Kanojo – Chapitre IV

Moi et Kiyoshi. Ce n'était plus qu'une vieille histoire sans intérêt, un passé sur lequel je ne voulais pas revenir. Ça faisait déjà une semaine que je l'esquivais, ce qui se révéla plus facile que prévu vu qu'il ne chercha pas à me revoir. Étrange. Très étrange. Je ne comprenais plus rien. Soit il avait déjà abandonné soit... Il n'était pas si sérieux que ça, à mon sujet ? Voir même, il cherchait un truc pour pouvoir me virer de sa vie ? Non, ça ne tenait pas. C'était toujours lui qui me courrait après, c'est plutôt moi qui cherchait comment m'en débarrasser. On dirait que j'avais réussi, tellement que j'avais de la peine à le croire. Il serait bien du genre à m'attendre derrière la porte, m'offrir je ne sais quel cadeau pour se faire pardonner, puis m'embarquer sur son épaule pour me ramener chez lui. Ouais, c'était carrément son genre. Mais il n'y avait personne, ni devant ma porte, ni chez moi. Ça n'avait pas la moindre importance. J'avais autre chose à penser en ce jour. Ouais mais voilà, alors que je me rendais au cimetière, c'est à son entré que m'attendait cette surprise... Kiyoshi Teppei, encore et toujours lui.

"C'est pas vrai... Qu'est-ce que tu fous là..."

Je posais la question mais la réponse me paraissait pourtant évidente, ce n'était pas comme s'il y en avait tellement de possible de toute façon.

"Comment ça, ce que je fais là ? C'est le jour de la mort de ton père, non ?"

"Me semble t'avoir dis un truc..."

"Ha ? Pas le souvenir !"

Tss... Ce crétin. Je le savais bien qu'il allait finir par revenir. Je ne savais juste pas quand ni comment. J'entre finalement dans le cimetière et m'avance vers la tombe de mon père pour y déposer les fleurs. Kiyoshi me suivant d'un peu trop près.

"Tu l'aimais, hein, ton père..."

"Raconte pas de conneries, c'était juste un alcolo... Toi, par contre, c'est la première fois que tu viens..."

Je lui jette un coup d'oeil, il me sourit sans rien dire. Ouais, il ne serait certainement pas venu sans une idée derrière la tête... Mais je ne peux pas m'empêcher d'aimer son regard. Il est si doux. Si tendre. Je ne dois pas le regarder, j'ai l'impression que je pourrais changer d'avis rien qu'en croisant son regard... Kiyoshi m'attrape l'épaule et m'attire contre lui.

"Fallait bien que je vienne quand même me présenter à beau-papa !"

Je le savais, qu'il allait sortir une ânerie dans le genre. Je regarde la tombe, ho, j'imagine bien mon père se retourner dans sa tombe surtout, vu le macho homophobe que c'était... Du coup, je laisse échapper un léger rire même si Teppei n'a pas l'air de comprendre, je pense qu'il s'attendait plutôt à ce que je m'énerve, pas à ce que je rigole. Bon, on peut dire qu'il a gagné quelques points là, sans vraiment le faire exprès. Vu ce qu'il a dit, il aurait dû plutôt en perdre... J'aime ça chez lui, quand il fait des choses dont il n'a même pas conscience, je préfère ce Kiyoshi là, celui qui n'a rien prémédité et qui doit se trouver bien idiot maintenant. Hé, faut pas que ce soit toujours les mêmes qui gagnent.

"C'est d'accord."

Ce grand dadet me regarde avec des yeux de hibou, surpris comme pas deux, l'air de se demander de quoi je parle parce que le fait que je puisse parler d'une quelconque relation avec lui parait plus qu'improbable à ce stade, pourtant... ça ne pourrait pas être si mal.

"Je veux bien qu'on soit sex friend."

Alors là, son expression est juste hilarante ! Non seulement il a l'air perdu mais de toute évidence il n'arrive pas à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle, évidemment qu'il ne voulait pas de ça, il voulait une relation sérieuse, qu'on soit en couple et moi tout ce que je lui offre c'est une relation physique en plus de notre amitié. Jouissif, vraiment.

"Pas de mots d'amour, pas de tendresse, pas de rendez-vous, pas de contact dehors, simplement et purement une relation sexuelle en plus de notre amitié, c'est tout."

Je préfère être clair dés le début, il est capable de se faire des idées, le connaissant. Enfin, à sa place je m'en ferais sans doute aussi, alors c'est plus prudent ainsi. Il me fixe. Intensément. Avant de capturer mes lèvres pour un baiser langoureux. Mince. Je crois qu'il m'a eu. Ou alors c'est moi qui l'ai eu. Ça n'a pas vraiment d'importance, attrapant sa nuque je réponds fougueusement au baiser. J'aime ça, je ne peux le nier. Mais ça me dégoûterait avec n'importe quel autre homme. Je n'aurais d'ailleurs proposé ça à personne d'autre, néanmoins, je préfère ça plutôt qu'il essaie de me faire boire à chaque fois qu'il a envie de moi. Quitte à prendre mon pied, autant que je me souvienne.

"Je crois que ça me va..."

Je pense que c'est un sous-entendu de "je m'en contenterais pour le moment.", mais je ne dis rien, je le repousse froidement, après tout on est dans un endroit public, et je vais prier comme il se doit devant la tombe. Au moins, si mon père vient me hanter cette nuit, je saurais pourquoi...

Je sens son regard sur moi. Kiyoshi Teppei, cet homme si grand, si fort, au point de réussir à m'avoir à ce point, vraiment... J'en suis le premier surpris. Il m'attend. Il me guette. Un seul de mes gestes peut le rendre soit heureux soit malheureux et j'adore avoir autant le pouvoir sur quelqu'un, autant dire que même juste en tant que sex friend, il va en baver avec moi.

Je me redresse et prends la direction de notre immeuble, il me suit à une distance raisonnable, tout est parfait. J'ai réussi à garder l'amitié de Teppei et j'ai une relation physique en plus sans m'encombrer des sentiments et de tout le gnangnan qui fait le couple, que demander de plus franchement ? Tout homme rêverait de pouvoir faire ça. De plus, je peux y mettre un terme comme bon me semble, je peux même aller voir ailleurs si j'en ai envie, il ne pourra rien dire, le pauvre. Bon, ce n'est pas comme si c'était prévu non plus... Je le regarde à nouveau.

"On va chez toi ?"

Je pense qu'il sait ce que ça signifie, comme je le disais avant, on ne va jamais chez lui habituellement mais si on va chez moi, ma mère peut arriver à tout moment, ce n'est pas ce qui est le mieux...

"Ouais."

Il sourit, ce gros bêta. Il est fier de lui. Fier d'avoir réussi à m'embarquer dans cette histoire. Content de pouvoir m'avoir tout à lui surtout... J'imagine très bien ce qui peut se passer dans sa tête. Je le connais bien. Nous arrivons rapidement devant sa porte, il ouvre et attrape ma main en me tirant à l'intérieur pour m'embrasser avec envie. La patience n'a jamais fais partis de ses qualités, même si je trouve qu'il a été vraiment patient avec moi... évidemment, je le lui rends bien, je n'ai plus aucune raison de me retenir ou de le repousser. Mes mains attrapant son haut, je le force à me suivre jusqu'au canapé où je l'allonge et lui grimpe dessus avant de le regarder en me léchant les lèvres.

"Cette fois, je ne vais pas te laisser faire..."

Je passe mes mains sous son haut, venant caresser son torse musclé, alors que ma bouche revient contre la sienne, ma langue venant jouer avec sa jumelle, il n'y a pas que lui qui en a envie de toute évidence, il faut croire que ça me fait de l'effet d'être autant désiré. Je commence à le déshabiller, il fait de même, je sens ses grandes mains parcourir mon dos, et alors que je me redresse pour observer ce torse si parfait, il en profite pour venir pincer mes tétons, ce qui me fait pousser un léger gémissement. Je ne m'y attendais pas mais il semble que ce soit une zone sensible pour moi. Il me dévore du regard. Je me pousse ensuite un peu pour finir de le déshabiller, et moi aussi par la même occasion, ainsi sortir son membre déjà dur de sa cachette.

C'est gros... Plus gros que ce à quoi je m'attendais. Peu importe, ça me donne encore plus envie. Je passe doucement ma langue dessus avant de le sucer comme il se doit tout en caressant ses bourses. Je sens sa respiration s'alourdir, devenir plus rapide alors qu'il passe sa main dans mes cheveux.

"Makoto..."

Le fait qu'il prononce mon nom de cette manière, me fait accélérer, me donne encore plus envie alors que mon autre main s'égare vers mon intimité pour y pénètre un, puis deux doigts, je me touche, je me prépare, étouffant de faibles gémissements de plaisir contre son membre. Mais j'ai déjà envie de plus, ce n'est pas suffisant. Décidément, Kiyoshi me fait perdre la tête. Je me redresse à nouveau, ma bouche quittant son membre pour revenir l'embrasser alors que je me remets au-dessus de lui, caressant son entrejambe bien tendu entre mes fesses. Il étouffe un grognement rauque contre mes lèvres. J'ai envie, trop envie de lui, je ne peux plus attendre et le fait entrer en moi tout en me cambrant et laissant échapper un nouveau gémissement. Ça fait un peu mal mais bordel qu'est-ce que c'est bon, je le sens frétiller en moi, me combler...

Je me mets alors à bouger doucement sur lui, prenant appuie sur son torse, il me dévore du regard, se léche les lévres alors qu'il peut voir parfaitement tout mon corps, ce qu'il a l'air d'apprécier. Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il peut bien trouver d'attirant chez moi ? J'ai un caractère excécrable et un physique banal... Il pourrait trouver tellement mieux, mais on dirait que c'est moi qu'il a choisis. Quel type insensé. Il revient jouer avec mes tétons.

"Ha... Non... Pas là..."

"Vraiment ? Pourtant ça a l'air de te faire du bien... Je te sens te resserrer, c'est bon..."

Il commence à donner des coups de bassins, allant plus profondément en moi, me faisant gémir plus fort alors qu'il mordille carrément mes billes de chair. L'enfoiré, il profite de mes faiblesses. Mais bon, vu que ça me donne du plaisir, je le pardonne pour cette fois. Parce que c'est trop bon, je sens tout mon corps parcouru de frisson, devenir brûlant au rythme de nos vas et viens de plus en plus puissant, il vient même me caresser le membre.

"Naan... Je vais... Pas teni..."

Je me tiens fermement à ses épaules, enfonçant mes ongles sans même m'en rendre compte, je ne suis plus capable de réfléchir tellement je prends mon pied. Je gémis de plus en plus fort et ne tarde pas à jouir. Lui aussi. Me remplissant de sa semence... Va vraiment falloir qu'il pense à acheter des capotes.

"Ha... Trop b-Uwaah !"

Merde il m'a fait peur ce con, il m'a soudainement mis en-dessous, me surplombant de tout son corps. Imposant et musclé. Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait un drôle d'effet, mon corps se met à battre anormalement.

"Attends... Je peux savoir ce que tu fiches ?"

"ça se voit, non ? J'ai jouis, mais pas débander..."

Et là, sans même me demander mon avis, il m'attrape par les hanches et se remet à bouger en moi comme si c'était parfaitement normal. Mon corps est devenu encore plus sensible maintenant et je ne peux réprimer un gémissement de plaisir...

"Haa... Nan, pas ça..."

Mais il n'en a rien à faire de ce que je peux dire, au contraire, j'ai l'impression que ça l'excite davantage, il faut bien avouer que de toute façon, vu mon état, je ne suis pas très convaincant. Il vient m'embrasser chaudement alors que je passe mes jambes autour de lui et qu'il me culbute plus fort, me faisant pousser des petits cris de contentement, surtout quand il bute sur ma prostate.

"Makoto... Je t'aime... Je t'aime tellement."

"Haan... Nan.. Pas... Pas de mots d'amhmm..."

Il ne me laisse pas terminer, m'embrasse pour me faire taire alors que je me sens défaillir, je perds pied, tant pis, je l'engueulerais plus tard, pour le moment je vais me contenter de bouger les hanches en gémissant... Parce que c'est trop bon.