Merci à tous pour vos review. ;) Je suis contente que mon histoire plaise.

Bon, je me suis lâcher sur le sentimentalisme.

Merci et à vous et bonne lecture.


Chapitre 10 : L'ombre du gouffre.

Depuis plus de six jours que la calamité des cieux avait fait son retour dans le corps d'un homme, et que Emma ne s'était pas réveillée. Quand elle était tombée dans les pommes, sur le chemin du réacteur de Nibelheim, un grand froid avait pris d'assaut le cœur des membres d'Avalanche. Qu'allait être leur réaction à son réveille ? Allaient-ils digérer sa « trahison » ? La donne de leur amitié aura-t-elle changée?

Elle était confortablement installée dans un lit. Ces blessures n'étaient pas graves mais elle n'en était pas moins extrêmement fatiguée.

Après avoir réussi à garder les yeux ouverts plus de cinq secondes d'affilée, elle se rendit compte qu'elle était au 7th Heaven. Sûrement la chambre de Tifa ;grande, sobre, et bien rangé. La jeune fille était habillée d'une chemise de nuit large. Il y avait une odeur de fleurs fraîchement cueillit dans l'air et, indice infaillible, un tas de pansement et autre objet de soin étaient éparpillé sur le bureau. Donc, c'était pas un hôpital ! Heureusement, elle détestait ce genre d'établissement.

La demoiselle tâta son cou qui portait un certain nombre de bandages.

Quand elle eut regardé un peu autour d'elle, elle remarqua qu'elle n'était pas seule. Une jolie jeune femme ajustait les fleurs, ses cheveux châtain lui arrivaient au coccyx, attaché en une longue tresse maintenue par un ruban vert, quelques mèches tombées sur ses oreilles et sur ses tempes. La couleur rose ressortant, indiquait qu'il s'agissait de la cetra. Impossible de se tromper !

-Rose bonbon ! essaya de dire Emma, mais ses cordes vocales étaient atrophiées.

Sous l'interpellation de son nom, la jeune femme se tourna vers la blessée. Mais celle-ci revenant peu à peu à la réalité.

-Aérith ? s'affola la blonde.

-Reste calme, ne bouge pas, tu es encore très faible ! paniqua la cetra.

Elle retira les draps pour qu'elle puisse en sortir. Elle recula brusquement, se plaquant contre le mur, sous un regard inquiet d'Aérith.

-Emma, fait attention à ne pas te faire mal !

-Kyaaaaaaaaa !! hurla Emma.

Une demie seconde après le hurlement, Zack défonça la porte, son arme dégainée prêt à attaquer.

-Qu'est ce qu'il se passe ? C'était quoi ce cri ? dit-il en inspectant la pièce du regard de fond en comble.

Il vit la demoiselle sur ses deux jambes instable, accroché au mur. Tandis qu'elle palissait à la venue du mort.

-KYAAAAAAAAAAAAAAAAA !!

Le bar trembla à forte dose. La barmaid cassa un verre, qu'elle s'apprêtait à ranger. Les enfants levèrent la tête vers le haut. Cloud, manquant de s'étouffer avec sa tasse de café. Angel était à deux doigts de déchirer le journal qu'il lisait. Fort heureusement, le reste de l'équipe dormait dans le vaisseau de Cid.

Emma débanda des escaliers plus vite que la lumière, hurlant à pleins poumons. Tellement paniquée, qu'elle se jeta dans les bras du premier arrivant, qui fut le mentor. Lui, voulant simplement savoir ce qu'il se passait, était enlacé de la jeune fille tremblante. Il préféra éviter de lui parler, devinant la provocation de sa panique. Le hérisson se précipita dans le salon, colérique d'avoir était dérangé dans sa tranquillité du matin.

-C'est pas bientôt fini vot….

Il surprit la blonde collait à Angeal.

-Ce n'est pas parce que tu prêtant être son père, que tu dois la chouchouter. S'énerva le héros.

La demoiselle ne comprit pas, puisque qu'elle ne savait même pas qui la tenait avec tant de tendresse. Elle redressa sa tête, c'était un bel homme, certes plus âgé, il avait l'apparence presque identique que Zack. Sauf erreur de sa part, c'était Angeal Hewley, mentor de Zack. Le peu de fois qu'elle avait pu le visionner, elle en avait gardé bon souvenir. Elle le trouvait craquant, plus que Sephiroth. Dés l'instant où elle avait mis en route la vidéo relatant l'exercice pratique de jeune soldier, l'apparition de l'homme avait chamboulé toute admiration pour l'ex général. L'ange avait repositionner le grand méchant de cuir en deuxième place. Encore une fois, sauf erreur, il était mort. Elle devint blanc comme un linge, elle se délivra de son étreinte.

-AAAAAAAAHHHHHHHHHH !! LE BAR EST SOUS LA POSSESSION DE MORT-VIVANTS !

Angeal se tapa doucement son front. Aérith et Zack descendirent l'étage lançant un sourire navré à Cloud qui fixait la blonde comme si elle était bonne en enfermer. Tifa, énervée s'en mêla.

-Je peux savoir qui hurle ainsi ? Et de si bonne heure ?

La jeune fille accourut vers la brune, la serrant fort. Elle pleurait, ce qui en étonna plus d'un. Jamais, elle n'avait été aussi vulnérable. La barmaid la consolait, ce n'était pas parce qu'elle avait côtoyé les ennemis, qu'ils devaient la laisser dans un état de déprime. Son visage enfouit dans le cou de Tifa, elle éclata en sanglot, murmurant des phrases de désespoir, de peine, et d'aide.

-Il faut qu'elle se repose ! ordonna le blond.

-Non. Répondit-elle.

-Ne discute pas ! Regarde-toi, tu ne peux rien nous servir comme tu es ! haussa-t-il le ton.

-Je veux sauver mon frère. Je veux le l'aider, comme il a fait pour moi. Pleura-t-elle blottit dans les bras de la brune.

La cetra s'approcha doucement, caressa la joue humide d'Emma, et sorti des mots doux et chaleureux.

-Cloud a raison, ainsi, tu ne pourras tenir face à Jenova. Il y a peut-être un moyen de délivrer ton frère. Mais pas dans ton état de faiblesse.

Emma était reprise de larmes. Tifa la sentait tout engourdie, toute petite. Comme une enfant ayant perdue son âme. Elle s'écroula en mesure que la demoiselle s'écroulait. Les yeux marron de la barmaid s'humidifia, regardant le héros, ailleurs dans ses pensées. Zack, alla vers les jeunes femmes entourant la blonde. Denzel et Marlène, masquaient par la porte de cuisine, observaient cette scène la plus triste, qu'ils aient pu voir. Les gouttes perlaient, et ne demandaient qu'à couler. Angeal la prit, pour la ramener dans son lit, et s'effaça dans l'obscurité de l'étage.

-Penses-tu faire une réunion ? demanda la brune.

-Non, vu comme elle est, cela ne fera que la détruire un peu plus. On est tous plein de reproches, et les entendre de la manière qu'on a envie de le dire, sera vraiment mauvais pour elle. Répondit-il triste.

-Reconnais que tu comprends la phase qu'elle subit. Emma a besoin de toi, Cloud. Tu as vaincu tes peines du passé. Toi, seul peut la mettre sur la voie. Fit Aérith.

Silence pesant, elle avait raison. Il pouvait l'aider à s'en sortir, mais il n'y arrivait, il ne pouvait pas lui pardonner. Il lui avait donné son accord, elle en avait abusé. Il se retourna et sortit du bar sans adresser un mot aux jeunes femmes. Tifa fit de même en direction de la cuisine, les enfants se précipitèrent à leur place. La cetra monta, elle avait une idée en tête. Elle empoigna un paquet de feuille vierge, et un stylo, dans le bureau personnel de Cloud. Elle revint dans la chambre de la malade, elle posa le tout sur une petite table, et l'approcha du lit. Elle s'assit à côté de la jeune fille.

-Tiens, j'ai pensé que tu aimerais te distraire pendant ta convalescent. Sourit-elle.

-Merci, Aérith.

-Tu as décidé de plus m'appeler « rose bonbon » ! s'exclama la jeune femme.

-Sur le coup de la peur, je n'ai pas voulu voir la vérité. Je me suis un peu soulagée sur toi.

-Je sais très bien. Nos émotions nous mènent souvent à des actes, ou des paroles qu'on ne pense pas. Dit-il en dégageant le visage d'Emma.

-Désolée d'avoir hurler comme une damnée. Fit la demoiselle.

-J'aurais réagit de la même façon ! C'est pas tous les jours qu'on voit des gens soit disant mort entrain de s'occuper d'une vivante. Ria-t-elle.

Aérith se leva soudainement, surprenant la jeune fille.

-Que dirais-tu d'un tour dans mon église ? La terre a du filtrer l'eau depuis. Je viendrais te prendre, si je ne suis pas là dans environ…hum, elle réfléchit ses yeux posaient sur l'horloge,…trois heures.

-Pas de problème !

La cetra tendit la main à son amoureux, partant faire un tour dans la nouvelle ville qui découvraient depuis leur résurrection. La blonde les fixa de la fenêtre jusqu'à leur disparition dans la foule. Elle tira le rideau, ferma la porte, se remit dans le lit, et commença à griffonner des lettres sur le papier.


Le temps s'écoula, Emma avait déchiré, raturé pratiquement le tas de feuille donné par la cetra. En exception de quelques-unes unes dispersées, elle les rassembla et les lit silencieusement, seul ses lèvres murmuraient l'écrit de sa main. Puis, elle vérifia l'heure voilà maintenant trois heures qu'Aérith lui avait fait part de sa demande de sortit pour l'église. La jeune fille n'eut pas le choix, elle respecterait ses dires. Elle s'habilla plus convenablement, elle opta pour un pantalon normal noir, un débardeur lui aussi noir, en plus sa veste en cuir. Des bottes à talons marron foncés. Elle préféra en resté là, elle trouvait que le noir lui allait comme un gant. Elle n'oublia pas son pendentif à étoile. Passant par la salle de bain, elle se vit dans le miroir. Les bandages du cou faisaient horrible et pas discret. Elle les enleva, finalement, avait-elle fait le bon choix ? Jenova n'y était pas allait de main morte dans l'étranglement, une marque rouge était fortement marquée. D'habitude ce genre de plaie cicatrisée vite ! Elle y attacha son collier et partit sur la pointe des pieds descendre les escaliers. Au salon, elle y pénétra dans la plus grande des discrétions, ouvrit la porte doucement, et fit pareille pour la refermer.

Opération promenade sans dire que se soit réussi. Emma se ne souvenait pas l'endroit exact, mais elle se fierait à son instinct.


Cloud rentra de ses livraisons épuisantes. Ironisant la situation intérieurement, du fait qu'il puisse faire son métier alors que super E.T. était en cavale avec ses fils, le fit rire de nervosité. Il se dirigea tout de suite vers la chambre de Tifa, espérant y voir la demoiselle. Il fronça les sourcils, car la porte de la chambre étant grande ouverte, il avait une vue imprenable sur un lit vide. Dessus était poser des les feuilles. Curieux, il les lit.

La neige vierge sous mes pieds
Peint le monde en blanc
Je marche sur le chemin et me perd dans un conte

Un rossignol dans une cage en or
C'est moi enfermé dans le labyrinthe de la réalité
Que quelqu'un vienne rendre mon cœur lourd léger

Viens en enfer ou sur les hautes eaux
Ma quête continuera
Un voyage né de l'argile sans fin

C'est ce que je suis
Celui qui s'évade, le chercheur de paradis
Adieu maintenant il est temps de s'envoler
Hors de vue, hors du temps, loin de tous mensonges

C'était indescriptible, ce poème était si vrai. Il ne put s'empêcher d'en lire la suite.

Peur de la tristesse,
Je ne peux simplement pas me cacher,
Tu m'as donné la sensation d'être vivante.

Peur des ténèbres,
Je ne pense pas qu'il soit facile de changer,
Me souviendrai-je de la souffrance de maintenant?

Peur de la lumière,
Marche, marche encore, et j'y repenserai,
J'ai vu des merveilles, mon rêve s'est terminé il y a longtemps

Peur du réel,
Je sais que je devrais réaliser,
Que la douleur que je ressens s'efface doucement

Peur de mes rêves,
Pourrait-il que ce soit pour l'éternité,
Il n'y a aucun moyen de s'échapper maintenant

Peur de la fin,
Suis-je trop perdue pour être sauvée,
Engloutie dans le bruit de mes hurlements

Toutes ces craintes si profondément ancrée en moi
Me font toutes, malheureusement, pensée à toi.

Il voulait pleurer, c'était si prenant, cette sensation de connaître ses sentiments. Il continua.

Partir loin, voler dans les airs pour pouvoir échapper à toutes ses choses du quotidiens! Laissez moi m'en voler! Puisque je ne suis d'aucune utilité! Laissez moi partir dans cet autre monde, aux secret et rêves inépuisables!

Et encore.

Loin est cette époque où j'étais heureuse, et tu riais.
Ce sourire si fin est lui aussi très loin. Qu'est ce qu'il me faisait fondre!
A l'intérieur de ces terres froides, un profond sentiment attend que le temps germe.
Même si ce jour est douloureux
Et que les blessures demeurent
Toi seul,
Ne peut pas renaître,

Mais je peux changer ma route,
Restons ensemble pour toujours.

Elle parlait très certainement de son frère pensa le héros. Il ne pouvait pas s'arrêter.

M'envoler,
Pour ne plus jamais atterrir,
Me souvenir,
Pour ne pas oublier,
Pleurer,
Pour ne plus en finir,
Rire,
Pour enfin exister,
Aimer,
Pour ne plus souffrir,
Mourir,

Pour rien ressentir.

C'était autour du papier restant. Qu'allait-elle renfermer comme mal être ?

Regard sombre
Pour une vie d'ombre
Regard triste
Pour une vie sinistre
Regard de haine
Pour une vie de peine
Regard vide
Pour un suicide
Regard rempli de larme
Pour vous mettre en alarme
Regard lointain
Pour s'éteindre.

Cloud lâcha les feuilles et courut à ne respirer. Où pouvait-elle être ? Allait-elle faire l'énorme bêtise de sa vie ? Pourquoi ? Pourquoi elle, plus qu'une autre ? Pourquoi son sourire le réchauffer ? Pourquoi ses larmes le refroidissaient ? Pourquoi avait-il la sensation de l'avoir connue auparavant ? Pourquoi toutes ses questions le faisaient sombrer ? Pourquoi ?

Il courait, il courait pour aller où ? Il ne le savait pas. Il était dans les décombres de Midgar. Il comprit, elle était dans l'église. Une pluie fine apparut, il se dépêcha encore plus vite, ils devaient rentrer avant la tombée d'une trombe d'eau. Devant les portes du sanctuaire des fleurs de l'ancienne marchande, il poussa lentement pour finalement entre voir Emma. Ne sachant rien de sa présence, il entra sans faire de bruit. La jeune fille parlait.

-Je ne sais pas quoi faire. J'ai perdu mon frère, le seul être m'ayant défendu. Le seul ayant voulu de moi. Pourquoi dois-je céder ce qu'il m'est le plus précieux à mes yeux. Il est tout pour moi, il mon père, ma mère, ma sœur, mon frère, mon ami, et moi, j'ai tout détruit. J'ai permis Jenova de prendre son corps, tout ça parce que je voulais le l'avoir à côté de moi. Tout ça pour mes caprices de gamines gâtées.

-Tu n'as pas à te juger si difficilement. Fini-il par dire.

Emma se retourna, les larmes affluaient de ses beaux yeux vert clair. Quand elle vit Cloud, elle s'empressa de partir, mais celui-ci la rattrapa gentiment par la main.

-Ne t'en vas pas. Ne reste pas englouti dans l'ombre du gouffre qui te dévore. Je veux t'aider, je ne peux pas remplacer ton frère, mais je peux être une personne a qui tu aurais envie de te confier dans les moments durs. Je sais ce que c'est, j'ai mis beaucoup de temps à m'apercevoir que mes amis tiraient la sonnette d'alarme. Je refuse que tu fasses ce faux pas, tout comme moi. Je veux préserver ton sourire, et ta bonne humeur. Avoua le héros.

Délicatement, elle se mit face à lui. L'eau coulant toujours.

-On est réconcilié ? demanda-t-elle.

-Non.

Il y eut un silence.

-On est amis ! reprit-il en souriant.

Etonnée, mais heureuse, elle embrassa le blond sur la joue qui ne le laissa pas de marbre.

-Ouais ! crièrent des voix.

Denzel et Marlène sautaient de joie, accompagné de Youffie. Tifa avait pris la même posture et expression qu'à la fin du film. Barrett et Cid se donnèrent une tape amicale. Cait Sith était sur excité sur le fauve rouge tout content. Vincent plissa les paupières, mais un coin de sourire était présent. Zack tenait avec amour la main d'Aérith, qui était sous l'émotion de sa victoire. Angeal, l'air sérieux, n'était pas dans l 'euphorie. Il savait qu'un futur proche et tragique les attendaient. Pour l'instant, ils les laissaient savourer la joie sous une pluie battante.