Hey, AYO LES GENS, oui, je suis en vie, oui je suis à la bourre, et oui je n'es même pas pris la peine de faire un chapitre plus long que d'habitude. J'espère qu'il vous plaira quand même, Et mille merci à tout ceux qui postent des messages, ça m'aide à m'améliorer!
Sur ce, BONNE LECTURE!
Le silence ce fait sur le petit appartement tandis que la voix de Naruto se tait.
D'un pas mal assuré, une ombre s'éloigne, le cœur battant à la chamade, loin de la petite chambre…
Au même instant, POV Iruka :
J'aurais voulus que ce moment n'arrive jamais… tout en souhaitant désespérément qu'il ait lieu. J'ai essayé de garder contenance le temps de rejoindre on bureau mais à peine y ai-je pu faire quelques pas que mes jambes se mettent à trembler avant de s'écrouler sous mon poids et je me retrouve à genoux à même le sol. Mes ongles s'enfoncent dans le bois vernis du parquet tandis que mes yeux se ferment violement … Naruto… Mon Naruto est là, bien vivant, à peine différent de celui qu'il était il y a… Enfin avant… Rhaaa… Quoi que je fasse je suis incapable de parler de ce foutu truc… Il a grandi, pas tant que ça en fait ! Mais tout de même, ce n'est plus le petit blond qui courrait dans tous les sens… Il a l'air de s'être bien habitué à son nouveau style de vie. Tsunade m'avait tenu au courant de l'aspect général de son état, mais ça l'a toujours gênée d'en discuter avec moi et au vue de la situation, je ne peux que comprendre ce qu'elle doit ressentir, envers moi comme envers Naruto…
Mon cœur bat à cent à l'heure, chaque fois que Naruto s'impose à mes souvenirs la même histoire, les mêmes images qui reviennent en boucle : route, sang, cris, pleurs, douleur…Mon souffle ce fait haché, et je la sens poindre. Elle, cruelle compagne de mes heures les plus sombres, elle dont l'étau glacé m'enlace, implacable. Des points noirs constellent ma vue, je peine de plus en plus à respirer. C'est à peine si j'entends tambouriner à la porte et une voix qui ne m'est pas inconnue me supplier de lui ouvrir, lorsque la voix en vient aux menaces, je me suis déjà laissé aller, le front s'appuyant sur le froid réconfortant du sol…
Pendant ce temps, dans la chambre n°304, POV général :
Sasuke s'était rapidement défait de ses vêtements qu'il avait ensuite négligemment balancés dans la panière à linge. Sans plus s'en préoccuper, il s'était ensuite jeté sous le jet d'eau chaude, appréciant la suave caresse de l'eau dégoulinant le long de ses membres et qui détendait ses muscles fatigués. Seul, il en profita pour remettre un peu d'ordre dans ses pensées, surtout celles tournant autour du p'tit blondinet venu troubler sa routine, ses souvenirs et son cœur.
De longues minutes s'écoulèrent avant qu'enfin il ne sorte du cocon de chaleur dans lequel l'eau l'avait enveloppé. Il se sécha rapidement, enfila un jogging et vieux T-Shirt (celui que Sakura lui avait offert, avec un nounours, un cœur et un slogan que la jeune femme avait affiché plusieurs jours durant sur ses vêtements « Ayez du cœur, Campagne contre la Haine », elle en avait offert à chacun de ses amis qui avait été plus ou moins enthousiasmés par le cadeau, mais qui pour lui faire plaisir, l'avait porté tous au moins une fois) et sortit de la salle de bain, accompagné d'un nuage de vapeur. Dans l'appartement, la pénombre c'était faite. La salle principale était vide et rien ne permettait de savoir que quelqu'un d'autre vivait désormais ici… si ce n'étaient quelques notes qui s'égrenèrent doucement… Et des mots qui formaient une douce mélodie, un peu triste, s'affirmant au fur et à mesure que le brun s'approchait de la deuxième chambre. Il y a encore quelques heures ce n'était qu'une pièce vide de toute vie, un lieu sans nom ni forme, qui ne représentait rien, à présent c'était « la chambre de Naruto », et c'était de la porte entrouverte de cette chambre que les notes s'envolaient. Il ne comprit pas pourquoi ces mains c'étaient mises à trembler, pourquoi son corps ne lui répondait plus correctement… Tout ce que son cerveau acceptait qu'il comprenne, une émotion inconnue le filtrait, réduisant à néant chacune des tentatives qu'il exerçait sur son esprit afin de raisonner comme il en avait l'habitude. Et lorsqu'enfin les mots moururent sur les lèvres du chanteur, il prit courageusement la fuite, les larmes aux yeux, tout en tachant d'effacer de sa mémoire que leur jumelle roulait sur la joue de son nouveau colocataire.
Au même instant, POV Iruka :
…lorsque la voix en vient aux menaces, je me suis déjà laissé aller, le front s'appuyant sur le froid réconfortant du sol…
Le fracas soudain de la serrure de ma porte se brisant ne me fit même pas sursauter, je n'attendais plus qu'une chose, que le voile réconfortant de l'inconscience vienne enfin me plonger dans un sommeil sans rêves, loin de mes problèmes et de mes souvenirs. Malheureusement, cela ne semble guère de l'avis de celui qui vient tout bonnement de défoncer la porte de mon bureau, car immédiatement, je le sens m'attraper sous les aisselles et m'assoir sur ma chaise. Mes yeux d'abord clos papillonnèrent un instant dans le flou, avant de se fixer sur le visage de mon pseudo-sauveur… Si tant est que je sois capable de voir un visage, dissimuler sous une écharpe aussi grande ! Une voix tentant de cacher l'inquiétude qui y pointait pourtant clairement commença à m'interpeller doucement… « Iruka ? Iruka ? Respire s'il te plaît… Respire, allez… Inspire…Expire…Inspire… Comme ça, tu t'en sors très bien. Regarde-moi … Ca va mieux ? »
Je pris peu à peu conscience de ce qu'il venait de m'arriver, je venais de faire une crise, la première depuis au moins un an, j'étais en train de faire une crise d'angoisse, et j'aurais certainement fini inconscient s'il n'était pas intervenus… Si qui au fait ? Relevant le nez, je tombe alors sur un unique œil, un œil que je connais très bien, le sien. Et immédiatement je sens mon visage s'enflammer. « Ka…Kakashi ? Mais que faites-tu là… enfin je ne veux pas dire que c'est une mauvaise chose hein… Au contraire, je devrais plutôt te remercier, enfin je veux dire… pour ce qu'il vient de se passer… Je suis désolé de t'avoir imposé un spectacle aussi ridicule mais… », Ce qu'il y a de curieux chez Kakashi, c'est qu'il n'as pas besoins de ses lèvres pour sourire... Ses yeux parlent d'eux même… et là je peux clairement y lire une moue amusée tandis qu'il s'adresse à ma petite personne « Ma…ma… Du calme, je passais dans le coin, et j'ai remarqué que ta porte était fermée, ce qui est rarement le cas à cette heure-ci, J'ai juste voulu vérifier que tout allait bien et me voilà. Quant au spectacle… eh bien ma foi, le seul reproche que j'aurais eu à lui faire, c'est de m'avoir empêché de finir le chapitre que j'étais en train de lire du dernier chef d'œuvre de Jiraya-sama… »
Je suis sûr que mon visage a pris une délicate teinte pivoine, mais visiblement Kakashi ne s'en formalise pas, il se contente de m'observer d'un air curieux que je lui renvoie et sa question tombe… « Pourquoi s'être mis dans un tel état ? » Vaste sujet… A combien d'années en arrières me faudrait-il revenir pour répondre à cette interrogation ?
Le lendemain, POV Naruto :
La journée d'hier a été des plus chargé, mais le bref accès de mélancolie qui m'avait pris à la gorge quand je me suis essayé à chanter c'est finalement rapidement atténuer et quelques instant après je proposais mes services à un Sasuke dubitatif venu me demander si j'avais des désirs particuliers pour le repas du soir. Malgré sa réticence, il acceptât de me laisser l'aider, à condition que je ne m'approche pas des couteaux, pour sa santé mentale et pour notre santé physique à tous les deux... Nous avons tout de même réussi à concocté une ratatouille des plus convenables accompagnées de spaghettis à peine grillées… Un régal… même Sasuke semblait surpris du résultat ! Résultat, après une bonne nuit de sommeil et ce repas des plus réparateurs, je suis maintenant en pleine forme, et surexcité par cette nouvelle journée de cours. C'est drôle parce que du coup ça donne un contraste total avec Sasuke qui lui n'est absolument pas du matin. Hier j'ai pu avoir un aperçu de l'effet qu'il a sur la population féminine, mais je suis sûr que le charme serait immédiatement rompus ne serait-ce qu'en le voyant au sortir du lit, car même si je e vois pas, j'entends par contre parfaitement ses pieds qui traine sur le parquet de l'appart et ses bâillements répétitifs… personne n'a l'air classe en baillant à s'en décrocher la mâchoire !
Ce matin on commence par deux heures de maths, qui heureusement ne me posent pas de difficultés majeurs… sauf la géométrie, mais bon, là, c'est limite si je ne suis pas dispensé dès qu'il s'agit de faire une figure. Autant les chiffres ne posent pas de problèmes, autant les mesures d'angles, de périmètre, de droites et autre engins de tortures me paraissent totalement abstraite. Mais je suis curieusement assez bon à l'instinct, ce qui, en soit, est inutile mors de démonstrations compliqué mais enfin…c'est déjà ça. De toute façon je préfère la musique.
Notre prof s'appelle Azuma. L'avantage avec lui, c'est que je n'ai pas besoin de me concentrer sur mon ouïe pour savoir où il se trouve…mon odorat suffit amplement parce qu'il fume comme un pompier ! Mais je l'aime bien, il est plutôt cool pour un prof !
Lorsque j'entre dans notre salle de cours, des murmures se font en entendre… Bah, ils peuvent penser ce qu'ils veulent, je suis bien trop content d'être là pour m'en formaliser. Comme il reste 10 minutes avant que ne débute le cours, je me dirige sans me presser vers mon bureau avant d'être interpeller par une voix joyeuse. Visiblement, malgré leur après-midi à nous trainer de magasins en magasins, Sakura et Ino pètent le feu. Un sourire sur les lèvres, je les rejoints et entame une discussion animée avec elles, soutenus par Kiba qui s'aide de grands moulinets pour se faire comprendre. Sasuke arrive sur ces entrefaites et salut le reste du groupe d'un vague « Hn… ». Vraiment pas du matin… Peut-être qu'en essayant le jus de tomates ? Lorsque la cloche sonne, je n'ai plus qu'à le suivre jusqu'à nos places, et le cours peut commencer. Comme la veille, je tape rapidement sur mon clavier les explications du prof. Je pourrais tout aussi bien l'enregistré, mais au moins le tapé pour utiliser le relecteur ensuite me permet de supprimer hésitations, bavardages et questions inutiles. Aux maths succède une heure de français, puis une d'Histoire-Géo et enfin on nous libère et c'est d'un pas conquérant que mes nouveaux amis et moi pénétrons dans le self de lycée. Le repas s'écoule entre trois rires, deux blagues plus ou moins baveuses et quelques discussions plus sérieuses, en passant par les derniers potins. Je sens de temps à autres des regards peser sur moi, curieux, surpris, moqueurs ou coléreux. Visiblement, le premier mouvement lancé hier à fait le tour du lycée, tout ça à cause de deux gros c**s pris de jalousie… Mais ces regards non que peu d'effet sur mon moral. Après tout, je suis entouré de gens qui m'apprécie et que j'aime déjà. Même Sasuke ! En parlant de lui, il a préféré prendre un sandwich car il avait apparemment un truc urgent à faire… S'il a envie d'en parler, il le fera.
Au même instant, POV Sasuke
J'ai eu beaucoup de mal à dormir cette nuit. La chanson de Naruto ma remuer bien plus que je ne saurais l'admettre. J'en ai retourné les paroles toute une partie de la nuit. L'autre partie, je l'ai passé à réfléchir à une nouvelle chanson. C'est pour ça que je me retrouve assis dans un coin discret du parc, un sandwich dans une main, un crayon dans l'autre, en essayant de retrouver les mots qui m'étaient pourtant venu si facilement hier soir. Enervé de n'obtenir aucun résultat je laisse ma tête d=se renverser sur l'arbre contre lequel je suis assis. Derrière mes pupilles closes défile soudain des images, d'un petit blondinet à la voix d'or, et curieusement, les mots se couchent soudain d'eux même sur le papier…
On this half lit day
Sur ce demi-jour éclairé
With your crown beneath your wing
Avec ta couronne sous ton aile
Every word just echoes
Chaque mot fait simplement écho
And the empty world sings
Et le monde chante dans le vide
Where have you gone my feather light heart?
Où est tu passé, mon cœur léger comme une plume?
I never imagined I could leave.
Je n'ai jamais imaginé que je pourrais partir.
In the glistening
Dans le scintillement
Of the lost and open sky
Du ciel perdu et ouvert
Tiny piece of you sits
Se trouve un petit morceau de toi
Simple wish waits for reply
Un simple souhait attend la réponse
Where have you gone my feather light heart?
Où est tu passé, mon cœur léger comme une plume?
You mustn't forget what love can see.
Tu ne dois pas oublier ce que l'amour peut voir.
Je souffle brièvement avant de contempler mon oeuvre, lorsque quelqu'un m'interpella…
" Sasukeeeee… !"
SASU : Je ressemble à un obsédé de la tomate…
NARU : Moi je trouve ça mignon...
FA98 :…
SASU : Qu'est ce qu'elle a Folle Attitrée 98 ?
NARU : 'cune idée, je crois qu'elle boude…
FA98 (étrangement calme) : Je ne boude pas, je réfléchis…
SASU : (à peine sarcastique) : Et c'est censé nous rassuré ?
FA98 : Il ne me reste plus de Nutella, j'essaye de résoudre cette situation de crise…
SASU : (blasé) Ca fait 3 heures que tu fixes le pot vide.
NARU : Sas'ke, on a un problème… le stock de Ramens et de tomates et également terminer.
SASU : La folle c'est enfermée dans son bureau sans le vouloir, du coup c'est normal que nos réserves ait diminué !
FA98 : Oui mais grâce à ça, j'ai fini un nouveau chapitre !
SASU : Où je passe pour un obsédé de la tomate…
FA98 : T'es jamais contents de toute façon
SASU : Parce que t'es mieux peut-être ?
NARU : Rt c'est repartit… Ça vous dirais d'envoyer des reviews pour leur calmer les nerfs !
PS : La chanson de Sasu est WHERE de Lisbeth SCOTT
