Chapitre 6
« Duel »

L'adolescent se retourna encore et encore dans le lit de sa tanière. Puis, à son plus grand malheur, son réveil se décida à émettre le son de l'apocalypse. Il produit un grommèlement, tel un animal se faisant déranger pendant son sommeil. Cependant, le jeune homme grognait plutôt parce qu'il n'avait pas réellement dormi. Les évènements de la veille avaient fait obstacles à son passage au pays des songes. Résigné, il se prépara du mieux qu'il put en essayant de faire abstraction de sa fatigue. Il se remémora sans cesse sa soirée avec Naruto, un léger sourire en coin. Celui-ci ne mettait par contre pas de temps à disparaître quand l'image d'un jeune blond effrayé tenu par le bras, acte d'un adulte alcoolique et violent, refaisait surface dans son esprit. Son estomac se serra à la vue de la nourriture, en aussi petite quantité fut-elle, lorsqu'il ouvrit la porte du réfrigérateur. Il ne prit rien et quitta son logis pour aller à son bahut.

Mains dans les poches, il emprunta le chemin habituel pour s'y rendre. Raccourcies et petites rues furent témoins de sa marche quelque peu pressée. Quand il fut enfin arrivé, il se dépêcha à prendre ses manuels et à se rendre en cours. Sasuke retroussa sa manche et lut l'heure : il avait plusieurs minutes de retard déjà. Son dernier cours de la journée était mathématiques. Alors qu'il entrait dans sa classe, le brun pria intérieurement pour retrouver un Naruto souriant, assis à la place qu'on lui avait assignée quelques jours plus tôt. Il dirigea son regard vers une tête blonde lui adressant un petit signe de la main en guise de bonjour, comme s'il ne s'était absolument rien passé d'anormal la veille. L'Uchiwa feignit l'indifférence et se dirigea vers son pupitre. Monsieur Hatake déclara alors :

« Continuez le projet que nous avons entamé au cours précédent et bien évidemment, reprenez les mêmes équipes aussi. »

Naruto prit les devants et vint s'asseoir au même bureau que Sasuke. Le blond sortit ses choses sans un mot ni même un regard pour son coéquipier.

« Ça va? demanda l'Uchiwa
- Pourquoi ça n'irais pas?
- Joue pas à ce jeu-là Naruto. »

Sans crier gare, Sasuke remonta la manche de Naruto et bouilla intérieurement lorsqu'il put observer des meurtrissures sur le bras de son ami. L'Uzumaki se dégagea brutalement.

« Ça va », répondit-il, bête.

Le brun considéra subtilement d'un regard morose et coupable le blond se remettre à son travail. Après quelques secondes, Naruto releva la tête et le rassura :

« T'y es pour rien, mon ... père ne sait pas se contrôler quand il a pris de la boisson, il n'est jamais comme ça sinon.
- Ton père? Vous n'avez aucun trait commun », lâcha Sasuke, sachant très bien que le père de Naruto n'était plus de ce monde.

Le blond eut un petit moment d'hésitation et ne fit qu'approuver :

« Hm, oui je sais.
- Mais c'est pas norm ...
- La ferme! Je ne veux pas en parler! dit l'Uzumaki sur un ton crispé et méchant. »

La montre de Sasuke se mit à bruiter soudainement de façon insistante et il essaya de la faire taire pendant que Naruto s'obstinait à l'ignorer.

« Merde! » chuchota-t-il en s'énervant sur la pauvre chose ornant son poignet.

Le son s'arrêta finalement et le cellulaire de Sasuke se mit aussitôt à vibrer dans la poche de son pantalon. Il décrocha aussitôt et fit attention à ce que le prof ne le voie pas. Naruto ne put s'empêcher d'écouter ce que Sasuke disait, même s'il n'entendait pas l'interlocuteur à l'autre bout du fil.

« Allo, répondit Sasuke à voix basse.
- Nakamura, c'est Tsunade. Ta montre a-t-elle sonnée?
- Ma montre?
- Oui, c'est le signal qui dit que j'ai besoin de toi au bureau. Je t'appelle seulement pour t'en aviser, je ne crois pas t'avoir fait part de ça quand je te l'ai remise.
- Non, vous n'avez rien dit à propos de ça, dit-il d'une voix désenchantée.
- Dépêche-toi! » termina Tsunade avant de raccrocher.

Le brun remit son portable dans sa poche et informa Naruto :

« Je dois y'aller.
- Quoi, maintenant? »

Il acquiesça d'un signe de tête, se leva et partit en douce pendant que Kakashi répondait à la question d'un élève, laissant un blond hébété tout seul avec le travail. Il passa les grilles du lycée d'une marche précipitée qui ne mit pas de temps à se transformer en course effrenée. Il arriva finalement au repaire de l'ASEC, essoufflé, puis confirma sa présence auprès de Tsunade en cognant à la porte de son bureau.

« Entrez! lâcha-t-elle avant qu'il n'ouvre la porte. Ah ! Sasuke, tu es en avance, tu n'as qu'à attendre que tout le monde arrive. »

L'Uchiwa ne put retenir une expression agacée lorsqu'il eut le loisir de savoir ça. Il se rendit donc dans la pièce centrale, n'eut pas le temps de s'asseoir qu'il remarqua la porte de l'atelier de fabrication d'armes de Tenten entrebâillée. Il décida donc de s'équiper tout de suite, pensant trouver l'experte en armement dans la pièce. Vide, aucune trace de la jeune fille. Il constata même que l'espèce de coffre-fort était grand ouvert. Il avait déjà eut le loisir de découvrir que ce petit endroit surprotégé contenait des armes blanches de collections ainsi que des armes à feux. Sasuke se donna la permission d'y pénétrer sans rien toucher. Il observa une à une les armes blanches, mais un katana en particulier attira son attention. Il l'effleura du bout des doigts, comme magnétisé par l'objet.

« Joli, n'est-ce pas? »

L'Uchiwa sursauta et se retourna rapidement, arraché à sa contemplation. Il aperçut Tenten, négligemment appuyée à l'entrée de la pièce la plus précieuse à ses yeux, où elle y entassait, entre autre, armes de collection. Elle s'approcha de lui, près du katana placé en évidence.

« Cet objet est hypnotisant pour une personne comme moi, je vois qu'il t'attire également Sasuke. »

Celui-ci ne dit rien, mais il écoutait tout de même attentivement la jeune femme.

« Ce katana est l'une des rares armes que je possède dont je ne connais pas vraiment l'histoire et la provenance. Je l'ai repéré dans une boutique de collection et j'ai tout de suite été informée que du sang séché maculait son manche à sa découverte. Il avait déjà appartenu et servi à quelqu'un. Le vendeur ne m'as pas fourni beaucoup de détails, seulement qu'il était la possession d'un sombre tueur. Il lui avait donné le nom de Mayonaka no aka, minuit rouge si tu préfères. Intriguant, n'est-ce pas?
- Oui, ça l'est, approuva Sasuke, toujours en admiration avec l'objet.
- Tu sais te servir d'une arme pareille? demanda Tenten.
- Pardon, demanda le brun, pas certain où la jeune femme voulait en venir.
- Le katana, tu sais manier ça?
- Heu, je ne crois pas.
- Essaie alors, dit-elle en prenant la mystérieuse lame pour lui tendre. Tiens-le de cette façon. »

Quelques leçons primaires plus tard, Tenten fût obligée de constater de Sasuke détenait un naturel talent pour le maniement de son arme blanche préférée. Elle lui proposa, non, lui imposa le katana pour sa prochaine mission, histoire de le tester. L'experte était navré pour l'arme, catégorie des plus respectées par les ninjas des temps anciens, de n'être plus qu'un objet à accroché au mur. C'était là un honneur et un défi pour le brun de devoir tenir le manche d'une pièce si fourbe. Parce que si l'utilisation de cette arme nécessitait grâce, délicatesse et puissance, elle permettait cependant de tuer d'une manière des plus sournoises, silencieuses et artistiques qui soit. Une occasion en or.

« Mais c'est une pièce de collection! tenta-t-il de convaincre la spécialiste.
- Et puis? J'en ai assez de voir de si destructrices armes jouer les parures à murs. »

Le jeune homme soupira face à l'entêtement de sa coéquipière.

« Cesse de jouer les rabat-joie. Prends-le, un point c'est tout. »

Il consentit finalement à utiliser le katana. Tenten lui remit même un fourreau de sa propre conception. Sasuke ne put que s'émerveiller devant le souci du détail dont faisait preuve la jeune femme.

« Les jeunes! » entendirent-ils tonitruer leur chef.

Sasuke salua Tenten et accéda à la pièce principale. Là-bas, il put noter la présence de Gaara et Hinata. Le chef débuta :

« L'enregistrement que Sasuke et Ino m'ont rapporté quelques jours plutôt est finalement bel et bien ce que nous craignions. Deux malfrats, l'un est à la tête d'une compagnie qui investit dans plusieurs domaines l'autre est tueur à gages. Choji avait réuni assez d'informations pour prouver que le millionnaire s'est arrangé pour faire éliminer plusieurs de ses plus grands concurrents dans le passé alors j'ai envoyé Hinata, Temari et Kiba se charger de son cas hier. Ceci étant fait, Choji s'est consacré à l'autre vermine et on est maintenant sûrs qu'il s'est sali les mains à maintes reprises. Vous pouvez donc déduire en quoi consistera votre mission d'aujourd'hui. Allez hop ! Je vous indique son lieu de travail. Selon les dires de Choji, il n'y a là-bas que des caméras dans l'entrée. Je n'en fais pas faire installer sur vous aujourd'hui, Choji pionce et j'ai pas envie de m'en occuper. Seulement des oreillettes munies d'un micro pour communiquer entre vous. »

Ils se dirigèrent aux vestiaires pour s'équiper. Sasuke accrocha un pistolet à sa ceinture ainsi que des balles supplémentaires. Pour faire plaisir à Tenten qui le guettait du coin de l'oeil, il installa le léger katana reposant dans son étui sur son dos en n'ayant nullement l'intention de l'utiliser puis il enfila sa longue veste noire. Oreillettes en place, les trois agents filèrent vers le lieu indiqué par Tsunade. Un immeuble assez éloignée de la base. Si bien que le temps de s'y rendre, le soleil avait commencé à décliner. Les souliers propres de Gaara étaient muets sur le pavé mouillé par l'averse. Le roux se dirigea vers une cabine téléphonique et feignit un appel. Sasuke s'abrita à un arrêt d'autobus. Il resta debout et il s'alluma une cigarette, le katana l'importunant en position assise. Étant partis à quelques minutes d'intervalle, Hinata se pointa en dernier et elle put, ainsi que l'Uchiwa également, entendre Gaara souffler dans son micro :

« Hinata. Passe devant le bâtiment. »

La jeune femme se soumit à l'ordre. Elle secoua ensuite ses longs cheveux et scella la fermeture éclair de sa veste de cuir jusqu'à son cou.

« Grande compagnie d'assurance. Gardes. Détecteur de métal. Pas moyen. »

Sasuke s'habituait peu à peu à la façon dont Hinata exposait les faits.

« Compris, dit alors le roux. On trouve une autre façon.
- Oui, Sasuke suis-moi, ordonna Hinata. Après que j'aie pénétré l'édifice d'à côté. »

Gaara n'était déjà plus en vue et l'agente se dirigeait d'ores et déjà vers le dit édifice. Un hôtel. Sasuke prit le temps de finir sa cigarette et entra dans le building. Hinata l'attendait à l'intérieur.

« Te voilà chéri, s'exclama-t-elle d'une voix la rendant méconnaissable. Tu as finalement trouvé un stationnement. »

Sasuke joua le jeu devant la réceptionniste et hocha la tête en souriant. Sa coéquipière lia ses doigts aux siens et ils prirent l'ascenseur. Hinata appuya sur le bouton du dernier étage et une fois hors de vue, elle dégagea sa main avec un petit air de dégoût. Elle trouva un escalier qui les mena tous deux sur le toit de l'immeuble. La bâtisse de la compagnie d'assurance les regardait encore de haut. La jeune femme parcourut le toit de l'hôtel et vérifia par une fenêtre s'il n'y avait personne dans la pièce. Avec quelques outils dont Sasuke ignorait l'existence et qui étaient peut-être la confection de l'Huyga, Hinata réussit à ouvrir la fenêtre et à se glisser par celle-ci dans une salle de réunion déserte, bien vite suivie par Sasuke. Elle se débarrassa de son manteau et le dissimula quelque part avec son sac à bandoulière pour ensuite glisser son flingue dans son pantalon à la bonne vieille méthode.

« Gaara? lâcha Hinata
- J'y suis presque, l'entendirent-ils répondre.
- Étage, poursuivit-elle.
- Pas très haut, quatrième au maximum, et vous?
- Dans la vingtaine, répondit-elle.
- Je m'occupe du bas, Sasuke des environs où tu te trouves et Hinata tu montes.
- Bien reçu. »

Sasuke, qui s'était alors jusque là contenté d'écouter, ramassa une mallette vide trainant dans la pièce et sa partenaire glissa sous son bras un porte-document contenant quelques feuilles vierges. Sans mots, ils quittèrent la pièce et partirent chacun de leur côté. Sasuke repéra un ascenseur. Étage 22. C'est là que commença sa chasse à l'homme.

Gaara connaissait des recherches peu fructueuses plus bas. Il était dans ce qu'il pensait être la région « Rendez-vous et Administration ». Peu de rencontres se déroulaient à cette heure de la journée. En fait, aucune. Il n'y avait que dans cet endroit des secrétaires, des gens triant des documents et d'autres servant à on-ne-sait-quoi. Le jeune homme entreprit tout de même d'examiner les lieux incognito au cas où le criminel s'y trouvait.

Il découlait de l'exploration d'Hinata environ les mêmes résultats que ceux de Gaara. Sauf que le haut de l'immeuble était au contraire du bas carrément désert. L'agente ignorait même si on se servait de ces étages. Elle ne put cependant pas tirer de conclusions hâtives et continua donc son enquête.

C'était une toute autre chose pour Sasuke qui sentait presque l'odeur de sa proie. Il se trouvait dans la bonne partie du bâtiment : là où les hommes d'affaires et les employés avaient leur bureau. Il n'eut qu'à parcourir quatre étages pour finalement apercevoir le nom du meurtrier sur une porte. Bingo. Il ouvrit lentement la porte et découvrit l'homme qu'il avait espionné avec Ino dans un restaurant s'afférant à son télécopieur. Sasuke sentait son coeur battre plus fort alors qu'il se trouva là, à peut-être deux mètres d'un assassin qui tuait dans le seul but de s'enrichir. L'Uchiwa réprima un haut-le-coeur. L'homme dirigea son regard dans sa direction.

« Je peux faire quelque chose pour vous? » s'enquit-il.

La seule réponse qu'il eut fut un Sasuke dégainant son pistolet. Enfin, qui tenta. Son arme fut projetée plus loin grâce à un prodigieux coup de pied de son adversaire. À quoi Sasuke avait-il pensé? Lui, pauvre étudiant paumé en matière de défense contre un tueur professionnel qui devait en savoir un rayon sur le combat corps-à-corps?

« Vous n'êtes visiblement pas là pour parler affaires », se moqua son assaillant.

Ce dernier lui envoya une belle droite mais Sasuke fit son possible pour ne pas rencontrer le sol. Il garda son équilibre et riposta sauvagement. Encore une fois, il tenta. Parce que le malfrat l'envoya valser avec son poing. Sasuke pouvait entendre ses coéquipiers à travers son oreillette lui demander s'il était en compagnie du tueur alors qu'il se tenait la mâchoire en proie à une douleur considérable. Il ignora leurs appels car son adversaire se propulsait sur lui. Le brun ne lui en laissa pas le temps et lui mit un bon coup de pied dans l'estomac. Sasuke put se relever face à son assaillant temporairement déstabilisé. Il eut à peine le temps de récupérer son arme dans un coin de la pièce et de se retourner qu'il aperçut l'ennemi en train de prendre la fuite par la fenêtre. Sasuke s'y engouffra à son tour et se retrouva sur un toit, une fois de plus. Mauvaise idée. Premièrement, on l'entendrait lorsqu'il se servirait de son arme et deuxièmement, c'était très haut, tout simplement. Il se défit de sa veste pour être plus à l'aise et il balança son pétard dans le bureau en étant tout à fait conscient qu'il commettait une grosse erreur. Quel autre choix avait-il? Faire feu ici, alors que pleins de fenêtres alentour risquaient de s'ouvrir à l'entente d'un tel bruit? Sûrement pas, l'une des règles d'or de l'ASEC était de ne pas se faire prendre ...

« Gaara, Hinata, je vais avoir besoin de vous. Étage 25. »

Sasuke fonça sur son adversaire en espérant pouvoir tenir le coup jusqu'à l'arrivée des deux autres agents. Il se retrouva bien vite au sol et rua de coups le tueur tout en encaissant ses attaques sans broncher. Ce dernier se défit cependant de son emprise et se redressa pour sortir une lame de sa poche. Décontenancé, Sasuke recula à la vue de l'objet brillant. Il porta instinctivement sa main droite à son dos pour dégager le katana de son fourreau. Avec une agilité innée, le brun fondit sur le meurtrier. L'assaillant évita adroitement les multiples attaques de l'Uchiwa mais cela dura peu de temps car il fut déconcentré par l'arrivée de Gaara et Hinata. Sasuke profita de l'ouverture et enfonça la sournoise arme blanche dans le coeur du malfaiteur qui rendit son dernier souffle.

« Fichons le camp », déclara Gaara.

En passant dans le bureau, Sasuke récupéra son revolver et la mallette et tous les trois retournèrent à l'étage 22 dans la salle de réunion. Hinata y enfila sa veste et son sac pour ensuite sortir à la suite des deux autres et se servir des ses outils une seconde fois pour remettre la fenêtre dans son état d'origine. Ils quittèrent par l'hôtel et marchèrent séparément jusqu'à l'ASEC. Une fois arrivées, Tsunade leur donna congé, satisfaite. Sauf pour Sasuke qu'elle pria de venir dans son bureau.

« Et puis, le cas Naruto, ça dit quoi ? »

Comme si le blond savait qu'on parlait de lui, l'Uchiwa reçut un texto de sa part. Dsl pour tout à l'heure, disait-il.

« Bien, répondit-il.

- Très bien, ajouta-t-il devant le mutisme de sa supérieure.
- Prends des initiatives. Invite-le, le bahut, ça ne suffit pas.
- J'y compte bien, acquiesça Sasuke.
- Tu peux partir Nakamura. »

Il ne se fit pas prier et regarda l'heure : il avait encore le temps.

[…]

Naruto allait d'un pas rageur à sa nouvelle école de Kung Fu. Son oncle l'avait encore traité de tous les noms, ce qui n'était pas une surprise, mais cette fois-ci, il avait été trop loin en ramenant sur la table la mort de ses parents. Il ramena son capuchon sur sa tête pour ensuite enfoncer une paire d'écouteurs dans ses oreilles. La musique le calma aussitôt. Alors qu'il cherchait une autre chanson à écouter, Naruto fonça dans quelqu'un juste en face de l'école d'arts martiaux. Surpris il leva les yeux pour découvrir :

« Sasuke! » s'exclama-t-il.

L'Uchiwa lui sourit en retour.

« Tout va bien Naruto? lui demanda-t-il lorsqu'il croisa ses iris céruléens tourmentés.
- Non, mais ça ira. »

Sasuke resta silencieux, attendant une explication.

« Je me suis disputer avec mon père, c'est tout », expliqua-t-il.

Le brun remarqua encore un fois la légère grimace d'aversion qui traversait le visage du blond lorsqu'il appelait le macaque son « père ».

« Je vois, et puis qu'est-ce que tu viens faire par ici.
- Je comptais me défouler un peu, répondit Naruto en pointant l'école. Et toi?
- Pour tout te dire, je comptais venir m'inscrire dans un cours de Kung Fu.
- Eh bien, eh bien, pourquoi donc? ria le blond.
- Pour le plaisir j'imagine et pour me défendre si jamais j'ai besoin.
- J'pourrais t'apprendre pour t'éviter de dépenser de l'argent, lui proposa Naruto avec un sourire en coin.
- Tu t'en sens capable, le défia Sasuke, sachant très bien que son ami prenait des cours depuis son plus jeune âge.
- Tu verras, viens. »

Sasuke le suivit à l'intérieur en se remémorant les paroles de Tsunade : « Prends des initiatives ».