Réponse aux commentaires:

LamarieDange: On est quel jour ? mercredi , j'ai donc tenu ma promesse ! Je mérite bien une médaille non ? En tout cas, merci d'être fan de ma fic. Tu veux plus conversation avec Tobias ? Ce chapitre est pour toi alors !

SammyBee57: Merci pour ton commentaire, la suite la voici :)

Choubidou Lily : J'essaye de faire des chapitres de plus en long ; Désolé de te décevoir mais le POV de Tobias ne sera pas dans ce chapitre ;)

EmilieApril: Tout d'abord, merci de poster une review, c'est juste hyper encourageant! J'ai très longuement réfléchir et le POV de Tobias et il sera pour le chapitre prochain ;) J'espère m'améliorer de plus en plus et les conseils sont toujours toujours les bienvenus !

C'est évident mais tout à Véronica Roth !


Je suis réveillée en sursaut par un saut d'eau glacée. A peine ai-je ouvert les yeux qu'une imposante voix s'acharne sur moi. Je pourrai la reconnaître entre mille, c'était celle de mon père.. Je ne comprenais pas ce qu'il me disait ou plutôt me hurlait, encore trop endormie pour être capable de réfléchir, mais j'avais la forte impression qu'il n'était pas en train de me féliciter. Soudain il me sortit violemment du lit. Je repris brutalement mes esprits et le fixais avec des yeux ronds.

« -Te rends-tu compte de l'énorme erreur que tu es en train de faire Béatrice ? Tu te prélasse dans ton lit pendant que nous t'attendons ? Te rends-tu compte de ce que j'ai sacrifié pour toi ? Toute ma vie t'est dédiée et tu ne... »
« -Et moi je me plie en quatre pour te satisfaire, pour faire la bonne altruiste, sage, attentive, qui ne se révolte jamais, mais enfin papa réveille toi ! Cette vie tu me l'impose sans même réfléchir à ce que j'aimerais ! Je ne peux rien faire, je n'ai jamais mon mot à dire, je suis comme dans une prison ! Je ne dors plus, je ne mange plus ou très peu. Tu dis que tu penses à moi mais c'est faux, tu es un sale égoïste, tu ne pense qu'à toi, qu'à ta fierté et à ton ambition, je te déteste !

Ma joue se mit à brûler et je compris que mon père venait de me frapper. C'en était trop, je sentis les larmes me monter aux yeux mais je ne voulais ou ne devais pas craquer devant lui. Je ne voulais pas lui montrer que j'étais faible. Je ne l'étais plus, plus maintenant. Je détournais le regard. Je n'arrivais plus à regarder mon père dans les yeux, c'était un monstre. Jamais je n'aurai pensé qu'il pourrait lever la main sur moi... J'étais si naïve... Je me tournais d'un coup et sorti de la pièce en hâte. J'errais ainsi dans la ville pendant de longues heures, n'arrivant pas à penser en sachant qu'il restait trop -être y étais-je allé un peu fort, tout ce qu'il avait fait, ne l'avait-il pas fait pour moi ? Pour mon bonheur ? Ou plutôt pour mon malheur...Cette situation devenait si douloureuse...


Douleur qui me fouette d'un seul coup. Au sens propre du terme sachant que je venais de percuter quelqu'un, trop plongée dans mes réflexions pour regarder où j'allais, je ne m'arrêtais pas. Je continuais à errer dans ce monde sans visage quand un bras s'agrippa au mien. Je levais enfin la tête et mon regard croisa celui de Tobias. Ne voulant parler à personne et surtout pas lui, je repris mon chemin comme si de rien n'était. Mais lui, ne lâchait pas sa prise et me força à me retourner.

-Qu'est-ce qui t'arrive ? Me demanda-t-il
-Rien, lâche moi, ordonnais-je
-Non, Tris, pas avant que tu me dises le problème.
-Le problème ? En faite c'est toi le problème, tout est de ta faute ! D'ailleurs qui es-tu pour oser m'appeler Tris ? Mon prénom est Béatrice, Béatrice pas Tris !
-C'est ton père c'est ça ? Dit moi, tu peux te confier à moi tu le sais, l'homme lâche, la cause de tout tes problèmes tu te rappelle ?
-Ok...Hier après ta « rencontre » surprise, je suis rentrée chez moi et je me suis endormis, je n'en pouvais plus, j'étais exténuer et mon père m'a réveillée et...et
Je baissais la tête et regardais fixement le sol. Je ne pouvais continuer à cause des perles d'eau salées qui coulaient sur mes joues,communément appelé « larmes »…Il mit sa main sur mon menton et me força à le regarder...
-Et...Et quoi ? insista-t-il
-Il m'a... il m'a giflé. Je n'en peux plus de lui ! Il m'impose tous, je n'ai aucun choix, aucun échappatoire, je ne sais pas comment faire et...et...

Prise d'une faiblesse, mes jambes, ne pouvant plus me porter, cédèrent sous mon poids. Avant que je puisse toucher le sol, Tobias me rattrapa. Je n'avais pas remarqué que mes jambes tremblaient, que je tremblais de tout mon corps. La raison ? Ma colère contre mon père m'a faite partir sans réfléchir et donc sans regarder mes vêtements. Je n'étais vêtue que d'une courte tunique grise à manche courte et trempée à cause du saut d'eau glacée... Tobias le remarqua et m'enveloppa de sa veste qui me faisait office de manteau, vu son imposante taille. Sans que je m'en rende compte ses bras étaient autour de ma taille, je me raidis mais ma retenue manquait de force et d'envie : Tobias me rassurait malgré la colère que j'avais contre lui, enfin que j'avais eu, j'étais passée à autre chose. Il faut vivre dans le présent, pas dans le passée, ni dans le futur.

-Tobias, pourquoi ? Demandais-je.
-Pourquoi quoi ? Me répondit-il.
-Pourquoi, tu t'inquiète autant pour moi ? On ne se connaît pas, enfin peu je veux dire...On ne s'est déjà rencontrer que deux ou peut-être trois fois, alors pourquoi ?
-Parce que je tiens à toi, et

Je n'entendis pas la suite de sa phrase tellement je tremblais. Nous étions pourtant en été, mais j'avais tellement froid que j'aurais pu en mourir sur place. Tobias m'adressa de ses magnifiques regards, mais j'aperçus très vite qu'il était inquiet. Je le vis tenter de me dire quelque chose mais aucun son ne me parvint... Il mit sa main sur mon front et cette-fois-ci, je sentis qu'il est apeuré, je cru qu'il me parlais de fièvre mais j'étais trop gelée pour l'écouter. Je m'aperçus soudain que j'étais dans ses bras, mais où m'amenait-il ? J'aperçu un train au loin, dans lequel, à ma grande surprise, il sauta avec moi. Je n'eus pas peur. Trop abasourdit pour m'inquiéter ... Une fois dans le train, il me posa à terre, sans doute à cause de mon poids. Je crois qu'il tentait de me dire des paroles rassurantes mais aucun son ne me parvenait.

-Il... il faut que je rentre chez moi, il est tard et j'ai une longue journée demain ...et..

Je me levais en titubant. Je n'avais pas l'habitude être dans un train, je n'y étais d'ailleurs jamais montée jusqu'à ce jour. Je m'approchais doucement de la porte du train et me retrouvais pourtant dans les bras de Tobias.

-Non mais Tris ça ne va pas ?! Tu es folle, tu pourrais te tuer…, je t'amène chez les audacieux, chez moi. Tu es malade ! Il est hors question que retourne chez les altruistes surtout pas tant que ton père sera dans les parages!

Son ton m'apprit qu'il serait impossible de discuter. Sa décision était prise, point. Peu l'importait les conséquences, une fois de plus.
Le voyage en train dura encore 15 bonnes minutes durant lesquelles je fus dans un état de demi-conscience. Tout d'un coup je vis Tobias se levait, et me demandait si je pouvais sauter du train. Je lui répondis par l'affirmative alors même que je n'étais pas sure d'en être capable...Il m'aida à me lever mais je tenais à peine sur mes jambes. Avec un effort qui me parut surhumain, je tirais mes deux jambes en dehors du train. Par surprise, j'atterris sur les genoux avec une douleur aiguë. Tobias, lui, atterrit parfaitement puis se dirigea vers moi et me porta dans ses bras. Nous sommes enfin entré dans le complexe des audacieux, toujours aussi impressionnant et menaçant que lors de ma première visite. Il m'entraîna le long d'un dédale de couloirs se ressemblant tous. Après quelques minutes de marche, qui me paraissaient avoir duré des heures, nous nous arrêtâmes devant une porte. Il chercha dans sa poche quelque chose mais n'arriva pas à l'atteindre :

-Tris, tu pourrais me donner la clé qui est la poche arrière de ma veste s'il te plait ? Demanda-t-il

Je me rappelais soudain que je portais sa veste, évidemment...Je lui tendis la clé et il ouvrit la porte. Il me déposa sur le lit, me dit quelques mots et puis plus rien... ma vision se brouilla et je n'entendis plus rien. Ce fut le trou noir.


Voila, un court chapitre, je suis désolée...

Question 1 : Vous voulez que je fasse plus intervenir les autres personnages dans ma fic ? Parce que c'est beaucoup Tris et Tobias

Question 2 : Dois-je arrêter de poser des questions en fin de chapitre ?

Prochain chapitre : POV de Tobias

Merci beaucoup à ma correctrice ;)

Ps : je suis un peu déçus car 2 personnes n'ont pas commentés le chapitre dernier, alors qu'elles me suivais depuis le début...