Bonjour tout le monde ! Je peux (enfin) vous dire que cette fiction est officiellement terminée (d'être écrite), il reste plus que 2 chapitres après celui-là (pfiou ça aura été du travail acharné !). La séquelle ne sera pas posté immédiatement, peut-être une semaine voire deux après le dernier chapitre de cette fiction et elle aura pour titre Just a Father. Elle sera la suite de cette fiction avec le même format de point de vue omniscient et il y aura plus de Mystrade que dans celle-ci... je préfère prévenir pour ceux qui n'aime pas trop ce couple, voilà ^^ En tout cas je vous remercie pour tout ce que vous m'apportez ça me fait énormément plaisir ! Je suis vraiment touchée par vos messages et j'espère continuer à vous surprendre et vous faire plaisir.
John sourit en voyant la pierre que Sherlock tenait. C'était de l'ambre. Elle était magnifique. Elle avait un éclat doré qu'il n'avait jamais vu dans une de ces pierres et il pouvait comprendre pourquoi le dragon avait usé de son attraction pour que le vendeur la leur donne. Ça semblait mal que Sherlock flirte avec le vendeur malgré son ventre gonflé, le marchand complètement sous le charme de la beauté du détective et des phéromones qu'il émanait.
John n'en était même pas jaloux. Sherlock s'était retourné vers lui avec un sourire éblouissant après avoir eu la pierre dans sa main, ce genre de sourire qui vous faisait oublier jusqu'à votre nom. Alors il oublia complètement le fait que seulement deux minutes auparavant, Sherlock murmurait des paroles suaves d'une voix aguicheuse à l'homme.
John avait proposé à Sherlock de sortir pour faire du shopping pour leur enfant à naître, se disant qu'il ne valait mieux pas tarder tant que la grossesse pouvait encore être caché sous des tonnes de vêtements. Mais étrangement personne ne réagissait à la grossesse de Sherlock. Ce dernier lui avait donc expliqué avec dédain que son charme d'attraction était tel que les personnes ne pouvaient pas se rendre compte de sa grossesse.
Maintenant qu'ils étaient à la maison, Sherlock dans sa baignoire d'or, John lui racontait sa journée à la clinique. Ils parlaient beaucoup dernièrement. John avait besoin d'entendre les répliques acerbes de Sherlock, ses observations outrageuses et son ton sarcastique. Il avait besoin de pouvoir se rappeler que Sherlock n'avait pas changé vraiment. C'était les hormones qui le rendaient plus humains, son attraction qui lui donnait envie de le déshabiller jusqu'à lui faire crier son nom. Sur ce dernier point, Sherlock était ferme : aucune relation sexuelle. Parce que le détective avait l'impression que c'était l'attraction qui parlait et non la libido de John. Mais cela faisait plus de quatre mois qu'ils n'avaient rien fait et John n'en pouvait plus. Sherlock l'aidait de temps en temps à libérer la pression mais il avait envie de s'occuper du corps de son amant, pas seulement être le receveur de toute cette attention.
Ils étaient donc là, à discuter lorsque John se rappela d'une question qui était resté sans réponse, dans son crâne.
- Sherlock… Pourquoi détestes tu ton prénom ?
- Je te l'ai déjà dis, trop commun.
John grimaça en passant ses doigts dans les boucles brunes de son amant.
- Ce n'est pas la seule raison.
- Je n'aime pas ce prénom car mes parents m'ont appelés comme ça car… il voulait que je sois comme le meilleur ami de Mycroft. C'était un petit garçon du même âge que Mycroft et ils ont grandit ensembles. Mes parents l'appréciaient beaucoup.
John pencha sa tête en fronçant les sourcils.
- Tu en parles au passé.
- Il est mort il y a quelques années.
John sembla comprendre, aspirant bruyamment.
- Je suis navré, je voulais pas te remémorer de sale souvenir.
- Je peux t'assurer que sa mort est la meilleure chose qui soit arrivé au sein de ce monde.
John fronça les sourcils plus fortement en enlevant sa main des cheveux de Sherlock.
- Ce n'est pas gentil de dire ça ! Il ne faut souhaiter la mort de personne.
Sherlock soupira en sortant de la baignoire, réajustant ses vêtements qui s'étaient pliés sous le poids de l'or tout autour de lui. Il se dirigea vers la cuisine d'une démarche moins souple à cause de son ventre qui le gênait dans ses déplacements. Il commença à faire chauffer de l'eau pour préparer du thé alors que John le regardait, les bras croisés.
- C'était un salopard, souffla Sherlock en secouant sa tête.
- Qu'est-ce qu'il t'a fais ?
- A moi ? Rien. Il a rendu Mycroft… comme il est.
John fronça les sourcils de nouveau.
- Comment ça ?
- Mycroft et William sont sortis ensembles à partir de leur année de seconde.
John attendit mais rien ne vint à la suite.
- Et ?
- Et je pense que ce n'est pas à moi de raconter la suite.
John soupira en attrapant la tasse de thé que Sherlock lui tendait.
- Tu en as déjà trop dit.
- Bien !
Sherlock bu une gorgée de thé avant de pester car la boisson était trop chaude. Parler de William le mettait dans une humeur affreuse.
- Ils sont devenus plus… intime. William avait tendance à vouloir passer les étapes plus rapidement que Mycroft et qu'importe si mon frère n'en avait pas envie.
John frissonna en avisant le regard glacial de Sherlock.
- Il l'a violé ?
Le détective claqua sa mâchoire fortement en détournant les yeux avant de les serrer jusqu'à s'en faire mal. Si il avait ce salopard devant lui, il le tuerait. Cette fois il le tuerait.
- Quand je pense que mes parents m'ont appelé comme lui en espérant que je lui ressemble ! Siffla Sherlock.
- Est-ce que Mycroft est sorti avec quelqu'un depuis ?
- Non. Il ne supporte pas qu'on le touche. Pas même les membres de sa famille.
John se rapprocha de Sherlock pour le prendre dans ses bras mais ce dernier se dégagea en grimaçant.
- Ça a duré des années John ! Je ne l'avais pas comprit tout de suite, mais lorsque j'ai eu dix-huit ans, j'ai remarqué qu'il avait des traces de strangulation et des marques sur ses poignets. Il l'attachait et – ou l'étranglait pour l'empêcher d'hurler. Mycroft avait trop peur de lui pour faire quoi que ce soit. Et moi aussi. Je suis un putain de dragon cinq fois centenaire et j'ai pas été capable de le protéger de ce malade !
Sherlock balança sa tasse contre le mur avec rage. John sursauta et attrapa le visage du détective dans ses mains, essayant de le calmer.
- Sherlock tu n'es pas responsable de ce qui s'est passé.
- J'étais trop effrayé d'être encore plus puni si je le tuais. J'avais déjà été rétrogradé de dragon immortel à humain mortel… j'avais peur. Et il faisait peur. J'ai plus mes pouvoirs, j'aurais dû le tuer d'une façon humaine et je refusais de l'étrangler à mon tour ou encore de lui tirer dessus.
- Tu n'as pas à te justifier Sherlock. Tu n'es pas responsable. Même si tu as vécu toutes ces années en tant que dragon, tu n'avais vécu que 18 années chez les humains. Ton corps était celui d'un adolescent alors contre un homme violent de 23 ans… tu n'aurais pas pu le défendre même si tu l'avais voulu.
Sherlock préféra l'ignorer en détournant son visage pour que John arrête de le toucher.
- Il est mort dans un accident de voiture. Appelle ça le karma ou toute autre fantaisie, mais il est mort à l'âge de 30 ans. Après avoir torturé Mycroft pendant quatorze ans. Il ne s'en est jamais remis, je n'ai plus jamais supporté que l'on m'appelle William et j'ai été incapable de regarder mon frère en face après ça. Mycroft ne m'a jamais reproché de ne pas l'avoir défendu mais… je les ai vu… pendant ces cinq ans où je savais. Tout les jours il revenait plus blessé que le jour précédent, ses yeux suppliant et… je n'ai rien fais.
John expira bruyamment. Il n'aurait jamais dû poser la question. Maintenant Sherlock était d'une humeur exécrable. Le détective qui avait visiblement fini de parler, s'approcha de John et l'embrassa avec fougue, avec tristesse et regret. Il enlaça son médecin avant de lui demander gentiment d'aller au lit, pour qu'ils se câlinent.
John passa sa paume sur le ventre tendu de Sherlock qui semblait visiblement agacé. Le médecin préféra ignorer l'humeur de son amant alors qu'il sentait la main de son enfant se poser contre la sienne. Il eut un sourire ému alors qu'il tournait son visage vers Sherlock qui fronçait les sourcils.
- Quoi ? Souffla le docteur en enlevant sa main.
- Elle ne réagit que lorsque tu poses ta main.
- Elle ?
Sherlock eut un sourire amusé devant l'air incrédule de John.
- Un présentement.
- Comment veux tu l'appeler, si c'est une fille ?
Sherlock haussa des épaules, il ne s'était pas encore posé la question.
- Je n'aime pas beaucoup de noms de filles… Ambre peut-être.
John rit en allongeant sa main pour attraper la pierre qui traînait sur la table de chevet de Sherlock. Depuis que son compagnon l'avait trouvé, il ne la lâchait plus ! John s'en amusait beaucoup. Autant il semblait logique que le dragon se soit attaché à tous ces trésors dorés, autant l'amour inconditionnel qu'il avait envers cette pierre était surréaliste.
- Bien ! J'aime beaucoup. Et si c'est un garçon ? Demanda John en reposant sa main sur le ventre de Sherlock.
- C'est une fille.
Mycroft soupira en ouvrant son ordinateur. Il ouvrit un fichier crypté où il pu voir une photo de lui à l'âge de seize ans qui prenait dans ses bras un jeune homme brun aux yeux marrons. Mycroft frissonna en changeant la photo, passant à la suivante. Il avait dix-sept ans et cette fois c'était William qui le tenait, par l'arrière de la nuque. Les violences avaient commencé le jour de son dix-septième anniversaire. Comme si un viol était un beau cadeau ? Mycroft se souvenait de tout. Il suffisait de fermer les yeux pour sentir le toucher de William, sa voix aiguë prenant une intonation folle alors qu'il lui assénait un coup dans le ventre. Cela avait été suffisant pour qu'il perde son souffle et que William ait le dessus pour attacher ses poignets aux barreaux de son lit. Il l'avait bâillonné avec son propre caleçon et il l'avait baisé. Mycroft avait tant hurlé qu'il était certain que sa salive allait l'étouffé, il l'aurait voulu. Il s'était évanoui à un moment. Mais William l'avait arrosé d'eau gelé pour le réveiller avant de reprendre sa torture. L'homme avait toujours aimé être mélodramatique et être spectaculaire. Il l'était aussi dans la douleur.
Mycroft sursauta en entendant des coups à sa porte. Il referma son ordinateur violemment en se levant. Il avisa l'heure : 20h. Gregory Lestrade était très ponctuel. Il avisa son reflet dans le miroir, ajustant sa veste avant d'aspirer à pleins poumons. Il aurait besoin de tout son courage ce soir.
Avec les mains tremblantes il ouvrit la porte sur un inspecteur incroyablement beau. Les cheveux légèrement gris de Gregory semblait brillé sous la lumière électrique, ses jambes et son magnifique postérieur étaient serrés dans un pantalon de costume suffisamment étroit pour montrer ses formes masculines sans pour autant être vulgaire ou le boudiner, sa veste tombait avec merveille sur ses épaules, enserrant sa taille pour montrer ses hanches fines. La chemise n'était pas complètement fermé, les deux boutons du haut étaient libres, laissant entre apercevoir le début des poils bruns sur le torse musclé de l'inspecteur. Mycroft avait quasiment envie de se lécher les lèvres d'envie. Mais sa peur le paralysa, lui donnant envie de refermer la porte pour fuir cette vision de pure débauche.
A la place il décida de mettre son plan à exécution plus tôt dans la soirée que ce qu'il avait prévu à la base. Ainsi il embrassa l'inspecteur à pleine bouche, ramenant le corps de l'homme contre lui dans une étreinte ne pouvant laisser place à l'imagination quand à l'effet que Gregory avait fait sur lui. Tout se passa à merveille, Mycroft ne tremblait pas, n'avait pas peur. L'inspecteur n'avait pas posé ses mains sur lui, trop surprit d'être prit dans une étreinte et embrassé avec cette fougue. Alors avant que Gregory ne puisse réagir, le politicien se détacha de lui.
- Vous êtes magnifique ce soir, murmura suavement Mycroft.
Gregory rougit avant de sourire à son rencard.
- Je pense qu'on pourrait se tutoyer, non ?
Mycroft opina.
- Nous sortons ?
Le politicien y réfléchit quelques instants avant de prendre la main de Gregory – créant une rougeur plus soutenu sur les joues de l'inspecteur – attirant l'homme dans sa maison avant de refermer la porte d'entrée.
- Nous pouvons rester ici, sinon ? Proposa Mycroft aguicheur.
Gregory comprit immédiatement les intentions du plus jeune et étrangement cela l'excitait énormément. Il se savait hétéro, il n'avait jamais aimé ou désiré un autre homme avant Mycroft, mais là, en cet instant, il n'avait étrangement pas peur. Il acquiesça donc avant d'essayer d'embrasser le politicien qui se dégagea gentiment, lui serrant la main un peu plus fort.
- Aimerais-tu boire un verre ?
- Si tu veux, souffla Greg.
Mycroft prit deux verres qu'il remplit de scotch, vidant le sien d'une traite. Il allait en avoir besoin.
- Tu avais très soif ou tu es excessivement nerveux ? L'interrogea l'inspecteur.
- Nerveux.
- Pourquoi ?
Mycroft crispa sa mâchoire en repensant à William.
- Parce que j'aimerais beaucoup que nous agissions plus et que nous parlions moins.
Greg rougit plus fortement en vidant son propre verre d'une traite. Il se mordit la lèvre pour éviter de grimacer à cause du liquide fort qui lui avait arraché la gorge.
- Est-ce que cela veut dire que l'on partage la même envie ? Demanda poliment Mycroft en désignant le verre vide de Greg.
- Oui et qu'on partage la même nervosité.
Mycroft eu un sourire narquois avant de poser son verre se levant, tendant sa main vers Gregory qui se leva à son tour pour poser sa main sur celle du politicien qui frissonna. Mycroft déglutit en se rapprochant de Greg, posant ses mains sur le torse du policier puis le long de sa veste, cherchant. Il eut un sourire narquois en mettant sa main droite dans l'une des poches de la veste, sortant une paire de menotte qu'il fit tourner le long de son index, arrachant une grimace gênée au policier.
- Je… Je ne l'ai pas amené pour le rencard mais parce qu'on peut toujours m'appeler… je n'ai pas vraiment de jour de congé ou d'heures de travail… je peux toujours devoir courir pour attraper un criminel... j'ai aussi mon arme de service, continua t-il en baissant le regard désignant sa ceinture.
Mycroft s'amusa de l'excuse bafouillante de l'autre homme. Cela l'arrangeait que Gregory ait amené ses menottes. Il lui sourit donc, ses yeux pétillants de désir retenu et de crainte avant de demander au policier de lui présenter ses poignets. Gregory déglutit une nouvelle fois avant de s'exécuter, trop nerveux pour contester l'autorité qui émanait de l'autre homme.
Mycroft passa les menottes aux poignets du policier, les serrant suffisamment pour que Gregory ne puisse s'en libérer avant de l'emmener jusqu'à sa chambre sans un mot. Ils n'avaient pas besoin de communiquer. Ils avaient chacun envie de coucher avec l'autre et ils étaient aussi nerveux et indécis l'un que l'autre. Leurs corps parlaient à leur place et Gregory était prêt à accepter tout ce que Mycroft lui ordonnerait.
Ce dernier respirait difficilement, le corps en feu. Il n'avait pas eu de rapport depuis dix ans. Son corps réclamait les contacts alors que son cœur, son estomac retourné et son cerveau lui disaient qu'il avait déjà été trop loin dans son expérience. Mycroft fixa Gregory qui semblait attendre patiemment que le politicien ne choisisse. Alors Mycroft prit sa décision. Il attrapa la nuque du policier et l'embrassa avec fougue. Il le poussa gentiment sur son lit avant de lui retirer chaussures, chaussettes et pantalon.
Gregory observa Mycroft le déshabiller minutieusement, remarquant que l'homme semblait faire en sorte qu'il y ait le moins de contact possible entre leur peaux. Puis en avisant le fait que Mycroft ne retirait que ses chaussures et ses chaussettes, abaissant à peine son pantalon et son caleçon pour libérer son sexe, Gregory comprit. Son souffle se coupa alors qu'il savait pertinemment que ses yeux exprimaient sa panique. Il les ferma en déglutissant bruyamment. Il savait ce qu'une relation homosexuelle impliquait et il en avait envie… il ne s'était jamais imaginé être… le pénétré. Gregory rouvrit ses yeux en se rendant compte qu'il n'y avait plus aucun bruit, plus aucun mouvement de la part de Mycroft qui s'était figé.
- Tu as peur, se contenta de murmurer le politicien.
- Je n'avais pas imaginé… pas comme ça…
Une lueur de compréhension s'alluma dans le regard clair.
- Oh… Je… Je ne peux pas faire autrement.
- Je comprends et j'accepte.
Gregory se mordit la lèvre en tremblant. Il ne comprenait pas, mais il pensait qu'il fallait dire le contraire. Il ne connaissait pas suffisamment Mycroft pour savoir pourquoi l'homme agissait d'une quelconque manière plutôt qu'une autre, mais ce qu'il avait dit avait relaxé le politicien qui s'était penché vers sa table de chevet pour sortir préservatif et lubrifiant.
- Tu ne te déshabilleras pas plus ? Demanda Gregory en un souffle.
- Je n'en ai pas besoin.
Le policier fronça les sourcils en acquiesçant. Il ne trouvait pas ça très correct que Mycroft et lui ait une relation sexuelle quasiment habillée.
- Retourne toi.
Gregory fixa les yeux de Mycroft, indécis.
- Je préférerais te voir.
- Retourne toi.
Le policier ferma les yeux en se retournant, sentant les mains de l'autre homme lui lever les hanches pour placer un oreiller sous elles. Il commençait à se dire que cette décision avait été mauvaise, très mauvaise. Si il avait envie de coucher avec Mycroft s'était notamment pour voir à travers cette couche épaisse de glace, non pas pour que cette glace le contamine jusqu'au fond de ses entrailles. Gregory crispa ses poings dans les draps alors qu'il sentait un doigt lubrifié commencer à s'insinuer un chemin jusqu'à son intimité. Il pouvait encore tout arrêter. Il se sentirait comme un lâche, mais il pouvait encore tout arrêter.
- Détends toi, souffla Mycroft à l'oreille de Gregory en poussant son doigt jusque dans l'antre du policier.
Gregory opina en se concentrant pour se relaxer. Il n'avait plus envie d'arrêter. Pas après cette voix douce, pas après ce doigt qui semblait timide. Mycroft faisait attention à ne pas le blesser. Qu'importe alors le fait que ses mains étaient attachés, qu'il ne puisse pas le voir. Mycroft n'allait pas le blesser. Suite à cette pensée rassurante, il se décontracta autour du doigt qui pouvait plus aisément faire des aller-retours.
Puis le doigt fut parti. Remplacé par un autre plus gros et plus long. Puis lorsqu'il l'accepta tout aussi facilement, ce fut l'index et le majeur de Mycroft qui rentrèrent en même temps. Gregory arrêta de respirer alors que ses fesses commençaient à le picoter. Puis il relaxa ses muscles une nouvelle fois et il fut surpris de la sensation. Elle était agréable, surtout lorsque Mycroft les orientait comme ça… la pulpe de ses doigts chatouillant quelque chose en lui.
Gregory gémit bruyamment, ses hanches donnant un coup en avant, contre le matelas. La vision des fesses offertes du policier, ses gémissements et ses réactions, envoyèrent un courant électrique dans le corps de Mycroft qui fit sourire le politicien. Celui-ci continua à torturer la prostate de son amant jusqu'à ce que celui-ci lui annonce qu'il allait bientôt jouir. Alors tout s'arrêta et Gregory gémit, se plaignant de l'absence de sa délivrance. Mycroft eu un sourire remplit de fierté avant d'apposer un préservatif sur son sexe, puis de déposer une bonne dose de lubrifiant sur son pénis, écartant les fesses de Gregory d'une main alors qu'il se posait contre son entrée.
Gregory ouvrit les yeux violemment en se mordant la lèvre en sentant Mycroft contre lui. Il se força à détendre ses muscles alors qu'il sentait le sexe de son amant s'infiltrer en lui avec douceur et lenteur. Un long gémissement se fit entendre, Mycroft et Gregory furent incertains de savoir sa provenance. Était-ce le policier ou le politicien, ou les deux ? La seule chose qui compta fut que les deux hommes se sentirent enfin complet.
Gregory laissa sa tête tomber en arrière, ses cheveux rencontrant le front de Mycroft alors que ce dernier s'était insinuer entièrement en lui. Gregory pouvait sentir la fermeture éclair du pantalon de costume de son amant frotter contre ses fesses alors que Mycroft commençait ses mouvements longs et lents en lui. Il ne ressentait plus cela comme une insulte, il trouvait cela curieusement érotique. Comme si ils avaient décidés de faire l'amour dehors, ou dans un bureau, dans un lieu interdit et pendant un moment inopportun.
Mycroft sentait son cerveau court circuité. Il avait attendu d'avoir des relations sexuelles depuis dix ans, dix putain d'années avant de sentir le corps d'un autre contre le sien. Mycroft augmenta la cadence de la pénétration en entendant Gregory gémir plus fortement, sa voix prenant une sonorité plus aiguë, suppliante. Mycroft se mordit la lèvre avant de mordre la nuque de policier, étouffant un gémissement profond contre la peau de Gregory qui gémit plus fort en sentant les dents de son amant contre sa peau.
Les deux hommes n'en pouvaient plus. Ils découvraient tout deux leur plaisir. Mycroft sentit rapidement que Gregory allait jouir, ses sphincters se rétractant en vague autour de lui, ce fut suffisant pour qu'il mord son amant avec plus de force avant de jouir en même temps, dans un cri étouffé.
Mycroft se dégagea du corps de Gregory, enlevant son préservatif pour le jeter alors que le policier se retournait, essayant d'attraper son bras avec ses deux mains jointes par les menottes. Mycroft se figea en sentant les doigts de son amant contre la manche de son costume.
- Prends moi dans tes bras, demanda Gregory.
Mycroft allait répondre que c'était hors de question lorsqu'il entendit une sonnerie résonner dans son appartement. Il lança un regard d'excuse à Gregory en se levant du lit, se rhabillant rapidement avant d'ouvrir la porte, ses yeux s'écarquillant en se posant sur le corps de l'homme qui l'observait avec un sourire rayonnant.
- William, souffla Mycroft en reculant.
- Tu as quelque chose que je veux Myc.
- Comment ?
- Comment est-ce possible que je sois ici ? Oh pauvre de toi Myc, être si idiot ?
William s'avança pour attraper les cheveux de Mycroft qui tressaillit en sentant les doigts lui arracher son cuir chevelu. Il sursauta en voyant William faire un mouvement souple du poignet qui ferma la porte d'entrée. Les yeux de Mycroft s'écarquillèrent de plus belle.
- Moriarty ?
- Enchanté Myc, appelle moi Jim.
Et voilààààà ! La suite... demain si j'ai le temps :/ Car demain c'est mon anniversaire donc je serais peut-être occupé : RDV dans la journée + travail dans la soirée et éventuellement une petite fête pour mes 21 ans ? Je ne sais pas xD Donc peut-être pas demain mais d'ici après demain surement ;)
Je n'ai pas prévenu qu'il y aurait un lemon Mystrade car ça aurait clairement gâché la surprise donc je suis navrée pour ceux qui n'apprécient pas.
TJSC
