Bonsoir ! Me revoilà pour la suite :) J'espère que je ne vous ai pas fait trop attendre... Je n'ai pas grand chose à dire alors... encore le même blabla habituel, désolée pour les fautes et j'espère que vous allez apprécier ce chapitre !

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi alors que je les veux. :(

Couple : Surprise ! Vous en avez déjà deviner ? Peut-être qu'avec ce chapitre, oui...


Il faisait froid cette nuit d'hiver sans neige. Takao enfonça un peu plus son bonnet en laine sur sa tête, recouvrant ses oreilles rougies par la fraicheur du temps. Dans ses mains se trouvait une canette de soupe d'haricots rouge qui réchauffait ses pauvres doigts qui lui paraissait bleus et prêt à tomber. Il n'avait pas spécialement envie de sortir et préférait bien entendu être dans son lit, sous sa couverture à regarder un bon film au lieu d'être là, en train de marcher dans les rues de la ville juste pour aller chercher un ami. En même temps, qu'est-ce qu'il ne pouvait pas faire pour Shin-chan… ? Même lorsqu'il ne perdait pas à pierre papier ciseaux, il se surprenait à réaliser tous les désirs du vert – en rechignant mais en les faisant quand même. Il devait être masochiste, il ne voyait pas d'autre explication. Et puis, il faisait vraiment trop froid, et c'était quelque chose qu'il ne supportait pas. Déjà parce qu'il avait un gros manteau fourré de l'intérieur mais il continuait à greloter, mais aussi parce qu'il ne neigeait pas. À quoi bon mourir geler si il n'y avait pas de neige pour s'émerveiller pendant la congélation de son propre corps ? En plus, il avait une furieuse envie de faire des bonhommes de neige et de lancer une boule de neige en pleine face de Midorima. Ça serait tellement drôle… Tellement qu'il en riait en avance, en pleine rue, et maintenant les gens croisant son chemin le regardait bizarrement. Arriver devant la grille de la demeure du lunetteux, le brun appelant directement son ami pour que celui-ci le rejoigne. Mais ce dernier ne semblait pas être de cet avis.

- Entre, c'est ouvert.

Effectivement, l'immense grille toujours fermée à double tour se laissa pousser avec facilité par le meneur de Shutoku. Rhaa… Il ne voulait pas perdre de temps à l'intérieur, son ventre gargouillait beaucoup trop et Midorima avait promis de payer le restau qu'ils avaient prévu de se faire… Enfin bon, au moins il sera au chaud à l'intérieur. Il ne prit même pas la peine de toquer à la porte pour faire savoir qu'il avait déjà traversé le jardin – ou plutôt sonner pour montrer une marque de politesse – et entra en s'écriant d'être désolé pour l'intrusion. Mais il se retrouva seul dans le grand salon familial, et se trouva un peu con. Alors Shin-chan me demande de venir chez lui mais n'est même pas là pour m'accueillir à l'entrée ? pensa-t-il en boudant faussement. Et puisque c'était comme ça, il se permit de s'asseoir sur le canapé en cuir noir et ne se priva pas d'allumer la télé comme s'il était chez lui.

- Mais qu'est-ce que tu fais, idiot ? Dépêche-toi de monter !

Oups. Il n'avait pas pensé à aller voir dans la chambre du vert. Rapidement il éteignit la télévision et s'empressa de monter au premier étage de l'habitat pour ne pas faire attendre son ami et sa patience extrêmement limité. Sauf que, arrivé devant la pièce où se trouvait Midorima, Takao ne put empêcher un cri de lui échapper.

- Arrête de crier, idiot.

Mais il ne put s'en empêcher avant…. D'éclater de rire. La chambre était complètement c'en dessus-dessous, une montagne de vêtement – sale ? – trainait dans le coin de la pièce, un tas de livres était éparpiller sur un bureau remplit de feuille décoré à l'encre d'une écriture parfaite et tout un amas de choses diverses et variés s'amoncelaient sur le sol.

- T'as arrêté la maniaquerie ou quoi ? souffla-t-il entre deux souffle à cause de son fou rire.

- Je cherchais juste quelque chose, imbécile. Maintenant, tais-toi et aide moi plutôt à ranger.

Il ne se fit pas prier et vola au secours de son coéquipier qui semblait étouffer sous tout ce bordel. Bientôt, il fut le seul à ranger pendant que Midorima dégustait sa soupe. En même temps, il avait encore gagné à pierre papier ciseau et Takao commençait sérieusement à détester ce jeu. Une fois qu'il eut fini de tout ordonner – il vérifia au moins une dizaine de fois pour ne pas que le vert s'attaque à lui si il n'avait pas bien fait son travail – et se tourna vers son ami.

- Shin-chan, j'ai terminé.

Mais Midorima, maintenant assit sur sa chaise de bureau, était complètement absorbé par une chose qu'il tenait entre ses mains et n'avait même pas entendu le brun l'interpeller. Ce dernier s'approcha par derrière, attrapant son aîné en passant ses bras autour de son cou comme l'aurait fait une personne à son partenaire et marmonna encore une fois sa phrase précédente d'une voix de bébé. Mais Midorima ne broncha pas, ce qui surprit le plus petit. Qu'est-ce qui pouvait autant prendre de son attention pour ne pas qu'il s'énerve contre le brun à cause de la proximité qu'il avait mis entre eux ? Il eut sa réponse en jetant un coup d'œil à la chose – qui était soit dit en passant une photo - que l'autre fixait depuis bientôt cinq minutes.

- Hey, mais c'est…

Il ne put finir sa phrase en apercevant enfin toutes les autres images sur la table, trop choqué par tout ce qu'il voyait.

- Mais… Shin-chan… Tu sais sourire !?

Oui. Il était sous le choc après avoir pu voir cette vision très spéciale d'un Midorima accompagné des autres membres de la Génération des Miracles, en train de sourire devant l'objectif. Le brun ne put s'empêcher de rire. On aurait dit que le lunetteux avait un bâton enfoncé là où il pensait… C'était un sourire forcé qui faisait contraste avec les autres lèvres étirées des autres présents sur la photographie. Cependant, il fallait avouer qu'avec ce petit smile, Shin-chan était plutôt mignon… Bientôt, Takao s'empara des autres clichés pour pouvoir toutes les connaître – et se taper des fous rires en passant – mais à force de donner des coups au bureau lorsqu'il riait trop, quelques clichés tombèrent à terre et le brun les ramassa en vitesse en sentant le regard noir de son acolyte. Il s'apprêtait à les redéposé mais une image retint son attention. Ses yeux s'écarquillèrent et sa voix tomba dans les aigus quand il murmura le surnom de son ami. Ce dernier se tourna vers lui, et voyant ce qu'il tenait en main, arracha la photographie d'une poigne violente et remonta ses lunettes qui étaient presque tombés tellement il s'était empressé de faire l'action.

- N'en parle à personne.

Qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à cela ? Il était de toute manière obligé d'obéir. Et puis, ce n'était pas comme si il avait prévu d'en parler à qui que ce soit. Ce n'était pas ses affaires après tout.

oOoOo

Lorsqu'il mit enfin les pieds dehors, Akashi eut l'impression de respirer à nouveau. Ici, l'air était pur et la vie s'étendait à plusieurs millions de kilomètres. Cela le changeait de la petite chambre sans beauté ni couleur, qui commençait sérieusement à le rendre fou, il fallait l'avouer. Seijuro inspira. Fort. Sentir l'oxygène entrée dans son corps, apprécier la fraicheur du vent sur son visage, respirer la délicieuse odeur des Anpans venant du petit vendeur ambulant d'à côté… Il n'y avait pas à dire, être enfin "libre", c'était ce qu'il y avait de mieux pour lui.

- Jeune maître.

Mais comme quoi, on ne pouvait jamais être tranquille quand on était un Akashi. Doucement, le rouge se tourna, un regard ennuyé peint sur son doux visage, vers Yuuichiro – alias Yuu – son majordome. Ce dernier, impassible comme toujours, venait d'ouvrir la portière de la voiture de luxe noire qui rendrait jaloux n'importe qui. Seijuro soupira. Il ne voulait bien évidemment pas rentrer chez lui. Il savait qu'il allait y croiser son père et préférerait rester dehors jusqu'à ce que ce dernier s'en aille en voyage d'affaire plutôt que de continuer à cohabiter avec lui.

- Tu peux t'en aller, je vais juste faire un tour.

Cependant le quadragénaire secoua la tête, essayant de garder son air impassible mais Akashi remarqua tout de même ses lèvres pincées sur son visage fermé. Oh, tenterait-il de lui désobéir ?

- Akashi-sama m'a cordialement "demandé" de vous ramener au manoir quoique vous disiez.

- Je m'en fiche de ce que mon père dit. Sur ce.

Le rouge tourna les talons et marcha rapidement dans la direction souhaitée, ignorant parfaitement les supplications de son domestique lui demandant de revenir. Yuu allait avoir des problèmes… Mais pour l'instant, ce n'était pas ce à quoi pensait le joueur de Rakuzan. Il devait se dépêcher, il avait promis de venir dès sa sortie sur ce terrain de basket où ils s'amusaient en jouant souvent en dehors des entrainements et des compétitions. Des matchs sans prise de tête dans lesquels les anciens joueurs de Teiko laissaient échappés leur frustration, leur stresse et leurs pensées négatives pour pouvoir prendre du bon temps avec des amis. Celui lui paraissait maintenant si lointain… Pourtant, à peine un an s'était écoulé depuis le collège. Akashi devenait nostalgique et cela ne lui ressemblait pas, et ne lui plaisait surtout pas. Il n'avait pas besoin du passé, tout ce qui importait était le futur, cet avenir qui était déjà tout tracé pour lui, ce destin auquel il devait faire face et qu'il ne pourrait changer. Il devait continuer à accepter cette prison dans laquelle il essayait de survivre chaque jour, cet amour qu'il contenait en lui depuis l'horrible vérité, cette vie qui n'était plus sienne depuis la mort de sa mère. Cela faisait maintenant onze ans, et Akashi se rendait compte de plus en plus de la grande faiblesse qui habitait son corps et dont il cherchait à s'en débarrasser. Les Akashi sont forts. Les Akashi sont des gagnants. Les Akashi sont abso-

- Oi ! Akashicchi !

Il sursauta. Sans qu'il ne s'en rende compte, il était déjà arrivé sur le terrain. Kise tenait un ballon dans sa main et s'amusait à le faire rebondir tandis que Midorima parlait – s'engueulait - dans un coin avec Aomine avant de lui fourrer une enveloppe dans la poche de sa veste, Murasakibara mangeait – pour ne pas changer – à même le sol, Kuroko était assis sur un banc – avec à ses côtés Momoi qui lui parlait sans que celui-ci ne semble l'écouter - et l'observait discrètement, toujours aussi neutre. Remarquant qu'il prenait un peu de temps à rejoindre ses amis et que Kise le regardait maintenant bizarrement, Akashi s'empressa de les rejoindre et vola la balle au blond qui se plaignit. S'en suivit d'un One on One que Akashi gagna sans surprise. Le mannequin, épuisé, s'était laissé tomber par terre tandis que Nigou s'approchait de lui pour lui lécher le visage, comme pour l'encourager à ne pas mourir. Le gagnant alla rejoindre les deux sur le banc – qui étaient visiblement plongés dans une discussion pour savoir si oui ou non le chien avait besoin d'une compagne - et se laissa mollement retombé à côté de Momoi, appuyé contre le dossier, la tête en arrière, cherchant l'air après ce petit match. Satsuki et Tetsuya ne purent s'empêché de le regarder faire, arrêtant de parler, comme s'ils n'avaient plus le droit à la parole. Akashi remarqua ce changement d'ambiance et demanda alors si quelque chose n'allait pas. La rose se mordit la lèvre, visiblement gênée, tandis que le bleu continuait de garder son visage de tous les jours.

- Hum… Est-ce que tu vas bien, Akashi-kun ? balbutia tout de même la jeune femme, peu confiante des mots qu'elle utilisait.

- Bien sûre que je vais bien. Pourquoi se serait le contraire ?

Et c'est là qu'il remarqua que Murasakibara ne mangeait plus, que Midorima et Aomine avaient visiblement terminé de se disputer et que Kise avait depuis un bon moment lâché la balle qui avait roulé loin de çà et là ; et tous l'observait avec attention.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le capitaine avec une certaine irritation dans la voix, que toute la Génération des Miracles remarqua. Si vous avez quelque chose à me dire, faîtes-le au lieu de tourner autour du pot.

Tous excepté le rouge se regardèrent en silence, se parlant à eux même rien qu'avec le regard, ce qui énerva un peu plus l'héritier qui détestait ne pas être au courant de quelque chose qui le concernait.

- Bordel, puisque personne n'ose, j'vais le faire. Pourquoi tu t'es poignardé, Akashi ? T'a cru que c'était un jeu ou quoi ?

- Dai-chan, calme toi…

Le bleu avait les poings serrés et soutenait le regard intimidant du rouge sans rompre le contact, n'ayant à ce moment, pas une once de "peur" envers lui. Alors c'était donc ça. Ils avaient pris autant de temps juste pour lui poser une vulgaire question sans importance à la suite de leur existence. Les humains pouvaient réellement être stressés pour des choses inutiles…

- Je vais bien, c'est ce qui compte, non ?

- Te fous pas de ma gueule, qui ne nous dit pas que tu ne serais pas capable de recommencer ?

C'était bien la première fois que Aomine lui parlait sur ce ton et celui ne plut pas à son ancien capitaine qui fronça les sourcils. Pour qui se prenait-il ? Heureusement pour lui que Midorima lui avait donné un coup sur la tête tout en le traitant d'idiot, avant qu'il ne se retourne vers Akashi et ne prenne la parole :

- Ce que Aomine veut dire, c'est qu'on a peur de te savoir… Instable.

- Je vais parfaitement bien.

Ce fut cette fois le tour de Kuroko de froncer les sourcils, il ne semblait pas d'accord avec cette réponse. Néanmoins Momoi coupa court à la discussion, prétextant le fait qu'ils venaient de tous se retrouver et que de ce fait, ils ne devaient pas se disputer. Cela eut l'effet escompté puisque l'ancienne lumière se calma et proposa à tout le monde une bonne partie de basket, comme autrefois. La fatigue accumulée par le blond et le rouquin s'embla s'envoler puisque les deux acceptèrent avec plaisir tandis que la seule fille présente, assise seule sur le banc cette fois, observait tous ses amis, des larmes de joie aux coins de ses yeux, heureuse d'avoir retrouvé ses compagnons.

oOoOo

Kuroko, Akashi, Murasakibara et Momoi étaient rentrés chez eux. Le froid s'était fait plus présent et Kise grelotait dans sa petite veste bordeaux, regrettant de ne pas avoir pris de manteau. Aomine jouait tout le seul alors que le blond l'observait sans pouvoir détacher son regard de ce corps en sueur qui semblait ne pas ressentir les brûlures du temps d'aujourd'hui. Kise était littéralement entrain de geler sur place – il devait bien faire autour des deux degrés - mais tout d'un coup, le blond eut très chaud lorsque Aomine se débarrassa de son haut, laissant dévoilé ses muscles saillants. Il devait être bien rouge du visage car le bleu lui demanda ce qu'il avait, avant de lui lancer son t-shirt pleine de transpiration en pleine face. C'est sûr que maintenant, l'air s'était bien rafraichi et l'ambiance avec... Pour un court moment cependant, car le blond ne put s'empêcher, quand l'ailier fort de Touou était concentré dans son match contre lui-même, de renifler le bout de tissu de ce dernier. Certes, il y avait une forte odeur de transpiration mais ce n'était pas du tout désagréable et Kise se surprit à aimer ça. Aimer un peu trop même… Ce n'était pas le moment de se "réveiller". Le mannequin serra les cuisses fortement et envoya l'objet de son désir naissant au loin, se maudissant pour avoir réagi comme ça. Il fallait absolument qu'il pense à quelque chose d'autre, n'importe quoi.

La vision d'un Akashi au WC, ayant une diarrhée monumentale le fit éclater de rire et en même temps le dégoûta tellement au point d'être réellement pour le coup "refroidie". Au loin, Aomine l'observait avec désabusement, se demandant dans quelle planète avait bien pu naître l'autre con.

- Bon… On va chez moi ?

Le fou rire de Kise s'arrêta tout de suite. Q-qu-quoi ? Maintenant ? Tout de suite ? Mais il n'était pas prêt à ça ! Pas après avoir eu ce genre de pensée salace !

- Qu'est-ce que t'as Kise ? T'es tout rouge depuis tout à l'heure. T'es malade ?

Ce dernier secoua la tête tellement vite qu'il en fut bouleversé. Ce n'était pas la première fois qu'il allait chez Aomine… Il devait se contenter de rester calme et de retenir ses pulsions de "je veux me jeter dans ton lit et plongé mon nez dans ton oreiller tout en me roulant dans tes draps". La puberté, c'était vraiment quelque chose… Au collège il n'avait jamais ressenti autant de désir pour son ami. Il savait que les sentiments étaient là, mais ils étaient justement bien cachés et n'étaient pas prêt de se faire remarquer. Alors pourquoi maintenant ? Rhaa… La vie pouvait être si injuste. Quand il revint à lui, le bleu avait déjà ramassé ses affaires et quitté le terrain sans l'attendre et le blond se mit à lui courir après en chouinant que son ami n'était pas gentil de ne pas l'avoir attendu.

- Daiki, tu es rentré ?

Aomine Shinobu était une très belle femme, avec ses longs cheveux bleus nuit comme ceux de son fils, ses grands yeux de la même couleur – quoiqu'un peu plus clair – sa taille de guêpe, sa peau métissée également et sa poitrine généreuse. Elle était classe, distinguée, polie, persévérante – comme son prénom l'indiquait* - connaissait les bonnes manières mais était surtout connu pour son caractère. Elle criait fort et ne se laissait pas faire. Sa seule faiblesse était son fils. Parce que malgré le fait qu'il se faisait souvent disputer par elle, elle ne lui disait jamais de mots blessant et n'avait jamais levé la main sur lui. Daiki l'aimait énormément et même s'il ne le montrait pas beaucoup, il la chérissait plus que tout. Alors la voir dans sa troisième tenue de travail, courant partout dans la maison à la recherche de ses escarpins vernis, manquant de buter contre la table basse du salon, lui brisa le cœur. La famille Aomine contenait simplement une mère et son fils. Le père était parti – c'était elle qui avait demandé le divorce - il y a un moment et les deux restant ne le vivaient pas trop mal. Mais ils étaient assez pauvres et de ce fait, Shinobu était obligée de travailler plus pour gagner plus. Son fils lui avait souvent proposé de lui venir en aide, il pourrait trouver un petit boulot comme ça elle n'aurait qu'à en quitter un et pourrait enfin se reposer un peu, mais Madame Aomine ne voulait rien entendre. Elle voulait que son fils réussisse là où elle avait échoué ; il devait travailler à l'école et non dans un bar comme elle le faisait. Daiki allait avoir un avenir et c'était tout ce qui comptait pour elle.

- Oh, bonsoir Ryouta-kun ! Tu vas bien ?

- Très bien et vous ?

- Comme sur des roulettes ! Daiki, aide-moi à enfiler mes chaussures.

- Oui, oui…

Cette scène était tellement mignonne mais tellement drôle en même temps que Kise ne put se retenir de rire avant d'être violemment agressé par la forte voix d'Aomine qui lui ordonna d'aller chercher les clés de sa mère, suspendues au mur du couloir. Le blond s'exécuta rapidement et reçu une tape sur l'épaule par Shinobu digne de la poigne de son fils en guise de remerciement.

- Le dîner est dans le frigo. Tu peux rester ici cette nuit si tu veux, Ryouta-kun, ça ne me dérange pas. Je file, trésor.

Elle salua les deux garçons et s'en alla rapidement, trébuchant sur le pas de la porte mais se relevant aussi vite qu'un jaguar.

- "Trésor" ?

- La ferme.

Les deux montèrent dans la chambre du bleu – qui se débarrassa de sa veste sur le sol - et commencèrent une partie de jeu vidéo qui détourna l'attention de Kise du lit d'Aomine. De toute façon il s'était promit de ne plus y sauter depuis ce qu'il s'était passé il y a deux ans de cela… Un peu plus tard, ils se décidèrent à manger mais le regard de Kise se posa sur le papier marron qui dépassait de la poche du vêtement lancé par le métisse un peu plus tôt.

- C'est pas ce que Midorima t'a donné ?

L'enveloppe… Il l'avait complètement oublié. Aomine se pencha pour la ramasser, la décacheta et… Il dû s'asseoir en voyant la photo qui était dedans.

- Aominecchi… ?

Kise s'approcha de lui et jeta un œil au cliché. Son cœur se serra.

Il n'aurait plus qu'à rentrer chez lui maintenant. Essayer de désalourdir l'atmosphère qui régnait dans l'habitat ne ferait qu'empirer les choses. Ryouta le savait malencontreusement très bien.

oOoOo

- Où est-ce que tu étais, Seijuro ?

A peine avait-il mit les pieds dans l'intérieur de la grande maison qu'on lui prenait déjà la tête. Pourtant, ça avait été une journée plutôt cool aujourd'hui. Il avait traîné avec des amis, en voulant rentrer à pied il était tombé sur son majordome qui l'avait en fait attendu depuis tout ce temps, et ce dernier tenait entre ses mains un paquet d'Anpans froid, car il les avait sans doute achetés il y a un long moment, de peur que la petite boutique ne ferme. Akashi avait alors partagé avec Yuu les petits pains fourrés aux haricots rouges, puis était rentré en voiture. Et maintenant, après cette belle journée, il devait affronter ça. Cependant, voyant que son père commençait à s'impatienter, les bras croisés et un pied tapant contre sol – chose qui ne lui allait pas du tout, c'était plutôt le rôle d'un parent aimant attendant son enfant revenu tard dans la nuit que d'un homme ne pensant qu'à lui – le rouquin se décida à lui répondre pour ne pas lui faire attendre plus longtemps.

- Avec des amis.

- Des amis ?

- Oui. J'ai bien le droit d'en avoir.

Akashi père haussa un sourcil, les lèvres pincées en une fine ligne, et une ride profonde apparut sur son front, montrant son irritation.

- Tu te montres bien insolent, Seijuro.

Seijuro haussa les épaules et tourna les talons, voulant à tout prix rejoindre sa chambre le plus vite possible, ne voulant plus écouter la voix sévère de son père.

- Je n'ai pas terminé. Quels amis ?

Le garçon soupira et se retourna vers son paternel, gardant son exaspération au plus profond de lui pour ne pas tenter le diable.

- La Génération des Miracles.

- Je vois.

Pensant que la discussion était enfin terminée, Akashi se remit en direction de sa chambre mais s'arrêta brusquement en entendant les mots de son père.

- Tetsuya était donc là.

Le rouge serra les poings. Il n'aimait pas quand cet homme parlait de Kuroko. Il n'avait pas le droit de souiller son nom avec cette bouche, elle, souillée par toutes les horreurs qu'elle avait pu dire. Néanmoins, il fallait qu'il se calme. Cela ne servait à rien de s'énerver et de toute manière, il savait très bien qu'il ne gagnerait pas cette bataille.

- Oui.

Akashi père sourit. D'un sourire mauvais. Cela glaça le sang du joueur de Basket qui resta pétrifier devant l'homme qui était à l'origine de sa venue au monde. Ce dernier remarqua les yeux de son fils fixé sur lui et le creux entre ses lèvres s'étira de plus bel.

- Un problème, Seijuro ?

- Aucun.

Le maître des lieux quitta alors la pièce et Akashi put enfin parvenir jusqu'à sa chambre et se laissa tomber sur son lit.

À quoi est-ce que ce vieil homme pensait ?

oOoOo

- Oi, Kise, qu'est-ce que tu fous ?

- J'arrive !

C'était la première fois qu'il allait chez son ami, et il fallait avouer que le blond était plus que nerveux. Qui ne le serait pas en allant chez la personne qu'on aimait ? Ryouta tritura ses doigts un moment, et trop concentré sur eux, manqua la marche qu'Aomine venait juste de lui prévenir de faire attention et tomba la tête la première sur… Ce qu'il croyait être le sol mais était en fait quelque chose de mou et de tendre.

- Eloigne toi, idiot !

Le tirant vers lui sans douceur, Kise put enfin constater avec horreur ?, que c'était la poitrine de celle qui devait être la mère du bleuté qui avait amorti sa chute.

- Whaa ! Je suis vraiment désolé !

Il se pencha en avant, s'excusant des centaines de fois tandis que Shinobu l'assurait que ce n'était pas grave mais que si la prochaine fois il recommencerait, elle l'expédierait sur Pluton. Après cette rencontre quelque peu mouvementée, les deux collégiens montèrent jusqu'à la chambre du métisse et ce dernier lui demanda de l'excuser une minute le temps d'aller chercher des boissons. Profitant de ce moment de liberté, le blond s'empressa de sauter dans le lit du plus grand, reniflant tout ce qui s'y trouvait. Ah… Il était tellement amoureux.

- Je t'aime, je t'aime, je t'aime….

Depuis le jour où il l'avait vu joué, son cœur s'était mis à battre tellement fort dans sa poitrine qu'il avait compris que le coup de foudre, ce n'était pas juste une légende urbaine. Il se comportait comme une héroïne de shojo et c'était vraiment ridicule, et embarrassant, mais à ce moment, il ne voulait échanger sa place pour rien au monde. Tellement qu'il en oublia de se lever et…

- Mais tu fais quoi ?

- Aominecchi !

Il se releva d'un coup, étant encore plus rouge que les cheveux de Akashi – pensa le bleu – et bégaya des mots incompréhensibles, avant de se reprendre.

- J'étais un peu fatigué, alors je voulais me reposer….

- Mmh.

Son compagnon n'avait pas l'air très convaincu, mais comme c'était un idiot, Kise savait qu'il ne se poserait pas plus de question et qu'il oublierait cette histoire dans cinq minutes chrono. Une heure plus tard Aomine mère s'incrusta dans la petite chambre et s'amusa à jouer aux jeux vidéo avec les garçons, avant de s'écrier quelques heures après qu'elle était en retard pour son nouveau job, trébucha et atterrie sur le sol. Daiki ne prit même pas la peine de la relever et cette dernière s'en alla en lui lançant un regard noir rempli de mauvaises ondes. Quand la nuit fut tombée, les garçons mangèrent le plat qui leur avait été préparé et parlèrent de tout et de rien jusqu'à très tard dans la nuit.

- Demain, Akashi va nous tuer s'il remarque les cernes qu'on aura sûrement, marmonna le blond à moitié endormi.

Un frisson parcouru tout le corps de son ami.

- Merde… En plus demain, c'est lui qui supervise l'entrainement…

Ils soupirèrent, avant de se souhaiter une bonne nuit, et surtout une bonne mort.

Le lendemain, Ryouta fut le premier lever. Il voulut se préparer parce qu'il était bientôt l'heure d'aller en cours, mais le visage endormi de l'homme qu'il aimait était beaucoup trop magnifique, et il ne put s'empêcher de l'admirer. Jusqu'à ce que celui-ci se réveille. Paniqué, le mannequin fit semblant de venir de se lever également et salua Aomine qui était toujours dans les vapes.

- Il est quelle heure… ? Demande ce dernier.

Kise se tourna vers le réveil posé sur la table basse, et son cœur le lâcha, littéralement.

- Akashi va définitivement nous tuer…

Avec en plus l'excuse de merde : mon réveil n'a pas sonné.


Alors ? Je vous fais pas trop souffrir avec le suspense j'espère ? x )Vous aviez deviné les sentiments de Kise pour Aomine ? Vous pensez déjà avoir découvert quelque chose ? Ce que le père d'Akashi mijote, le fait que la GMD pense Akashi instable, LA PHOTO ? Mais qu'est-ce qui peut bien être sur cette photo... Et bah vous le découvrirez un jour mais pas maintenant x) (Comment trouvez-vous la mère d'Aomine ?)

Critique, commentaire constructif, petit commentaire, encouragement... J'accepte de tout, j'en ai besoin pour progresser ! (Et pour savoir si l'histoire est nulle aussi haha, chose que je n'espère pas).

Je vous souhaite à tous une bonne soirée, et à la prochaine !

*Shinobu = Persévérance