Hey ! Comment allez vous ? Voici le sixième chapitre, déjà ! On approche bientôt du dixième et je sens que je ne m'en rendrais même pas compte quand on sera au vingtième - si on y arrive un jour... C'est le plus long chapitre que j'ai écrit pour l'instant, avec + de 7000 mots... Je suis de plus en plus inspirée ! Pour le film d'horreur, je pense que j'aurai été Kagami. Parce que je suis une grande fan de film d'horreur mais pour les films dore je suis plutôt Kuroko alors que ceux d'épouvante... Bref, je ne vous retiens pas plus, juste pour vous dire que sur mon profil, je mets toujours tout en bas comment avance la production du prochain chapitre donc si un jour je prends du temps à poster ou si vous voulez juste voir où j'en suis, n'hésitez pas à aller vérifier.

Bonne lecture ! (J'étais - et je suis encore - malade quand j'ai écris donc j'espère que le chapitre n'est pas bizarre...)

Couple : Je me demande bien si ça sera du AoKise, du KagaKuro ou du AkaKuro... Quoi que ce chapitre pourrait bien vous faire changer d'avis.

Disclaimer : Offrez moi un Aomine s'il-vous-plait. Et tous les personnages de KNB par la même occasion. Ils ne m'appartiennent pas. :(

Réponses aux commentaires :

lys0212 : Très heureuse que tu ais apprécié ce chapitre ! Je n'arrivais vraiment pas à l'écrire et je le trouvais un peu ennuyant. C'est vrai que KagaKuro sont mignon, j'ai quand même prit du plaisir à écrire sur eux, surtout qu'on voit pas beaucoup Kagami pour l'instant. Pour la mère de Kagami, et bien on verra bien, mais tu auras plus amples d'information dans ce chapitre. :)

LeLamaDuFuturLeRetour : J'ai explosé de rire en lisant ton commentaire. En fait, j'adore les lire alors s'il te plait ne t'arrête jamais. x) C'est vrai que MidoAka ça serait bien dans la fiction, je n'y avais pas pensé et ça tente bien ! Enfin bon on verra. :) C'est trop difficile de caser Kuroko avait une seule personne, déjà j'ai l'impression que pratiquement tous les personnes sont à fond sur lui (pour ne pas dire autre chose) du coup les ship se multiplie et on ne peut plus choisir. x) C'est vrai que Kuroko ne ressemble pas vraiment à une fille, mais j'ai juste voulu faire qu'avec l'habit de Kagami, une certaine ressemblance se fasse, vu qu'il est quand même un peu assez féminin ! Pour la mauvaise nouvelle, tu en apprendras un peu plus dans ce chapitre. :) Pour la fin... Hahaha, je te répondrais en bas de page !


La Génération des Miracles, sans Momoi – elle trainait de moins en moins avec eux - et sans Akashi, se trouvait en face de l'énorme grillage qui séparait le monde extérieur de la maison de ce dernier. Pour la plupart, tout le courage qu'il avait accumulé sur le chemin avait disparu d'un coup en voyant l'énorme demeure qui leur faisait face. Ce n'était pas la première fois qu'ils voyaient l'habitat pourtant, mais c'était toujours aussi stressant de se trouver là. Enfin, juste pour Kise et Aomine. Kuroko était toujours impassible, Midorima avait l'habitude et Murasakibara semblait s'en foutre royalement.

- Bon, Midorimacchi tu sonnes à l'interphone ? proposa le blond.

- Tu ne peux pas le faire toi-même ?

- Mais j'ai peur…

- T'as peur juste d'une maison ? se moqua le métissé.

- Tais-toi, Aominecchi, tes jambes sont entrain de trembler !

- Quoi ? N'importe quoi !

Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing.

Les deux sursautèrent.

Kuroko venait de sonner tout simplement, et en plus il avait laissé son doigt appuyer un long moment sur la sonnette.

- Kurokocchi, idiot ! Tu as sonné trop longtemps ! Maintenant on va se faire manger par les tigres en cage que garde le père d'Akashi ! Je suis sûre qu'il en a !

- Oui ? répondit une voix féminine, sûrement une domestique.

- Bonjour, nous sommes des amis de Akashi-kun et nous voudrons le voir pour prendre de ses nouvelles.

Il y eut un blanc. Puis la femme sembla discuter avec quelqu'un car on pouvait entendre des chuchotements, avant qu'elle ne reprenne :

- Je suis désolée mais le jeune maître doit se reposer. De ce fait il n'a pas le droit de recevoir des visites. Bonne journée.

- Quoi ? s'offusqua Kise.

Encore Masaomi Akashi qui devait être derrière tout ça. Mais qu'est-ce que ce gars avait contre son fils ?

- Je ne le répèterai pas. Maintenant s'il-vous-plait, partez ou sinon je-

- Attendez.

C'était la voix de Midorima qui l'avait coupé. Ce dernier remonta ses lunettes et s'approcha du micro pour bien se faire entendre.

- Je suis Midorima Shintao, venu en tant que fils de médecin pour vérifier l'état d'Akashi Seijuro. Est-ce que vous pouvez annoncer à votre maître que je suis présent ?

- Midorima, connard ! Et nous alors ? s'emporta le grand bleu.

- Calme toi. Je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre pour le moment.

Aomine serra les dents tandis que la femme prenait un temps fou à répondre. Elle semblait demander conseils à ses collègues et annonça aux adolescents qu'elle revenait dans deux minutes, le temps de prévenir son maître. Quand elle revint, elle semblait de par sa voix plus stressée que jamais et haletait même légèrement.

- Vous êtes la Génération des Miracles ?

- Oui.

- Alors vous pouvez entrer.

Les grandes grilles s'ouvrèrent et les cinq joueurs de Basket pénétrèrent dans le splendide jardin des Akashi, où un grand nombre de fleurs et de plantes différentes poussaient un peu partout tout en étant ordonnées mais où les roses étaient toujours en plus grande quantité. Trois majordomes les attendaient à côté de la porte d'entrée et les menèrent jusqu'à la chambre de leur jeune maître.

- S'il-vous-plait, la prochaine fois ne sonner pas aussi fort…

- Excusez-moi.

Ils avaient dû se faire gronder au vu de leur visage chagriné. Kuroko s'en voulu un peu mais les oublia rapidement quand Midorima toqua à la porte avant d'entrer sans même attendre la réponse du rouge.

De toute façon, il n'en aurait jamais eu une, vu que Seijuro dormait à poing fermé dans son grand lit, recouvert de couette en duvet qui devait lui tenir chaud.

- Oh, je suis vraiment désolé. Le jeune maître était réveillé mais il s'est rendormit… Peut-être que vous devriez repasser plus tard ? leur proposa un domestique qui semblait presque avoir leur âge.

- Non, c'est bon. Nous allons rester un peu, déclara le lunetteux.

Sur ce, il entra dans la pièce suivit de ses autres coéquipiers qui observaient la chambre incroyablement bien rangée. Murasakibara s'assit sur la chaise de bureau de son ami, tandis qu'Aomine et Kise allèrent sur le canapé près de la télévision et Midorima s'approcha du malade pour déposer sa main sur son front, s'informant sur l'état de son ami. Kuroko était resté debout au milieu de la pièce. C'était la première fois, comme pour tous les autres à part Midorima, qu'il voyait Akashi malade. Et c'était triste que de le voir aussi impuissant, innocent. Mais en même temps, il ne put contrôler un petit sourire d'apparaître sur son visage. Cela rendait Seijuro plus humain, plus mignon.

- Sa fièvre a beaucoup baissé, il devrait aller mieux dans peu de temps.

- Ta main est froide, c'est agréable…

Akashi venait de marmonner ça, les yeux maintenant à moitié ouvert mais l'esprit encore à moitié endormi.

- Celle de Kuroko est encore plus glacé, nous allons échanger de place.

D'un coup d'œil, il appela le garçon qui était resté debout pour observer son ami, et s'approcha alors à son tour pour y poser sa main sur cette peau brûlante et transpirante.

- Sa fièvre a baissé tu dis, mais il est toujours aussi chaud.

- C'était encore pire il y a trois jours.

Akashi était donc le genre de personne à ne jamais tomber malade, mais quand il l'était ça pourrait devenir dangereux. Tetsuya mordit sa lèvre inférieure.

- Ne t'inquiète, Kuroko, je vais bien, sourit Akashi.

Même s'il disait ça, ce n'était pas cela qui allait faire qu'il allait arrêter de s'inquiéter. On voyait bien qu'il allait mal, et peut-être que Akashi père avait raison en ayant interdit toute visite à son fils. Ils devaient tous le fatiguer à être auprès de lui alors qu'il n'était pas en état. En plus, il devait sûrement se forcer à sourire pour ne pas qu'il se fasse de soucie…

- Merci d'être venu tout le monde. Il faut dire que je m'ennuyais un peu ici tout seul.

Ou alors il avait faux sur toute la ligne, et Akashi voulait en fait de lui et de tous les autres. Son sourire paraissait sincère.

- Par contre la prochaine fois, ne sonnes pas aussi fort, s'il-te-plait.

- Comment tu as su que c'était moi ?

- Qui cela pourrait être d'autre ?

Et c'est ainsi qu'une discussion silencieuse commença entre les deux garçons, comme toujours. Aomine soupira parce que ce genre de moment était long et ennuyant, et qu'il ne pouvait pas comprendre cette discussion qu'avait les deux petits alors qu'elle avait l'air très intéressante. Doucement, il sentit un poids sur une de ses épaules, et remarqua que Kise s'était endormit sur lui.

- Putain, il va me baver dessus…

Mais le bleu ne le réveilla même pas. C'est vrai qu'il avait l'air fatigué depuis quelque temps, une petite sieste ne lui ferait pas de mal.

Murasakibara était complètement dans son monde à manger son troisième paquet de chips et ne faisait même pas attention aux autres. Midorima était parti s'installer près d'Aomine mais ne disait rien. Il n'avait jamais été bavard de toute façon, et il ne devait pas déranger les deux autres qui étaient complètement dans leur bulle. Fatigué de tout cela, il finit lui-même par s'endormir sur l'autre épaule d'Aomine qui commençait à en avoir marre. Il allait avoir des engourdissements à cause de ces deux là…

Pendant ce temps, Kuroko interrompu son entrevu avec Akashi pour aller aux toilettes. En vérité, il était juste derrière la porte, et réfléchissait à toutes ces paroles silencieuses qu'ils s'étaient échangés. Certaines d'entre elles l'effrayaient, mais il avait essayé de ne pas le montrer. Il ne voulait pas brusquer Akashi et lui faire du mal pour une chose aussi idiote. Cependant, il savait qu'ils devraient en parler tôt ou tard, parce que plus les jours passaient, plus les choses allaient trop loin. Et le bleu savait qu'il devait faire n'importe quoi pour que son ami souffre le moins possible. Quitte à se faire détester par lui.

- Tetsuya.

Le dit Tetsuya sursauta. Il n'y avait que de rares fois où il avait eu l'occasion d'entendre cette voix, mais il n'avait jamais pu l'oublier, du fait de ce regard empli de haine qui l'avait accompagné. Mais aujourd'hui, tout avait l'air différent. Le son de sa voix était la même mais ses yeux ne montraient plus les mêmes émotions d'autrefois.

- Akashi-san.

Ce dernier sourit. Il ressemblait beaucoup à Akashi, ayant les cheveux et les yeux de la même couleur quoiqu'un peu plus foncé, les traits de son visage vieillit par l'âge était également les mêmes, et sa façon de se comporterr concordait totalement avec Seijuro. Ils étaient bien père et fils, il n'y avait aucun doute à cela. Cela brisa le cœur du pauvre Kuroko qui essaye tout de même de garder une mine inébranlable pour ne pas montrer à quel point toute cette histoire le touchait. Qu'est-ce qu'il détestait cet homme… Homme qui maintenant, se rapprochait de lui, déposant une de ses mains sur son épaule droite, exerçant une légère mais ferme pression dessus.

- Prends soin de Seijuro. Il n'y a que toi qui peut le faire de toute façon.

Quoi ? Le garçon ne comprit pas ses mots. Mais qu'est-ce qu'il racontait, bordel ? Etait-ce une mauvaise blague ? Un piège ? Masaomi lâcha le jeune homme et continua son chemin, avant de reprendre :

- Tu peux passer quand tu veux.

Et il s'en alla comme cela, laissant un Kuroko aussi blanc qu'un linge, haletant, ne comprenant pas du tout ce qu'il s'était passé. Cet homme lui faisait vraiment peur et il n'aimait pas être prêt de lui, pas après tout ce qu'il s'était passé. Mais il fallait qu'il se reprenne et vite, Akashi trouverait sûrement cela bizarre qu'il prenne autant de temps juste en étant partit au toilette. Se donnant une claque à chaque joue pour reprendre contenance, avec de souffler un bon coup, Kuroko entra à nouveau dans la chambre. Il fit surpris de voir Akashi à nouveau endormit. Mais le plus choquant fut sûrement Midorima et Kise affalés sur un Aomine qui dormait lui aussi, la bouche grande ouverte. Même Murasakibara – lui aussi endormit - était prêt à tomber de la chaise de bureau à cause de son grand corps qui prenait trop de place. Il n'était pas parti depuis longtemps pourtant, mais ils avaient tous eurent le temps de s'envoler dans les bras de Morphée. Et lui, qu'est-ce qu'il devait faire maintenant ? Il n'allait quand même pas s'allonger auprès du malade ?

C'est ainsi qu'assit à terre, dans un angle qui faisait que le passeur pouvait tous les voir, Tetsuya se mit en tête de les observer jusqu'à ce qu'ils se réveillent.

Et il tint parole, puisqu'il se fit engueuler par Midorima quand ce dernier s'éveilla deux bonnes heures plus tard parce que le joueur de Seirin les avait laisser pioncer sans rien faire.

Mais Kuroko ne regrettait rien. Il avait adoré les observer.

En plus maintenant, son portable était rempli de photos de ses coéquipiers.

oOoOo

Il faisait beau ce jeudi après-midi, où le soleil brillait haut dans le ciel qui était lui-même aussi bleu que l'azur. Pas un seul nuage ne s'était montrer de toute la journée et même si il faisait quand même encore un peu froid, pour un jour d'hiver c'était vraiment surprenant. C'était les jours comme ça que Ryouta aimait. Les jours où il ne pensait à rien, qu'il discutait et s'amusait simplement avec ses sempais de chose qu'elles soient sérieuses ou idiote, profitant de sa vie lycéenne sachant très bien qu'elle passera très vite sans qu'il ne le remarque. Kise aimait énormément sa vie de maintenant où il faisait le travail qu'il avait toujours eut envie d'exercer, où il chérissait le basket en jouant pour son équipe et non plus pour lui et où il avait retrouvé ses anciens camarades qu'il avait quitté en assez mauvais termes. Son quotidien ne pouvait être plus beau, et il se sentait si heureux.

- J'aimerai tellement avoir une petite-amie…

Ou presque.

Moriyama, célèbre séducteur – raté – du lycée Kaijou venait de tout gâcher. Ce n'était pas que le blond voulait une petite-amie, puisqu'en un claquement de doigt, il fallait l'avouer, il pourrait en avoir une à cause de sa renommée et de sa beauté, mais ce n'était pas ce que Kise recherchait. Ce que le blond voulait, c'était l'amour. Ah, l'amour, ce sentiment désagréable qui s'abat sur toi sans même te prévenir, te rendant tout à coup niais puis un autre jour dépressif, détruisant ton cœur en million de morceau avant de les jeter à la poubelle. Ce sentiment le répugnait. Normal, cela faisait déjà deux ans qu'il aimait la même personne. Pourtant, il ne se faisait aucune idée et avait abandonné au moment où il s'était rendu compte de ses sentiments pour elle. Mais son amour pour elle ne voulait pas disparaître et c'était assez embêtant. Mais cela ne le dérangeait pas plus que ça. Bon, c'est vrai que quelque fois, il avait vraiment mal mais, Kise pouvait être proche de lui quand il le voulait, il pouvait passer son temps à la taquiner ou à jouer aux jeux vidéo à ses côtés et personne ne disait rien quand il le regardait de loin, les gens les connaissant savaient très bien que le blond était admiratif de son ami.

Kise aimait Aomine, et il ne faisait rien pour l'oublier. En fait, ce n'était pas comme si il voulait continué à l'aimer. Le joueur de Kaijou laissait juste le destin agir, permettant à sa vie de décider de ce qui allait lui arriver toute seule. Ce n'était pas lui qui décidait.

- T'a tellement de chance, Kise. Tout le temps t'as des filles qui te font des déclarations et tu les repousses tout le temps.

- Ouais, et j'ai entendu dire qu'au collège, t'étais sorti avec plus de vingt filles ! pleurnicha Hayakawa.

- Comme si c'était possible ! s'exclama Kasamatsu.

D'accord, Kise était un bourreau des cœurs mais il ne fallait pas exagérer. Yukio connaissait bien son Kohai et savait de ce fait qu'il ne blesserait jamais quelqu'un pour son plaisir personnel. Et sortir avec autant de fille n'était pas son genre, il fallait le voir au lycée, il n'approchait personne.

- J'ai eu deux ou trois copines mais c'est tout, rit nerveusement le blond en se grattant la tête.

Kasamatsu avait l'air d'être de son côté mais même lui le regardait d'un petit air jaloux, ce qui amusait et en même temps gênait le plus jeune des titulaires de l'école Kaijou. En vérité, s'il n'avait jamais accepté les déclarations d'amour des jeunes femmes, c'est parce qu'il avait une bonne raison. Il leur répondait d'ailleurs toujours la même chose. "Désolé, je suis amoureux de quelqu'un d'autre", tout en s'inclinant, le visage marqué par la tristesse de faire souffrir quelqu'un. Il savait ce que cela faisait quand quelqu'un ne partageait pas tes sentiments. C'était vraiment douloureux. Mais même après les avoir blessé, ces filles ne lui en avait jamais voulu. C'était également toujours la même réponse pour elles, comme si elles s'étaient passées le mot – ce qui ne l'étonnerait absolument pas, les femmes pouvaient vraiment être des commères des fois. "Je comprends, ce n'est pas grave. Merci de m'avoir donné une réponse". Et puis elles s'en allaient avant de s'écrouler, en larme, dans les bras de leurs amies. Et puis le lendemain, elles lui reparlaient comme si de rien n'était. Les scènes étaient tellement pareilles que Kise commençait vraiment à se demander s'il était dans un Shojo.

- Il me faut vraiment une copine, je sais pas comment vous faites les mecs mais moi je tiens plus…

- Si tu veux, la prochaine fois qu'on sort, je peux essayer d'inviter des filles, Senpai.

Il y eut un petit silence le temps que tout le monde comprenne les paroles de leur Kohai. Avaient-ils bien entendu ? Encore voir Moriyama et Hayakawa rougir tout en ayant une vieille tête pour l'un pervers - pour l'autre enjouée - cela n'étonna pas Kise. Mais c'était la première fois qu'il apercevait Kasamatsu, Nakamura et Kobori comme ç . Eux, d'habitude si calme, si maître de leurs sentiments, avaient l'air de littéralement louer gloire au blond, et ce dernier se demanda si c'était vraiment aussi dur de ne pas avoir de copine.

- Kasamatsu n'a jamais parlé à une fille, ça va être drôle à voir, se moqua le joueur arrière de l'équipe.

Le capitaine, pour sa part, devint encore plus rouge qu'une tomate et commença à bégayer des mots incompréhensibles mais sûrement vulgaire à l'égard de son camarade. Tout le monde riait, s'amusait, et c'est ce que Ryouta aimait dans son équipe. C'est ce qui faisait une partie de la joie qui recouvrait sa tristesse. Parce qu'on pourrait le répéter un millier de fois, faire la leçon à n'importe qui, avoir pitié des gens amoureux mais quoi qu'on dise, quand on aime, on ne peut pas s'empêcher de faire de la personne chéri le centre de son monde. Même quand on a la belle vie, on finira toujours blesser juste à cause de cette personne, et c'est ce qui est chiant avec l'amour. Tu passes pour un égoïste à cause d'une chose que tu ne contrôles pas.

Non, en fait la vérité est que quand tu aimes, tu deviens égoïste.

Kise essayait de ne pas montrer cette horrible réalité qui commençait de plus en plus à le contrôler. Il fallait continuer à sourire, à rire, à jouer, à s'amuser quel qu'en soit le prix. Souffrir en silence était donc son défi de tous les jours, mais le bonheur de sa famille et de tous ses amis y compris ceux de Teiko, était sa plus belle des récompenses. Et c'est cela qui le faisait tenir. Car cette amour de deux ans le déchirait mais il n'avait pas le droit d'en parler. Il savait bien ce qui arriverait ensuite, et il ne pouvait avoir plus peur.

Un rendez-vous avec six filles avait donc été arranger par le mannequin pour le lendemain après les cours. Le jour passé, l'équipe de Basketball de Kaijou était déjà assise à la table réservée du restaurant de Sushi et attendait patiemment l'arrivée des déesses – Kise avait du goût donc elles devraient sûrement en être – et la plupart rougissait déjà sans même les avoir vu. Kasamatsu par exemple, s'étouffait dans le verre d'eau que lui avait fait parvenir un serveur en l'apercevant à moitié mort de stresse. Les autres se moquaient de lui car ils n'avaient jamais vu leur capitaine aussi anxieux. Et dire que c'était juste à cause de filles…

En parlant de demoiselles, ces dernières arrivèrent toutes en beauté, avec leur léger maquillage pour paraître naturel, leur uniforme de lycéenne qui leur seyait tellement bien avec leur mini-jupe qui laissait les lycéens se rincer l'œil et leur grandes chaussettes montantes jusqu'à leurs cuisses, leur donnant un côté sexy alors que leur gros manteau, leur échappe et leur gants colorés ainsi que leur coupe de cheveux toute aussi différentes les unes que les autres leur octroyait un grand côté mignon.

Elles étaient vraiment belles, comme des déesses. C'était la pensée de tous les hommes présents dans le restaurant. Kise y comprit. Il n'avait pas fait les choses à moitié, pensa d'ailleurs son équipe. Il fallait qu'ils le remercient plus tard…

À table, tout se passait bien. Tout le monde prenait du plaisir à parler avec les autres et même Yukio s'était un peu calmé. Il n'y avait que Ryouta qui n'était pas concentré. Il détestait ce genre de rencontre. Au collège, ses amis le bassinaient tout le temps avec ça, profitant de sa popularité pour pouvoir sortir avec des femmes. Certes, cette fois-ci c'était le blond qui avait proposé car après tout, il savait que les joueurs de Kaijou n'auraient jamais osé lui faire une proposition pareille. Le blond avait juste voulu les aider. Et les voir comme ça au moins lui réchauffait un peu le cœur.

Mais il s'ennuyait.

Il n'y avait qu'une personne dans la tête.

- Kise-kun, tu m'écoutes ?

Yui, la petite brune ultra mignonne assise en face de lui, qui parlait sans s'arrêté depuis une bonne demi-heure, - ayant sans doute remarquer l'absence du mannequin – le regardait maintenant avec inquiétude. Il ne voulait pas qu'elle s'inquiète, il allait bien, il s'était juste perdu dans ses pensées de lover. Cependant, il ne pouvait pas dire ça. Il choisit donc la facilité.

- Je ne me sens pas très bien, je crois que je vais rentrer.

- Tu veux que… Que je te raccompagne ?

- Ce n'est pas la peine. Merci pour cette journée.

Il se leva, posa quelques billets pour payer son repas ainsi que celui de la jeune fille inquiète et s'en alla sans demander son reste, devant les yeux ébahis des autres demoiselles et de ses coéquipiers.

Il courrait. Vite. En pleine rue. Il fallait absolument qu'il rentre chez lui. Il arriva d'ailleurs rapidement dans sa maison où ses parents ne semblaient pas être présents mais il s'enferma quand bien même dans sa chambre.

Aominecchi… Aominecchi… Aominecchi…

Il ne pensait qu'à lui, c'était encore pire ces derniers jours depuis qu'il avait vu cette putain de photo qui avait déchirait le visage de l'homme qu'il aimait. Il voulait l'embrasser, cette face. La couvrir de baiser, la caresser, lui chuchoter à l'oreille qu'il était là, lui, qu'il le serait d'ailleurs toujours et que tout le reste n'était que du passé. Quand il s'était réveillé dimanche dernier, il était contre lui, et ce dernier le regardait, avec ses yeux aussi beaux que des lapis-lazulis, et Kise s'était sentit rougir… Cette envie qu'il avait eu de l'embrasser à ce moment avait été tellement grande qu'il avait dû faire un effort surhumain pour se retenir. Mais maintenant, il ne pouvait plus.

Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, sa main passa la frontière du plaisir, et même si ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça, il en avait toujours autant honte.

Faire cela en pensant à son ami. Si le grand bleu le découvrait, il serait sûrement dégouté.

Dégouté que Kise ait du plaisir en pensant à lui.

Dégouté que Kise pouvait se toucher rien qu'en imaginant son visage.

Dégouté du trop-plein de délice qu'il avait alors qu'il se déversait maintenant sur ses draps, juste parce qu'il l'aimait.

Kise ne put s'empêcher de pleurer, comme toujours.

Lui-même ne savait pas comment il arrivait à le regarder en face après avoir fait autant de choses aussi sales.

oOoOo

Cela faisait environ trois petites heures que l'Ace de l'équipe de Seirin se tournait les pouces, assit sous son kotatsu, sa tête bouillonnant de mille et une question. En fait, il réfléchissait. Il réfléchissait à comment il allait pouvoir annoncer à son équipe ce qu'il devait absolument leur dire. Il avait passé presque deux semaines à tenter de tout leur avouer mais n'avait pu s'y résoudre. Il était sûr qu'ils comprendraient pourtant mais… Il ne voulait pas voir leur visage déçu ou empli de tristesse à cause de lui. Il ne voulait pas voir ces émotions apparaître sur la petite bouille de son ombre. Si cela arrivait, il ne le se pardonnerait jamais.

Alors…

Comment allait-il pouvoir leur dire ça ?

Peut-être qu'en fait, il ne devrait rien leur communiquer. Peut-être qu'il devrait fuir. Ne rien assumer.

Ouais, il allait s'enfermer dans sa chambre pour toujours avec des bouchons dans les oreilles comme ça quand on sonnera à sa porte, il n'y répondrait jamais, et il se laissera mourir de faim et de manque d'hygiène et-

Ses pensées furent interrompues par la sonnerie de son téléphone, qui le fit sursauter. Il avait peur que ce soit un de ses coéquipiers qui lui demande des explications pour son comportement étrange de ces derniers temps. Il fut soulagé en constatant que c'était le prénom de son frère qui apparaissait sur l'écran.

- Ouais, Tatsuya ?

- Salut, Taiga, tu vas bien ?

- Super et toi ?

- Ça va. Je t'appelle juste pour te confirmer ma présence demain. J'apporterai de la viande aussi alors pas la peine d'en acheter.

- Cool.

Il y eut un silence. Kagami, d'habitude parlait tout le temps et ne laissait aucun répit au joueur de Yosen, mais aujourd'hui il était bien calme. En plus sa voix était bizarre, un peu tremblante. Cela interpella son ami qui comprit tout de suite que quelque chose clochait.

- Taiga ?

- Oui ?

- Tu me caches quelque chose ?

Himuro le connaissait toujours aussi bien, c'était incroyable. À peine après avoir passé moins de cinq minutes à distance à travers un combiné, il ressentait déjà les émotions beaucoup trop fortes de son ami d'enfance. C'était une raison qui faisait que Kagami aimait énormément celui qu'il considérait comme son frère. Il était toujours présent pour lui et arrivait toujours à le comprendre. C'est pour ça qu'il ne prit pas plus de temps pour tout lui expliquer, sachant que Tatsuya ne l'influencerait jamais dans sa décision. Quand tout fut annoncé, le joueur de Yosen n'hésita pas à poser la question qui lui brulait les lèvres.

- Tu sais ce que tu vas faire ?

Et la réponse de Kagami vint tout de suite après.

- Oui.

Himuro connaissait déjà la réponse de son frère de cœur, mais il voulait l'entendre, de sa voix. Kagami le comprit, et exauça son souhait. Et en déclarant ces mots, le rouge sentit un long frisson franchir tout le long de son corps, commençant par ses jambes, passant par sa colonne vertébrale et finissait sur son visage. Cette phrase lui faisait encore plus peur que le film qu'il était allé voir il y a une semaine avec Kuroko. Elle était son ennemie, sa phobie, son véritable pire cauchemar. Mais c'est d'une voix confiante et déterminée qu'il communiqua l'information capital à Tatsuya. Et en l'entendant, le brun ne put que se mordre la lèvre, sentant une ribambelle de douleur et de tristesse dans la voix de son ami, un son qu'il n'oubliera sans doute jamais.

- Je vais sans doute quitter Seirin.

Tatsuya ne pouvait pas lui mentir. Et en tant que grand-frère, il devait lui donner des conseils et lui montrer la bonne marche à suivre.

- C'est la meilleure solution à prendre, Taiga.

Même si parfois elle était douloureuse.

oOoOo

On était le 30, la veille de son anniversaire, la veille d'une journée fabuleuse qu'il allait passer avec tous ses camarades, la veille du 365ème jour tant attendu où il allait être le centre de l'attention, où personne ne pourrait l'oublier. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il stressait un peu. Peut-être s'imaginait-il que cette journée puisse être gâché ou annulé par une mauvaise chance quelconque.

Mais non, il se faisait des idées. Qu'est-ce qui pourrait bien arriver de toute façon ? Rien.

- Tetsuya, à table !

Il descendit rapidement les escaliers rejoindre sa petite famille et s'assit avec entrain sur sa chaise, ce qui surprit un peu ses parents et sa grand-mère. Le jeune homme semblait en être un autre en ce jour. Il débordait d'énergie et de joie, et cela ne lui ressemblait pas. Mais tous devinaient la raison de ce bonheur, et alors ils ne purent s'empêcher de sourire.

- J'espère que tu vas bien t'amuser demain, tu nous raconteras, commença son père.

- Oui. Je suis désolé de ne pas fêter mon anniversaire avec vous.

- Allons, il n'y a aucun problème à ce que tu passes la journée et même la soirée avec des amis. Cela nous fait vraiment plaisir

Le faciès de Tetsuya s'étira en un sourire et ce dernier mangea même plus que d'habitude, ce qui était véritablement un exploit pour lui comme pour sa famille. Cependant, madame Kuroko qui n'avait pas dit un mot depuis le début du repas, regardait son fils avec insistance depuis bientôt cinq bonne minutes. Quand ce dernier la remarqua enfin – parce qu'il fallait vous dire qu'il avait hérité de son invisibilité de cette femme – il se tourna vers elle et lui lança un regard interrogatif. Kuroko mère se mordit la lèvre et s'apprêta à parler, mais aucun son ne sorti de sa bouche. Le père de famille posa alors délicatement une main sur le dos de sa femme, et l'encouragea à parler. Prenant son courage à deux mains, elle réussit à commencer le début de sa phrase.

- Tetsuya, je me demandais si…

Par chance, le plus jeune de la table comprit ce qu'elle voulait lui demander, il n'avait eu qu'à l'observer pour le deviner, elle faisait toujours cette tête quand elle demandait quelque chose à propos de lui. Kuroko lui répondit assez vite pour ne plus qu'elle s'embête aussi longtemps à chercher ses mots sur un sujet aussi difficile mais pour une question aussi facile.

- Cela fait un moment que je ne l'ai pas vu alors je ne sais pas s'il va bien, la dernière fois il était malade. Mais il nous a annoncé qu'il viendra demain, donc je pense que ça va aller.

Elle hocha la tête, soulagée.

- Dis-lui qu'il peut passer quand il veut.

Cela lui rappela les paroles de Akashi Masaomi, pensées qui furent éjectées de son cerveau par une claque mentale qu'il s'était donné. Il secoua alors la tête affirmativement pour répondre à sa mère, faisant apparaître un doux sourire sur le visage de la femme, pleine d'espoir.

Cependant inviter Akashi à la maison… Il ne savait pas si c'était une bonne idée.

oOoOo

- Devine quoi, Dai-chan !

- Hein ? T'as tes règles ?

Le regard que Satsuki lui lança fut tellement noir que le métis se promit de ne plus jamais poser ce genre de question, même si dans deux jours maximum il allait sûrement oublier et recommencer.

- Non, idiot. C'est autre chose ! Essaye de deviner !

Elle tournait sur elle-même, faisant virevolté sa petite robe blanche volantes - qu'elle avait acheté spécialement pour l'anniversaire de son Tetsu-kun - encore plus heureuse qu'un enfant à qui on donnerait une des grosses sucettes qu'on pouvait trouver à Disneyland.

- Euh… J'sais pas moi… T'es enceinte ?

À vrai dire, Aomine était depuis tout ce temps entrain de lire un magazine de sport dans lequel il était si concentré qu'il ne pouvait pas faire attention à son amie d'enfance. Jusqu'au moment où elle lui jeta d'une force inconnu un ballon de basket qui trainait dans le coin de sa chambre.

- Mais t'es malade !?

- Je sors avec quelqu'un !

Le bleu, qui avait quitté son magazine des yeux pour se masser le crâne tout en dévisageant la jeune femme qui l'avait blessé, reprit comme si de rien n'était sa précédente activité.

- Tu n'es pas content pour moi ?

- Et toi, tu me déranges juste pour ça ?

- Rha, t'es vraiment nul, Dai-chan.

Elle s'assit alors sur le matelas, balançant ses petites jambes qui ne touchaient pas le sol, boudant que son ami ne fasse pas plus attention à elle. Ce dernier le remarqua, et posa alors son regard un instant sur elle, le temps de trouver quelque chose à dire comme "félicitation" d'une voix peu convaincante ou "faut que tu me présentes cette enfoiré" parce qu'après tout c'était de Satsuki qu'on parlait, elle n'était pas n'importe qui pour lui, et en plus ça voulait dire qu'elle avait enfin oublier Tetsu après tout ce temps. Mais comme je le disais, il lui fallut juste un instant, le temps de la regarder rapidement, qu'il put la voir entrain de caresser l'une de ses côtes. Cette façon de se tenir, il ne la connaissait que trop bien. Sans vraiment le vouloir, sa main attrapa violement le poignet de la rose, le serrant assez fort pour qu'elle écoute ce qu'il avait à lui dire, mais pas assez pour lui faire mal.

- Déshabille-toi.

Sa voix était froide, son regard pénétrant, détruisant la moindre parcelle de pensées cohérentes qu'on pourrait avoir dans cette situation.

- Quoi ?

- Déshabille-toi, Satsuki, répéta le bleu.

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Lâche-moi !

Elle essaya de se dégager mais en vain, la poigne de Aomine était beaucoup trop forte pour elle.

- Déshabille-toi putain, Satsu !

Cela faisait des années qu'il ne l'avait pas appelé comme cela. De ce fait le cœur de Momoi battit plus vite dans sa poitrine. Son cœur avait chaud mais son corps était complètement effrayé par son ami qui ne ressemblait plus du tout à la même personne. Jusqu'à ce que sa poigne se relâche doucement et que son regard se fasse plus doux. Il essayait tant bien que mal de se calmer.

- S'il-te-plait.

Elle savait qu'il n'allait pas lui faire de mal, elle savait ce qu'il s'apprêtait à faire, elle savait à quoi il pensait et ce qu'il croyait avoir deviner. Mais surtout, Satsuki savait comment il allait réagir.

Pourtant, doucement, elle fit coulisser le long de son corps gracieux sa belle robe, et baissa la tête pour ne pas voir la réaction de son ami.

Qui ne se fit pas attendre.

Un coup brutal fut porter contre le mur et la rose put même entendre des bruits de craquement d'os, ce qui la contrit à se rhabiller rapidement avant de partir chercher la trousse de soin dans la salle de bain et d'accourir auprès de Daiki pour soigner sa main maintenant dégoulinante de sang. Mais ce dernier n'était pas de cet avis et la repoussa durement avant de se mordre la lèvre, jusqu'au sang également.

- Merde ! C'est qui !?

- De quoi est-ce que tu parles ?

- Arrête de jouer les imbéciles, c'est qui le connard avec qui tu sors qui t'a foutu ce putain d'énorme bleu sur la côte !?

- Je me suis cognée contre un mur.

Les excuses bidons, il connaissait. Il y était habitué, et ce n'était pas comme cela qu'elle allait réussir à l'avoir.

- Arrête, Satsu. Et dis-moi qui c'est pour que-

- Pour quoi ? Pour que t'ailles lui péter la gueule ? Non merci, vu qu'il n'a rien fait. C'est moi je te dis, tu pourrais me faire confiance tout de même !

Elle semblait… Encore plus énerver que lui. Ce qui surprit et tranquillisa bizarrement le garçon.

- Tch.

Il détourna le regard, et la jeune fille recommença à bander ses doigts. Ils ne parlèrent pas pendant tout ce moment, réfléchissant à ce qui venait de se passer. Aomine avait des doutes et Momoi ne voulait pas qu'il en ait. Il fallait qu'elle trouve une solution.

- On ferait mieux d'y aller, on va être en retard.

La voix de Daiki la coupa dans son élan, elle n'avait même pas remarqué qu'elle avait déjà fini de le bander. Se relevant, elle vérifia qu'elle n'avait rien oublié – le cadeau pour Tetsu-kun et son sac se trouvait normalement à l'entrer. Elle enfila son gros manteau couleur caramel et se dirigeait vers la sortie quand son regard s'arrêta sur Aomine.

- Qu'est-ce que…

- Quoi ?

Les poings sur les hanches, un regard sévère, Momoi déclara :

- Tu pourrais pas te changer ? Ça fait deux semaines que tu mets la même veste puante.

- On s'en fou. En plus elle pue pas, arrête.

Et il sorti de la chambre sans même attendre son amie qui commençait déjà à le courser tout en lui criant dessus.

Cependant, Aomine ne savait pas qu'il aurait dû l'écouter.

oOoOo

Kise, Aomine et Momoi furent les premiers arrivés. Ce fut ensuite le tour de Kuroko puis de Midorima qui avait débarqué dans une remorque tirée par la bicyclette de Takao. Alors que les quatre se demandait si Murasakibara allait venir, car ce dernier n'avait pas eu l'air très convaincu au téléphone, Akashi arriva quelques minutes plus tard en souriant, leur annonçant que leur ami viendrait sûrement. C'est ce qui arriva, le géant apparut d'entre les arbres du parc, et personne ne le dit mais ils pensèrent tous à pourquoi le violet était passé par ce chemin. La Génération des Miracles était donc au grand complet, mais cette fois ci pour une bonne raison : l'anniversaire de leur passeur. Ce dernier ne pouvait être plus heureux. Il n'avait jamais imaginé pouvoir fêter à nouveau le jour de sa naissance avec ses anciens coéquipiers. Pour tout vous dire, il pensait vraiment que cela était impossible, au vu du fait de tout ce qu'il s'était passé entre eux. Mais maintenant que tout s'était arranger, il fallait en profiter, et c'est ce qu'il allait faire.

La Génération des Miracles s'était donc bien amusée sur leur terrain de basket fétiche, tous réuni, à y jouer comme avant. Même Midorima souriait sans raison valable. Le petit porte clé poussin qu'il avait offert à Kuroko était accroché sur le sac de sport de ce dernier tandis que le bleu portait en ce moment l'écharpe rose, cadeau de Momoi cette fois. Oui, elle était rose mais elle lui plaisait énormément. Parce que déjà il avait froid et donc ce cadeau l'arrangeait fortement, mais aussi parce qu'il aimait beaucoup la couleur qui lui rappelait son amie. Les nougats chinois de Murasakibara avaient déjà été entamer au vu du fait que le violet bavait juste à la vue de son propre présent et Kuroko n'avait pas pu résister à lui en remettre. Aomine n'avait rien sur lui, mais Kuroko savait bien que son ami lui donnerait quelque chose quand ils seront seuls. C'était toujours comme ça, le grand étant beaucoup trop gêné pour lui offrir quelque chose en présence des autres. Akashi, lui, lui avait offert cette énorme sourire qui ne délivrait qu'à lui, et cela le suffisait amplement.

Personne n'avait fait de commentaire sur l'état de la main de Aomine, ils ne voulaient pas gâcher cette journée en discutant de choses qui pourraient alourdir l'atmosphère. Ils avaient juste joué quelques matchs puis Satsuki leur avait proposé de faire une photo tous ensemble. Le cliché était tellement beau que Kuroko demanda à la jeune femme de lui en faire une copie. Il allait la coller dans son casier dans les vestiaires de Seirin, à côté de la photo de groupe de lui et de son équipe, le jour où ils avaient gagné la Winter Cup. Alors que la nuit commençait à tomber que tout le monde pensait à rentrer, sans vraiment le vouloir, Tetsuya leur annonça que Kagami faisait une petite soirée avec les premières années pour son anniversaire, et leur proposa de venir, parce que plus on était de fou, plus on riait, non ? Ses amis ne se firent pas priés et acceptèrent de suite. Eux, tout ce qu'ils voulaient, c'était de rester encore un peu – voir toujours – avec Kuroko. Et une fête avec Seirin, ça pourrait être drôle. En un rien de temps, ils arrivèrent chez le roux, et ce fit Furihata qui leur ouvrit la porte. Quand ce dernier aperçu Akashi, il perdit tous ses moyens jusqu'à s'évanouir. Qu'est-ce qu'il était peureux… Ou peut-être pas car quand Kagami vit la Génération, il frôla la crise cardiaque. Entre Akashi qui était beaucoup trop poli, Murasakibara qui commençait déjà à manger les apéritifs, Aomine qui fouillait dans toute la maison dans l'espoir de trouver un magazine porno, Kise qui criait un peu partout comme le surexcité qu'il était, Momoi qui s'était jetée sur Nigou pour le caresser car elle le trouvait trop mignon et Midorima qui… Bah qui était toujours Midorima et qui grondait les autres – sauf Akashi - comme une petite maman. Himuro et Takao étaient aussi présents, ce qui étonna fortement leurs équipiers respectifs, faisant commencer un petit brouhaha de "qu'est-ce que tu fais là", de "On m'a invité" ou d'encore "J'ai le droit d'être ici !". Il fallait avouer que l'organisateur de la fête ne savait plus où donner de la tête.

Mais Kuroko ne faisait que de sourire, et que de rire, et c'était le plus beau de tous les spectacles qu'on eut su voir. C'était aussi tellement rare… Et ça mettait un énorme baume au cœur à quiconque qui pouvait voir le bleuté dans cet état. À un certain moment de la nuitée, Kuroko ouvrit les cadeaux qui lui avait été donné par son équipe et il souffla ses bougies avant que tout le monde n'entame le fraisier préparé par Taiga et Tatsuya.

Plus tard, les deux bleus partirent s'isoler quelque part, ce que tous remarquèrent mais la Génération des Miracles ne sembla pas s'en préoccuper. Cela devait sûrement être le cadeau "embarrassant" de l'autre idiot. Et ils n'avaient point eut tort car Tetsuya revint en tenant dans ses mains une boite de taille moyenne, tandis que le grand se grattait la tête en détournant le regard.

- Regardez ce que Aomine-kun m'a offert.

- Oi, ne leur montre pas imbécile !

Mais c'était trop tard. Tous les personnes présentes dans la pièce purent admirées la toute mignonne peluche ressemblant comme deux gouttes à Nigou que Kuroko tenait fièrement au-dessus de sa tête.

- Tu vas l'appeler comment ? Sangou* ? se moqua Kise.

- Il va sûrement essayer de se reproduire avec… marmonna plus pour lui-même Midorima, mais tout le monde fut capable de l'entendre.

Ce n'était pas du tout le genre du métis de faire des présents aussi "mignon", et de ce fait tout le monde le regardait maintenant avec de gros yeux qui l'embarrassait mais surtout commençait à l'agacer.

- Quoi ? Vous aurez préféré que je lui offre ma collection de revus érotique interdit au mineure ?

- T'aurais jamais fait ça, tu y tiens trop à tes magazines, Dai-chan.

- La ferme.

Nigou, le vrai, qui courrait et sautillait partout en voyant la peluche, passa entre les jambes de Aomine - qui se disputait avec Momoi et commençant à faire semblant de s'en aller en attrapant sa veste - le faisant trébucher, et ce dernier se retint à un mur pour ne pas tomber. Mais sa veste secouée comme elle l'avait été, fit tomber sans le faire exprès un certain cliché qui n'avait pas été sorti de cette poche depuis au moins deux semaine. La photo tomba d'ailleurs aux pieds de Kagami, qui la ramassa.

L'énorme tête de Murasakibara emplissait les trois quarts du cliché. Il ne souriait pas et semblait perdu, comme si quelqu'un l'avait pris par surprise. La photo était réellement mal cadrée et semblait avoir été prise par erreur, ou alors c'était juste le violet qui s'était incrusté dessus tandis que le photographe essayait de prendre autre chose. Et les soupçons de Kagami se révélèrent incroyablement juste. Parce qu'en effet, en arrière-plan, on pouvait très bien voir deux personnes. Et quand il les remarqua, le cœur de rouge ne put s'empêcher métaphoriquement d'arrêter de battre pendant une seconde, ce qui lui fit extrêmement mal.

Les deux garçons sur la photo, il les connaissait.

L'un avait des cheveux d'un bleu nuit et l'autre d'un bleu ciel.

Et ils s'embrassaient.

oOoOo

- C'est cool que tes parents soient pas là, Midorimacchi !

- Ils ne sont jamais là.

- Hein ? Alors pourquoi c'est que maintenant que tu nous invites ?

- Parce qu'on ne pouvait aller chez personne d'autres ce soir et que j'ai promis que s'il acceptait, je lui passerai mes notes, déclara aussi simplement que ça Momoi.

Midorima devint aussi rouge que les cheveux de Akashi et commença à essayer de s'expliquer. Ce n'était pas qu'il avait besoin de ses notes parce qu'il prenait tout le temps les siennes, c'est juste que celle de la rose étaient mieux ordonnés, de ce fait on comprenait mieux etc… Tout le monde avait bien compris qu'il voulait juste battre Akashi dans toutes les matières.

Ils entrèrent tous dans la grande maison et prirent leur aise dans la chambre du lunetteux. Elle était assez grande pour tous les accueillir.

Bientôt, les sept adolescent parlèrent de tout et de rien, s'amusant et mangeant comme des porcs – surtout pour Murasakibara -, jouant au Shogi où Akashi ne cessait de gagner et matant des programmes débiles à la télé.

Momoi sorti un appareil photo de son sac et commença à mitrailler ses amis. Midorima fit même un effort pour sourire, ce qui avait rendit heureuse la jeune fille, même si elle n'avait pu se retenir de rire tellement il était crispé.

Et puis, ce fut à ce moment qu'elle les remarqua. S'approchant discrètement mais restant quand même à une distance raisonnable, elle s'apprêta à les prendre en photo sur le fait quand…

- Mukkun, pousse-toi !

Mais c'était trop tard, il avait déjà envahi la moitié du cliché.

- Aomine, si tu pouvais arrêter d'enfoncer ta langue dans la bouche de Kuroko, tu rendrais service à mes pauvres yeux, dit avec dégoût Midorima.

Le petit bleu rougit tandis que le grand ralla. Il avait bien le droit d'embrasser son petit ami…


Alors, ce chapitre ? x) Je suis sûre que vous vous y attendiez ! Bref, Masaomi Akashi et Kuroko, que cachent-ils tous les deux ? Le petit moment de Kise, comment l'avez-vous trouver ? Et Kagami qui annonce qu'il quitte Seirin, vous aviez deviner ou pas ? Kuroko qui pense qu'inviter Akashi serait une mauvaise chose, normal ou pas ? La scène entre Momoi et Aomine ? LA FIN ? Je suppose que beaucoup d'entre vous avait deviner héhé. Et oui, Aomine et Kuroko sortait ensemble à l'époque de Teiko. Mais pourquoi se sont-ils séparés ? Et pourquoi cette histoire semble-t-elle si douloureuse pour les deux garçons (ainsi que pour la GDM) ? Aussi, qu'est-ce que vous pensiez qu'il y avait sur la photo ?

Sinon j'espère que vous avez apprécié de me lire et comme toujours, commentaires, critiques ou juste un petit coucou ; tout me convient. J'en ai besoin pour avancer et pour connaître votre avis. Ah, aussi je me demandais si vous trouviez que l'histoire va trop vite ? Bon, il y a encore beaucoup de secret qui n'ont pas été révélés mais quand même, j'ai besoin de savoir ! De ce que vous pensez aussi, ma fiction est-elle drôle ? Ou triste ? Peut-être trop romancée ?

LeLamaDuFuturLeRetour, hahaha tu avais raison, Kuroko n'avait comme d'habitude pas du tout prévu de jouer au scrabble avec Aomine, surtout le jour de sa fête d'anniversaire, les sous-entendus étaient bien là pour ça. x)

A la prochaine !

*Sangou = Numéro 3

PS : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans pratiquement tous mes chapitres il y a des indices sur les secrets des personnages, ou des clins-d'oeil par rapport à un autre chapitre. Par exemple les roses dans le jardin des Akashi, dans le chapitre précédent sur la tombe de sa mère, Seijuro avait dit que c'était ses fleurs préférées. Et l'histoire de l'anniversaire de Kuroko était aussi un gros indice ! x) Après, il y a beaucoup d'autre truc, essayez de deviner !