'insignifiant en comparaison.

- John, commença le politicien en surprenant ce dernier, mon frère est quelqu'un qui a une confiance toute limité dans les être-humains. Je pense que vous êtes d'ailleurs la personne en qui il a le plus confiance. Je vous demanderais donc d'être patient et d'accepter le fait qu'il ne veuille peut-être pas se dévoiler entièrement face à vous.

- Oh c'est à propos du fait qu'il ne m'ait pas dit qu'il s'appelait William ? Je peux largement le comprendre ! Quand on a une personnalité comme celle de Sherlock, on ne peut pas supporter les prénoms banales.

Mycroft eu un sourire attendrit alors qu'il dévisageait le visage honnête du médecin. Son frère avait définitivement trouvé la perle rare. Le seul homme qui pourrait le comprendre quoi qu'il fasse. Tout du moins le politicien espérait que John pourrait le pardonner et l'accepter tel qu'il est vraiment.

- Je ne parlais pas de ça, John.

- Oh ! Je n'ai pas envie de savoir plus alors, Sherlock me dira ce qu'il me cache lorsqu'il sera prêt, je suppose.

John espéra pendant quelques secondes que cela n'avait pas de rapport avec des quelconques sentiments car il ne se sentait absolument pas prêt à en parler, dotant plus à cause de leur récent… ébat. Cela avait été agréable – plus qu'agréable à vrai dire – mais le médecin se sentait honteux à ce propos et il avait l'impression que c'était mal. Mais comme il l'avait déjà pensé et comme il le penserait chaque secondes de sa chienne de vie : Sherlock Holmes était sa drogue et il était déjà pressé d'y goûter à nouveau et d'avoir plus.

- Je ne doute pas qu'il le fera, continua Mycroft ignorant le combat émotionnel de son vis-à-vis, d'autant plus en vue de votre nouvelle relation.

- Rien n'a changé, s'écria John afin de se défendre.

- Oh John, John, jamais Sherlock n'a eu de contact physique avec quiconque, enfin pas de contact physique nu en tout cas. Je pense que cela va tout changer.

- Nous ne sommes que des amis.

- Mais des amis avec des avantages, n'est-ce pas ?

John se sentit rougir alors qu'il détournait ses yeux des prunelles inquisitoires de Mycroft.

- J'espère que vous prenez vos précautions, au moins, s'inquiéta légèrement le rouquin.

- Quoi ?! J'ai pas envie de parler de ça avec vous !

John s'était levé, clairement mal à l'aise des propos de son interlocuteur. Ce dernier fusilla le médecin du regard jusqu'à ce qu'il se calme et se rassoit.

- Je fais des tests régulièrement à la clinique, ça fait parti des procédures obligatoires, expliqua le médecin. Sherlock est vierge et malgré son passé de drogué ça m'étonnerait qu'il se soit déjà piqué avec une seringue non-stérilisée.

Mycroft fronça les sourcils avant de les détendre en comprenant les propos du médecin.

- Oh oui, je ne pensais pas aux IST.

- Vous pensiez à quoi alors ?

Le rouquin se mordit la lèvre en se traitant d'idiot. Il n'avait jamais fais une bourde de sa vie, hors aujourd'hui il venait d'en faire une énorme. Il maugréa intérieurement en changeant de sujet avant que John, excédé s'en aille définitivement. Il allait falloir espérer que Sherlock n'ait pas prit le message de sa mère comme une farce car ils auraient beaucoup de mal à expliquer à un certain médecin qu'un certain détective puisse donner naissance.

Mycroft demanda à un des domestiques du manoir d'aller chercher Caprice. Cette dernière ne tarda pas et sourit à l'homme qui tapait silencieusement la place à côté de lui, sur le sofa où il venait de prendre place. La jeune femme s'y installa avant d'étendre ses jambes pour s'étirer comme un chat, dardant ses iris brunes vers celles claires de son vis-à-vis.

- Alors Myc, on s'intéresse au copain de son petit-frère ?

- Tu sais très bien qu'ils n'en sont pas encore arrivé là.

La jeune femme fit craquer son cou d'un mouvement souple de la tête avant de claquer des doigts en direction de la cheminée, créant un foyer léger qui commença à réchauffer la pièce. Elle demanda aux domestiques deux tasses de thé avant de courber ses lèvres en un sourire malicieux en direction de son Holmes préféré.

- Je n'interviendrais pas, je ferais en sorte que ce soit Sherlock qui lui annonce.

- Je sais bien mais je pense qu'il risque d'attendre le dernier moment pour le faire.

Caprice haussa un sourcil d'incompréhension.

- Avec la vie tumultueuse qu'ils ont, ils finiront pas faire une erreur quelque part. Sherlock va se transformer devant John, John va manquer de mourir forçant Sherlock a agir ou quelque chose dans ce genre là. Je connais mon frère, il va jamais prendre dix minute à tête reposée pour le regarder yeux dans les yeux et lui annoncer qu'il est son aîné de plus de 490 ans.

- Je ne pense pas que ce soit le meilleur moyen de l'annoncer, rit la jeune femme en versant du lait dans le thé que le domestique lui tendait avant de le donner à Mycroft puis buvant sa propre tasse à son tour.

- Il n'y a pas de bon moyen de l'annoncer.

Caprice posa sa tasse et prit la main de Mycroft dans la sienne. Elle traça les lignes de vie qui assiégeait sa paume, faisant apparaître dedans une chevalière. Cette dernière était gravé au nom de Mycroft avec un magnifique saphir l'ornant.

- Qu'est-ce que c'est ? Murmura l'homme curieux.

- Ton seul moyen de comprendre ton frère. Porte la et tu pourras voyager jusqu'à son monde.

- Pourquoi ne lui donnes-tu pas cette bague ! S'exclama t-il en la posant sur la table basse.

- Parce que ton frère s'embraserait si il la portait. Il n'y a qu'un seul moyen pour que ton frère revienne dans son monde et c'est qu'il reprenne sa forme initiale de façon définitive et tu connais le seul moyen…

- En absorbant le pouvoir d'une sorcière de cinquième catégorie, compléta Mycroft en baissant les yeux sur la chevalière. Qu'est-ce que cela m'apporterais d'y aller ?

- Tu pourrais Le rencontrer.

- Je ne suis pas certain de le vouloir.

- C'est le vrai père de Sherlock.

Mycroft détourna le regard pour le plonger dans l'âtre du feu. Il connaissait le dragon par réputation. Un des dragons les plus vieux qui existait. Ses écailles semblaient être fait de feu, il avait eu un seul enfant : Sherlock. Sherlock avait été sa plus grande fierté et il lui avait transmit tout ses savoirs dont son don pour l'observation. Ce dragon avait plus de douze millénaires. Il était à l'origine de la moitié de la création de nombreux mondes et avait assisté à l'émergence d'un nombre incalculable de société et naissances de nombreuses espèces. Il était celui qui avait tué la mère de Caprice lorsqu'il a su que son fils lui avait été arraché. Les dragons ne faisaient pas dans les sentiments, mais celui-ci était différent.

- Il a vécu cinq cent ans de plus avec Sherlock que toi ! Il est à l'origine de la création d'un nombre incalculable de sorcières ! Il pourrait tout te dire et répondre à chacune de tes questions, Myc ne soit pas stupides.

- Je ne l'ai jamais été.

- Je sais bien, sourit tendrement Caprice en réchauffant le thé de Mycroft d'un mouvement de poignet. Tu manipules les mots et les gens comme tu respires, tu n'as rien à craindre de lui. Il apprécieras même de jouer à qui observes le mieux l'autre avec toi.

Mycroft rit légèrement en buvant une gorgée de son thé de nouveau chaud.

- Et je suis certain qu'il gagnera ! Je n'ai jamais vu de dragons mis-à-part Sherlock lorsque nous étions petits et qu'il avait du mal à se contrôler. Lui en revanche à pu se délecter du spectacle de l'humanité jusqu'à découvrir les moindres secrets cachés de son existence.

Caprice sourit à son tour en opinant. Elle remit la chevalière de Mycroft dans sa main, se levant du sofa.

- Prends ta journée, je vais prétexter une excuse diplomatique pour que tu ais tout le temps qu'il te faut.

Le politicien opina avant d'attraper la main de la jeune femme et la serrer tendrement dans la sienne.

- Tu es une amie exceptionnelle, Caprice Cromwell.

- Je sais, lui sourit-elle avant de partir avec un dernier clin d'œil, ne l'oublies jamais Mycroft Holmes.

Caprice se dirigea vers Mme et Mr Holmes et leur sourirent poliment en leur disant que leur aîné allait être occupé pendant quelques heures. Elle chercha du regard les deux colocataires mais ils semblaient avoir disparu. Elle demanda aux Holmes si ce ne serait pas une excellente idée qu'ils restent tous au manoir tant que le détective et son assistant n'aient pas d'affaire. Les deux parents, ravis de la chance d'avoir leur petit garçon plus longtemps avec eux, opinèrent à l'idée et allèrent les chercher pour qu'ils acceptent à leur tour.

John était coincé entre le corps de Sherlock et la porte de leur chambre, embrasé par les baisers de son amant. Ses mains descendaient déjà sur les fesses de l'homme face à lui, les caressant et les palpant, faisant coller leur deux corps plus près l'un de l'autre. Il sentait la langue affolante de Sherlock attaquer la sienne. Il ne savait pas ce que cet appendice buccale avait de plus que les autres, mais il se sentait goûté de partout et c'était affolant.

John ne se rappelait même pas de comment il avait fini par être acculé à la porte. Il avait été voir Sherlock pour lui parler de l'attitude étrange de Mycroft, mais le détective qui était revenu dans sa chambre – leur chambre – l'avait embrassé dès qu'il avait ouvert la porte. Et étrangement John s'était laissé faire. Maintenant il en arrivait à déboutonner les boutons de la chemise de Sherlock avec rapidité, sifflant de frustration lorsque ses doigts tremblant d'excitation n'arrivaient pas à déboutonner un bouton qui semblait capricieux. Lorsque la chemise fut entièrement enlevé, John embrassa le cou de Sherlock, le mordant au passage pour y laisser une rougeur qu'il lécha pour se faire pardonner, apposant ses mains sur le torse imberbe de son compagnon, le poussant jusqu'à leur lit.

Sherlock sentant le lit contre l'arrière de son genou, se laissa tomber, emportant John dans sa chute, le médecin se retrouvant bientôt sur son corps à moitié dénudé. Sherlock s'empressa d'enlever le pull et le tee-shirt de son amant afin d'être à égalité avant d'échanger leur place sur le lit et se retrouver sur le corps fiévreux de son colocataire. Il s'empressa de lécher la mâchoire de son amant puis de décrire une ligne de salive jusqu'au téton de John avant de le mordiller et de le sucer. Il faisait attention à garder ses yeux encrés sur le visage de son amant afin de vérifier qu'il fermait bien les yeux avant d'utiliser sa langue fourchue. Il avait bien remarqué que John avait tendance à gémir plus fort lorsqu'il l'utilisait, ainsi il ne se faisait pas prier.

D'une main il déboutonna le jean de son amant et descendit la braguette. Il continua son voyage avec sa langue fourchue jusqu'à l'estomac de John, refermant vite la bouche lorsqu'il vit son amant ouvrir les yeux, une question inquiète au fond de son regard. Sherlock se contenta de lui sourire tout en enlevant doucement le jean de John, le forçant à lever les hanches pour faire passer le tissu rugueux. Il le fixait toujours intensément alors qu'il lui ôtait son boxer, sa main gauche commençant à faire des aller-retours sur le membre tendu. Son sourire s'intensifia alors qu'il posait délicatement ses lèvres sur le gland luisant et c'est avec un frisson de désir qu'il laissa sa langue fourchue goûter le gland faisant gémir John de façon indécente. Sherlock su alors que l'homme garderait les yeux fermés, la tête renversée en une expression de pure plaisir alors qu'il le suçait avidement. Il ne se fit pas prier pour avaler le membre tendu jusqu'au fond de sa gorge, grimaçant légèrement. Cela n'était pas vraiment agréable mais le cri étouffé de John l'était suffisamment pour continuer son traitement jusqu'à ce que John lui attrape les cheveux et le force à détourner sa bouche de son nouveau jouet. Sherlock le regarda avec une moue boudeuse mais lorsqu'il vit les yeux remplis de désir de John, il n'osa pas protester.

- J'ai envie de plus, souffla son ami écarlate.

- Que veux-tu ? Souffla Sherlock à son tour.

- Toi.

Sherlock sursauta en détaillant les prunelles inquiètes de John. Le médecin avait peur de ce que sa réponse allait créer au sein de leur relation. Ils n'étaient pas amoureux, ni même amis après tout ça. Ils étaient amants et ils étaient Sherlock Holmes et John Watson. Est-ce qu'aller jusqu'au bout de l'acte était trop pour leur nouvel relation ?

- Tu veux me…

Sherlock s'arrêta n'étant pas sûr du verbe à utiliser. La seule chose qu'il savait c'était que son sexe lui faisait mal à être comprimé ainsi dans son pantalon et qu'il avait envie de plus lui aussi. Alors si John voulait le baiser, coucher avec lui, l'enculer, le sodomiser, lui faire l'amour, le prendre, le pilonner, qu'importe il était d'accord. Alors il retira simplement son pantalon et son boxer rapidement avant de se diriger vers la commode et en sortir préservatif et lubrifiant, essayant d'ignorer l'avertissement de sa mère. Sherlock tendit le tout à John en s'allongeant sur le dos.

- Tu sais que c'est complètement ridicule de mettre un préservatif alors qu'on… a partagé nos fluides, commença le médecin mal à l'aise, si l'un de nous avait une IST on se l'aurait déjà transmit.

Sherlock paniqua en se demandant ce qu'il pouvait répondre. Il ne pouvait pas simplement dire à son ami qu'il avait peur que Caprice n'ait pas simplement blagué en lui annonçant le fait qu'il pouvait porter un enfant. Alors il chercha les arguments les plus vraisemblables.

- C'est pour limiter les frottements et pour que ce soit plus… hygiéniques.

- Le sexe a jamais été très hygiénique, rit John en commençant à ouvrir le tube de lubrifiant.

- Oui mais là c'est quand même dans une zone qui sert à éjecter les déchets.

- Oui mais que je sache je vais pas mettre de préservatifs sur mes doigts pour autant.

Sherlock eut un sourire amusé alors que John se penchait pour lui embrasser l'estomac. Le médecin commença à s'enduire l'index et le majeur de liquide avant de présenter son index contre son orifice contracté d'anticipation.

- Es-tu sûr ? Lui demanda John.

Sherlock opina essayant de se décontracter sous la demande de John. Il sentit donc un doigt l'écarter doucement, son souffle se coupant dans sa cage thoracique. Ce n'était pas désagréable ou douloureux en soit, c'était désarmant et déstabilisant. Car la sensation d'un doigt mouvant entrant et ressortant de son anus n'était pas une sensation habituelle.

- Ça va Sherlock ?

- Oui, oui je n'ai pas mal, continue.

John opina en insérant un deuxième doigt en lui, le faisant grimacer cette fois. John s'arrêta immédiatement mais il fallut que Sherlock le menace de représailles pour qu'il reprenne ses gestes, hésitant. Le détective, lui, se masturbait doucement afin de permettre à son pénis moue à cause de la douleur de reprendre sa vivacité. Il voyait déjà que l'érection de John se flétrissait à cause de sa peur de le blesser. Sherlock n'avait qu'une peur : que John s'arrête et ne veuille plus jamais le toucher. Alors il s'évertua à cacher sa douleur du mieux qu'il pu et se détendre au maximum afin que la douleur soit reflué et devienne du plaisir le plus vite possible. A un moment – Sherlock ne su plus lequel – les légers gémissements qu'il émettait se transformèrent en des gémissements honnêtes, de plus en plus fort tandis que son plaisir gonflait en une bulle qui ne souhaitait qu'exploser au creux de ses reins. Sherlock se branlait alors avec force alors que ses gémissements devenaient erratiques. Il gronda de frustration en sentant les doigts de John le quitter. Il darda son regard quasiment haineux vers son colocataire qui commença à ouvrir le flacon de lubrifiant pour s'en mettre sur son sexe. Sherlock leva un sourcil d'incompréhension.

- Et le préservatif ?

- Le lubrifiant est là pour limiter les frottements, Sherlock, souffla le médecin.

- Et si je n'ai pas envie d'avoir du sperme en moi ?

John fut surprit et grimaça. Il allait pour déchirer le sachet mais Sherlock le retint.

- C'est si important pour toi ? Souffla Sherlock

- J'ai envie de te sentir. J'ai jamais couché avec quiconque sans préservatif. J'ai pas envie d'avoir un bout de plastique qui m'empêche de ressentir ce que tu vas m'offrir.

Sherlock rougit en se rendant compte que John parlait non pas seulement de l'offrande de son corps mais aussi de sa virginité. Il soupira se rallongeant.

- Je me retirais avant de jouir, promit le médecin.

- Je te fais confiance.

John sourit avant de s'étaler une nouvelle couche de lubrifiant sur son pénis, écartant les jambes de Sherlock d'une main.

- Tu sais que le missionnaire n'est pas la meilleure des positions pour une première, murmura John en embrassant la clavicule de Sherlock qui s'était mis à trembler.

- Oui je sais, mais je veux voir ton visage lorsque… tu seras serré en moi.

Les paroles de Sherlock fit frissonner John qui installa les mains de son amant sur ses propres fesses l'intimant à le guider dans la cadence. Sherlock opina et écarta les jambes plus encore, laissant John installer un coussin sous ses fesses, le surélevant avant de commencer à le pénétrer doucement. John étant plus petit que lui, il ne pouvait qu'embrasser sa clavicule pour le rassurer alors que le visage de Sherlock était tendu en une expression de douleur. Le médecin laissa des petits « je suis désolé » s'échapper de sa bouche alors que la vision de Sherlock lui brisait le cœur. Le détective attrapa le menton de son ami pour déposer ses lèvres sur celle du médecin alors qu'il donna un accoue en avant pour enfoncer John un peu plus profondément en lui. Cela fit gémir John qui hyperventila pendant quelques secondes ouvrant les yeux violemment sous le plaisir. Cela fut suffisant pour faire naître un sourire remplit de fierté sur le visage tendu de Sherlock, faisant sourire John à son tour. Au bout de nombreux baisers, pauses et gémissements de la part de John, ce dernier se retrouvait entièrement enfoncé dans l'anus contracté de Sherlock qui souriait de bonheur. Le détective agrippa les hanches du médecin avec force, le contraignant à un rythme doux d'aller-retour qui les fit gémir longuement tout les deux. Puis plus il se détendait, plus Sherlock devenait assoiffé des coups de reins doux, décidant que cela n'était plus assez pour étouffer sa soif. Il appuya donc fortement sur les fesses de John pour le forcer à le pénétrer toujours plus vite et plus fort. John avait la bouche grande ouverte, les yeux fermés alors que des perles salées se formaient sur son front froncé. Sherlock avait les yeux grands ouverts et dévoraient le visage tendu de plaisir de son amant. Il ne voulait manquer aucun détail de ce moment. Il sentait chaque millimètre de la peau de John contre la sienne et cela le faisait vibrer avec une force que Sherlock n'aurait jamais pu soupçonner.

John ouvrit soudainement les yeux pour faire face à ceux incendiaire de Sherlock. Il pilonnait son détective avec tellement de force qu'il avait l'impression qu'ils finiraient par fusionner tout les deux. Il agrippa le sexe de son ami afin de le masturber avec la même force que la pénétration qu'il lui faisait subir, souhaitant voir Sherlock jouir avant lui. Il fut ravi d'entendre les cris de Sherlock changer en des supplications contenant son prénom. Entendre Sherlock hurler « Oh John » était certainement la chose la plus excitante qu'il n'avait jamais vécu. Il vit alors le corps de Sherlock se détendre et sursauta en voyant la peau de Sherlock prendre une teinte plus cuivré en une vague de plaisir partant de sa gorge tendu jusqu'à son sexe qui explosa entre ses doigts. Mais le plaisir de Sherlock s'était aussi répercuté dans son anus qui se contracta par vague à son tour, donnant tellement de plaisir à John qu'il oublia instantanément son nom – ou la vague cuivrée qu'il avait cru voir – ses yeux se fermant avec plaisir alors qu'il se sentait jouir. Il se retira donc avec douceur du corps de Sherlock, se masturbant afin de se terminer à la main. Mais son amant semblait ne pas l'entendre de cet oreille puisqu'il se redressa rapidement pour prendre son sexe dans sa bouche, le suçotant bruyamment jusqu'à ce qu'il jouisse. Le cœur de John rata un battement alors que les yeux du médecin se révulsaient sous la surprise et le désir. Sherlock était en train de lécher ses lèvres pour essuyer les traces de sperme qui lui avaient échappé.

- Bon dieu, pourquoi as-tu fais ça ! Cria John.

- Ça ne t'as pas plus ? L'interrogea Sherlock ayant soudainement mal au cœur.

- Quoi ? Si évidemment ! Mais… toi qui disait que c'était pas hygiénique… j'ai été surpris c'est tout.

Sherlock opina timidement avant de se diriger vers la douche. Il fut surpris d'entendre John le suivre. Il se retourna vers son ami qui posa son front contre le sien.

- Je ne voulais pas te vexer, souffla le médecin.

- Je ne le suis pas.

- J'ai aimé, dit rapidement John. Prends une douche, je prendrais la mienne après.

- Tu veux pas qu'on la partage ?

- Pas en vue de comment s'est terminé celle de ce matin, sourit John.

Sherlock rit légèrement en montant dans le cabinet de douche. John, lui, décida de simplement essuyer la sueur qui recouvrait son corps. Après tout, il s'était déjà lavé ce matin, il n'avait peut-être pas besoin d'une douche supplémentaire. Il s'habilla rapidement et sursauta en entendant un coup discret à la porte. Il alla ouvrir et rougit jusqu'aux oreilles en voyant Mme et Mr Holmes à la porte de la chambre, visiblement étranger à la scène qu'il venait de se passer.

- John, commença Mr Holmes, nous nous demandions si vous pourriez rester un peu plus longtemps avec Sherlock. Caprice nous a dit qu'en ce moment vous aviez peu d'affaires alors… pouvez vous rester le temps que votre devoir vous rappelle ?

John opina sans réfléchir. Il n'avait pas vraiment envie de partir. Ce qu'il vivait avec Sherlock était spécial, effrayant et il avait l'impression que si il quittait ce manoir, il devrait faire face à la réalité : que leur relation avait définitivement changé. Il devrait faire face au questionnement à savoir si ils devraient dormir dans le même lit à Baker Street, qui allait abandonner sa chambre et si Sherlock allait pouvoir faire un laboratoire de cette dernière. Cela semblait trop réelle, effrayant John au plus haut point. Alors il n'hésita pas à rallonger ses vacances au manoir Holmes. De toute façon il avait énormément de jours de RTT qu'il n'avait pas prit au cabinet. Il suffira qu'il appelle Sarah dans la journée.

John referma la porte de la chambre, s'apprêtant à aller voir Sherlock pour lui dire qu'ils allaient rester plus longtemps, mais l'homme était déjà sorti de la douche, une serviette sur les hanches et le dévisageait avec incompréhension.

- Tu viens d'accepter qu'on reste plus longtemps ? Souffla Sherlock incrédule.

- Heu… oui, ça pose problème ?

- Tu ne sais rien de la famille Holmes mon pauvre John.

Le médecin sourit en reconnaissant le ton condescendant de son colocataire. Peut-être que leur relation n'avait pas tant changé après tout. Il croisa donc des bras avec une fausse mauvaise humeur.

- Éclaire moi.

- Il se trouve que la famille Holmes raffole des karaokés. Devines donc qui va devoir pousser la chansonnette ce soir ?


J'espère que vous avez aimé ! N'hésitez pas à me raconter vos théories et impressions pour la suite ;)

TJSC