Bonsoir ! Toujours bonsoir mais je ne poste que le soir donc... Me voici pour la chapitre 4, qui arrive deux jours après le troisième. Inspiration, quand tu es là... Je vous préviens déjà que je ne sais pas du tout si j'arriverai à garder ce rythme de parution plus tard, enfin bon on verra bien. Je vous laisse découvrir ce chapitre ! Bonne lecture !

Couples : Akashi x Kuroko ? Kise x Aomine ? Vous le découvriez bientôt (ou pas).

Disclaimer : J'aimerai que Kuroko m'appartienne ainsi que tous les autres personnages mais non. :(

Réponses aux reviews (yes ! J'en ai enfin eut !) !

InSilent : Merci beaucoup amie de 5 longues années maintenant, haha. J'avoue que de les imaginer bébé ferait fondre le coeur de n'importe qui, y comprit le mien... Pour sa psychopathie, ne t'inquiète pas pour ça, elle sera normalement encore beaucoup présente héhé.

Lormela : C'est moi qui te remercie pour ton commentaire qui m'a fait vraiment plaisir. J'espère que les secrets que la GDM cachent se plairont. Merci à toi de m'avoir accordé un peu de ton temps pour poster un commentaire et à la prochaine, peut-être ? :)


- Désolé, je ne peux pas venir…

Ils étaient quatre sur ce même terrain de basket là où ils adoraient y jouer ou passer du bon temps entre amis. Ce terrain, c'était tous les bons souvenirs de la Génération des Miracles, un endroit sacré et chéris par eux, un lieu qui sera toujours graver dans leur cœur. Personne – à part "l'autre" Akashi et Murasakibara - des anciens joueurs de Teiko ne refusait de venir ici lorsqu'un autre le lui proposait. Il ne pouvait pas, ce n'était même pas envisageable. Alors cette réponse surprit Kuroko qui fronça les sourcils, perdant son masque d'impassibilité. Il le sentait, il y a quelque chose dans sa voix. Elle tremblait, légèrement mais il arrivait à le percevoir quand même. Mais qu'est-ce qui se passait chez lui ? Devait-il autant s'inquiéter ou tout ce à quoi il pensait était une invention complète de son imagination ? Peut-être que c'était ça, qu'il se montait des films, qu'il réfléchissait trop… Non. Il y avait un problème et le bleu voulait en savoir plus mais rapidement le dialogue entre les deux adolescents se termina.

- Pas de problème, Akashi-kun. J'espère que la prochaine fois tu seras là, lui répondit Momoi.

- Je serai là. Promis.

Et il avait raccroché, surprenant la rose qui continuait à lâcher des "Allo ?" alors qu'elle entendait pourtant les bips signalant la fin de la communication. Akashi avait toujours été de ce genre, à couper court aux conversations qui l'ennuyait, qui lui semblait inutile ou encore aux appels téléphoniques. Il ne disait pas au revoir et se contentait de raccrocher après un dernier mot de sa part, sans que l'on puisse rétorquer quoique ce soit. Les membres de la Génération des Miracles et les joueurs de Rakuzan y étaient habitués, mais pour ceux qui ne connaissaient pas le rouge, ils se vexaient tout de suite, se plaignant de l'impolitesse de ce garçon.

- Bon et bien… ça ne sera que nous quatre apparemment… marmonna la jeune fille en rangeant son portable.

Kise, Midorima, Momoi et Kuroko se regardèrent. Murasakibara avait répondu à la rose dix minutes avant qu'il avait la "flemme" de se déplacer jusqu'à Tokyo pour rien – et tout le monde savait que le seul qui pourrait le convaincre de venir était Akashi -, ce dernier ne pouvait pas se déplacer et semblait préoccupé alors aucun moyen de lui demander pour le violet, et Aomine ne donnait plus signe de vie depuis quelques jours. Cela inquiétait grandement son ami d'enfance qui avait presque pleurer lorsque qu'elle l'avait appelé mais que ce dernier n'avait pas décroché. Il ne venait plus en cours non plus et n'était même pas sur le toit de l'établissement. Elle avait bien essayé d'aller chez lui, mais elle se ravisait à chaque fois, se disant que si Dai-chan ne voulait pas répondre, c'était surement pour une bonne raison et qu'il fallait peut-être le laisser respirer, elle qui était si collante. Kuroko était neutre quand on en parlait mais au fond, lui aussi s'inquiétait. Ce n'était pas normal et il se demandait s'il devait forcer pour réussir à contacter le grand bleu.

Kise était le seul qui savait ce qui se tramait avec Daiki. Il avait haï cette photo dès qu'il l'avait vu et n'avait pas hésité à jeter un regard noir à Midorima lorsqu'il était arrivé, laissant le vert dans l'incompréhension la plus total. Pourtant, le lunetteux n'avait pas fait ça pour faire de la peine au métisse, il lui avait juste rendu ce qui lui appartenait. Ce dernier se doutait aussi de la raison qui faisait la disparition de son ami, mais ne disait rien. Ce n'était pas son problème, et de toute façon, dans quelques jours ça serait oublié.

Tout le monde était ainsi perdu dans leurs pensées qui étaient remplies de bleus et de rouge, formant une jolie petite couleur violette dans un coin de leur tête. Remarquant que l'ambiance s'alourdissait, Satsuki se proposa volontaire pour partir acheter quelques snacks. Kise la suivit pour l'aider et de ce fait, Midorima et Kuroko restèrent seuls.

. . .

L'ambiance était encore plus mauvaise. Tout le monde, que ce soit Nigou ou l'empereur du Japon, savait qu'il ne fallait jamais laisser ces deux-là seuls. Pas qu'ils se détestaient mais leur relation était assez… compliquée. Kuroko commençait à être gêner, le silence entre eux s'était déjà installé depuis plusieurs longues minutes et le bleu ne savait pas s'il pourrait résister encore longtemps à cette sensation d'étouffement dans sa poitrine. Oui, c'était bien ce que lui faisait ressentir l'atmosphère autour de lui en ce moment, et ça n'allait pas du tout…

- Dis-moi, Kuroko…

A la grande surprise du petit, le grand avait entamer la discussion de lui-même et sa voix ne montrait aucun signe d'agacement.

- A propos de Akashi… Toi aussi tu as remarqué qu'il y avait quelque chose de différent chez lui, n'est-ce pas ?

Cette fois-ci, Tetsuya ne fut pas étonné, il resta même aussi droit qu'une statue, comme toujours. Midorima aussi observait assez les gens, de plus il était la personne la "plus" proche de Akashi. C'était normal qu'il le remarque lui aussi. Kuroko était un peu rassuré que quelqu'un pense comme lui mais en même temps cela le terrifiait. Cela voudrait dire qu'il ne s'était pas trompé et essayer de nier l'évidence ne servirait plus à rien.

- Est-ce que tu sais quelque chose, Midorima-kun ?

- Rien de concret mais… J'ai réfléchis à plusieurs possibilités et pour tout t'avouer, j'ai peur d'avoir trouvé.

- Je crois qu'on pense à la même chose.

Le vert et le bleu se regardèrent longuement avant que le grand ne propose de trouver une solution pour aider Akashi. Il fallait faire quelque chose… S'ils avaient vu juste, ils ne pouvaient pas le laisser comme ça.

- Akashi est mon meilleur ami, je pense que tu t'en doutais.

Kuroko sursauta doucement. Il n'était pas du tout habitué à ce genre de révélation de la part de Midorima. Le garçon ne se dévoilait qu'à peu de gens et Kuroko était bien la dernière personne à qui il aurait pu faire une déclaration. Pour tout dire il l'ignorait même presque la plus part du temps alors… Lui dire ça tout d'un coup, le bleu se demandait s'il rêvait et eut envie de se pincer.

- Quand j'ai remarqué son changement, je n'ai rien fait. Enfin, je suis venu t'en parler mais c'est tout ce que je pouvais faire. C'est tout ce que je croyais pouvoir faire. Et avec le temps je me rends compte que je n'ai pas été un vrai meilleur ami. J'ai laissé Akashi coulé alors que j'aurai dû lui tendre ma main. Et je veux maintenant me racheter, je veux faire quelque chose pour Akashi, avant qu'il ne soit trop tard.

- Tu es quelqu'un de bien, Midorima-kun, sourit Kuroko.

- Evidemment, rougit Midorima en remontant ses lunettes comme pour cacher son embarras.

Il y eut un autre silence, mais non gênant cette fois. Ils avaient l'impression de mieux s'entendre maintenant, grâce ? à cette histoire. Se l'avouer était vraiment bizarre mais les problèmes de Akashi semblaient les rapprocher.

- Au fait, commença le vert.

- Oui ?

- Est-ce qu'il fuit encore la vérité ?

Le bleu ne mit pas de temps à comprendre et hocha la tête tristement. Midorima se mordit la lèvre, soucieux.

- On ne peut malheureusement rien y faire… Akashi-kun est effrayé. Je dois dire que je le comprends, ça a été très dur aussi pour moi et j'ai mis du temps à accepter la chose.

- Je vois.

D'habitude, Kuroko ne se sentait pas à l'aise quand il parlait de cette histoire mais à ce moment précis, il sentait qu'il pouvait tout dire en présence de l'homme à lunettes. C'était sûrement parce que Midorima savait tout, et que c'était donc plus facile de s'entretenir avec lui sur le sujet. Cependant, des centaines d'anges semblèrent passer avant que le passeur ne reprenne la parole.

- Je vais aller lui parler. Tu sais Midorima-kun, je suis très admiratif de toi. Tu veux vraiment agir pour le bien être de Akashi-kun et… Merci, Midorima-kun.

Le lunetteux resta plusieurs secondes interloqué, puis se reprit rapidement, pressa la balle de tennis qui se trouvait dans sa main et dont le plus petit ne remarquait que maintenant. Son objet du jour, sûrement.

- Ce n'est pas la peine de me remercier, j'ai plusieurs dettes envers lui.

Kuroko sourit avec amusement et s'apprêta à lui demander qu'est-ce que le rouquin avait bien pu faire pour que l'autre ait des dettes envers lui mais il fut coupé par la manageuse et le mannequin qui revenaient enfin de leur petite course.

- Ouf, vous ne vous êtes pas entretués ! Heureusement qu'on a fait vite Momoicchi !

- Crétin, fut la seule réponse du lanceur de trois points.

Kuroko et Momoi rient, Midorima finit par sourire après un moment. Kise rit aussi de bon cœur avant de repenser à Aomine, se demandant ce qu'il pouvait bien être entrain de faire en ce moment.

oOoOo

Akashi était dans sa chambre, furieux et seul. Son père était dans son bureau, deux étages plus haut que la chambre de son fils, mais avec toutes les ondes négatives que rejetait le roux, l'homme devait bien les sentir lui aussi. Seijuro broyait littéralement du noir parce que ce dernier l'avait empêché - comme si il était encore un gosse - de sortir avec le reste de la Génération des Miracles, chose qui ne lui arrivait pas souvent au vu du fait que tous les amis avaient pris un chemin différent. Cependant, il y avait quelque chose qui intriguait l'héritier… Son père ne l'empêchait pas de ne pas voir Kuroko, ce qui le surprenait un peu. Cacherait-il une once de gentillesse ? Non, c'était impossible pensa le rouge. Il avait sûrement un plan pour les séparer comme avant, son sourire de la dernière fois le prouvait. Il rit de ses propres pensées, essayant de revivre des moments marquant de son enfance qu'il, en fait, n'arrivait même pas à se rappeler. Il n'était qu'un gosse à cette époque, après tout. Le rouge finit par s'étaler sur son lit, se répétant à lui-même que ce n'était pas le moment de se souvenir du passé, mais il ne put s'empêcher de penser à sa mère.

Elle lui manquait beaucoup.

Elle lui manquait trop.

D'un coup, un accès de colère prit Seijuro et il commença à détruire tout ce qui entrait en sa possession dans sa chambre. Les vitres des cadres photos de famille qu'il chérissait tant étaient en miette, le violon qu'il possédait depuis de longues années avait été casser en deux, le bureau était renversé avec tout ce qu'il supportait, la chaise l'accompagnant était à terre, son ordinateur portable avait été fracassé en rencontrant le miroir – maintenant brisé - de l'armoire couleur chocolat, les vêtements si bien rangés du joueur de basket volait un peu partout et la table basse contenant des livres et des dessins avait été retourné. Bien vite, mais pas assez, Yuuichiro le majordome arriva pour calmer son maître, ou du moins essaya avec plusieurs autres domestiques arrivés en renfort, mais même quand on le tenait, le maîtrisait, lui chuchotait des mots doux, Akashi ne s'arrêtait point de crier et de se secouer de partout, essayant de se défaire de toutes ses paires de mains qui le touchait. Mais d'un seul coup, tout s'arrêta.

Masaomi Akashi venait d'entrer dans la pièce.

- Qu'est-ce que signifie tout ce raffut ?

Personne ne répondit.

- Sortez.

Les domestiques comprirent qu'il s'adressait à eux et s'en allèrent sans demander leur reste. Seul Yuu jeta un regard triste envers son jeune maître. Il avait tellement envie de l'aider mais il ne pouvait rien faire, au risque de perdre son travail ce qui ferait qu'il ne pourrait plus veiller sur le rouquin. Après avoir congédier tous les servants – c'était le mot qu'utilisait Masaomi pour nommer leur statut – ce dernier fixa Akashi qui n'avait pas bougé depuis tout ce temps, le regard vide posé sur le sol, tenant toujours dans sa main la lampe qu'il s'apprêtait à balancer contre le mur. Soudainement, le plus vieux s'avança vers lui et le gifla fortement qu'il en lâcha la lampe et sa joue lui parut lui bruler.

- Arrête de te conduire comme un enfant, Seijuro. Tu me fais honte.

L'homme s'en alla sans ne plus rien dire, et pour la première fois depuis sa défaite contre Seirin à la Winter Cup, une larme échappa à Akashi. Pas à cause de la gifle. Pas à cause de ce qu'il avait fait et perdu. Pas à cause de sa mère.

- Maman…

Ce n'était pas qu'il pensait à elle, il lui parlait juste.

- Mais qu'est-ce qu'il m'arrive… ? sanglota-t-il avant de se laisser tomber au sol.

Quelque chose changeait en lui et il ne comprenait pas. Il avait peur. Il connaissait ce sentiment et il devinait que ce n'était rien de bon.

Bon dieu, il n'avait jamais autant eu envie de la rejoindre jusqu'à aujourd'hui.

oOoOo

Aomine était allongé sur le dos dans son petit lit une place – qui ne l'empêchait pourtant pas d'y inviter quelqu'un quand l'envie se faisait sentir, il était un homme après tout – et lançait au plafond tout en le rattrapant à chaque fois un ballon de basket depuis bientôt maintenant cinq minutes. Il s'ennuyait vraiment. Comme toujours. Cela faisait deux jours qu'il n'était pas sorti de chez lui, prétextant une maladie soudaine à sa mère qui n'était pas dupe mais avait bien remarquer le comportement étrange de son fils, et n'avait alors poser aucune question.

- Ce putain de Midorima… Tout est de sa faute.

C'était de sa faute si il se comportait comme ça maintenant, c'était de sa faute si tous les sentiments douloureux étaient revenus au galop. Tout était de sa faute à ce stupide binoclard et… Non. Au fond, la douleur n'avait jamais disparu. Le bleu se voilait juste la face et c'te merde de photo lui avait juste ouvert les yeux. Il la ramassa d'ailleurs à ses côtés et l'analysa un long moment, plissant les yeux. Mais qu'est-ce qu'il avait été con, à cette époque… Il aurait bien continué à s'insulter intérieurement mais son portable vibra, annonçant un mail.

- Tetsu ? lu le jeune homme en ouvrant l'appareil.

De : Tetsu

À : Moi

Objet : Tout va bien ?

Bonjour, Aomine-kun. Cela fait un moment que tu ne donnes plus de nouvelles, que ce soit à moi ou aux autres de la GDM. On se demandait si tu allais bien ?

Tss. Ça le faisait bien rire. A peine deux jours qu'il "s'absentait" et ça y est, tout le monde s'inquiétait alors qu'il y a quelques jours, la Génération des Miracles n'en avait rien à faire de ses membres. Il savait bien que Tetsu, lui, s'inquiétait vraiment, et Satsuki aussi, et sûrement Kise également, mais Murasakibara n'avait sans doute même pas remarqué qu'il n'était pas là, et si Akashi s'en préoccupait il l'aurait déjà appelé pour l'engueuler et Midorima lui avait très bien fait comprendre que ce n'était pas son problème. Le bleu ne prit même pas la peine de répondre et balança son portable à l'autre bout de la pièce, se relevant à moitié en entendant un "Crac" mais se recouchant soulager en constatant que le téléphone n'avait rien.

Mais peut-être qu'il n'aurait pas dû le lancer si loin, car maintenant son portable sonnait, sonnait… Sans jamais s'arrêter. De loin Aomine pouvait voir le prénom de Kuroko s'afficher sur l'appareil et il priait carrément pour que ce mec arrête de s'entêter. Mais le passeur était têtu et le joueur de Touou ne le savait que trop bien. Avec lassitude, il ramassa l'objet et le porta à son oreille après avoir décroché.

- Ouaaais ?

- Aomine-kun.

- Qu'est-ce que tu veux Tetsu ?

Le jeune homme s'enfonça un doigt dans son oreille libre, devinant le fait que cette conversation allait devenir particulièrement chiante.

- Avec les autres, on refait une réunion dans une semaine. Akashi-kun et Murasakibara-kun seront présent cette fois. Viens s'il te plait.

Alors comme ça l'ancien dictateur et l'estomac sur pattes ne s'étaient pas présenter aujourd'hui ? Aomine essuya son doigt sur son débardeur noir et répondit :

- J'ai pas envie. Vous pouvez bien vivre sans moi, non ?

Kuroko ne répondit pas tout de suite, réfléchissant sûrement à des tactiques pour le forcer à venir à cette putain de réunion de merde qui ne servait à rien.

- Je ne peux pas moi.

Bordel.

Le métissé serra les dents. Il avait osé.

- Arrête.

Il n'entendait maintenant que la respiration de son interlocuteur et cette satanée phrase se répéta dans sa boîte crânienne, sans jamais s'arrêter, ne lui laissant aucun repos.

- Aomine-kun, je-

- Ça sert à rien, Tetsu. Je viendrais pas.

- Je ne voulais pas parler de ça.

Et le grand bleu savait très bien à quoi pensait le petit. Mais le dialogue se dirigeait dans un endroit beaucoup trop dangereux pour lui, il fallait que ça cesse.

Et comme il était vraiment con, il trouva qu'une seule solution pour que Kuroko arrêter de parler.

- Je viendrais.

Et il raccrocha. Soupirant, Aomine se tourne dans son lit vers son mur, espérant dormir un peu, mais tomba nez à nez avec la photo. Pourquoi repenser à la si belle époque de Teiko était toujours aussi douloureux ?

oOoOo

Une semaine avait passé et l'équipe de Seirin venait de finir l'un de leur entrainement les plus durs, tellement que Kuroko n'avait pas pu digérer son petit déjeuné qui s'en alla sans prévenir, ce qui donna à tous les autres joueurs la même envie. La coach réprimanda le bleu pendant une bonne dizaine de minute puis tel la lunatique qu'elle était, avait proposé à toute l'équipe un déjeuner dans un restaurant d'Okonomiyaki. Les joueurs ainsi que la jeune fille passèrent un agréable moment ; Kagami mangea encore pour douze, Izuki avait sorti encore plus de blagues débiles, Hyuga s'était foutu de lui et Kuroko avait à peine toucher à son assiette, trop concentrer à tapoter sur les touches de son portable, ce qui n'échappa à personne. Le grand rouquin voulu même lui faire cracher le morceau sur l'identité de la personne à qui il parlait, mais le passeur avait gardé la bouche fermée. Néanmoins un petit sourire non discret pour une fois ornait ses lèvres. Sur le chemin du retour, Kagami proposa à Seirin d'entamer un autre match, ayant besoin de digérer après tout ce qu'il avait avalé. "Tu veux nous tuer ?", avait répondu ironiquement le capitaine. Après l'entrainement de la mort de Riko qui les avait énormément épuisés, le fait de s'être autant remplie la panse et le froid de canard qui régnait dans les rues, il était impensable pour eux de jouer encore une fois. Le bleu les encouragea alors, partant pour une nouvelle partie, lui qui habituellement serait rentré chez lui en cachette grâce à son don de non présence. Finalement, les joueurs acceptèrent et suivit le petit qui disait connaître un endroit pour jouer pas loin d'ici. Septique, l'équipe lui fit confiance et marcha au moins une demi-heure – Kuroko avait menti - jusqu'à arriver sur un terrain où… Se trouvait la Génération des Miracles au complet, et donc Momoi était aussi là.

- Tu savais qu'ils seraient là, n'est-ce pas ? demanda la lumière à son ombre.

Ce dernier hocha la tête en souriant, mais fut interpelé par Aomine et Midorima entrain de se disputer plus loin. Le métisse essayant d'enfoncer une espèce de papier rectangulaire dans les mains de son vis-à-vis qui se contenait de l'ignorer royalement. Les autres membres les observaient en rigolant, même si Kise riait plutôt jaune. Il semblait même plutôt mal à l'aise. Quand les anciens joueurs de Teiko remarquèrent enfin Seirin, Midorima et Aomine arrêtèrent leur scène et Akashi se rapprocha de l'équipe qui l'avait battu il y a quelques semaines de ça.

- Yo, Kuroko. Alors comme ça, tu nous as amené des adversaires ?

Les mâchoires des premières et deuxièmes années – sauf Kagami et Kuroko qui avaient l'air partant – faillirent se décrocher. Ils n'allaient quand même pas… Se mesurer à la Génération au complet ? Ils allaient mourir avant l'heure…

- Bon et bien... et si on commençait ? s'enthousiasma Kise. On allait débuter juste avant que vous n'arriviez.

Le temps que l'information monte au cerveau, un silence glaciale d'une longueur inimaginable venait de passer et Kise se sentit vraiment mal. Se battre contre la génération des miracles toute entière… Même avec Kuroko, Seirin savait qu'ils allaient se faire écraser et ils avaient un peu – beaucoup - peur. Alors que les pauvres hommes tentèrent de lancer un signal de détresse à leur coach, ils remarquèrent que celle-ci avait des étoiles dans les yeux.

- Je n'avais pas rêvé meilleur entrainement.

Ils étaient complètement fichus….

Mais comme pour les sauver d'un horrible destin, Aomine s'empara de la balle que le blond s'amusait à tournoyé à l'aide d'un doigt depuis tout à l'heure et couru dunker, se nommant lui-même adversaire de Kise. Midorima, derrière, semblait agacer. Ils n'avaient pas fini de parler.

- Hey ! C'est pas du jeu, Aominecchi !

S'en suivit d'un One on One qui finit bientôt en vrai match avec d'un côté Kise, Aomine, Kiyoshi, Koganei et Furihata contre Kagami, Kuroko, Izuki, Hyuga et Tsuchida. Les autres de Seirin ainsi que Momoi et Murasakibara étaient assis à terre, encourageant les deux équipes – le violet se contentait de manger, lui. Midorima et Akashi s'étaient éloignés sur un banc et parlaient d'on ne sait quoi. Mais juste en voyant leur visage, on pouvait deviner que c'était de quelque chose de sérieux. Le passeur de Seirin devina instantanément de quoi ils étaient entrain de converser, et il voulut rejoindre la discussion mais d'un bond, Akashi qui avait l'air agacé depuis tout à l'heure à cause du l'homme à lunette s'en alla, interrompant le petit match. En effet, les joueurs avaient tous été surprit de le voir s'en aller comme ça, sans rien dire. Mais personne ne posa de questions. Akashi était Akashi, et il devait bien avoir ses raisons. Ils continuèrent leur jeu jusqu'à ce que l'équipe d'Aomine gagne de justesse. Après le match, Kuroko s'approcha du lanceur de trois points pour savoir comment s'était déroulé le très certainement désaccord entre les deux et Midorima lui répondit que Akashi était beaucoup trop buter et ne semblait toujours pas assumer. Kuroko baissa la tête. Il pensait vraiment que ce que le rouge lui avait dit au vestiaire était plus qu'une promesse achevée mais apparemment il se trompait. Kagami, s'essuyant le cou avec sa serviette et voulant avertir le bleu d'en faire de même s'il ne voulait pas tomber malade, remarqua tout de suite que quelque chose n'allait pas, rien qu'en voyant l'expression préoccupé de son visage.

- Oi, il s'est passé quelque chose ?

Le passeur leva la tête en entendant la voix de sa lumière et remarquant ses yeux inquiets, lui assura que tout allait bien et lui proposa même de faire une nouvelle partie.

Malheureusement pour lui Kagami n'était pas aussi bête qu'il ne paraissait l'être.

oOoOo

Il pleuvait à torrent et il avait froid. Son petit corps tremblait sous ses vêtements mouillés qui collaient à sa peau frissonnante qui devait bien se demander pourquoi son propriétaire la traitait avec autant d'indélicatesse. Mais justement, c'était sa chair et il en faisait ce qu'il voulait. Tant pis si elle commençait à bleuir à cause des moins trois degré Celsius, ce n'était pas grave s'il tombait malade ou attrapait une pneumonie car il n'en avait franchement rien à faire de sa santé. Tout ce qu'il voulait, c'était de rester ici, au calme, en écoutant les oiseaux chantés et en observant toutes les fleurs devant lui posé devant la jolie pierre tombale.

Akashi Shiori.

Il aimait bien lire son prénom aussi. Il avait été gravé en lettre d'or sur une pierre noire, accompagné d'une jolie petite phrase qui lui paraissait vrai qu'à moitié. "Epouse et Mère aimée". Est-ce que son père aimait sa mère ? Il se l'était toujours demandé. Après tout ce qu'il avait fait, on pouvait se poser des questions. De plus parler de sa mère était un sujet tabou chez les Akashi, pour le père comme pour le fils. Ils faisaient un peu… Comme si elle n'avait jamais existé. Et c'était mieux comme ça, parce que Seijuro n'arrivait pas à accepter la vérité, même quand Midorima lui prenait la tête pour essayer de lui faire comprendre qu'il devait arrêter de se voiler la face, même quand Kuroko avait tenté de lui parler un jour avant qu'il ne l'envoie chier, même quand Yuuichiro se risquait à entrer dans cette discussion dangereuse alors que le rouquin lui ordonnait de quitter sa chambre en lui hurlant presque dessus ; même si ces trois personnes comptaient beaucoup pour lui et qu'il savait qu'il devait les écouter, Seijuro n'y arrivait pas, c'était au-dessus de ses forces.

- Qu'est-ce que je devrais faire à ton avis ?

Il n'eut que le silence en tant que réponse.

- Je suis un idiot, tu ne penses pas ? Je parle à une sépulture, c'est un peu glauque.

La pluie tombait de plus belle, Akashi sentait les gouttes s'écoulées le long de son visage, de sa nuque ; ce qui lui provoquait encore plus de frissons.

- Est-ce que tu crois que je devrais vraiment t'oublier ? Parce que, pour te dire la vérité, même si père me la répété mainte et mainte fois, je n'ai jamais réussi à te sortir de ma tête. Je faisais juste semblant. Cela me faisait souffrir mais je ne pouvais pas faire autrement. J'ai même arrêté de venir te voir pendant un long moment…

Il ne se rappelait plus trop de son visage, et aurait aimé voir une photo d'elle posé sur la tombe, mais il n'y avait que des fleurs. Des fleurs que lui-même apportait à chaque fois qu'il venait. La plupart était des roses, fanées qui plus est. Comme il l'avait dit, il ne venait plus aussi souvent ici. Sous ordre de son paternel. Avant, il lui arrivait de désobéir comme aujourd'hui mais il avait grandi et avait compris qu'il devait arrêter ses idioties.

Elle était morte, il n'y avait rien d'autre à dire, rien d'autre à faire. C'était la vie.

- Maman, je suis sûr que tu me détestes, même si tu dois au fond de toi continuer de m'aimer plus que tout. Je suis désolé pour ça.

Il marqua une longue pause, la gorge serrée, se mordant la lèvre inférieure. Il n'avait pas envie de pleurer mais il se sentait vraiment mal.

- Désolé de te faire souffrir.

Soudain, la pluie sembla cesser de tomber, juste au moment où les mots sortis de sa bouche, comme si c'était un signe. Mais le capitaine comprit quelques minutes plus tard que quelqu'un tendait un parapluie au-dessus de sa tête.

- Venez, jeune maître, il est temps de rentrer, sourit son majordome avec tendresse.

Akashi eut envie de lui attraper la main, comme lorsqu'il était petit quand il se sentait triste et que l'homme était toujours là pour le réconforter. Mais il était Akashi Seijuro, et il n'avait pas le temps de jouer dans la nostalgie.

oOoOo

- Une forte fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, une toux sèche… Cela m'a tout l'air d'une forte grippe.

Irrité, Masaomi Akashi se tourna vers son enfant couché dans son lit, recouvert d'une grosse couverture en laine, une serviette humide posée sur son front, qui toussotait toutes les cinq minutes, le regard vitreux et la peau rougit par la maladie. Cet incapable avait certainement dû rester toute l'après-midi sous la pluie dans ce fichu cimetière… Combien de fois il lui avait répété de ne plus s'y rendre ? Et bien puisque c'était comme ça, la prochaine fois, il prendrait des mesures disciplinaires, qu'elles soient extrêmes ou pas. Le petit garçon en voyant son père si agacé, se retourna dans son lit avec difficulté, n'entendant plus que la voix du médecin informer les personnes dans la pièce – car les domestiques étaient aussi présents - qu'il avait besoin de beaucoup de repos, d'hydratation et de paracétamol, et son père paya l'homme sans même un remerciement pour la consultation. Le maître des lieux ordonna à tous les majordomes de quitter la chambre et murmura quelque chose au docteur comme quoi il voulait savoir ce qu'on avait trouvé dans ses analyses.

- Shintaro, donne ses médicaments à Seijuro-sama, s'adressa le médecin avant de sortir de la pièce à son tour, Masaomi sur ses talons.

"Qui est-ce ? – Mon fils, je l'emmène pour qu'il apprenne." réussit à entendre le malade, qui n'avait même pas fait attention au garçon à lunette se trouvant dans un coin de la pièce. Ce dernier s'approcha, un verre d'eau dans les mains, les comprimés dans l'autre, et les tandis au rouquin. Il se redressa, s'en saisie sans un mot et se recoucha. Mais alors que le petit Shintaro allait quitter la chambre, souhaitant un bon rétablissement à l'autre garçon, Seijuro l'interpella.

- Ne pars pas.

C'était la première fois qu'il y avait un garçon de son âge chez lui, il ne pouvait pas ne pas en profiter.

Oi, commença le vert, mais c'était trop tard. Akashi se releva, posant ses pieds sur le parquet froid, mais eut rapidement un vertige que Midorima avait prédit et attrapa de justesse le petit corps faible.

- Que fais-tu, idiot ? Recouche-toi ou tu vas aggraver ton cas !

- Ce n'est pas grave. Joue avec moi.

Ce garçon était complètement fou.

- Tu sais ce que c'est que la grippe, au moins ? Ça peut devenir très grave. Alors je te conseille de rester allonger et de ne plus bouger.

Le roux secoua la tête.

- Cela m'importe peu, je n'ai jamais personne qui puisse jouer avec moi ici. Alors joue avec moi.

Voyant la détermination dans les yeux de son interlocuteur, Shintaro ne pu qu'accepter et c'est ainsi que débuta leur première partie de Shogi, que l'héritier gagna haut la main bien entendu, même si il était malade. Une grande rivalité entre les deux garçons commença également, et le garçon à lunette venait de plus en plus chez les Akashi, Masaomi ne se souciant guère du môme.

Entre cette année-là où ils devaient bien avoir sept ou huit ans, jusqu'à l'époque de Teiko où les deux amis avaient décider de se rejoindre, Akashi fit plusieurs choses pour Midorima. Des choses tellement importantes pour le vert qu'elles en devinrent des dettes – de son seul point de vu.

Cependant, Midorima Shintaro était beaucoup trop timide pour laisser quiconque découvrir de quoi Akashi Seijuro avait fait pour lui à maintes reprises. Cela restera donc un secret entre les deux meilleurs amis.


Bon... Que dire ? Avez-vous apprécié ce chapitre ? Que pensez-vous de ce qui arrive à Akashi ? Son père mijote (toujours) quoi ? La photo... Mais qu'est-ce qu'il peut bien être sur cette photo ? Et la discussion d'Aomine et de Kuroko ? Le rapprochement de ce dernier avec Midorima ? Les dettes ? x) Et la mère de Akashi qui parait être un grand mystère dans cette histoire.

Bon, je vous préviens de suite, le prochain chapitre se portera entièrement (ou presque) sur Kagami. Après tout, c'est un personnage principal de l'histoire. Du coup, pas de Akashi, et de toute façon c'est mieux comme cela car il est beaucoup présent depuis le début et je pense que lui et ses secrets ont besoin d'un peu de repos. :)

Aussi dites-moi, quels couples vous préférez en général dans KNB ? Et quels couples vous aimerez voir dans cette fiction ? :)

A bientôt !