Bonjour, Bonsoir!
Alors je sais, vous vous dites 'déjà?' Mais j'étais inspirée et également bloquée à la fin de ce chapitre. Du coup me voici avec le chapitre 10.
On se retrouve en bas pour discuter un peu de ce chapitre!
(Désolée pour les fautes oubliées.)
Chapitre Dix: Je détruis tout ce que je touche.
Narrateur Lexa.
Le lendemain, toujours à l'hôpital.
-Lexa, tu es réveillée!
La dernière fois que j'étais réveillée, j'avais entendu Clarke et sa mère parler. Mais juste après je m'étais rendormie. J'avais passé la nuit à l'hôpital, on m'avait raconté ce qu'il s'était passé, on m'avait donné mon téléphone en cas de besoin et j'avais demandé qu'on me laisse dormir.
La blonde s'approcha et vint me caresser le bras.
-Ne me touche pas!
Je n'avais pas encore accepté la réalité, j'étais encore en état de choc.
-Lexa, qu'est-ce qui se passe ?
-Ce qui se passe ? Ontari s'est suicidée, elle est morte dans mes bras et c'est de ma faute. J'ai tué quelqu'un Clarke, voilà ce qu'il se passe! Je t'ai dit de me laisser, je n'ai pas besoin de toi. C'est trop tard. Regarde ce qu'ils disent !
Je lui passais mon téléphone et elle pouvait lire toutes les publications et les insultes qui tournaient sur mon profil.
In Connu a publié sur le mur de Lexa Woods.
«Sale pu** tu mérites de mourir aussi! Tu ne fais que briser les gens que tu touches!»
Roan et 885 autres personnes aiment ça. Cos Tia et 254 autres personnes ont partagé.
OntaRIP a commenté.
«MEURTRIÈRE! TU DEVRAIS BRÛLER VIF! T'AS TUE ONTARI!»
Nia et 975 autres personnes aiment ça.
-Lexa écoute moi. Ontari n'était pas bien psychologiquement, elle voyait un psy pour parler. Elle avait toujours eu cette envie, de mettre fin à ses jours. Tu n'as rien à te reprocher. Elle l'aurait tout de même fait. Elle n'arrivait pas à trouver la paix, elle l'a enfin maintenant.
-T'essayes juste d'adoucir ma culpabilité, Clarke. Je détruis tout ce que je touche. Regarde moi, t'as vu dans quel état je suis ? T'as vu comment Ontari a fini par ma faute ? J'ai rien fait, Clarke, j'ai strictement rien fait! Je l'ai vu ouvrir la porte, je l'ai vu aller dans la baignoire, je l'ai vu fermer la porte, je l'ai vu me donner la lettre, putain. J'ai rien fait, tu comprends, j'ai rien fait! J'aurai dû l'en empêcher, j'aurai du lire la lettre plus vite, j'aurai du l'arrêter, j'aurai du ouvrir la porte plus vite, j'aurai du l'emmener aux urgences, mais j'ai rien fait. J'ai rien fait! Je suis juste descendue et je me suis perdue parmi la foule. J'ai attendu trop longtemps avant d'agir, Clarke, je l'ai laissé mourir, elle m'aimait, et je n'ai rien fait. Elle avait raison. Je suis bonne qu'à faire souffrir les gens. J'ai joué avec elle, Clarke. Mais j'ai perdu. Au final elle a gagné. Elle va me hanter, elle a réussi. Je n'ai gagné qu'une mort sur la conscience.
Elle s'approcha de nouveau et me répondit doucement.
-Tu vas t'en remettre Lexa. Je vais t'aider, mais tu vas te relever, ça va être dur, mais je sais que tu vas y arriver. C'est pas ta faute Lexa, tu as fait ce que tu as pu. Tu ne pouvais pas savoir qu'elle allait faire ça. Quand elle a écrit la lettre, elle était consciente, Lexa. Elle savait ce qu'elle faisait, elle le voulait. Et même si tu n'avais pas été la voir elle l'aurait fait. Elle était brisée, ça aurait pu être n'importe qui, elle l'aurait fait. T'as bien vu comment elle était avec Murphy. S'il te plait, regarde moi. Ce n'est pas de ta faute, Lexa.
Elle prit ma main dans la sienne et la caressa avec son pouce. Elle était si douce, si belle. Comparée à la meurtrière que j'étais devenue.
-J'aurai dû mourir dans cet accident. J'aurai pas dû survivre. Je veux plus survivre Clarke, je suis exténuée.
-Ne dit pas ça. Je t'aime Lexa. Je sais que j'ai été longue à la détente, mais je fais des efforts pour toi, c'est peut-être soudain, et gros pour une première confrontation mais je ne veux juste pas te perdre. Je ne veux pas te voir partir encore. Tu es forte, tu n'es pas faible. Tu dois juste prendre le temps d'accepter les choses Lexa. Mais je suis là, si tu as besoin. Je vais t'aider à guérir tes plaies. Je vais t'aider à remonter la pente. Tu avais raison, sur tout, Lexa. J'ai foiré mais je vais me rattraper. On va remonter la pente ensemble.
- Si tu veux m'aider, pars. Je veux juste être seule là.
Et doucement, je séparais nos mains autrefois liées.
-Lexa...
Sans la regarder dans les yeux, je lui demandai une dernière fois.
-Clarke, s'il te plait.
Elle hocha alors la tête et tourna les talons, me laissant seule face à mes démons. Je pris une grande aspiration et expirai doucement. Mais les images et la lettre de la brune restaient figées dans ma tête et quand bien même je fermais plus fortement les yeux, les souvenirs restaient présents, illuminant ce fond noir.
Alors je dégageais toute la rage que j'avais en arrachant les fils qui me retenaient au lit et je tapais dans le matelas encore et encore, je criais, je criais jusqu'à vider mes poumons, jusqu'à faire disparaître ma douleur, je criais dans l'oreiller pour n'alerter personne de ma folie. Parce que j'étais devenue folle à mon tour. Je ne pouvais pas m'arrêter, j'étais bien trop énervée contre moi même. Je n'arrivais pas à oublier le malheur et la tristesse que j'avais pu apercevoir dans les yeux noisettes d'Ontari. Et à partir de ce jour tout avait changé.
Je n'arrivais pas à me regarder dans un miroir ni même parler à qui que soit, les yeux dans les yeux. Chaque soir, je ne trouvais plus sommeil. Alors je traînais n'importe où, là où je pouvais boire pour oublier, me droguer pour penser à autre chose. J'étais devenue une autre personne. Et malgré le fait que je repoussais Clarke, la blonde ne cessait de revenir. Comme un boomerang.
Un boomerang blond, avec des yeux bleus ciel, qui vous transporteraient au paradis.
Et aujourd'hui, comme à chaque fois maintenant, j'avais consommé de la drogue, mélangé avec de l'alcool. Derrière ces effets de dépendances, se trouvait une nouvelle sensation, une sensation qui remplaçait celle qui me manquait. Cette sensation de bien être. Celle qui vous fait oublier tous vos soucis. Avec ces substances vous n'aviez plus de peine, plus de souffrance. Je ne ressentais plus de douleur, non, aucune.
Clarke rentrait le soir et comme à son habitude, elle m'aidait à me mettre au lit. Elle s'occupait de moi comme si je n'en étais pas capable seule. Et c'était le cas. J'étais devenue un déchet, n'attendant qu'une chose, son heure.
Et comme chaque soir, je faisais tout pour faire fuir la blonde. Je lui envoyais des paroles blessantes, des paroles que je ne pensais même pas. Mais qui, j'espérais, la fasse partir avant que la tempête n'arrive sur elle. Puisque je le savais maintenant, chaque personne qui m'aimait finissait par souffrir et de ma faute.
-T'étais ou quand j'ai eu besoin de toi Clarke? Quand j'ai fait du mieux que je pouvais, t'étais ou ?
J'étais assise au rebord du lit, je nageais dans la plaque de vomi.
-Lexa, je suis là maintenant. Le passé est derrière nous. Prends tes cachets et va dans la douche, tu pues.
Elle m'aidait encore, même quand j'étais pleine de vomi et que je n'arrivais même plus à me relever seule, elle était là. Tous les soirs, elle m'aidait à me laver, à prendre mes médicaments et me mettait au lit. Mais tous les soirs je devenais de pire en pire. Je prétendais m'en foutre de tout, je prétendais aller bien. Mais comment être crédible quand vous vous vomissez dessus et que vous sentez l'alcool à des kilomètres à la ronde? Alors la blonde restait.
-Et quand je t'ai demandé pardon des milliers de fois parce que j'avais fait un pari stupide, le passé, il était pas derrière nous ?
-C'est différent.
-Et en quoi c'est différent ? Parce que t'as pitié de moi ? J'ai pas besoin, ni de toi ni de personne d'autre. Je peux me débrouiller toute seule.
Sur ces mots, je me leva avec difficultés pour rejoindre la salle de bain à quelques mètres d'ici mais mes jambes me semblaient bien trop lourdes et je m'écrasai dans les bras de Clarke qui venait de m'éviter de me casser le nez sur le carrelage.
-Lexa, arrête. Je ne vais pas te laisser seule encore une fois. C'est hors de question.
Et, encore une fois, je perdais le contrôle. Je me débattais et criais, essayant de la faire fuir.
-MAIS JE VEUX JUSTE QUE TU ME LÂCHES PUTAIN ! TU COMPRENDS RIEN OU QUOI ? C'EST TROP DUR, J'Y ARRIVE PAS ! LAISSE MOI!
Je criais, je pleurais, j'étais perdue dans mes pensées. Je disais des choses que je ne pensais pas, que je ne voulais pas. Mes envies étaient opposées à mes paroles, à mes gestes. Je lui ordonnais de me laisser mais je la tenais, je ne faisais rien pour qu'elle le fasse. Je lui demandais de partir mais je n'avais pas la moindre envie de la voir me quitter.
Je voulais fuir mais je n'y arrivais pas, parce qu'elle le savait au fond, elle savait que j'avais besoin d'elle pour tenir le coup. Elle savait parfaitement que sans elle, je m'aurai déjà injecté toutes les doses que j'avais acheté. Elle savait que sans elle, je serai déjà morte à mon tour. Mais je ne voulais pas qu'elle gâche ses journées et ses soirées à cause de mes conneries. Et pourtant, elle restait toujours quoi que je fasse.
-Mais personne ne t'a dit que c'était facile. C'est pour ça que je suis là, c'est pour toi. Lexa, ça fait parti de ma vie aussi maintenant, on va se relever. Ensemble.
Mais comme tous les soirs je finissais par abandonner et me laissais faire. Alors après avoir nettoyé le sol, elle me souleva et me plaça sur le lit. Elle enlevait mes vêtements et m'emmenait sous la douche.
Elle prenait la pomme et laissait couler le jet d'eau sur ma peau, elle mettait toujours la température un peu plus chaude, elle savait que cela me détendait.
Elle me lavait les cheveux et prenait soin de ne pas me mettre du shampoing dans les yeux.
Elle prenait le temps d'enlever toute la mousse et m'aidait à me sécher. Toujours sans parole, dans un silence apaisant.
Je la remerciais silencieusement. Parfois, après que je sois installée au lit, elle venait me câliner, elle passait un moment dans mes bras, ou bien était-ce moi qui étais dans les siens? Elle m'embrassait doucement et je pouvais sentir tout l'amour qu'elle me portait. C'était grâce à son odeur et la sensation d'avoir des bras autour de soi, le soir, que je gardais un minimum d'espoir.
L'espoir de pouvoir vivre avec mon passé. L'espoir de pouvoir de nouveau me regarder dans un miroir, de pouvoir faire abstraction des remarques, des rumeurs, des paroles insultantes des personnes. L'espoir de pouvoir vivre normalement, comme avant.
Narrateur Clarke.
Il était seize heures, le soleil avait laissé sa place pour une pluie battante et j'avais terminé les cours. Cela faisait quelques jours que Lexa et moi avions reprit un rythme normal.
Lexa avait du mal à revenir en cours, à supporter les regards malveillants des autres. Mais avec un courage qu'elle seule avait la clé, elle marchait la tête haute dans les couloirs, dans les cours, et faisait face aux menaces de son entourage. Et évidemment, ses amis étaient présents pour la brune. Ils calmaient les tensions qui régnaient à chaque fois que quelqu'un allait trop loin. Parce qu'il était vrai que Ontari était aimée à la fac.
Alors plutôt que d'affronter la réalité qui était bien plus sombre, les étudiants inventaient des scénarios, ils faisaient de Lexa la coupable. Parce qu'au fond le suicide leur faisait peur, comment quelqu'un pouvait-il mettre fin à ses jours par soi-même, se disaient-ils. En effet, ils ne pouvaient pas comprendre. Ou bien ils ne le voulaient pas. Ils préféraient transformer les faits. Parce qu'ici c'était tabou. D'ailleurs ils ne parlaient pas de "suicide" mais de meurtre. La mentalité était à revoir. La société devenait de plus en plus sombre.
Et pourtant, derrière leur peur panique du suicide, ils n'hésitaient pas à montrer leur mesquineries, leurs méchancetés gratuites, sans penser un seul moment à ce que Lexa ressentait.
Heureusement la brune arrivait, avec notre soutien de faire abstraction. Elle allait de mieux en mieux, elle réduisait l'alcool et avait arrêté la drogue. Ça n'avait pas été facile, j'ai bien pensé qu'on tomberait dans un cycle vicieux mais Lexa était forte. Elle reprenait peu à peu ses forces et sa fierté. Elle avait enfin fait le deuil d'Ontari, elle avait enfin accepté la vérité.
Elle avait arrêté de me repousser et m'avait remercié d'être restée. Même si je ne l'aurai jamais laissé. J'avais bien compris que c'était désormais elle que je désirais et surtout qu'elle avait besoin de moi le plus possible. Il était hors de question que je la lâche parce que la situation était délicate et difficile.
On s'est battue, on a repoussé toutes les deux nos limites.
On a réussi ensemble à retrouver petit à petit notre quotidien qu'on avait auparavant, bien que parfois nos éclats de rires finissaient en larmes, que souvent une de nous engueulait l'autre, que quelques fois on se mentait mutuellement sur le fait d'aller bien. Mais l'important était qu'on était resté soudé et que Lexa ne culpabilisait plus.
Elle avait enfin fini par comprendre que ce n'était pas de sa faute, qu'elle n'avait pas pu faire plus que ce qu'elle avait déjà fait. Elle avait enfin compris qu'elle n'était pas une meurtrière. Elle avait arrêté de nier et pensait maintenant qu'elle avait, elle aussi, le droit au bonheur.
Du moins c'était ce que je pensais.
La porte d'entrée s'ouvrit et Lexa apparue.
-Lexa? T'es pas sensée être en cours ?
La brune vint m'embrasser rapidement, comme si rien d'important ne se passait.
-Je ne reste pas.
C'était assez étrange, elle semblait nerveuse, stressée.
-T'as bu? Tu t'es droguée? T'as pris quoi? Lexa, qu'est-ce que tu fais ?
Elle était en train d'ouvrir l'armoire et remplissait une valise. Elle vidait tous les tiroirs et c'est qu'une fois qu'elle avait fermé la fermeture de son sac qu'elle me fit face et me répondit.
-Vient avec moi.
Je ne comprenais pas. Ou voulait-elle aller? Pourquoi, je ne savais pas. Je ne répondais pas et attendais qu'elle reprenne la parole.
-Quittons cette ville, quittons ce pays. Allons nous-en, faisons le tour du monde.
-T'es sérieuse là ?
-J'ai rien à perdre, j'ai plus de famille, je fais louer l'appart et c'est bon. Viens avec moi. Y'a rien qui me retient ici. T'as vu comment les gens me regardent? Comment ils m'appellent? T'as vu l'ampleur que ça a pris, sur les réseaux, mon téléphone, à la fac, tout le monde m'harcèle, tout le monde me regarde, ils chuchotent tous à mon sujet, je me fais bousculer, insulter, tu crois que je ne sature pas ? J'ai pas envie de rester ici, Clarke... Ca va être les vacances, j'ai pas envie de rester plus longtemps. J'ai envie de partir. Là, maintenant, tout de suite.
Je restais sans voix.
-Alors, tu viens ou pas?
- Je...
Fin du chapitre 10.
Alors?
(désolée pour les fautes oubliées)
J'ai vraiment écrit ce chapitre d'une traite. J'ai voulu également montrer à quel point Lexa s'en voulait de la mort d'Ontari et ce que l'harcèlement et les actes des autres peuvent avoir comme répercussions sur les gens.
Parce que Lexa ne pouvait pas simplement sortir de l'hôpital et péter la forme, faire comme si personne n'était mort, comme si rien de grave n'avait eu lieu. Et que le regards des autres, leurs paroles peuvent blesser et que même si quelqu'un parait fort, au final on est tous égaux, on a tous besoin de quelqu'un pour nous relever.
Bref bref, j'espère que malgré tout ce chapitre vous plaira. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.
Alors maintenant le choix, et c'est un choix déterminant pour la suite de l'histoire.
Vous êtes dans la peau de Clarke, Lexa vous demande subitement de partir avec, vous:
A) Acceptez.
B) Refusez.
C) Autre. (vous la retenez ou essayez de prendre le temps de réfléchir... A préciser)
A bientôt!
