Pour IamJawnlocked qui m'aide à sourire quoi qu'il arrive :)
Bonjour - Bonsoir ! Je suis ravie de vous voir à nouveau aujourd'hui... Voici le dernier chapitre de cette fiction qui me tient à coeur ! Je vous aime fort fort fort.


Sherlock avait appelé Mycroft dès qu'il était arrivé chez lui pour lui raconter ce que Moriarty lui avait dit. Son frère avait alors appelé toutes ses connaissances avant de confirmer que Caprice avait bien disparu de tout les radars juste après l'appel que Sherlock avait reçu de sa part.

Le détective lui avait alors demandé de mettre toutes ses forces sur le cas de Caprice afin de la trouver le plus vite. Lestrade avait lui aussi appelé toutes les forces de police pour fouiller tout Londres. Car Sherlock connaissait la lueur dans les yeux qu'il avait reconnu dans le regard de Moriarty, cette étincelle de défi. Le vrai défi était le choix que Sherlock allait faire : cacher Caprice ou l'absorber. Moriarty avait envie que Sherlock la trouve.

Le détective se retourna vers la porte d'entrée alors que John revenait les mains chargés de courses. Il s'était visiblement changé les esprits en se rendant utile, comme il le faisait habituellement. Sherlock le débarrassa de ses sacs avant de le serrer dans ses bras. Il avait besoin de John, de sa chaleur, de sa voix, de ses mains. Il savait quel était le choix le plus logique… celui d'absorber Caprice dès qu'il l'a retrouverait car Moriarty semblait avoir tout un réseau organisé qui lui permettrait de lui mettre la main dessus encore une fois et… à ce moment là il l'absorbera plutôt que de regarder Sherlock s'amuser à aller la chercher.

- Sherlock ? Ça ne va pas ?

John caressa le dos de son amant, surprit par cette demande d'attention subite. Sherlock aimait les câlins – John l'avait apprit lors de leur magnifique semaine au manoir Holmes mais aussi depuis son retour auprès de son amant – mais ce câlin était différent des autres, il était demandeur comme si c'était la dernière fois qu'ils se prendraient dans les bras.

- Sherlock ?

John passa ses doigts dans les cheveux bouclés de Sherlock, prenant son visage dans ses mains. Sherlock pleurait silencieusement. Ses yeux clairs étaient plongés dans l'océan foncé de ceux de John. Des sillons de larmes se formaient sur ses joues sans même que l'homme ne sanglote ou ne témoigne de sa tristesse autrement. C'était pur et incroyablement déchirant de le voir anéanti de la sorte.

- Sherlock ? Répéta John en chuchotant.

- Je t'aime.

Le cœur de John rata un battement alors que ses yeux papillonnaient. Il ne s'était pas attendu à ça. Il avait bien comprit que Sherlock l'aimait mais le savoir et l'entendre étaient des choses complètement différentes. John chercha une réponse au sein de son cœur perturbé mais ses lèvres ne prononcèrent aucun mot.

- Je t'aime depuis si longtemps, souffla Sherlock en prenant le visage de John en coupe. Je t'aime tellement.

Le cerveau de John arrêta de fonctionner alors qu'il sentait les baisers mouillés de Sherlock envahir son visage, ses yeux se fermant en voyant la douleur dans ceux de son amant. Il se laissa faire, incapable de dire quoi que ce soit.

- Dès que tu n'es pas là tu me manques, ces quatre mois chez mon frère ont été affreux, tu m'as tellement manqué. J'ai envie d'éduquer cet enfant avec toi. J'ai envie de l'aimer avec toi. Je veux que nous soyons une famille. Je veux que nous soyons une famille pour toujours.

Sherlock renifla en fermant ses yeux de douleur avant d'embrasser le front de John.

- Tu vas me manquer.

Puis sans un mot supplémentaire, Sherlock poussa le corps de John d'une main douce pour s'enfuir de l'appartement en dévalant les escaliers.

John resta figé pendant de longues minutes, les yeux grands ouverts. Qu'est-ce qu'il venait de se passer ? Soudain une sonnerie le fit sursauter et lorsqu'il comprit que c'était le téléphone de Sherlock – que ce dernier n'oubliait jamais – il décida de le prendre dans ses doigts tremblant pour lire le message.

Nous l'avons trouvé. Elle est à l'entrepôt près de la Tamise. Si tu décides de l'absorber et de quitter ce monde, fais tes adieux à John. Tu vas me manquer, Mon Frère. MH

John releva ses yeux du téléphone alors qu'il le lâchait dans un grand fracas. « Tu vas me manquer » John se retourna prenant son arme qu'il cachait dans un des meubles du salon avant d'agripper son manteau et de courir dans les escaliers. « Tu vas me manquer ». Il héla un taxi et se retrouva rapidement à l'entrepôt que Mycroft avait décrit.

« Tu vas me manquer ». Il paya rapidement sa course avant de courir dans l'entrepôt pour trouver au plus vite Sherlock. Lorsqu'il avisa une silhouette haute et mince, il s'arrêta le souffle court. Il fixa la silhouette qui se penchait vers Caprice qui était attaché à une chaise par une grosse corde, elle semblait très mal en point.

La silhouette détacha Caprice, la prenant dans ses bras avant de mettre sa tête dans son cou. « Tu vas me manquer ». John se crispa avant d'hurler.

- SHERLOCK !

La silhouette se retourna, son visage baignant dans une lueur de clarté. Sherlock s'était figé en entendant la voix déchirante de John, ce dernier accourant pour attraper son poignet.

- Tu ne fais pas ça… je t'en prie.

- Je n'ai pas le choix. Ça ne sert à rien qu'on la cache, il la retrouvera.

- C'est bien vrai ! S'exclama une voix aiguë derrière lui.

Sherlock ferma les yeux en se retournant, grognant en voyant l'air enjoué de Jim. Ce dernier inclina sa tête en direction de John.

- Voici enfin le second père ! Enchanté !

John sortit son arme et tira. Il sursauta en voyant la balle être dévié par un mouvement du poignet de Jim, se perdant dans l'entrepôt.

- Tut, tut ! Ce n'est pas très poli ça ! Va t-il falloir que je t'éduque ? Rit Jim.

- Ne le touche pas. Je joue avec toi, alors ne le touche pas.

Moriarty eut une moue boudeuse.

- Mais ce n'est pas gentil de laisser des joueurs sur le bas côté, Sherlock !

Le jeune dragon foudroya Jim du regard alors que ce dernier en un mouvement de poignet avait arraché à John son arme, la tenant à présent dans sa main. Il dirigea le canon vers Sherlock, riant lorsque la balle qu'il tira, retomba sur le sol, impuissante face aux écailles cuivrés que Sherlock venait de faire apparaître sur son corps.

- On ne peut pas nier le charme qu'il a, n'est-ce pas John ?

Ce dernier était figé de stupeur. Le dragon avait des pouvoirs… il pouvait bouger l'air, le contrôler et l'utiliser à son avantage. Et à présent il venait de lui offrir une arme à feu. John se fustigea.

- Il est l'heure de faire ton choix Sherlock.

Ce dernier opina en avisant l'état de Caprice.

- Je choisis de la cacher.

Jim haussa ses épaules en rangeant l'arme de John dans sa veste de costume. Il eut un sourire narquois avant de se retourner, laissant les deux amants se prendre dans les bras. Sherlock utilisait toute son énergie à ne pas absorber les pouvoirs de Caprice, s'en était épuisant.

- Tu as pas le droit de faire ça sans me le dire, se plaignit John en embrassant la mâchoire de Sherlock.

- Je ne peux pas te mettre en danger.

- J'aime le danger ! Tu te souviens ? Quand tu m'as envoyé ce message me disant que c'était dangereux ? Lorsqu'on s'est rencontré… j'ai accouru… J'accours toujours et on fait tout ensemble.

Sherlock opina en embrassant le front de John. Il tremblait et c'est avec une voix épuisée qu'il demanda à John de porter Caprice, incapable d'être aussi proche d'elle. Le médecin acquiesça en aidant Caprice à marcher. La femme venait enfin de reprendre connaissance.

Sherlock marchait quelques pas derrière John.

- Re-bonjour ! S'exclama Jim en réapparaissant devant John dans une volute de fumée. Je suis quelqu'un de versatile… c'est mon plus gros défaut, le seul à vrai dire… en tout cas je ne peux pas vous laisser partir comme ça… je n'approuve vraiment pas le choix de Sherlock.

Ce dernier grogna, de la fumée lui sortant de la bouche et des narines.

- Sherlock, Sherlock… ça va être simple, continua Jim en pointant John du canon de l'arme qu'il lui avait volé. Je compte jusqu'à trois et tu absorbes Caprice ou John meurt et je l'absorberais après.

- Qu'est-ce que tu as à gagner à me voir l'absorber ? Lâcha Sherlock.

- Un… Deux …

- Bien ! Hurla Sherlock en attrapant Caprice dans ses bras, la décollant du corps de John.

La sorcière fronçait ses sourcils en une moue désolée, fermant les yeux alors que des larmes s'échappaient.

- Avant que tu ne le fasses… je vais te dire quelque chose de drôle mon petit Sherlock… je pari sur l'avenir. Je suis certain que tu feras le bon choix.

John posa son regard sur celui de Sherlock qui était déterminé.

- Ne touches pas à John, supplia t-il Jim dirigeant sa tête contre la peau douce du cou de Caprice.

- Je te le promet. Dès que tu l'auras fais je disparaîtrais.

Sherlock déposa ses lèvres derrière l'oreille de Caprice gardant ses yeux rivés sur ceux de John qui le suppliait. Le détective ne savait que trop bien ce que ces yeux hurlaient « je ne veux pas perdre mon enfant et mon compagnon d'un coup ». Mais malheureusement le brun avait déjà pris sa décision. Il absorba le pouvoir de Caprice, la déposant délicatement à terre alors qu'elle perdait connaissance à cause de la perte de son énergie.

Sherlock s'avança vers John en remarquant que Jim avait disparu. Il prit les poignets de John pour le rapprocher de son visage, l'embrassant avec fougue, le sang de la jeune femme toujours sur ses lèvres. Il sourit à John et embrassa son front.

- Enfuis toi… et... demande pardon à mes parents.

Les lèvres de John tremblaient alors que Sherlock s'éloignait une main sur son ventre rebondit, fermant les yeux avant de disparaître. Les genoux de John ne le portait plus alors sous l'émotion. Il laissa ses larmes recouvrir ses joues alors que Caprice reprenait connaissance. Elle s'approcha de John pour le prendre dans ses bras. Elle appela Mycroft.

- Il a choisit le bébé, dit elle simplement dans le combiner avant de raccrocher.

Quelques minutes plus tard, ils étaient emmenés dans une berline noire jusqu'au manoir Holmes où John végéta pendant de nombreux jours. Un soir, Mycroft rentra dans sa chambre, les yeux cerclés de cernes. Il lui fit un signe de tête pour lui demander de le suivre. John accepta et arriva dans le salon dédié au karaoké. Il avisa le micro et fit défiler rapidement les chansons afin de choisir la sienne, ses yeux se fermant de douleur. Les Holmes avaient raison : chanter permet d'évacuer ses sentiments. Cette fois-ci personne ne chantait avec lui ou ne dansait. On l'écoutait avec admiration, compréhension et tristesse.

- Well you only need the light when it's burning low/Bien, tu n'as besoin de la lumière que lorsqu'elle brûle faiblement
Only miss the sun when it starts to snow/Le soleil ne manque que lorsqu'il commence à neiger
Only know you love himwhen you let him go/Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu le laisses partir

Only know you've been high when you're feeling low/Tu ne sais que tu étais en haut que lorsque tu te sens en bas
Only hate the road when you're missin' home/Tu détestes la route seulement lorsque la maison te manque
Only know you love himwhen you let him go/Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu le laisses partir

And you let him go/Et tu le laisses partir

Staring at the bottom of your glass/Fixant le fond de ton verre
Hoping one day you'll make a dream last/Espérant qu'un jour tu feras durer le rêve
But dreams come slow and they go so fast/Mais les rêves arrivent lentement et ils partent si vite

You see him when you close your eyes/Tu le vois quand tu fermes les yeux
Maybe one day you'll understand why/Peut-être qu'un jour tu comprendras pourquoi
Everything you touch surely dies/Tout ce que tu touches assurément meurt

But you only need the light when it's burning low/Mais tu n'as besoin de la lumière que lorsqu'elle brûle faiblement
Only miss the sun when it starts to snow/Le soleil ne manque que lorsqu'il commence à neiger
Only know you love him when you let him go/Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu le laisses partir

Only know you've been high when you're feeling low/Tu ne sais que tu étais en haut que lorsque tu te sens en bas
Only hate the road when you're missin' home/Tu détestes la route seulement lorsque la maison te manque
Only know you love him when you let him go/Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu le laisses partir

Staring at the ceiling in the dark/Fixant le plafond dans l'obscurité
Same old empty feeling in your heart/Toujours le même vide dans ton cœur
'Cause love comes slow and it goes so fast/Parce que l'amour vient lentement et il part si vite

Well you see him when you fall asleep/Bien tu le vois quand tu t'endors
But never to touch and never to keep/Mais ça ne se touche jamais et ça ne conserve jamais
'Cause you loved him too much/Parce que tu l'as trop aimé
And you dived too deep/Et tu as plongé trop profondément

Well you only need the light when it's burning low/Bien, tu n'as besoin de la lumière que lorsqu'elle brûle faiblement
Only miss the sun when it starts to snow/Le soleil ne manque que lorsqu'il commence à neiger
Only know you love him when you let him go/Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu le laisses partir

Only know you've been high when you're feeling low/Tu ne sais que tu étais en haut que lorsque tu te sens en bas
Only hate the road when you're missin' home/Tu détestes la route seulement lorsque la maison te manque
Only know you love him when you let him go/Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu le laisses partir

And you let himgo/Et tu le laisses partir
Well you let himgo/Bien tu le laisses partir

John trembla souriant à travers ses larmes.

- Je t'aime aussi.


Voilà ! J'espère que la fin de cette fiction vous plaira ! Just a Father, la suite sera postée très prochainement ! Je vous aime.

TJSC