Chapitre 4 : (Dieu,/Holy,) c'est la merde...
Toutes deux restèrent dans un silence confortable, chacune lisant tranquillement jusqu'à ce que Raven demanda enfin :
-Qui est cette "fille-qui-a-survécu" ? Pourquoi elle semble être si spécial pour vous? Je vous veux dire, vous, sorciers ? Pourquoi diable les garçons dont tu parlais tout à l'heure en ont après elle? Et pourquoi de parfaits étrangers me parle comme si je devais savoir qui elle est ? Et pourquoi "fille-qui-a-survécu" comme s'il y avait un secret à cacher ? Elle a un nom, cette fille, n'est-ce pas ?
La blonde semblait non seulement surpris, mais totalement stupéfait que Raven lui adresse non seulement la parole, mais l'interroge sur un tel sujet. Et la petite sorcière qui regardait la brune avec neutralité prudente jusque-là, lui semblait soudain lui trouver un intérêt et lui porter un regard nouveau. Comme si elle était une nouvelle espèce de papillon. Ou tout ce qui pouvait expliquer pourquoi cette fille regardait Raven avec une curiosité avide.
-Regarde moi. Tu ne sais vraiment pas ? Rien du tout ? Je veux dire ... Il est évident que tu es née moldue. Mais personne n'a pris la peine de t'apprendre au moins les bases ? Tu sais ce que cela signifie d'être "moldue" au minimum ?
Raven était perdue dans les yeux bleus de la blonde. Qui était-elle ? Elle savait ce qu'une personne moldu. Mais est-elle née moldue puisque que ses parents adoptifs, son oncle et sa tante l'étaient? Si Raven n'était pas moldue, comme ses parents étaient des sorciers, qu'était-elle alors ? S'il était acceptable pour une née moldue d'ignorer toutes ces choses alors que Raven n'était pas moldue, cela signifiait qu'elle se devait connaître toutes ces choses ? Que pouvait-elle déduire du fait qu'elle ne savait rien ?
-Arrête de trop y réfléchir. Réponds juste à mes questions honnêtement. Je promets que je ne vais pas te juger.
Bonne idée. Raven devait se concentrer sur les questions.
"Je ne sais vraiment pas ... rien du tout. Je connais la définition de née moldue. Et je n'en suis pas une. Bien que je semble probablement être une. Mon oncle et ma tante sont moldus. Je suppose que cela signifie que mon mère était ... née moldue. et je ne sais pas qui je suis ou ce que je suis en sachant cela." énuméra Raven.
La petite blonde eu l'air confuse pendant un moment. Raven pouvait presque voir la jeune sorcière rassembler ses pensées, une par une, comme si elle résolvait un puzzle complexe et particulièrement excitant. Puis le doute était soudainement apparu sur son visage. Suivi par l'incrédulité. Et juste après ... Raven se retrouva face à face avec cette fille qui avait alors habillement ramené ses cheveux en arrière et regardait son front avec insistance.
"Oh merde. Oh, putain de merde. Merlin. Saloperie. Pourquoi diable ..." dit-elle avant d'interrompre elle-même "Couvre ça rapidement ! Ne le montre à personne. Et si quelqu'un demande, réponds que tu es née moldue. Crois-moi, c'est mieux. "
Elle se tut quelques secondes.
"Ça devait être toi. De toutes les personnes qui pourraient ne pas savoir, ça devait être toi. Oh, l'ironie. Oh, saloperie. Tu ES la-fille-qui-a-survécu ! Et tu ne savais même pas ce que cela signifie ! Crois-moi, cache-le. Je ne dirais rien. Je vais tout t'expliquer, aussi. Mais pas maintenant. Oh merde. Je n'y crois pas.
Et que ces gens croient que la fille ... toi ... élevée comme une moldue. C'est une putain de blague. Oh merde. De toute évidence, tu ne comprends pas. Je suis désolée. Je suis vraiment désolée. Je ne me moque pas de toi. Je le jure. C'est juste ... incroyable. », Conclut-elle.
Et le silence tomba entre eux pendant un certain temps.
-Alors, tu es Holly Potter. LA Holly Potter ! Bien. Oh, mais je suis vraiment mal élevée ... Je suis Daphne Greengrass. Je ne présume pas pouvoir me dire ton amie, donc Greengrass, c'est bienn. Par contre, si je peux t'appeler autrement que ... tu sais ... oh misère...
-Je m'appelle Raven Dursley. Mais je suis effectivement née Potter. Tu peux m'appeler Dursley si tu veux. Ou Raven. Je ne suis pas habitué à tous ces trucs sorciers. Donc, tu peux m'appeler Raven, même si nous ne sommes pas amies.
-Peut-être un jour je vais m'habituer à utiliser les prénoms. Mais en ce moment, en dehors de ma sœur ...
-Ça va. Tant que tu n'es pas à l'aise avec ça, fais comme tu le sens.
Puis le silence retomba. Elles continuèrent à lire et Raven ne s'interrompit qu'un bref instant pour enfiler sa robe uniforme, avant l'arrivée du train.
Et enfin, une voix fit entendre sur le train: Nous arriverons à Poudlard dans cinq minutes. S'il vous plaît laisser vos bagages dans les compartiments, ils seront transportés séparément dans les locaux de l'école.
A ce signal, Daphne s'en alla soudainement comme si elle répondait à un ordre direct, laissant Raven derrière elle. La brune avait été surpris par le brusque changement d'attitude, mais n'avait pas commenté. Elle avait d'autres choses auxquelles s'inquiéter.
Au moins, Raven n'aurait pas à se soucier de sa valise trop lourde pour elle. Elle avait alors remis le livre dans sa valise et attendit l'arrivée en regardant par la fenêtre tandis que le train ralentissait dangereusement au milieu d'une pente, conformément à l'annonce de leur arrivée imminente. Dès que la pente s'aplanît encore, le train ralentît alors franchement, jusqu'à s'arrêter complètement sous un bruit de frein monstrueux. C'était une grosse machine qui ne pouvait manifestement pas s'arrêter facilement.
Raven sortit de son compartiment et était sur le point de se mêler à la foule des étudiants quand elle fut retenu dans le compartiment par Daphne de retour de nulle part. De manière décontracté, elle passa sa main dans ses cheveux cheveux noirs. Et dans un geste similaire à celle de McGonagall, agita sa baguette et plaqua ses cheveux sur son front, là où se trouvait sa cicatrice.
"Comment as-tu fais ça ?" demanda Raven avec intérêt.
"Fixer tes cheveux? Tu plaisantes, n'est-ce pas?" Puis, après un silence embarrassé, elle ajouta :
«C'est juste un truc enfantin, même pas de la vraie magie. Regarde : Tu prends ta baguette. Tu pointes la partie de ton corps que tu souhaites fixer, en général, les cheveux ou le visage. Tu dois penser: "Je veux que cela reste exactement comme c'est maintenant." ou "Je veux ça reste actif aussi longtemps que je veux" et la baguette le fait. C'est très utile pour les cheveux et le maquillage. Ce n'est même pas un sort. et on l'utilise sans le savoir chaque fois qu'on lance un sort ou une métamorphose "
"Combien de temps cela dure-t-il?" demanda Raven à nouveau.
-Combien de temps ? Indéfiniment, si tu veux. Cela draine un peu de ton énergie, mais tous les sorciers le font. Sauf si vous êtes bizarre ... ou née moldue, je suppose.
"Ainsi, par exemple, je peux faire mes cheveux le dimanche et cela durera toute la semaine?" Demanda Raven plus pour elle-même, à moitié excité et à demi amusé à imaginer le faire pour de vrai.
"Tant que tu as l'énergie. Tant que tu ne sors pas au milieu d'une tempête. Tant que tu ne tombes pas sous le coup une potion ou un sort. Sans doute que ... oui?" répondit-elle avec hésitation.
"Merci!" Raven s'écria "Oh mon dieu, j'adore la magie"
Une fois sorties, Daphne et Raven se mêlèrent à la foule des premières années qui était déjà massée sur la plate-forme. Alors que leurs aînés prenait déjà la direction des voitures. Les premières années plus aventureux les auraient probablement suivi si une voix grinçante n'avait pas appelé :
"Premières années, ici, suivez-moi!" Cria un homme vieux et maigre. Il avait le teint blafard et une approche traînante. "Vous êtes tous ici? Ce serait tellement stupide de vous perdre sur le chemin" ajouta t-il d'un ton qui suggérait qu'il pensait exactement le contraire "Et faites attention où vous marchez. Il y a un bon nombre de trous et de pierres, et c'est raide, glissant et boueux. Tout ce qu'il faut pour mes rhumatismes. Et aussi faire en sorte qu'au moins un élève finisse sa nuit à l'infirmerie. Allons tout le monde!"
Et comme promis, le chemin fut aussi difficile qu'annoncé. Plein de roche et de boue. En outre, la route était étroite et ils ne pouvaient y avancer qu'un seul à la fois. Et pour compléter le tableau, la seule chose auquel se rattraper si vous tombiez était les arbres le long de la pente. Puis, le chemin conduissait à la rive d'un lac noir à partir de laquelle ils avaient une vue magnifique de Poudlard.
"C'est magnifique, n'est-ce pas?" s'exprima à nouveau le vieil homme. "Profitez de la vue parce que c'est la raison de ce détour par le lac. La vue est à couper le souffle d'ici. Et vous ne reviendrez jamais ici. A moins que vous ne rejoignez le personnel de Poudlard, bien sûr", conclut-il avec ironie.
De l'autre côté du lac, perché au sommet d'une falaise solide, se tenait Poudlard. Le château brillait à travers chaque fenêtre dans le ciel nocturne. Et en effet, la vue était incroyable.
"Eh bien, c'est merveilleux, mais nous devons aller à Poudlard maintenant. Pas plus de quatre par bateau. Les trainards termineront avec moi, alors allez-y." ordonna t-il.
Daphne la tint par la manche, par conséquent, Raven se tourna vers elle pour savoir avec qui elle voulait aller. Son regard signifiait parfaitement sa question muette.
"Sur ta gauche. Tu vois ce garçon joufflu et la fille aux cheveux touffus?" Raven hocha la tête "Ils ont "nés moldus" écrit sur leur front"
"Comme moi?" répondit Raven avec dérision.
Exactement comme toi" Commenta Daphné avec un sourire.
Raven ne chercha même pas à s'opposer à la volonté de Daphné. Même si elle était surprotectrice, Raven comprenait sa logique. Elle avait moins de risque de trahir sa couverture si elle s'associait à des nés moldus. Passive, elle entendit Daphne demander aux deux autres si elles acceptaient de monter dans même un bateau. Elle entendit l'autre fille dire quelque chose en retour. Mais elle n'avait pas écouté la conversation. La seule chose qu'elle se souvenait était Daphne qui lui a dit d'aller devant elle. Et l'autre fille qui lui avait tendu la main.
Mais le moment qui avait suivi, elle n'avait jamais pu l'oublier. La chaleur. Les étincelles, vert et orange. Le sentiment agréable de bien-être à travers son corps. La douleur atroce de sa cicatrice. Tout cela l'avait frappée en même temps. Sur le coup de surprise, Raven ne savait pas comment elle a fini dans le bateau plutôt que dans le lac. En fait, c'était Daphné qui lui avait épargné de prendre un bain involontaire.
"Des étincelles. Sérieux, Dursley, y a t-il une chose que tu fais comme tout le monde?" Daphne jura avec inquiétude.
"Ça n'a pas d'importance." Intervint la jeune née moldue. "C'est seulement de la magie accidentelle. Ça arrive à tout le monde. Et ils ne se soucient pas."
«Non Tout le monde vous regarde. Mais tu as raison. Faites comme si de rien était" intervint Daphné.
"Comment auraient-ils pu voir quelque chose ? Ça n'a même pas duré une demi-seconde." Questionna Raven.
«Ils n'ont rien vu en particulier. Mais ils ont vu quelque chose. Et le fait qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils ont vu ne les rend que plus curieux», expliqua Daphné. «Merde. Des étincelles en pleine nuit. Tu as vraiment un très mauvais sens du timing."
"Eh bien, ceux qui restent : avec moi. Dépêchez-vous." Finit le vieil homme. Et quand le dernier traînard était installé dans son bateau, il ajouta : "En avant !"
"Pourquoi vous en faites toute une histoire?" demanda le garçon grassouillet, calme jusque-là, tandis que les bateaux commençait à avancer.
"Daphné n'aime pas attirer l'attention" répondit Raven sans hésitation.
"Raven" s'indigna Daphné, avant de se redresser et d'admettre à elle-même que le petit mensonge était approprié. "Désolée. Oui, je ne voulais pas qu'on se fasse remarquer. Les sorcières aiment les commérages et elles n'ont pas besoin de plus pour commencer une rumeur."
"Mon nom est Daphné Greengrass et c'est Raven Dursley. Nous nous sommes rencontrés par hasard dans le train" se présenta elle, en introduisant Raven dans le même temps.
"Hermione Granger et Frank Lloyd. Nous aussi, nous nous sommes rencontré dans le train» déclara la jeune fille aux cheveux touffus.
"Nous nous sommes dessus dans le train" corrigea Franck avec dérision.
"Franck est un peu maladroit. Dans tous les sens du mot" taquina Hermione en retour.
"Eh bien ... Je ne te permets pas..." s'indigna faussement Frank.
"Et vous ?" demanda Hermione, autant par curiosité que pour avoir le dernier mot contre Frank.
"Daphné était à la recherche d'un endroit tranquille pour échapper aux ragots" Répondit Raven, toujours dans la même logique, pour attirer l'attention sur Daphne.
"Une phobie des ragots, peut-être?" Demanda Hermione avec légèreté.
"Je n'aime pas l'exubérance et les babillages. Ni les rumeurs infondées. Je préfère les gens calmes et réservés. Dursley répond parfaitement à cette définition."
Cette réponse fut accueillie par un long silence, surpris de faire face à l'indifférence de Raven, pas du tout choqué d'être ainsi qualifié. C'était vrai, après tout. À force d'être mis à l'écart, Raven avait fini par prendre ses distances. Elle-même n'aimait pas les rumeurs à force d'en faire les frais. Et de penser qu'elle était réservée était un euphémisme. Ces années avec les Dursley devaient l'avoir mise tout le temps sur la défensive. Attendant la chute ou la remarque cinglante coup qui ne venait pas.
"Tu l'appelles par son prénom mais elle t'appelle par ton nom de famille?" Hermione interpela Raven. Verbalisant sa surprise, à l'étonnement de Raven, qui ne s'attendait pas cette remarque.
-Daphné est assez collée-montée sur l'utilisation des prénoms, la familiarité. Comme nous venons juste de nous rencontrer, elle a du mal avec cela. Alors que moi, ça ne me dérange pas.
Raven ne voulait pas avoir à expliquer que non seulement cela ne la dérangeait pas, mais elle n'a pas habituer à recevoir le moindre respect. Ainsi, aussi excessive que soit la position de Daphne, Raven ne se plaignait pas, bien au contraire. La brune avait alors embrayé sur une autre question pour Daphné et Raven avaient perdu tout intérêt pour la conversation, en regardant le lac, les autres bateaux et la grotte vers laquelle ils se dirigeaient.
Puis, une fois arrivés de l'autre côté, ils repartirent à l'ascension d'une volée de marches en pierre, taillées dans la roche et arrivèrent dans un grand parc dans l'ombre du château et loin du lac de Poudlard. Ils montèrent encore quelques marches avant d'arriver à l'entrée du château, une lourde porte en chêne massif, conçue pour impressionner les visiteurs et de dissuader des attaquants d'asségier le château.
"Bon, tout le monde est là?" Demanda l'homme "les absents, levez la main" plaisanta t-il à lui-même. Avant de taper trois fois son poing contre la porte qui s'ouvrit ensuite d'elle-même pour les laisser entrer.
Et ce fut à moment que McGonagall apparu, venu pour les accueillir. Et le vieil homme nommé Rusard, pas fâché de se débarrasser d'eux n'eut pas besoin de se l'entendre dire deux fois avant de les quitter pour mener sa propre vie, quelle qu'elle soit.
Tout cela ressemblait à un bizutage dans les règles, pensa Raven.
Et à la réflexion, l'arrivée par le lac en était probablement aussi une partie. Séparer les nouveaux élèves des anciens élèves, les faire venir par une autre route, plus difficile. Isolés les nouveaux étudiants dans une pièce séparée où ils étaient obligées de se serrer les uns contre les autres tandis que la salle où ils étaient le moment précédent était immense et que la pièce d'à côté d'eux, accueillait le bruit de centaines de voix d'enfants.
Faire un discours sur les conséquences de la répartition et comment la maison de chacun sera comme une deuxième famille, bla-bla. D'accord, le discours idéal pour imprimer une image mentale spécifique dans la conscience collective des premières années. Crée l'anxiété et l'appréhension chez les futurs premières années face à une seconde naissance symbolique dans une nouvelle maison, une nouvelle famille où ils étaient destinés à passer neuf mois de l'année.
Si le mot "famille" ne rimait avec "Dursley" pour Raven, elle aurait pu se laisser prendre au jeu. Mais non, si elle devait vraiment avoir une deuxième famille, ce serait probablement pas sa maison, quoi qu'il en soit. Ce serait un cœur de la famille, qu'elle aurait choisi, de vieux amis, sans aucun doute. À l'heure actuelle, elle n'avait rien qui ressemble à ça.
Ensuite, Minerva McGonagall donna le coup d'envoi pour la répartition. Les étudiants entrèrent en file indienne dans la grande salle qui portait son nom, en particulier par rapport à la pièce sombre et étroite qu'ils venaient de quitter.
C'était grand pour plusieurs raisons. Littéralement: elle avait des proportions énormes de sorte que quatre grande table et plusieurs centaines d'étudiants y tenaient sans se bousculer, le tout sous un plafond aussi élevé que celui de l'entrée et qui reflétait l'image d'un ciel plein de constellations.
La pièce était illuminée par des milliers de bougies en lévitation dans l'air, lui rappelant que l'endroit même où ils étaient était magique et ne pouvait répondre à aucune autre qualification. La grande salle était immense, magique et magnifique, tout simplement. Pendant le temps que dura sa contemplation, Raven avait vu que le professeur McGonagall avait ajouté un tabouret au milieu de l'estrade où les premières années et la table de tête étaient.
Plus, la répartition avait commencé avec un vieux chapeau. Un vieux chapeau rapiécé et chantant, et poussant la chanson uniquement pour leur expliquer ce qu'était la répartition et les différences entre les quatre maisons.
Gryffondor: pour les fort et courageux, en d'autres termes, les brutes écervelés. Poufsouffle: pour ceux qui croient en la justice et l'équité; filles à maman et fils à papa, en gros ? Serdaigle: pour les enfants sages, réfléchis et intelligent. Serpentard: pour les malins, les rusés ... euh ? En d'autres termes, la mauvaise graine ? Bref un système, assez simpliste. Il doit y avoir autre chose. La grande question était : quoi ?
Mais la chanson était déjà terminé et les premiers noms avaient été appelés. Abbott, Poufsouffle, Bones, Gryffondor, Boot, Serdaigle, Bulstrode, Serpentard ... et ainsi de suite.
-Dunbar, Fey!
-GRYFFONDOR!
-Entwistle, Kevin!
-SERDAIGLE!
"Raven! Ils viennent de sauter ton nom." chuchota Hermione.
Raven en était pleinement consciente. Et maintenant qu'elle savait que le nom de Potter avait une signification particulière dans le monde magique, elle craignait particulièrement qu'on appelle par ce nom. Si seulement, il pouvait y avoir un miracle. Si elle pouvait se transformer en petite souris ou se téléporter de l'autre côté du monde ... Elle écoutait maintenant chaque nouveau nom, comme si chacun d'eux la rapprochait de sa condamnation à mort.
-Finch-Fletchley, Justin!
-POUFSOUFFLE!
-Finnigan, Seamus!
-GRYFFONDOR!
-Granger, Haven!
Pas de réaction. Raven regarda Hermione. Elle avait dit que son nom était Hermione. Elle semblait sur le point de réagir, mais Daphné l'avait arrêté.
"Haven July Granger?" Appela une seconde fois la directrice adjointe.
Et la lumière s'était faite dans l'esprit de Raven. Il pouvait y avoir deux Haven, mais pas deux Haven July. Elle regardait maintenant Daphne avec un air horrifié et incrédule. Daphne retourna son regard. Hermione Granger regarda alors l'échange silencieux avec incrédulité. Puis, finalement, Daphne sembla retrouver contenance et poussa littéralement Raven en direction de McGonagall.
"Eh bien, Mlle Dursley! Comment cela se fait-il que vous ne soyez pas déjà à votre table ?" demanda sévèrement Minerva McGonagall.
"C'est juste que ... vous ne m'avez pas encore appelé" murmura Raven.
"Alors ce n'est pas encore votre tour" coupa la vieille sorcière "Curieux. Pourtant, j'étais certaine ..."
Puis tout le monde pu voir la directrice adjointe se statufier dans une expression d'incrédulité semblable à celle de Raven, un moment plus tôt.
"Haven ... July ... Granger?" dit-elle lentement "Eh bien, c'est vous" dit-elle comme si c'était l'évidence même. "Vous ne pouviez pas le dire plus tôt? Allez, c'est votre tour."
Ainsi, Raven se trouva contre son gré sur le petit tabouret, appelé sous un faux nom et avec un chapeau miteux sur la tête. C'était une totale mascarade.
"Eh bien, le chapeau miteux te dit merci!" lui répondit une voix dans sa tête.
-Pardon ?
-Oh je vois. Le nom "Haven July Granger" est le problème. Je suppose que je peux te renvoyer et te demander de revenir pour la lettre P peut-être? Non ? Tu es sûre ? Bien. Donc, le problème est résolu.
Alors ... Ah ... petite Haven ... tu préfères Raven ? Qu'importe. Où vais-je te mettre? Hmmm ... Tu as un esprit assez critique. Une langue pointue digne de Serpentard. Mais considérons nos options. Tu n'aimes pas vraiment Gryffondor, il me semble. Des brutes écervelées ? Hmmm. Et vous n'avez pas vraiment l'intégrité morale de Poufsouffle, tant pis pour les filles à maman.
Serdaigle ... Tu es assez intelligente. Et tu as du talent. Oh, mon dieu ... oui. Et une grande soif de te faire tes preuves. Hmmm. C'est un choix difficile. Serdaigle ou Serpentard? Une préférence? Non ? Dans ce cas ... je dirais ...
-SERPENTARD !
À la table de Serpentard, Raven avait vu plusieurs personnes grommeler, visiblement mécontent. D'autres se réjouissaient ouvertement que cette répartition. Entre les deux Serpentard appelés avant elle, la jeune fille semblait avoir l'expression la plus neutre, aussi Raven a choisi de s'asseoir à côté d'elle. Alors que derrière elle, Hermione Granger était appelée, puis triée à Serdaigle.
Daphne Greengrass l'avait rejointe peu de temps après sans commentaire. Et après le tri de Franck Lloyd à Gryffondor, Raven avait perdu tout intérêt pour le reste de la cérémonie.
