Bonjour bonjour ! J'avais dit que je n'avais aucune excuse pour vous faire patienter hormis le fait que je suis sadique et que je veux faire durer le suspens mais la vérité c'est que je commence enfin à pouvoir profiter de mes vacances. Mon compagnon est dans une école d'art absolument horrible et il devait finir un dossier dans un lapse de temps inhumain alors je lui ai prêté main forte et je n'ai pas eut le temps de me retourner que ça faisait déjà deux semaines ! Mais ça vous vous en moquez, vous voulez la suite ! Eh bien la voilà ! Et bonne lecture ;)

Weddings Day

Chapitre 5, Nuit de noce

"- Allez, allez, vas lui dire ! Moi il me fera pas confiance, si c'est toi, il va y croire. Moi je m'occupe de Mikado !

- Tu es sur de ton coup ?

- Mais oui, t'inquiète !"

Shizuo soupira et se dirigea vers Masaomi Kida qui se servait à boire.

"- Yo.

- Ahh Shizuo-san, vous m'avez fait peur ! S'exclama de manière dramatique le jeune lycéen.

- Je pourrais te parler un instant, s'il-te-plais ? C'est à propos de ton ami Mikado.

- Mikado ? Qu'est-ce qu'il a fait ? Ne me dites pas qu'il a encore créé un gang dans mon dos !

- Non, non rien de tout ça. C'est par rapport à toi... Euh, comment te dire ça..."

L'ex-barman se gratta nerveusement l'arrière du crâne. Il ne fallait pas qu'il échoue si non, leur plan allait tomber à l'eau, à cause de lui. Mais il n'était pas si bon menteur qu'Izaya, ce n'était pas aussi simple. Il devait s'en tenir au plan et ça fonctionnerait. Le brun avait eut cette idée de génie en voyant les deux meilleurs amis danser ensemble.

"- Regarde les, ces deux là. Y a pas à dire, ils sont faits pour être ensemble ! Avait-il déclaré, tanguant légèrement dans la direction du blond.

- Tu trouve ? Avait-il demandé en l'attrappant au vol avant qu'il ne tombe pour de vrai.

- Ouais, ils ne le savent pas encore, c'est tout. Tu veux qu'on leur donne un coup de pouce ?

- Je sais pas faire ça moi, jouer les entremetteurs.

- Ne t'en fais pas, c'est ma spécialité.

- Non, ta spécialité c'est d'être un emmerdeur de première.

- Shh... Shizu-chan, ne dis pas de vilaine chose." Avait-il conclu en posant son doigt sur la bouche du blond.

Il lui avait expliqué le plan et il s'était retrouvé à baratiner Masaomi. Ce n'était pas vraiment à cela qu'il pensait quand il avait dit à Izaya qu'il voulait "jouer" avec lui. Mais bon, après tout, pourquoi pas.

"- Voilà, il est venu me voir pour me parler de toi, il trouve que tu es quelqu'un de super sensas'... Expliqua Shizuo en tanguant légèrement.

- Ce sont ses mots ? Et puis pourquoi il serait venu vous voir, vous ? Le question le garçon, doûtant très franchement.

- Tais toi, il l'a fait, c'est tout. J'imagine qu'il ne savait pas à qui se confier. Tu crois que ça me fait plaisir d'être là à te raconter tous ces trucs...

- Non, très clairement...

- Bien, alors, écoute moi bien. Ton ami m'a dit, mot pour mot : "J'aimerais bien être avec Masaomi" genre, tu vois, plus qu'un ami, c'est très clair. Reprit-il en croisant les bras pour se donner un air sérieux, malgré la terre qui se dérobait sous ses pieds à cause de l'alcool.

- Il a dit ça ?

- Ouais. Il te kiff, comme vous dites, les jeunes.

- Shizuo-san, merci de m'en avoir parler. Je vais aller le voir.

- Lui dis pas que c'est moi qui te l'a dit.

- Ne vous en faites pas, j'arriverais bien à lui faire cracher le morçeau !" Déclara Kida en se dirigeant vers son ami qu'Izaya venait de libérer.

Le brun vint le rejoindre avec un grand sourire.

"- Mikado est tellement influençable, j'ai l'impression de voler la sucette d'un bébé.

- Je ne suis pas sur que Kida va marcher. Il avait plutôt l'air de vouloir une explication. Répondit le blond.

- Ne t'en fait pas, tu lui as mis le doûte, maintenant il va se poser des questions sur ses propres sentiments et à partir de là, c'est la fin, ahahah ! Ricana-t-il, machiavelique.

- Tu es fou.

- Et toi tu es mon complice alors je n'accepterais aucune critique ! Allez suis moi, on va faire d'autres bêtises...

- Je te suis."

Les deux compères se rendirent une dernière fois au bar pour engloutir un grand verre de punch et observer aux alentours cherchant un tour à jouer aux invités. C'était l'heure des slows et les couples s'étaient retrouvés enlacés sur la piste. Mika et Namie se disputaient Seji, Walker et Erika partageait une danse "amicale", Akane était montée sur les pieds d'Akabayashi et ils tournaient. Et biensur Celty et Shinra étaient blottis l'un contre l'autre, plus amoureux que jamais.

Le brun s'était appuyé contre l'autre pour ne pas tomber mais leur équilibre était vraiment primaire. Shizuo aurait bien aimer pouvoir s'assoire et reposer sa tête qui tournait. Il n'avait jamais autant ingurgité d'alcool que pendant ces deux jours. Il passa son bras autour des épaules d'Izaya, essayant de rester droit. Il sentit une main le saisir. Il se tourna et vit Vorona, elle prit un air décidé.

"- Shizuo-sempai, possibilité que vous m'accordiez une danse ? Demanda-t-elle.

- Ah euh...

- Désolé mais il reste avec moi. Siffla Izaya.

- Permission de le frappé ? Réclama-t-elle en le fusillant du regard.

- C'est ça, frappe moi, poignarde moi, je suis encore là regarde !" S'emporta-t-il en fondant sur elle.

Il fut maintenu au col par Shizuo qui le força à s'assoire.

"- Oi, Izaya, calme toi.

- Tu veux que je me calme face à cette trainée ?! Hurla-t-il pour qu'elle entende.

- Baisse d'un ton. Je reviens, je vais un peu danser avec elle.

- Quoi ? Pourquoi ?! Tu veux que je te rappelle ce qu'elle a fait ?!

- Elle essayait de me protéger. De toi.

- Eh bah, ça retourne vite sa veste à ce que je vois. Allez, vas danser avec elle. Entre monstre vous ne pouvez que vous entendre. Peut être que vous allez faire des bébés monstres, qui sait ! Ils seront peut être aussi immondes que v-..."

Shizuo avait posé ses lèvres contre les siennes, sans prévenir. Izaya se figea. Ca ne dura que quelque micro-seconde mais il cru mourir.

"Je vais danser avec elle, je reviens dans quelques minutes. Et tu reste calme."

Le brun devint rouge. Comment voulait-il qu'il se calme ? Il était sérieux à embrasser les gens comme ça, sans préavis ?! Il le regarda s'éloigner avec, à son bras, la russe. Elle se colla à lui, posant sa tête sur son épaule. Il passa ses mains dans son dos, ni trop haut, ni trop bas. Juste à la bonne place pour faire planner le doûte. Izaya se mordit la langue. Elle était tellement contre lui qu'ils auraient pu fusionner, il n'y avait même pas la place d'y glisser une feuille en papier. Elle relevait de temps en temps la tête pour planter un regard langoureux sur lui. Et puis elle le fit. Elle posa ses lèvres sur celle de Shizuo. Son Shizuo. C'en était trop. Il se leva et se dirigea vers le couloir qui menait à la sortie.


Lorsque Vorona posa sa bouche contre la sienne, le blond s'arrêta de danser. Il croyait que tous les baisers avaient le même goût mais en comparaison avec le petit contact qu'il avait eut avec Izaya deux minutes plus tôt, ce baiser avait un goût fade et insipide. Elle s'éloigna, les joues rouges et les lèvres humides. Il leva les yeux et entre-apperçu Mikado et Masaomi qui s'embrassaient timidement puis il remarqua l'informateur qui quittait la pièce.

"Désolé Vorona..." Murmura-t-il avant de la repousser doucement et de partir à la poursuite d'Izaya.

Le blonde le regarda s'éloigner avec un pincement au coeur. Pourquoi Izaya aurait droit à l'amour de son sempai après tout ce qu'il avait fait, et pas elle ? Elle se demanda un instant s'il y avait vraiment un justice dans ce monde.


"Izaya ! Eh puce ! Attends moi, Izaya !"

Le brun pressa le pas, il ne voulait pas affronter Shizuo. Pourquoi avait-il réagit comme ça ? C'était ridicule d'être jaloux de cette fille. Et en même temps, la simple idée qu'elle puisse poser ses mains sur lui le mettait hors de lui. Il croyait n'avoir jamais détesté quelqu'un autant que Shizuo mais il était très clair que maintenant, la personne qu'il haïssait le plus c'était cette folle-dingue de Vorona.

"- Izaya ! Merde, attends !

- Fiche moi la paix, j'ai plus envie de jouer avec toi !" Hurla Izaya en se retournant.

L'alcool lui avait ôté tout contrôle, il était fâché et triste et il n'était même pas capable de dire pourquoi, ce qui ajoutait un nouveau sentiment : la frustration. Shizuo s'était arrêté lui aussi, ne cherchant plus à l'approcher.

"- Moi non plus, je ne veux plus jouer. Soyons sérieux alors. Dit-il, n'étant pas capable de faire des phrases plus longues sans qu'elles ne soient décousues.

- Tu es un méchant ! Tu avais dit que tu resterais avec moi et tu es allé danser avec elle ! Tu sais pourtant ce qu'elle a fait ! Ce qu'elle M'A fait ! J'ai faillit mourir ce jour là ! Mais peut être que tu t'en fiche ! Peut-être que ton seul regret c'est de ne pas avoir été capable d'aller jusque là !

- Tais toi, Izaya.

- Non ! De toute façon m'as toujours voulu du mal ! Moi je voulais simplement jouer !

- On ne joue pas avec le coeur des gens, Izaya.

- Qui t'as dit que je voulais de ton coeur ? De toute façon, visiblement, tu n'en possède aucun.

- Alors encore quelque chose qu'on a en commun.

- C'est faux ! Hurla-t-il, les larmes coulant de ses yeux comme des fontaines. J'ai un coeur tellement énorme qu'il aime toute l'humanité entière ! J'ai un coeur tellement énorme que j'ai l'impression qu'il va exploser ! Martela-t-il en serrant sa poitrine.

- S'il est si grand que ça, pourquoi n'y ai-je pas ma place...?"

Le brun ne pu répondre. Shizuo s'approcha de lui, il ne chercha pas à s'enfuire.

"Je suis profondément désolé, Izaya. Je sais ce que je suis, je sais que je n'ai pas toujours été juste avec toi. Mais je n'ai vraiment pas envie de perdre plus de temps."

Le jeune informateur s'approcha à son tour et se blottit dans les bras de Shizuo, pleurant à chaude larme. L'alcool l'avait rendu pitoyable, il n'était pas sur du sentiment qui provoquait ces pleurs, si c'était de la tristesse, du bonheur ou de la honte d'être dans cet état déplorable devant le blond.

"- Si jamais je choisissais de te faire entrer dans mon coeur, il n'y aurait plus de place pour personne d'autre, Shizu-chan. Tu prends trop de place dans ma vie, je ne veux même pas imaginer celle que tu prendrais dans mon coeur. C'est plus facile de te haïre...

- Je me ferais tout petit... Je te promets... Chuchotta Shizuo en enfouissant son visage dans le cou d'Izaya.

- Shizu-chan... Je ne sais pas...

- Tais toi."

Le blond posa ses lèvres sur celles du brun une nouvelle fois. Ils n'avaient plus envie de réfléchir, ils n'avaient plus envie de se haïre, même si c'était tellement plus simple pour tout le monde. Shizuo s'éloigna doucement, échangeant un regard avec sa némésis. Ce dernier ne supporta pas l'espace qui s'était créé et attira le blond vers lui, saisissant son visage entre ses doigts et embrassa une nouvelle fois sa bouche, approfondissant le contact, encore et encore, passant sa langue sur les lèvres de l'ex-barman. Il voulait plus. Ils voulaient plus.


Ils s'étaient retrouvés, sans trop savoir comment, dans l'un des bureaux des studios. Shizuo dévorait la nuque et le torse nu d'Izaya à coup de baisers et de langue. Le brun frissonnait sans pouvoir se retenir, il avait chaud, il brûlait littéralement de l'intérieur. Son corps avait rarement autant désiré un autre être. Il avait envie de découvrire ce qui se passait sous cette chemise, sous se pantalon de smoking, sous cette carapace. Il voulait sentir sa peau contre la sienne. Il voulait ne faire plus qu'un avec Shizuo. Il n'allait pas être déçu.

"- Aïe ! Tu m'as mordu !

- Désolé... Tu es tellement bon.

- Shizu-chan ! S'exclama-t-il en rougissant. Ne dis pas des choses commes ça, tu me rends... mmh... Fit-il en se mordant la lèvre.

- Ahh... Arrête ça, je ne vais pas pouvoir me contenir si tu te comporte comme ça. Souffla le blond en plantant ses ongles dans la chaire tendre de ses hanches.

- Ahh, outch... Attention... Gémit le brun en posant sa main sur sa cicatrice.

- Je suis désolé... C'est encore sensible ?

- Les médecins disent que c'est dans ma tête..."

Shizuo observa un instant le visage triste de son amant. Il caressa doucement la trace rosée du bout de ses doigts, puis vint la taquiner avec ses lèvres, la couvrant de baiser. Il en profita pour défaire la fermeture du pantalon brun. Il entendait les gémissements d'Izaya envahire la pièce, ce qui le motiva encore plus à ôter le tissus qui couvrait la partie la plus intéressante de son anatomie. Il le regarda avec gourmandise.

"Qu'est-ce... qu'est-ce que tu attends, mets la dans ta bouche..." Implora le brun avec les joues en feu.

Le blond était d'humeur taquine, il n'était pas disposé à satisfaire tout de suite les supplications du brun. Il passa sa langue dessus plusieurs fois, ce qui fit se cambré l'informateur. Il ne retenait pas ses soupirs. Alors, comme ça, c'était un bavard ? Shizuo ne put s'empècher de sourire avant de mettre une bonne fois pour toute le membre qu'il taquinait dans sa bouche.

"Ahh... Shizu-chaan..."

Les gémissements d'Izaya l'encourageaient à continuer sa manoeuvre, il sentait l'autre cèder de plus en plus sous la douce torture, s'allongeant un peu plus sur le bureau, le corps couvert de frisson. Ils avaient l'esprit aussi embrouillés l'un que l'autre, ils n'avaient qu'une idée en tête : le corps de l'autre. Il serait bien temps de regretter le lendemain.

A genoux, Shizuo se léchait les babines, observant d'un regard embué son amant. Il termina d'enlever son bas et fit passer les jambes blanches au dessus de ses épaules pour venir titiller l'intimité d'Izaya avec sa langue et ses doigts. Ce dernier rougit furieusement.

"- Eh ! Pourquoi ce serait toi qui serait le dominant ?! S'indigna-t-il en relevant la tête et repoussant un peu l'autre avec son pieds.

- Bah... Parce que.

- C'est pas une réponse !

- Parce que c'est comme ça, Izaya, j'ai envie d'être en toi." Murmura le blond en se relevant et en passant sa langue le long du torse de l'autre.

Il termina de lui retirer sa chemise, succottant sa clavicule pour y laisser une marque violacée. Il humidifia ses doigts puis les glissa le long de son corps pour atteindre la partie qui l'intéressait. Izaya tremblait légèrement d'appréhension mais il ne semblait plus vouloir inverser les rôles. Et il en eut encore moins envie quand il sentit les doux vas et viens en lui, le regard de Shizuo sur lui, ses baisers dans sa nuque, sur ses lèvres, pour qu'il se détende.

Le blond accéléra le rythme, ne maitrisant pas vraiment son corps. Sa force pouvait refaire surface à n'importe quel moment mais il n'aurait pu la contrôlé. Le brun ondulait sur ses doigts, voulant plus et son propre corps qui désirait la même chose. Il retira brutalement ses doigts et se plaça au dessus d'Izaya, délivrant son propre membre de sa prison de tissus. Surpris, l'informateur ne réagit pas tout de suite. Mais lorsqu'il sentit la présence bien plus imposante que de simple doigt en lui, il trembla un peu plus.

"- Ahh ! Shizu-chan ! Tu me fais mal !

- Tss... ahh !" Gémit le blond alors qu'il entra en un coup de rein.

Izaya se crispa de douleur. Ce n'était pas vraiment comme ça qu'il imaginait que ça allait se passé. Il ouvrit des yeux embués de larme sur le visage de Shizuo. Son regard n'était pas tendre, il était dur, sauvage, brutale. Il enchainait les vas-et-viens sans se préoccuper du bien être de son hôte. Il ne se contenait plus.

"- Ah ! Putain... Izaya...

- Shizuooo ! Je t'en pris ! Tu me fais mal ! Hurla-t-il en sanglotant.

- Ahh !"

Le blond à la force surhumaine posa sa main sur le visage du brun pour le faire taire, agrippant de l'autre une des cuisses pour avoir un meilleur angle de pénétration. Izaya tenta de se débattre, il griffa ce bras qui le maintenait allongé sur le bureau. Shizuo allait de plus en plus vite et de plus en plus loin en lui, il cru qu'il allait mourir. Il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était sa faute. Il avait cru qu'un monstre comme Shizuo pourrait être doux, il avait cru que ce serait tendre. Qu'est-ce qu'il avait pu être stupide. Il n'arrivait pas à empêcher ses larmes de couler. Il fallait que ça finisse vite, pitié.

Soudain, le blond se stoppa. "S'il-vous-plais, dites moi qu'il a finit..." Implora Izaya dans son fort intérieur. Il ouvrit les yeux qu'il avait clos pour échapper au cauchemare. Il croisa le regard du blond, décomposé. Il avait pâlis d'un seul coup. Le brun se demanda si ce n'était pas l'alcool qu'il avait ingurgité qui revenait lui faire un petit coucou. Mais l'ex-barman se retira et s'éloigna, le regardant comme s'il avait vu un fantôme. Izaya se releva, tremblant légèrement.

"- I...Izaya, je...

- Shizu-chan...

- Je suis désolé... Je ne voulais pas que... je-..."

Il était complètement perdu. Le corps de son amant était couvert de bleu, de morçure et d'hématome. Et c'était entièrement de sa faute, il ne voulait pas le blesser, il voulait être avec lui. Il voulait lui faire du bien et tout ce qu'il avait réussit à faire, c'était le faire pleurer. Il se releva en remettant son pantalon.

"- Shizu-chan...

- Je ne t'approcherais plus, ne t'en fais pas.

- Non, ce n'est pas ce que je veux.

- Izaya... Regarde toi... Je ne peux pas me contrôler. Je suis un monstre, tu avais raison depuis le début. Même en voulant ton bien, je n'ai pas été capable de me contenir.

- Ecoute, Shizu-chan...

- Non, toi, écoute moi. Je suis un vrai danger pour toi. Murmura-t-il en jetant un regard à la cicatrice laissée par leur dernier combat. Je suis un vrai danger pour tout le monde en fait. Alors le mieux, c'est encore que je ne m'approche plus de ceux que j'aime, de cette manière... je..."

Sa voix trembla légèrement. Ses yeux lui piquaient, mais il ne pleurerait pas, il n'en avait pas le droit.

"- Tu me hais, alors tu peux t'approcher de moi... Souffla Izaya en se levant et en titubant vers lui.

- Arrêtes...

- Shizu-chan... Je sais qui tu es, je suis la seule personne qui peut t'accepter tel quel... Ne me repousse pas..."

Biensur qu'il avait peur de lui, et biensur que cette partie de jambe en l'air n'avait pas vraiment été comme dans ses rêves, mais il refusait de le laisser lui échapper. Il s'approcha de lui et le serra dans ses bras. La volonté semblait avoir quitter le corps de Shizuo, il posa sa tête sur l'épaule nue du brun.

"Je ne te laisserais pas tomber, mon petit monstre à moi." Chuchotta-t-il en glissant la main dans ses cheveux blonds.

Puis il l'invita à s'allonger sur le sol et se blottit contre lui, embrassant sa nuque, son épaule, caressant son corps pour lui redonner de l'ardeur.

"- Izaya, je-...

- Shht... Laisse moi faire."

Le brun se mis à califourchon sur lui, frottant ses hanches contre les siennes. Le blond ferma les yeux, tournant la tête d'appréhension. Izaya vint embrasser sa machoire alors qu'il glissait à nouveau le membre imposant à l'intérieur de lui, avec plus de douceur cette fois. Shizuo frémit, son visage reprenant des couleurs, il se mordit la lèvre. Izaya ondulait délicieusement sur lui, de nombreuse sensations nouvelles lui bombardaient le bas du ventre. Il entendait les gémissements du brun, se laissait porter par ces derniers, il avait envie de bouger mais il craignait de perdre à nouveau le contrôle.

Izaya sentait enfin l'orgasme venir mais son amant était aussi rigide qu'un morçeau de bois. Il avait envie de sentir la passion de la première fois. Il gémit plus fort, caressant le torse et le visage du blond. Ce dernier restait crispé, aucun son ne lui échappait.

"- Touche moi... Souffla le brun entre deux mouvements de hanche.

- J-je ne peux pas...

- Shizuo... Je t'en pris, bouge..."

L'ex-barman inspira profondément. Il donna un léger coup de rein, presque imperceptible.

"- C-comme ça...?

- Plus fort... Gémit Izaya.

- Comme... ça...? Répéta-t-il en donnant plus de force au mouvement.

- Encore... plus fort...

- Comme ça...?"

Nouveau coup de rein, plus fort.

"Ou comme ça ?"

Plus fort.

"Ou alors comme ça ?"

Encore plus fort.

"- Aaah ! Shizu-chan ! Plus vite !

- Hmm ! Ah ! Izaya...! Gémit le blond en suivant les directives de l'homme au dessus de lui.

- Ah Trop bon, Shizuo !"

Les deux amants étaient en parfait accord cette fois. Izaya ne contrôlait plus ses gémissements, il avait forcé Shizuo à s'assoire et avait enroulé ses bras autour des ses épaules, passant une main derrière son crâne pour caresser ses cheveux et plaquer son front contre le sien. Les yeux dans les yeux, au bord de l'extase, il n'avait pu retenir ses pensées, les mots qui lui avaient brûlés les lèvres pendant trop d'année.

"Shizuo...! Ah ! Je... Je t'ai-... me... t'aime... Shizu-chaan !"

Le blond n'avait rien répondu, n'étant pas capable de formuler une phrase, assaillit par l'orgasme. Il avait juste posé ses lèvres contre les siennes, étouffant les derniers gémissements de plaisir du brun.


Izaya s'était réveillé dans une des chambres de l'hôtel que Shinra avait réservé pour ses invités. Il avait très mal à la tête et l'estomac fragile, il se leva plusieurs fois pour vomir. Il avait un sensation de brûlure dans les reins, pas forcément désagréable, qui l'aida un peu à se remémorer la soirée d'hier.

"Oh... merde." Jura-t-il, le rouge aux joues.

Il s'enroula dans la couette. Ca allait être vraiment très gênant de croiser Shizu-chan aujourd'hui... ou pas. Dans son cocon de tissu, il ne put s'empêcher de sourire. Shizu-chan... Il se demandait pourquoi il n'était pas à ses côtés ce matin. Il avait envie de le voir. Ce fut sa principale motivation pour aller jusqu'à la douche, se préparer pour le repas qui allait clore le week-end de noce. Il était impatient de voir la tête des autres quand il s'agripperait à son bras pour l'attirer vers lui et poser ses lèvres sur les siennes.

Il descendit les escaliers avec bonne humeur, croisant Mikado et Masaomi dans le hall. Ils se tenaient la main.

"- Tiens, tiens ! Qu'est-ce que vous faites là, vous deux ? Demanda-t-il avec un air faussement suspicieux.

- Ah Orihara-san ! Bonjour ! S'exclama le petit lycéen au yeux bleu. Je voulais vous remercier d'avoir insisté pour que je parle à Masaomi de ce que je ressentais pour lui...

- Quoi ? C'est lui qui t'as dit de venir me voir ? S'indigna Kida.

- Euh... oui, pourquoi ?

- L'important c'est que vous soyez heureux, les jeunes ! Déclara l'informateur en riant.

- Vous êtes vraiment incorrigible ! Soupira Mikado avec un petit sourire.

- C'est pas le terme que j'aurais employé. Grogna le faux blond en croisant les bras d'un air boudeur.

- Allons, Masaomi... Tu n'es pas content de la tournure qu'a prit notre relation...? Susura l'autre avec un regard qu'Izaya ne lui avait jamais vu.

- Euh... Si biensûr Mikado. Répondit Masaomi en rougissant.

- Je suis content que vous ayez trouvé votre âme soeur ! Dites, en parlant de ça, vous n'auriez pas vu Shizu-chan par hasard ?"

Les deux lycéens échangèrent un regard surpris.

"- Non, pas depuis hier soir.

- Ah, tant pis, merci quand même !" S'exclama joyeusement Izaya en se dirigeant vers l'entrée.

Il arriva au studio, il sautillait gaiement, impatient de revoir son Shizu-chan. Il allait tout de même devoir lui remonter un peu les bretelles, ça ne se fait pas de s'enfuire comme un voleur par la fenêtre de son amant. Il entra dans la salle où avait eut lieu la soirée de la veille. Elle avait été réaménagée en buffet. Il jeta un regard circulaire mais il ne vit pas le blond. Il se dirigea vers la table des mariés.

"- Ah ! Salut Izaya ! S'exclama Shinra, semblant d'aussi bonne humeur que le brun.

- Tu as bien dormi ? Demanda Celty.

- Comme un bébé... Répondit l'informateur avec un clin d'oeil. Vous n'auriez pas vu-...

- Oh ! Excuse moi de te couper mais Kasuka Hewajima te cherchait tout à l'heure. L'informa le médecin illégale.

- Hein ? Pourquoi ?

- Il ne l'a pas dit."

Izaya pinça ses lèvres. Ce n'était pas lui qu'il voulait voir, c'était son grand frère. Il le repéra dans la salle et se dirigea vers lui. Il était assis à une table avec Ruri sur ses genoux.

"- Ah, vous voilà, Orihara-san. Déclara-t-il de son éternel voix sans émotion.

- Que me voulez vous, Hewajima-san ? Demdanda le brun, sur le même ton.

- Je voulais simplement vous dire de laisser mon frère tranquille. Il m'a dit de vous dire qu'il ne souhaitait plus vous voir et ce, de manière définitive. Ne cherchez pas à le recontacter."

Le sang d'Izaya se glaça dans ses veines. Pourquoi Shizuo refuserait-il de le revoir après la nuit qu'ils avaient passés ensemble ? Il fronça les sourcils et quitta la salle.


Shizuo était allongé sur le sol de son appartement. Il était incapable de faire le moindre geste, comme vidé de toute force vitale. Il savait qu'il avait été cruel avec Izaya mais il savait aussi que c'était inévitable. Le brun avait raison, c'était bien plus facile de le haïre.

Lorsqu'il s'était réveillé à ses côtés, il avait d'abord été heureux. Pas heureux comme on peut l'être quand on est de bonne humeur, heureux comme heureux de vivre, heureux d'exister. Un sentiment de plénitude, comme si il avait trouvé un sens à la vie elle-même. Il avait caressé ses cheveux, soulevé les draps pour l'observer un peu mieux, mais lorsqu'il avait vu l'état dans lequel leurs ébats avait laissé Izaya, le blond s'était soudainement figé. Il se rappelait maintenant, sa perte de contrôle, sa violence insassiable, les pleurs et les supplications du brun, tout lui était revenu en pleine figure avec brutalité.

Il s'était levé, une boule dans la gorge, avait jeté un dernier regard à Izaya et avait quitté la chambre. Sur le chemin, il avait envoyé un texto à Kasuka pour lui demander de transmettre le message à l'informateur qu'il ne voulait plus qu'il l'approche. Il se doûtait qu'après ce qui s'était passé, il n'aurait pas particulièrement envie de revoir Shizuo, mais par simple précaution, il avait préféré le mettre en garde.

Il était rentré chez lui, avait fermé la porte à double tour et s'était écroulé sur le sol. C'était une torture. Il se rappelait chaque instant de la soirée de la veille, chaque regard, chaque caresse et son coeur se serrait au fur et mesure que le film de cette nuit passait dans sa tête. Il se rappela des mots qu'avait eut le brun pour le rassurer, incapable de se convaincre que c'était pour son bien.

"Izaya est une sorte de masochiste... il aime surement avoir mal..." Pensa-t-il à voix haute, dépité.

Il n'empèche que Shizuo n'avait plus envie de recourire à la violence, et si ça signifiait se couper des autres, alors il allait devoir passer par là. Sa gorge se serra un peu plus. C'était injuste. Pourquoi n'avait-il pas droit au bonheur lui aussi ?

"Parce que tu es un monstre, Shizu-chan." Fit la voix d'Izaya dans sa tête.

Il avait raison, ce petit démon. Il n'avait pas le droit de vouloir obtenir ce droit immuable aux humains. Il se recroquevilla un peu plus sur le sol. Il allait finir seul. "Shizu-chan" Répétait la voix dans sa tête.

"- Shizu-chan.

- Tais toi.

- Shizu-chan.

- Tais toi, bon sang !

- Shizu-chan.

- Ferme la ! Hurla-t-il en se bouchant les oreilles.

- Shizuo Hewajima !"

Il releva la tête. On tambourinait à la porte.

"- Qu'est-ce...

- Hewajima Shizu-chan ! Ouvre moi maintenant ou je te jure que ça va chauffer pour ton matricule !"

Le blond frissonna. Il se remis sur ses jambes et marcha jusqu'à la porte avant de poser la main sur la poignée. A peine l'eut-il tournée que la porte s'ouvrit en grand, poussée par l'intru.

"- Qu'est-ce que tu fous, Shizu-chan ?! S'indigna le brun en entrant sans y avoir été invité.

- I-Izaya, qu'est-ce que tu fais ici ?

- Qu'est-ce que je fais ici ? Tu te moques de moi ?!"

Il avait l'air très en colère, c'était la première fois que le blond le voyait comme ça. Il l'avait déjà vu sadique ou de mauvaise humeur, mais jamais il ne l'avait vu dans cet état de rage. Il avait les sourcils froncés, la bouche pincée et les joues rouges. Il faisait les cents pas en faisant de grand geste et en parlant très fort. Il était mignon.

"- Vraiment la grande classe ! Alors comme ça, tu me fais passer une nuit torride accompagnée du meilleur orgasme de ma vie, tu m'enlace tendrement jusque dans notre lit et tu te sauve au petit matin, demandant à TON FRERE de me transmettre le message que je NE DOIS PLUS M'APPROCHER DE TOI ?! Je savais que tu n'étais pas un gentleman mais là c'est vraiment... VRAIMENT... J'ai pas de mot ! Je suis... ahh ! Je suis en colère... Hurla-t-il en gesticulant.

- Mais Izaya... je croyais qu'après ce que je t'ai fait, tu... enfin tu ne voudrais plus entendre parler de moi. Je-...

- Mais qu'est-ce que tu peux être bête !

- Eh ! Dis pas que je suis bête ! S'énerva Shizuo en saisissant son col.

- Shizu-chan, je te l'ai dis hier soir, il n'y a que moi qui peux t'aimer tel que tu es, ne me jette pas. Murmura le brun en posant sa main sur le bras qui le soutenait.

- Je croyais que tu disais ça sous l'effet de l'alcool..." Avoua le blond en le lâchant.

Le brun leva les yeux au ciel. Biensur que non, ce n'était pas un effet secondaire de la boisson.

"- Tu dois aussi penser que ce que je t'ai dis pendant qu'on s'envoyait en l'air sur la moquette était dû à mon îvresse.

- Tu parle de... quand tu as dis que tu m'aimais ?

- Je parle de ça, oui.

- Si je réponds oui, tu vas me traiter d'idiot ?

- Affirmatif !" S'exclama-t-il en le prenant dans ses bras.

Tout déboussolé, Shizuo dû s'assoire. Le brun s'agenouilla à ses côtés, caressant tendrement ses cheveux.

"- Moi aussi, je t'aime Izaya. Je crois que... je crois que ça fait longtemps en fait.

- Depuis la seconde où tu m'as vu ?

- Non, la première fois que je t'ai vu, je t'ai tout de suite détesté. Parce que tu ne me laissais pas indifférent.

- Qu'est-ce que tu es compliqué, Shizu-chan."

Les deux anciens enemies se jetèrent un regard amusé. Shizuo passa ses doigts sur le visage de l'informateur. Alors ce serait ça, maintenant, sa vie ? Il allait lui falloir un temps d'adaptation mais pour l'instant il était l'homme le plus heureux de la terre.

"- Allez ! Lève toi, on retourne au mariage ! Déclara Izaya en se dressant sur ses jambes.

- Pourquoi ?

- Parce que j'ai hâte de voir la tête de tout le monde quand je vais leur annoncer que tu es mon petit ami ! Allez, viens, ce sera marrant, on va piquer la vedette à Shinra et Celty !

- Tu es une vraie petite peste. Soupira le blond en se levant à son tour. Mais d'abord, il faut que tu me fasse passer cette gueule de bois immonde.

- Ah ! Très bien chef !"

Le brun se dirigea vers la cuisine et commença à fouiller sans permission. Shizuo alla se passer de l'eau sur le visage et retourna manger la préparation douteuse d'Izaya. Une fois requinqué, le très jeune couple sortit de l'appartement.

"- Ahh, tu ne trouve pas que le temps est somptueux aujourd'hui ? C'est peut-être parce que je suis amoureux du plus génialissime des garçons de tout Ikebukuro ! Déclara l'informateur en inspirant une grande bouffée d'air.

- Tu en fais trop.

- Ah. Désolé... Ca va si je dis que je t'aime même si tu es un monstre cruel et sans coeur ?

- Donne moi juste la main."

Izaya regarda un instant le blond avant de tendre le bras et de glisser ses doigts dans ceux de Shizuo. C'était une situation étrange mais en aucun cas désagréable. Lorsqu'ils furent presque arrivés, le brun serra plus fort le main du blond.

"- Ca va ? Tu es stressé de l'annoncer aux autres ? Demanda l'ex-barman.

- Non pas du tout, je suis vraiment impatient !

- Vraiment à ce point ? C'est sur que Shinra sera très content de l'apprendre...

- Oui, et puis je suis tellement pressé de voir la tête de Vorona !" S'exclama-t-il en lâchant la main du blond et en trottinant gaiement vers l'entré.

Shizuo ouvrit grand la bouche. Quelle espèce de petite puce... Il était certain que s'il avait insisté pour revenir ici c'était pour pouvoir se pavaner devant la blonde. Il sentait la colère monter tout doucement en lui. Une petite correction s'imposait. Il serra les poings, une veine pulsant sur sa tempe.

"IZAYAAAAAAA !"

Le brun se retourna, surpris. Puis il lui fit un grand sourire avant de s'engouffrer dans le batiment poursuivit de près par le blond. Biensûr qu'il l'aimait mais Izaya restait Izaya, il était l'étincelle qui faisait s'embraser Shizuo et qui le faisait se sentir vivant.

FIN


Voilà ! C'est finit ! Je ne sais pas trop quoi dire, c'est vrai que j'ai vraiment envie de décrire comment leur petite vie va se mettre en place mais je préfère vous laisser imaginer tout ça. Au final, ils ont beaucoup évolués tous les deux, cette histoire les a fait grandir. Maintenant on leur souhaite plein de bonheur et une vie tranquille même si ça ne sera surement pas le cas (enfin pour la tranquilité). Quant à moi, je vous dit à très vite pour de nouvelles aventures ! Plein de bisous et de câlin à vous, merci d'avoir lu cette histoires :)