Chapitre 8

Peu à peu, les cours que Sebastian donnait aux enfants du quartier lui donnèrent envie d'enseigner tout ce qu'il savait sur la musique. Un mois après les vacances passées à la campagne, il commença à chercher sur internet et dans le journal des annonces de travaux dans cet-esprit là. Une semaine plus tard, il tomba sur une annonce sur internet pour un professeur de musique. Son visage s'éclaira quand il vit qui avait posté l'annonce : la Dalton Academy ! C'était le travail rêvé ! A la Dalton Academy, son propre lycée ! Il n'aurait pas pu espérer mieux !

Il en parla le soir-même à Raphaël.

-Tu veux postuler ? lui demanda-t-il.

-Bien sûr, j'ai appelé pour avoir un entretien. J'y vais demain en fin d'après-midi.

-Tu crois que ce sera toujours le même proviseur ?

-J'espère, ce serait super ! Si j'avais cru postuler un jour pour travailler là-bas, rit Sebastian.

-Je suis content pour toi !

-Attends, ce n'est pas fait ! J'ai eu mon diplôme à l'académie, mais depuis je n'ai jamais vraiment travaillé dans le domaine de la musique.

Raphaël l'embrassa.

-J'espère vraiment qu'ils vont t'embaucher, Seb.

-Merci, mon coeur.

Raphaël sourit. Sebastian n'était pas du genre à lui donner de surnoms, mais parfois ça lui venait sans réfléchir.

-J'aime bien quand tu m'appelles « mon coeur », sourit malicieusement Raphaël.

-C'est vrai ?

Il posa ses lèvre sur les siennes.

-J'essaierai de le dire plus souvent dans ce cas, sourit Sebastian.

OoOoOoOoO

Quand Sebastian se gara sur le parking de la Dalton Academy le lendemain, tous les sourvenirs de ses années passées dans ce lycée lui revinrent en mémoire et lui firent monter les larmes aux yeux. Il regrettait de ne plus être au lycée, mais en même temps, après tout ce qu'il avait vécu, il était finalement heureux, maintenant qu'il avait trouvé Raphaël.

Il entra dans l'établissement. A l'accueil, une femme lui demanda la raison de sa présence. Il lui expliqua qu'il venait pour un entretien d'embauche. Elle voulut lui indiquer le bureau du proviseur, mais il n'en avait pas besoin. Les couloirs étaient bondés, c'était l'heure de la pause entre les cours qui se terminaient à 18h pour la plupart. Quand il voyait tous ces étudiants se presser dans les couloirs, il avait l'impression de se retrouver des années en arrière, quand lui aussi arpentait ces couloirs.

Il s'approcha du bureau du proviseur et sourit en voyant que la pancarte annonçait toujours Monsieur Carson. Il toqua à la porte qui s'ouvrit quelques instants plus tard.

-Bonjour, je suppose que vous venez pour l'entretien d'embauche.

Monsieur Carson avait assez vieilli. Il commençait à avoir des cheveux blancs et un peu d'embonpoint. Le directeur leva la tête et écarquilla les yeux, hébété.

-Monsieur Smythe ? Sebastian Smythe ?

-C'est bien moi, je suis très content de vous revoir monsieur, je ne pensais pas que vous me reconnaîtriez !

-Comment pourrais-je vous avoir oublié enfin ! Vous avez bien changé, je ne pensais pas vous revoir un jour !

-Moi non plus à vrai dire, avoua Sebastian.

-Entrez-donc ! Qu'est qui vous amène ?

Il referma la porte derrière lui.

-Eh bien, l'entretien d'embauche, lui rappela-t-il.

-Oh, vraiment ? Vous voulez travailler ici ?

Il s'assit sur son fauteuil de bureau, surpris.

-C'est ça.

Sebastian lui tendit son CV.

-J'ai fait des études de musique, alors je me suis dit que je pourrais enseigner ce que j'ai appris.

-Euh, bon, très bien, asseyez-vous, acquiesça-t-il en prenant la feuille. Pardonnez ma surprise, mais je n'aurai jamais cru vous voir ici en tant que probable employé. Alors, regardons ça… Des cours de piano ?

-Oui, j'en donne depuis quelques temps, c'est ce qui m'a donné envie d'enseigner.

-Je vois… Vous avez fait une très bonne académie, dîtes-moi.

-J'y ai beaucoup appris.

-Très bien. Je me dois de vous poser quelques questions.

-Je vous en prie.

-Est-ce que vous êtes marié ?

-Non, pas encore. Mais je préfère mentionner que j'ai un petit ami.

-Je vois. Et vous comptez avoir des enfants?

-Ce n'est pas prévu dans l'immédiat, rit-il.

-D'accord. Vous avez déjà eu des contacts avec des adolescent en matière d'éducation ? Enseigner, ce n'est pas rien vous savez.

-Je m'en doute bien, mais je suis plutôt patient en général, j'ai un bon contact avec les jeunes à qui je donne quelques cours de piano.

Monsieur Carson hocha la tête.

-Je suis vraiment content de vous revoir, Sebastian. Je ne vais pas vous le cacher, j'ai un autre candidat au poste, plus expérimenté que vous. L'année scolaire est bientôt terminée, et je comptais attendre encore un moment avant d'engager quelqu'un pour l'année prochaine, mais… Vous êtes le candidat idéal. Vous connaissez notre école, la plupart des professeurs et vous avez fait partie de la chorale du lycée, je sais donc que vous êtes doué en musique.

-Merci, sourit Sebastian.

-Vous me remerciez après, rit le proviseur.

-Pourquoi donc?

-Ça peut paraître rapide comme réponse, mais si vous le voulez, vous ferez la prochaine rentrée scolaire avec nous. A condition bien entendu que vous travailliez cet été les méthodes d'enseignement et le programme que vous devez suivre.

-Vraiment ?

-Oui, rit le proviseur. Vous savez, je prends un certain risque à vous engager, vous n'avez pas de vrai diplôme pour enseigner dans un lycée, mais je suis sur que vous ferez des merveilles, vous ne me décevez jamais. J'ai hâte de vous voir en tant que professeur dans cet établissement !

Sebastian n'y croyait pas. Il venait de devenir prof ? Lui qui n'avait jamais rien réellement fait de passionnant dans sa vie? Il n'arrivait pas à imaginer une telle chose.

-Vous pourriez manifester un peu plus de joie, non ?

Sebastian se leva et éclata de rire.

-Merci, merci beaucoup, vous pouvez pas savoir à quel point ça me fait plaisir !

Monsieur Carson se leva et lui serra la main.

-C'est un plaisir pour moi aussi de vous accueillir ici ! Je vous laisse prendre les dispositions nécessaires pour votre emploi actuel. Vous avez bien sûr le droit de le conserver tout l'été, le contrat ne se fera que fin août.

-Très bien.

-Je vous tiendrai au courant. Maintenant , veuillez m'excuser, mais j'ai du travail !

-Oui, bien entendu, je vous laisse ! Merci encore !

Sebastian sortit du bureau des étoiles dans les yeux. Il venait de trouver un nouveau travail, et ce dans son ancien lycée ! Décidément, tout allait pour le mieux depuis que Raphaël était entré dans sa vie. Il devait d'ailleurs tout de suite lui annoncer la nouvelle !

OoOoOoOoO

-Je me suis dépêché, dit Raphaël en entrant dans l'appartement. Désolé, je suis un peu en retard, j'avais une chirurgie à terminer.

-Pas de problème !

Raphaël se laissa tomber dans le canapé.

-Si tu savais comme je suis épuisé !

Sebastian s'assit à côté de lui.

-Dure journée ?

-Longue, surtout. Et toi ?

Sebastian fit un petit sourire.

-J'ai une bonne nouvelle à t'annoncer.

-Ah oui ?

Raphaël se redressa et plia une jambe sur le divan.

-Tu te rappelles, je t'ai parlé d'un entretien d'embauche d'hier.

-Oh oui, à la Dalton Academy ? Alors, comment ça s'est passé ?

-Eh bien, dès le mois de septembre, je suis prof de musique, annonça-t-il en souriant.

-Sérieusement ?!

-Si tu savais comme je suis content !

Raphaël le prit dans ses bras.

-Moi aussi, je suis tellement heureux pour toi ! Tu vas enfin pouvoir vivre de ta passion.

-Oui, je n'arrive toujours pas à y croire! Ça me paraît inconcevable.

-Alors raconte, ton lycée, il a changé ?

-Non, toujours même proviseur, et apparemment les profs n'ont pas beaucoup changé non plus.

Il lui raconta son entretien avec monsieur Carson. Ils discutèrent un long moment des perspectives d'avenir de Sebastian avant de dîner. Ils avaient commandé des pizzas qu'ils mangèrent sur le canapé tout en continuant à parler. Sebastian n'avait jamais eu autant de sujets de discussion avec quelqu'un. Ils parlaient de leur famille, leur travail, mais aussi des séries télés, des magazines et aimaient bien se renseigner sur l'homosexualité dans le monde. Ils se racontaient des anecdotes sur leur enfance ou leurs études. Ils décidèrent ensuite de regarder un film romantique à la télévision. Ils étaient blottis l'un contre l'autre, dans une quasi-obscurité, brisée par la seule luminosité de l'écran. Quand le générique de fin du film s'afficha sur l'écran, Sebastian éteignit la télé et tourna la tête vers Raphaël.

-Je t'aime, déclara-t-il dans le noir avant de se pencher vers lui pour l'embrasser doucement avant de s'écarter.

Sebastian devina la sourire de Raphaël dans le noir.

-Tu vois que tu es capable de t'attacher à quelqu'un. Tu as eu tort d'avoir peur.

-Avec toi, je me sens capable de tout. Tu es mon premier vrai petit ami, et je peux t'assurer que ça fait un bien fou, de se dire qu'on a toujours quelqu'un sur qui compter…

-Moi aussi, c'est la première fois que je me sens aussi bien avec quelqu'un.

-Tu sais, je suis désolé d'avoir douté de nous. J'ai failli te perdre.

-Chut, lui souffla Raphaël en posant son index sur la bouche de son petit ami.

Il rendit son baiser à Sebastian, et celui-ci passa une main dans la nuque de Raphaël et l'autre sous son t-shirt. Leur baiser devint vite plus passionné, et Sebastian s'allongea sur le canapé en entraînant son compagnon avec lui, sans arrêter de l'embrasser et de le caresser.

OoOoOoOoO

Ils se réveillèrent le lendemain dans les bras l'un de l'autre, nus sur le canapé. Sebastian était le premier réveillé, comme d'habitude, et caressait les cheveux de son petit ami dans un sourire béat. Raphaël finit par bouger à son tour, et ouvrit les yeux en sentant la main de Sebastian dans ses cheveux.

-Salut Seb, dit-il en levant la tête vers lui.

-Salut, Raph, bien dormi ?

-Avec de beaux souvenirs en tête, répondit-il en souriant. Et toi ?

-La même chose. Peut-être un peu serrés dans ce canapé, je crois que je vais avoir mal au dos.

Raphaël éclata de rire, vite suivi de Sebastian.

-Bon, je vais prendre une douche, déclara Raphaël en se levant tant bien que mal.

Sebastian était toujours étendu sur la canapé.

-D'accord.

Raphaël se glissa dans la salle de bains et ouvrit un jet brûlant sur sa tête. Il resta un long moment à écouter l'eau s'écraser sur lui, et soudain ses pensées lui parurent plus clair. Il était vraiment bien avec Sebastian, et se doutait bien que leur histoire allait durer longtemps, peut-être même pour toujours, et depuis quelques jours il commençait à se sentir coupable. Ils avaient promis à deux reprises de ne plus se faire de cachotteries. Et Raphaël ne tenait toujours pas cette promesse, ce qui le minait de plus en plus en plus. Ça ne pouvait plus durer. Il devait lui en parler. Alors qu'il commençait à réfléchir à comment annoncer ce genre de chose à son petit ami, il sentit des mains agripper sa taille et poussa un hoquet de surprise avant de reconnaître Sebastian qui s'était faufilé en douce dans la douche.

-Tu m'as fait peur !

-Excuse-moi, dit Sebastian en se collant contre lui, c'est juste qu'en t'imaginant sous la douche, je n'ai pas pu m'empêcher de te rejoindre.

Il posa ses lèvres sur celles de Raphaël dans un baiser brûlant, l'eau chaude continuait à couler sur leurs épaules et la vapeur d'eau commençait à embrumer la pièce. Sebastian se coula dans les bras de Raphaël et l'embrassa dans le cou. Raphaël ne put retenir un gémissement de plaisir en relevant la tête. Sebastian passa ses mains dans le dos de Raphaël et s'agrippa à lui en gémissant à son tour, mais soudain tout le corps de Raphaël se tendit dans ses bras. Surpris, Sebastian lui murmura :

-Qu'est-ce qui se passe ? Ça te plaît pas ?

Raphaël mit un petit instant à répondre et se dégagea de Sebastian.

-Si, bien sûr, mais… je…

-Quoi ? Qu'est-ce qui va pas ?

Sebastian s'inquiéta en voyant le teint soudain pale de Raphaël.

-Il faut que je te dise quelque chose, déclara-t-il d'un ton grave.

Sebastian se raidit à son tour et ferma le robinet. Un silence s'installa.

-Quel… Quel genre de chose ?

-Pas ici, s'il te plait…

Sebastian hocha la tête et sortit. Il tendit une serviette à Raphaël avant d'en mettre une autour de sa taille. Raphaël ouvrit la fenêtre pour laisser s'évacuer la vapeur et passa également sa serviette autour de sa taille avant de se laisser glisser contre le mur. Sebastian s'installa à côté de lui, les sourcils froncés, se demandant bien de quoi voulait parler Raphaël. Celui-ci prit une grande inspiration avant de se lancer.

-Tu te rappelles, pendant notre séjour chez mes parents, tu as remarqué que ma mère était très protectrice, et j'ai dit que c'était parce que j'ai eu des problèmes de santé étant plus jeune.

-Oui, je m'en souviens, tu as dit que tu ne voulais pas m'en parler pour le moment.

-Eh bien, je crois que c'est le moment.

-Oh… Pourquoi, c'était si grave que ça ?

-Écoute, ce n'est pas facile d'annoncer ce genre de choses… Quand j'ai eu 8 ans, on m'a diagnostiqué une leucémie, lâcha-t-il.

Sebastian resta interdit.

-Je suis pas sur de comprendre.

-Quand j'étais jeune, j'étais très fragile. J'étais tout le temps fatigué, j'avais du mal à suivre, et surtout, une petite plaie pouvait provoquer une hémorragie importante. Mes parents ont décidé à mes 8 ans de m'emmener à l'hôpital pour faire une prise de sang. Et les médecins nous ont dit que j'avais une leucémie. En résumé, mon corps ne produisait plus normalement des globules rouges, blancs et des plaquettes.J'ai dû suivre un traitement pendant toute mon enfance.

-Mais… Mais maintenant, tu vas bien ? demanda Sebastian, sentant soudain la peur lui tordre l'estomac.

-J'ai eu des transfusions de sang et d'autres traitements jusqu'à mes 16 ans. Là, la maladie a commencé à se résorber. Les médecins ont dit que c'était un miracle que je n'ai plus besoin de traitements. Depuis, je fais des prises de sang tous les mois pour vérifier mon taux de globules, mais je vais très bien. Je suis désolé de ne pas t'avoir parlé de ça avant. Mais, il fallait que je le fasse. Il faut que tu comprennes, Sebastian, dit Raphaël en se tournant vers lui, que cette maladie peut revenir à tout moment. Cela fait maintenant dix ans que je vais très bien, mais un jour, la leucémie peut revenir sans prévenir. C'est pour ça que je voulais t'en parler. Je suis vraiment bien avec toi, Seb, et je pense qu'il est important que tu le saches. Après, je peux très bien comprendre que ça te fasse peur…

-C'était ça, tes rendez-vous mystérieux chez le médecin ou le dentiste ?

Raphaël hocha la tête d'un air désolé. Il avait croisé ses bras autour de ses jambes et s'accrochait désespérément à sa serviette. Parler de ça lui donnait envie de vomir. Son enfance et son adolescence avait été détruit par la maladie, et chaque fois que sa mère lui en parlait, les souvenirs remontaient. Il l'expliqua à Sebastian.

-Je ne cherche pas à me trouver d'excuse de le t'avoir cacher, simplement, j'essayais de retarder ça le plus possible, parce que, ce sont des souvenirs douloureux…

Des larmes lui piquaient les yeux.

-Je comprends, finit par dire Sebastian, qui était resté très silencieux.

Il se tourna vers lui et essuya du pouce une larme qui coulait le long de la joue de Raphaël.

-J'aurais aimé que tu me parles de tout ça avant, mais on ne se connaissait pas encore bien, alors, je comprends que tu aies hésité à me confier certaines choses, mais je suis content que tu l'aies fait aujourd'hui.

Raphaël hocha la tête.

-Mais, les médecins sont certains que ça peut revenir?

-Non, mais il y a de grandes chances C'est pour ça que mes parents, surtout ma mère, sont si protecteurs avec moi. Ils ont peur de me perdre, mais parfois cette inquiétude à mon égard me pèse.

Sebastian se releva et lui tendit la main.

-Allez, debout. Tu n'es pas malade aujourd'hui, tu vas même très bien, alors on ne va pas se laisser abattre. On va prendre un petit-déjeuner, et puisqu'on a la chance de ne pas travailler tous les deux, on va aller se balader dans le parc. Et, si tu en as le courage, on discutera de cette leucémie, et tu me parlera enfin de ton enfance. Je veux tout savoir de toi, pas seulement les bons côtés de ta vie, mais aussi les souvenirs douloureux. Comme moi je l'ai fait.

Et ce fut exactement ce qu'ils firent. Ils se retrouvèrent une heure plus tard dans le parc et parlèrent toute la matinée. Raphaël lui parla de tout. Des traitements difficiles, de son hospitalisation pendant presque 3 ans avant de pouvoir continuer le traitement chez lui, et lui confia même qu'il avait été chauve pendant longtemps à cause des transfusion qu'il faisait 3 fois par semaine. Par contre, il refusa en rigolant de lui montrer des photos de lui sans cheveux. Sebastian n'insista pas, sachant que ça devait être très dur pour lui de lui raconter tout ça, il ne voulait pas trop lui en demander. Pourtant, malgré l'assurance dont il avait fait preuve dans la salle de bains, Sebastian était en réalité mort de trouille. Il n'avait jamais été aussi inquiet de toute sa vie. Raphaël sentit son angoisse car il finit par glisser ses doigts entre ceux de Sebastian et lui serra la main.

-Hé, tu avais raison tout à l'heure, d'accord ? Je vais bien, alors on ne pas en faire tout un plat, et on va continuer notre vie.

Sebastian acquiesça, à moitié rassuré, et le prit dans ses bras en le serrant fort.

-Je t'aime, Raphaël, tu le sais ?

-Je le sais très bien. Et moi aussi , je t'aime, n'en doute jamais. Je ne veux pas que cette foutue maladie, qui a déjà détruit une partie de ma vie, ne nous sépare.

-Tu as raison. On ne la laissera pas faire.

Sebastian s'écarta avant de l'embrasser. Il avait cette fois l'impression de connaître parfaitement Raphaël. Et il l'aimait encore plus. En temps normal, avant de le rencontrer, il serait sûrement parti en courant en découvrant ça. Aujourd'hui, il avait changé. Il ne pouvait même pas imaginer être loin de Raphaël.


NA: Voilà pour ce huitième chapitre, j'espère qu'il vous aura plu. On en apprend plus sur Raphaël, je ne sais pas si ce que j'ai pu dire sur la leucémie est juste, je m'en excuse si ce n'est pas tout à fait ça! Qu'avez-vous pensé du nouveau travail de Sebastian? Je ne savais pas trop comment aborder ce nouveau travail. Dans la suite de la fiction (Cf, Souvenirs de lycée) j'ai décidé de le faire travailler là-bas, et je me voyais mal le faire recommencer ses études pour devenir prof dans ce préquel, alors, j'ai pris un peu la solution de facilité, je me doute bien que ce n'est pas aussi facile de devenir prof de musique en réalité x)

Je voudrais préciser que la fiction comptera normalement treize chapitres, et les prochains se dérouleront un peu plus rapidement, pour pouvoir avoir une meilleure vision de la vie de couple de nos deux personnages et pour se rapprocher de la situation dans Souvenirs de Lycée. Il y aura donc beaucoup d'ellipses, vous êtes prévenus!

A bientôt!