Bon exceptionnellement pour une amie IamJawnlocked je vous poste la suite... le même jour que le chapitre précédent ! Ne vous habituez pas à ce rythme de publication xD Je vous aime et merci pour vos gentils commentaires pour mon anniversaire, je penserais fort à vous demain !


Gregory entendit des voix dans l'entrée. Il grimaça en se levant, essayant de chercher avec ses mains jointes les clés des menottes qui se trouvaient dans sa veste. Au bout de quelques secondes il les trouva et dû contorsionner ses poignets pour se libérer, irritant sa peau. Il soupira en se rhabillant, ayant légèrement mal au postérieur. Il se fustigea de ne pas s'être nettoyé avant de le faire, sentant le lubrifiant couler de ses fesses. Il se doucherait à la maison. Apparemment Mycroft semblait avoir une affaire importante et… Gregory avait besoin de réfléchir. Il avait accepté que l'homme ne soit pas démonstratif et souhaitant faire apparaître au grand jour le vrai Mycroft Holmes, il avait accepté l'idée que l'homme serait froid dans un premier temps… mais le fait qu'il soit parti comme ça avait blessé sa fierté plus qu'il n'aurait souhaité se l'avouer.

Alors c'est avec un air pincé que Gregory replaça sa ceinture, cachant son arme sous sa veste avant de se redresser et de marcher en direction de la porte d'entrée de l'appartement, pour rentrer chez lui. Mais lorsqu'il arriva dans le couloir son souffle se coupa. Mycroft était acculé à un mur, des mains puissantes enserrant son cou, un homme aux yeux fous le fixant avec envie, une bouche crispée en un sourire machiavélique. Gregory se crispa en sortant son arme de service, pointant l'inconnu de son canon.

- Je vous invite à vous écarter de Monsieur Holmes si vous ne souhaitez pas sortir de cette maison avec les deux pieds devant, grinça Gregory d'une voix plus dure que prévu.

Mycroft se figea, ses yeux allant jusqu'à son amant. Il essayait d'être le plus impassible possible mais il était terriblement effrayé.

Moriarty eut un sourire éblouissant en levant les mains au ciel, se reculant du corps de son ex.

- Un inspecteur, Myc ? Tu as bon goût. Il m'a l'air… appétissant.

Mycroft déglutit. Maintenant qu'il savait que William – enfin Jim – était un dragon, il se doutait que l'homme parlait littéralement du goût que pouvait avoir Gregory alors qu'il se léchait les lèvres.

- Ça va aller, Lestrade, souffla le politicien.

Gregory fronça les sourcils en baissant légèrement son arme. Ils en revenaient aux noms de famille ?

Moriarty sembla de son avis.

- Après une nuit d'amour, on appelle ses amants par leur nom de famille, Myc ? Je ne pensais pas t'avoir éduqué de cette manière.

Mycroft se tendit alors que Jim déposait ses lèvres contre les siennes avant de se reculer précipitamment, toujours conscient qu'il était menacé par l'arme de Gregory. Jim se dirigea vers la porte d'entrée, une main sur la clenche avant de se retourner vers son amant.

- Mes amitiés à Sherlock… j'ai appris pour son heureux événement.

- Tu savais qui il était, n'est-ce pas ? Grinça Mycroft en reprenant peu à peu ses esprits.

- Depuis son arrivée chez vous… Les plus vieux reconnaissent les plus jeunes.

Mycroft renifla de dédain pour se redonner une constance.

- Tu ne pourras rien lui faire.

- Oh ce n'est pas lui que je veux ni son enfant. Je la veux elle.

- Pourquoi maintenant ?

Moriarty esquissa un sourire narquois en plongeant ses yeux dans ceux de Gregory qui semblait particulièrement perdu.

- Parce que Sherlock ne peut pas la protéger. Il n'a pas fini son cinquième mois… Comment peux-tu te taper un inspecteur aussi naïf Myc ? Regarde le… complètement perdu. Il ne sait même pas pour ce cher Bill, n'est-ce pas ? Ni pour l'enfant fabuleux et miraculeux que ce bon cher détective a fait avec ce… Watson, c'est ça ?

Mycroft se crispa encore plus.

- J'aurais bien voulu être le second père… il n'aurait pas été inférieur.

Mycroft se décolla du mur, prêt à se jeter sur Jim qui leva un index.

- Tu ne me feras rien. Tu aurais pu te défendre pendant quatorze magnifiques années. Tu ne vas rien faire.

Le politicien baissa le regard en crispant sa mâchoire. Il avait raison.

- Bien, sur ce, je m'en vais. Bonne soirée Myc. A vous aussi inspecteur. Non ! Ne vous approchez pas. Mycroft ne vous laissera pas m'attraper, n'est-ce pas ?

Gregory qui s'était avancé, sa main gauche cherchant ses menottes dans sa veste, se figea en voyant le regard plaintif de son amant.

- Ne l'arrêtes pas, souffla Mycroft en détournant le regard.

- Bien, sourit Jim en ouvrant la porte. A bientôt mon amour.

Il embrassa Mycroft une dernière fois avant de disparaître. Le politicien trembla puis s'effondra, les yeux grands ouverts de stupeur. Gregory remit la sécurité de son arme avant de la ranger et de se précipiter vers son amant pour le rassurer. Cependant l'homme hurla dès que Gregory posa ses mains sur lui.

- Ne me touches pas ! Ne me touches pas !

- Ok, d'accord, tout va bien, murmura Gregory en s'éloignant.

- Il est revenu, il est vivant, il est revenu, il va faire du mal à Sherlock, il va recommencer, il est revenu…

Gregory arrêta d'écouter Mycroft pour se lever et chercher le portable du politicien. Il le trouva sur la table basse. Il trouva rapidement le prénom de Caprice dans ses contacts, mais Mycroft lui hurla de ne pas l'appeler alors il hésita.

- Tu fais une crise de panique.

- Il veut la tuer, ne l'appelle pas.

Gregory opina en reposant le téléphone du plus jeune. Il retourna près de lui, restant à une distance respectable du politicien.

- Je suis là. J'ai mon arme et je ne le laisserais plus te toucher.

- On ne peut rien contre lui.

- Je suis pratiquement sûr qu'une balle l'arrêtera.

Mycroft releva son regard froid dans ceux de Gregory.

- Il a raison… tu es naïf.

La remarque blessa le policier qui essaya de ne pas le montrer.

- Peut-être. Mais si tu as besoin de parler je suis là.

- Je n'aime pas me… confier.

Mycroft avait craché le dernier mot. D'un coup, il se rendit compte qu'il avait retrouvé son souffle et que ses membres ne tremblaient plus.

- Tu as réussi à me calmer, murmura t-il incrédule.

- J'ai des qualités insoupçonnées, sourit Gregory.

Mycroft leva sa main vers la joue du policier, l'emmenant à lui pour déposer un baiser sur ses lèvres.

- Je n'aime pas être touché, annonça Mycroft en fermant ses yeux de douleur.

- Je ne te forcerais pas, je ne te demanderais pas pourquoi, je te respecte.

Gregory n'avait pas besoin de demander pourquoi car il se doutait que cela avait un rapport avec l'inconnu qui avait été violent avec Mycroft, l'appelant par un petit surnom ridicule tout en montrant une affection – car Gregory avait remarqué que cet homme aimait Mycroft à sa manière – ainsi qu'un désir sexuel palpable. Ces hommes avaient un passé et en vue des habitudes sexuelles de Mycroft, ses peurs et l'attitude de l'inconnu, il ne fallait pas être idiot pour tout assembler.

Mycroft arrêta de respirer en entendant les derniers mots de Gregory. « Je te respecte ». Personne ne lui avait jamais dis cela. Certaines n'avaient pas besoin de le dire, comme Caprice qui l'aimait visiblement suffisamment pour ne pas imaginer une seule seconde la possibilité de le blesser. Mais le fait que son amant pour qui il avait développé une affection particulière durant toutes ces années silencieuses et cet unique contact intime, lui dise ces mots étaient le plus beau cadeau qu'on lui ait jamais fais. Alors Mycroft eu un sourire en coin, se relaxant.

- Je crois que je t'aime.

Gregory sursauta en entendant ses mots, se levant d'un seul coup. Il ne s'était pas attendu à ça. Il vit Mycroft se relever à son tour, une interrogation dans le regard. Le policier se mordit la lèvre inférieure en pensant qu'il était trop tard pour reculer.

- Je n'attends aucune réponse de ta part, Gregory.

- Je ne sais pas quoi te répondre.

- Tu étais visiblement exclusivement intéressé par les femmes avant de me connaître… je ne peux pas te demander quoi que ce soit et je n'en ai pas envie.

- Je crois que si on se laisse suffisamment de temps et que l'on apprend à se connaître un peu mieux… je finirais par t'aimer.

La réponse fut plus positive que ce que Mycroft avait prévu. Le dernier soupira de soulagement en marchant jusqu'à sa chambre.

- Allons au lit, il se fait tard.

- Ensemble ?

- Oui… mais nous dormirons habillés.

Sherlock émergea de sa baignoire d'or en entendant son téléphone sonner. Il le sortit de la poche de son pantalon. C'était Caprice.

- Sherlock ? C'est Caprice.

- Merci de démontrer l'évidence.

Un soupir.

- Sherlock, William est en vie.

Le détective se leva d'un seul coup, les yeux grands ouverts.

- Quoi ?

- William… est en vie. Il a rendu visite à Mycroft.

Sherlock sortit de la salle de bain, descendant les escaliers avec rapidité avant de mettre son manteau.

- Comment va t-il ?

- Bien. Lestrade est avec lui. Il l'a défendu. Ne vas pas le voir. Tu es potentiellement une cible.

Sherlock se figea alors qu'il refermait difficilement son Belstaff sur son ventre gonflé.

- Pourquoi ?

- C'est un dragon.

Sherlock fronça les sourcils, certain que l'on se fichait de lui.

- J'ai trouvé un journal appartenant à ma mère il y a quelques jours qui parlait de lui… Il a été envoyé cinq ans avant toi… Il ne peut pas se transformer en dragon mais il a encore la maîtrise des éléments et il sait pour ta grossesse.

- Quel est son nom… Son nom de dragon.

- Moriarty.

Sherlock siffla entre ses dents alors que ses yeux prenaient leur aspect reptilien. Moriarty était connu chez les dragons. Il était aussi vieux que son père – Smaug. On disait même qu'ils étaient frères jumeaux, nés du même œuf… hors son père ne faisait que démentir son existence, comme si cela n'était qu'une légende. Moriarty était connu pour être un dragon néfaste et tout le monde pensait qu'il avait simplement été neutralisé… définitivement par Smaug.

- Comme il est beaucoup plus vieux que moi il a pu me reconnaître à mon odeur et cacher la sienne, concéda Sherlock.

- Il me cherche.

- Oui évidemment, il souhaite rentrer chez lui. Malheureusement la seule solution est que tu sois inutilisable, soit la mort soit… ton absorption par le seul dragon qui se trouve dans ce bas monde.

Un soupir.

- Je suis désolée Sherlock.

- Peut-on… peut-on le faire seulement en dernier recourt ?

- Évidemment ! Je ne comptais pas te le demander dans d'autres conditions.

Sherlock hésita en fermant les yeux, se touchant le ventre, essayant de sentir son enfant qui ne semblait être intéressé que par le contact rassurant de John.

- Si… Si je t'absorbe…

- Tu auras le choix entre devenir un dragon, te téléportant dans le monde magique le plus proche ou rester humain définitivement.

- Le bébé ?

- Tu resteras enceint et tu pourras l'accoucher en tant que dragon.

Sherlock déglutit en serrant son ventre un peu plus fort.

- En tant qu'humain ?

- Il se résorbera. Qu'importe le stade de son évolution.

Sherlock opina comme si Caprice pouvait le voir à travers le combiner. Il frissonna en espérant que la sorcière arriverait à se cacher pour ne pas être attrapé pendant cinq mois supplémentaires.

- Je vais jeter mon portable après cet appel et je vous contacterais par téléphone portable jetable. Je vais pas arrêter de bouger pour éviter de me faire attraper. Je vais tout mettre en mon pouvoir pour être introuvable, je te le promet.

Sherlock opina en contractant sa mâchoire. Il fini par raccrocher avec la jeune femme avec un air désolé. Il n'allait pas en parler avec John. Cela ne déclencherait qu'une dispute et ça… Sherlock ne le souhaitait pas. De plus il avait peur d'avoir LA discussion avec John, celle qui signifie que son compagnon donne son avis sur quelle nature Sherlock doit épouser et qui il doit abandonner : John ou son enfant ? Sherlock ferma les yeux avec douleur, il n'était pas prêt à se poser la question et honnêtement il préférait ne pas à avoir à se la poser… jamais.

Sherlock s'installa dans le sofa, s'allongeant pour calmer la douleur dans son dos alors qu'il étendait ses jambes, ses doigts joints reposant sous son menton. Il fallait qu'il se remémore ce qu'il savait de Moriarty. Il ferma les yeux et se souvint de son père.

« Moriarty ? Il n'existe pas Sherlock. Ne me regardes pas comme ça. Il n'a jamais existé. Bien… Si tu insistes je te raconte les légendes à son propos mais il n'a jamais existé, nous nous comprenons bien ? Parfait. Moriarty aurait été un dragon du même âge que moi et il serait à l'origine de la disparition des lignées rares et précieuses de sorcière de niveau 5. Il aurait été un dragon très vorace qui se nourrissait par pur égoïsme et par ennui. Il est connu pour être un grand joueur… traquer ses victimes et les acculer pour les regarder danser, c'était ce qu'il aimait faire par dessus tout. »

Sherlock rouvrit les yeux précipitamment ignorant ce que John lui disait. Il lui fit un geste du poignet l'intimant à se taire. Son père avait dit « aurait » comme si Moriarty était en effet qu'une légende, puis « est connu » ce qui permet de faire le lien entre le mythe et la réalité puis enfin il avait confirmé son existence en parlant de lui à l'imparfait « c'était ». Moriarty n'était donc pas qu'un mythe, son père l'avait confirmé. Sherlock tapota ses doigts les uns contre les autres, il aimait jouer avec ses victimes ? En tant que dragon il souhaitait certainement faire perdurer son espèce tout en se nourrissant de celles qu'il considérait comme inférieures. Sherlock toucha son ventre, il s'en prendrait forcément à son enfant, mais pas maintenant. Il faudrait qu'il accouche d'abord.

Sherlock eut un sourire narquois. Moriarty en plus d'être un dragon serait un excellent partenaire de jeu. Il était cruel, n'avait aucune crainte à rabaisser et détruire les autres – Mycroft en était une preuve vivante – alors il allait lui rendre la monnaie de sa pièce mais pour ça… il fallait qu'il éloigne John. Il ne fallait pas prendre trop de risques.

- John, j'aimerais que tu vives chez ta sœur pendant quelques semaines.

L'interpellé qui s'était finalement assit dans son fauteuil, attendant que son amant revienne dans le monde des vivants, sursauta. Il fronça ses sourcils en se penchant vers le détective.

- Et pourquoi ? J'ai déjà loupé quatre mois entier de ta grossesse, je ne passerais pas à côté d'un jour de plus.

Sherlock leva les yeux au ciel.

- Ne m'oblige pas à partir moi-même… Mycroft n'a plus envie de me voir après ces quatre mois de vie commune.

- Mais pourquoi est-ce que tu dois encore me quitter ?

Sherlock avisa le visage torturé de John. Ce n'était pas correct de sa part de l'éloigner de la sorte sans avoir de bonne raison de le faire. Il fallait qu'il trouve une raison de le mettre en colère.

- Bien reste, siffla Sherlock faussement excédé, toute façon tu fais parfaitement tout ce que tu veux. Me rejeter avec notre enfant pendant quatre mois, m'accueillir seulement lorsque ça t'arrange, montrer de l'affection à notre fille seulement pour me prouver qu'elle ne réagit qu'avec toi et… je ne te laisserais pas faire ! C'est mon enfant, je vais la porter pendant encore cinq longs mois alors que tu vas continuer à vivre ton train train quotidien !

John ouvrit les yeux d'incompréhension, sa bouche forma une moue de rage retenue alors que ses poings se contractaient.

- Je ne t'ai pas rejeté, c'est toi qui est parti. Je ne t'ai pas accueilli quand ça m'arrangeait mais c'est toi qui est revenu seulement maintenant. Lestrade m'a même viré des scènes de crime pour que tu n'ai plus à me voir !

Sherlock crispa sa mâchoire. John essayait de garder son calme… il n'avait pas envie de l'insulter pour le faire partir… mais si cela permettait la protection de John… Il aspira une grande bouffée d'air pour se donner du courage.

- Si tu n'avais pas dis que cet enfant était un accident je ne serais pas parti !

- Si tu n'étais pas aussi susceptible aussi !

- Susceptible, moi ?!

Sherlock n'en croyait pas ses oreilles. Le dragon le plus associable que l'univers ait jamais crée était susceptible ?

- Oui toi, Sherlock Holmes ! Je n'ai fait que rappeler l'évidence, cet enfant nous ne le voulions pas et c'est en effet un accident. Mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas un heureux accident.

John s'était radoucit. Zut.

- Tu n'avais pas l'air de dire que c'était un heureux événement, grinça Sherlock.

- Parce que je ne l'avais jamais senti bouger contre moi. Maintenant je sais qu'elle est là et je ferais tout pour la protéger, pour te protéger, vous protéger.

Sherlock se crispa en lâchant les armes. Il n'allait pas réussir à mettre John suffisamment en colère… Puis Sherlock se rappela d'un sujet qu'il ne devait absolument pas aborder avec son ami, amant, collègue, compagnon, amour, père de son enfant… Moriarty et le choix qui s'offrait à lui.

- John nous avons un problème.

- A part ton changement brutal d'humeur ? Laisse moi deviner, c'est les hormones.

Sherlock leva les yeux au ciel en foudroyant son compagnon du regard.

- Oui les hormones, c'est ça. Le problème est cependant qu'il existe un autre dragon très féroce et dangereux qui souhaite retourner dans notre monde magique pour détruire… l'univers disons le et que le seul moyen de l'arrêter est de rendre Caprice inutilisable.

John leva un sourcil au ciel en une moue de totale incompréhension.

- De quoi tu parles encore ?

- Un dragon transformé en humain… comme moi. Il s'avère que c'est William.

- Le William qui a violé ton frère, celui qui est mort il y a 10 ans ?

- Oui ce William là… y en a pas trente six !

John leva les yeux au ciel.

- Bon continue.

- Il s'appelle Moriarty, son nom de dragon est Moriarty. Il a apprit l'existence de Caprice certainement à cause de son rapprochement avec moi et il souhaite absorber ses pouvoirs pour faire le choix.

- Quel choix ?

Sherlock se crispa en fusillant son compagnon du regard une fois de plus.

- Si tu me laissais finir, tu le saurais depuis vingt minutes ! Enfin ! Le choix consiste à ce que le dragon qui absorbe le pouvoir de la sorcière décide de ce qu'il souhaite devenir… Un dragon en retrouvant sa forme initiale ce qui le téléportera dans le monde magique le plus proche ou un humain et dans ce cas là il perd tout ses pouvoirs.

- Il n'y a pas de machine arrière, je suppose.

- En effet. Car un humain ne peut pas absorber de pouvoir d'une sorcière et qu'il n'y a pas d'autre sorcière de niveau 5 pour qu'un dragon qui aurait choisit de revenir à son état initial, puisse faire son choix de nouveau.

John opina.

- Tu as parlé de rendre Caprice inutilisable, comment ?

- Deux façons : la tuer ou quel soit absorbé par un autre.

Les sourcils froncés de John se relâchèrent face à la compréhension de ce que Sherlock disait. Il avança sa main pour la déposer sur le ventre de son amant.

- Le bébé ?

- Meurt si je fais le choix d'être humain.

John crispa sa mâchoire.

- Aucun moyen de faire machine arrière, répéta t-il avec angoisse.

- Aucun.

Les poings de John se serrèrent alors qu'il prenait son manteau en expliquant qu'il avait besoin de réfléchir. Finalement son compagnon n'était pas en colère, mais Sherlock avait réussit à faire ce qu'il avait prévu. Il sourit en sortant de l'appartement lui-même dès qu'il fut certain que John ne le verrait pas.

Il se dirigea vers un entrepôt très reculé du centre de Londres où il pourrait discuter avec l'homme qui n'allait pas tarder à arriver. Sherlock se métamorphosa en dragon, allongeant son long cou afin de le courber, sa gueule se posant sur son ventre bombé. C'était la première fois qu'il se transformait pendant sa grossesse. Il pouvait sentir le bébé bouger plus fortement… elle devait être ravi d'avoir plus de place.

- Salut ! Le salua la voix sur aiguë de Jim.

Sherlock reporta sa gueule jusqu'au visage de son Némésis, lui souriant en se rendant compte que l'homme faisait quasiment la taille de ses pattes.

- Je vois que l'on n'est ravi de me voir, sourit Moriarty.

Sherlock crachota une flammèche que Jim fit disparaître d'un mouvement du poignet. Le jeune dragon sourit une nouvelle fois avant de parler de sa voix profonde.

- J'ai appris que tu étais revenu en ville, je devais te saluer.

- Je suis très touché. Je dois te féliciter pour ta grossesse… malheureusement seul les dragons méritent de vivre.

- Sans les sorcières et tout autres créatures magiques nous n'aurions rien à manger et nous dépérirons.

Jim eut un mouvement souple du poignet en esquissant un sourire fou.

- Oui c'est vrai ! C'est pour ça que je compte sur la jolie progéniture que voilà pour me fournir une sorcière de niveau 5 toute neuve.

Sherlock claqua des dents près du visage de Moriarty. Il savait qu'il n'aurait jamais le temps de lui arracher la tête. Le dragon plus âgé avait des pouvoirs que Sherlock ne possédait plus lui-même.

- Je vois que maman est protectrice, se moqua Jim. Mais il faut maintenir au moins une lignée en vie… comme je compte me débarrasser de Caprice… il faut que ta fille vive.

- Tu ne toucheras pas Caprice.

- Vraiment ? Souffla Jim en se posant un index sur la bouche. Qu'est-ce qui va m'empêcher de la dévorer ?

- Moi.

- Tu sais que c'est ton enfant ou John. Quel sera ton choix ?

Sherlock se recula du corps de Jim avant de se transformer en humain, seul ses yeux gardant leur nature reptilienne. Il s'avança vers Jim, ignorant son corps nu face à l'homme machiavélique. Moriarty détailla le corps de Sherlock avec un regard lubrique avant d'avancer sa main pour toucher le ventre tendu.

- Les humains sont curieux. Tant de plaisirs et désirs… pourquoi les dragons devraient être asexués ? Le plaisir de la chair, ça c'est quelque chose d'extraordinaire ! Mon cher Smaug ne l'aura jamais connu, c'est bien dommage mais cela ne l'a pas empêché de crée une magnifique créature que voilà.

Sherlock tressaillit alors que Jim touchait de ses mains chaque centimètres de la peau de son ventre.

- Ta fille sera forte, je peux sentir sa magie… elle sera tellement délicieuse… Un gâchis de la laisser se résorber.

Sherlock se crispa.

- Oh, tu as fais ton choix ! Rit Moriarty en s'écartant du corps de Sherlock, sautillant sur ses pieds de joie. Le Grand Sherlock Holmes connu pour son égoïsme et sa soif de danger veut jouer.

- Nous possédons les même qualités.

Jim se rapprocha une nouvelle fois de Sherlock pour lui toucher le visage en une caresse aussi douce que possessive.

- Nous sommes pareils Sherlock… ton corps et ton âme devrait m'appartenir.

- Pour que nous aillons des bébés dragons ? Sourit Sherlock sarcastiquement.

- Ce serait génial en effet. Mais pour ça il faudrait qu'aucun de nous n'absorbe la délicieuse Caprice… le soucis étant que je l'ai déjà capturé et qu'elle m'a l'air vraiment trop… sucré. J'adore le sang sucré.

Sherlock attrapa Jim par le poignet.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Je te laisse 24h pour la trouver. Si tu la trouve dans le temps imparti tu pourras soit essayer de la cacher en sachant que tu risques forcément de l'attaquer en vue du fait que ton cinquième mois n'est pas terminé ou… tu l'absorbes et arrêtes de prendre des risques.

- Qu'est ce que tu y gagnes ?

Jim se tapota les lèvres de son index.

- Te voir danser ? Te voir choisir ? Le cri de désespoir que ce pauvre John poussera ? Un revirement de situation tout à fait surprenant ? La mine déconfite de Mycroft lorsqu'il comprendra qu'il est arrivé trop tard ? J'ai pas mal de choses à gagner.

- Tu perdras ta seule possibilité de revenir.

Jim haussa les épaules.

- Nous ne devons pas tous être immortel. Ni les sorcières ni nous même. Mais je suis certain que tu trouveras une solution pour contrer ton problème, continua Jim en retouchant le ventre de Sherlock. Ce vilain dragon à apprit sa leçon. Il faut arrêter d'être égoïste et apprendre à se sacrifier, n'est-ce pas ?

- Je te tuerais un jour.

Jim sourit en embrassant Sherlock sur ses lèvres.

- Je n'en doute pas.

Puis Moriarty disparu emporté par une volute de fumée, laissant Sherlock seul, désarmé et anéanti. Il allait devoir retourner chez lui et faire face à John et Mycroft. Leur dire qu'il n'avait pas d'autre choix que de libérer Caprice et… se sacrifier.


Et voilà plus qu'un chapitre ! Je suis trop excitée que vous lisiez la séquelle que je me dépêche de poster xD Je suis folle en faite Oo

TJSC