Avertissement : Ce chapitre contient des scènes explicites (et kinky) interdites aux - 18 ans. Vous êtes prévenus !


La Position du chat mouillé

Chapitre 3b


Quelques heures passèrent ainsi. L'amabilité entre les trois hommes était installée. Lucius sentait que les choses allaient bientôt évoluer. Il se surprit à anticiper le moment et à s'émoustiller. Le regard de Sven tomba encore une fois sur lui, chaud et féroce. Lucius se redressa légèrement. Un petit sourire sardonique illuminait la figure du suédois. Gawain profita de cet instant de flottement pour reprendre la parole et entrer, comme il le faisait à chaque fois, dans le vif du sujet :

« Je crois que Sven est aussi là pour voir l'étendue de vos talents, Lucius.

- En effet, Gawain m'a beaucoup parlé de vous. Je suis assez impatient, je dois dire », renchérit Sven. Lucius se sentit affolée comme une adolescente flattée. Il se croyait blasé, le voilà rougissant comme une vierge ! Le rire chaleureux de Gawain le détendit un peu.

« Venez ici, Lucius, nous allons offrir à notre invité une petite démonstration. Il aura ensuite tout le loisir de profiter de vous ». Lucius s'approcha des bras tendus du Ministre et s'y réfugia comme s'il avait fui un danger imminent. Gawain le prit sur ses genoux et le força à pencher la tête pour l'embrasser. Au contact de sa langue, le corps de Lucius répondit immédiatement. Une vague d'excitation éclata dans le bas de son ventre et le fit bander.

Après plusieurs baisers et caresses le longs de ses cuisses, Lucius fut mis à genoux sur le sol. Gawain le pencha, d'une main douce, sur la table basse où reposaient encore leurs trois verres. Il défit son pantalon et le fit glisser sur ses cuisses. Ainsi positionné, Lucius se trouvait face à Sven qui observait la scène avec beaucoup d'attention. Ses jambes croisées ne permirent pas à Lucius de juger de son excitation. Derrière lui, Gawain se déshabilla. Lucius gémit doucement sous les caresses que Gawain donnait à ses fesses, ses testicules et son sexe. Il l'entendit murmurer un sort de lubrification et sentit aussitôt le liquide lui couler entre les jambes. Sven se mordait la lèvre inférieure, manifestement très intéressé par le spectacle. Lucius se concentra sur le doigt de Gawain qui le préparait suivit presque aussitôt de son sexe.

Gawain accéléra la cadence et jouit. Lucius fut surpris de sentir le sperme couler. Il n'était pas dans les habitudes du Ministre d'aller aussi vite mais il comprit pourquoi en voyant Sven se lever. Les deux hommes échangèrent leur place. Gawain, essoufflé, se laissa tomber sur le canapé de cuir. Son sexe était encore dur et Lucius eut l'envie de le prendre dans sa bouche. Mais il fut extirpé de ses fantasmes par la paume de Sven qui commençait de le toucher.

Lucius pensait se faire pénétrer aussitôt. Il était préparé, lubrifié et très excité. Il suffisait au suédois de lui enfoncer son sexe profondément pour qu'il jouisse sans tarder. L'homme n'avait apparemment pas les mêmes plans. Il prit les fesses de Lucius dans ses mains, se mit à les masser, les écarter, s'amuser avec. Puis, sans prévenir, il lui donna une petite tape. Lucius voulut protester et se retourna, mais Sven le plaqua de nouveau contre la table dans un geste vif et impérieux.

« Tut, tut, Lucius. Un vilain garçon comme vous mérite une petite punition ». Sven se pencha sur lui et lui tourna délicatement le bras, révélant la marque de Voldemort. « Gawain est parfois trop gentil ». Le cœur de Lucius se mit à battre à toute allure. Il eut peur que la gentillesse de son protecteur prenne fin à cette minute précise et qu'il le laisse aux mains d'un terrible tortionnaire. Sven recula et lui administra une deuxième claque sur les fesses. Lucius ne broncha pas, attendant pire. Sven lui caressa les cuisses puis les frappa un peu plus fort. Il glissa sa main entre les jambes de Lucius et lui fit prendre de nouveau conscience de son érection. Sven lui administra une autre tape. Lucius se tortilla mais refusa de se relever. Il acceptait tacitement la punition.

« Vous avez l'air d'aimer ça, Lucius. Dites-moi que vous en voulez encore ». Lucius aurait voulu garder le silence mais l'attente d'un autre coup lui faisait tendre les fesses d'impatience. Il avait conscience de la dureté de son sexe. Son érection devenait presque douloureuse.

« J'en veux encore, souffla-t-il d'une petite voix intimidée par son propre désir.

- Dites-moi ce que vous voulez, précisément.

- …

- Dites-moi que vous voulez la fessée ». Lucius sentit son corps se raidir en entendant le mot, si enfantin, si humiliant, si tentant...

« Je veux... la fessée », finit-il par articuler en sentant des doigts lui titiller l'anus. Sven s'exécuta aussitôt. Frappant la peau blanche de Lucius de la paume de la main, il le fit rougir sous les coups. La douceur de ses caresses atténuait par moment la douleur. Il reprenait ensuite ses claques sur l'intérieur des cuisses et sur les fesses. Lucius était envahi par la colère, le plaisir, l'humiliation et l'attente excitée.

Ses gémissements résonnaient dans la chambre. Il fut surpris de sentir le sexe de Sven le pénétrer et sa main le masturber. Il jouit aussitôt, son sperme éclaboussant le tapis luxueux de l'hôtel. Il sentait encore en lui le pénis de son partenaire lui envoyer des ondes de plaisirs. Il se mit à crier, convaincu qu'un nouvel orgasme allait éclater. Dans un râle de plaisir, Sven atteint son paroxysme et relâcha son emprise. Lucius resta de longues minutes dans sa position, incapable de soulever son buste de la table ni de bouger ses jambes. Il sentait déjà en lui l'envie de recommencer, de sentir à nouveau ces paumes puissantes lui laisser des marques roses et lui faire payer le prix de ses bêtises...

Lucius s'étira doucement et sentit la douceur des draps contre sa peau. Ses paupières s'ouvrirent avec lenteur. La mémoire lui revenait et il prit conscience peu à peu des voix qu'il percevait dans la pièce d'à côté. Il voulut les ignorer, préférant le silence cotonneux de ses rêves. Il essaya de se rendormir mais il fut intrigué en entendant prononcer son nom. Le croyant endormi, les deux Ministres parlaient librement, oublieux de la porte entre-ouverte qui laissait filtrer leur conversation.

« Je vous répète que je le veux, Gawain. Je suis prêt à y mettre le prix.

- Lucius n'est pas à vendre.

- Vous êtes bien trop gentil avec lui. Il finira par vous poser problème. On voit tout de suite que vous n'êtes pas de taille à mater un tel ego ». Malgré lui, Lucius se sentit fier et ne put s'empêcher de sourire comme s'il s'agissait d'un compliment. Sven reprit :

« Donnez-le moi avant qu'il cause votre perte.

- Je ne peux pas, Sven. Il m'est nécessaire.

- Je ne vois pas en quoi...

- Sans savoir la nature de ses services, l'opinion publique sait que je tiens un ancien Mangemort à ma merci. C'est important pour mon image.

- S'ils apprennent que vous l'avez vendu à la Suède, ils seront tout aussi épatés.

- Mais certains de mes collègues apprécient ses talents. Il est devenu un argument de poids pour mes négociations. Vous n'imaginez pas le nombre de traités que j'obtiens en échange d'une nuit avec lui ! ».

Lucius n'arrivait plus à fermer l'œil, excité par ses révélations. Le Ministre venait de lui donner une arme sans pareil... Il croisa les doigts. Il ne voulait plus être vendu.