Kanojo – Chapitre VII
- Kiyoshi -
Peut-être que Makoto ne l'a jamais réalisé mais depuis notre rencontre il lui est tout simplement impossible de vivre sans moi, je suis devenu comme un pilier de sa vie, si je tombe, le reste suivra avec moi, ce qui me donne un avantage considérable, il faut bien l'admettre. J'essaie, bien sûr, de ne pas trop en profiter, il n'en a pas l'air comme ça mais c'est une pauvre petite créature et la vie n'a pas était tendre avec lui, ce qui n'est pas une excuse pour avoir un caractère pareil, je le conçois. Mais ça me va d'être la seule personne capable de voir à travers sa carapace, à quel point il est mignon. Sinon, je me ferais trop de soucis, évidemment. Bien sûr, je le cacherais mieux que lui, et je finirais toujours par le récupérer. Parce qu'il est hors de question que je le laisse partir.
Heureusement, je crois que je n'ai pas du tout de soucis à me faire vu la déclaration d'enragé qu'il m'a faite, parce que je lui ai forcé la main, sûrement que les voisins avaient d'ailleurs entendu, sans comprendre que Makoto était en train de faire une déclaration à moi, son adversaire de basket, son voisin, son ami et à présent son amant, rien que ça. Je m'étais complètement installé dans sa vie pour l'empêcher de pouvoir m'éviter, même s'il le voulait. Ça avait plutôt bien marché, non ? Je me demande à quel point il m'aime. Au point d'être jaloux, ça s'est sûr, au point d'être effrayé par ses sentiments et tenter de fuir... N'est-ce pas adorable ?
Je lui ai dis que je lui appartenais, mais c'est réciproque, parce que j'ai absolument tout fais pour l'obtenir, un peu contre son gré mais qui s'en soucis ? Je savais que ça commençait vraiment à marcher lorsqu'on a terminé au lit alors qu'il était complètement bourré. Quelle idée de boire à son âge, aussi. Bon, c'était un peu de ma faute... C'est moi qui l'avais saoulé. C'est le seul moyen de lui enlever totalement son masque pour qu'il devienne honnête.
Je remonte doucement la couverture sur son corps nu, alors qu'il dort à poings fermés et c'est juste... Tellement adorable. Il ne paraît jamais aussi détendu que quand il dort. Non, habituellement on a même plutôt l'impression qu'il prépare un sale coup, ce qui est la plupart du temps le cas. Il est ainsi mon Makoto, un peu cinglé et psychopathe sur les bords, et pourtant il a un coté mignon. Ça a l'air surréaliste mais les filles sont souvent mignonnes et limite cinglés. Combien de fois on entend aux informations, qu'ils ont trouvé un tueur et quand on interroge le voisinage, ils n'auraient jamais imaginé une telle chose de cette personne... Au moins, Makoto il assume pleinement sa personnalité dérangé. Je l'enserre finalement dans mes bras, me collant à lui, réchauffant son corps un peu froid, il grommelle tout en se réveillant un peu.
« - Qu'est-ce que tu fous...
- Je t'aime.
- La ferme.
- Mon amour.
- Crétin.
- Tu pourrais faire un effort...
- Dors et tais-toi ! »
ça me rire, et plutôt que faire ce qu'il dit, je viens goûter à sa peau, léchant le long de sa nuque, ce qui le fait frisonner et pousser un faible soupir de plaisir. Je continue, lui donnant des petits baisers le longs de cette zone que je lui sais sensible, jusqu'à le faire craquer, jusqu'à ce qu'il m'attire à lui pour échanger un baiser passionné. Ce n'est peut-être pas un amour très conventionnel entre nous mais ça ira. Parce que je souris comme un crétin et qu'il ne peut pas s'empêcher de craquer devant ce sourire de crétin. Hé oui, parfois, c'est juste ça l'amour...
