Chapitre 13

Un an plus tard…

-Passe-moi la couche, demanda Sebastian.

Raphaël la lui tendit en l'observant.

-Lucy avait raison, tu es plutôt doué, on dirait que tu as fait ça toute ta vie.

Sebastian rit et le petit Preston rigola aussi. Le fils de Lucy et Ben avait maintenant deux ans, et le couple avait demandé à Sebastian de le garder toute la soirée pour qu'ils puissent dîner en amoureux au restaurant. Raphaël avait absolument voulu venir avec lui, alors ils se retrouvaient maintenant à changer la couche du petit garçon qui semblait beaucoup s'amuser.

-J'ai toujours adoré m'occuper des enfants, reconnut-il. Et voilà ! Terminé, sourit Sebastian en prenant Preston dans ses bras.

-Et maintenant, il est l'heure d'aller dormir, dit Raphaël.

-Dodo ! s'exclama le petit garçon.

Preston avait commencé à parler il y a quelques mois, il avait commencé à appeler ses parents puis rajoutait petit à petit des mots à son vocabulaire. Ils l'emmenèrent dans sa chambre où il s'allongea sur le lit. Raphaël s'occupait de lui lire une histoire tandis que Sebastian faisait de grands mimes pour accompagner la lecture. Le petit garçon n'arrêtait pas de rire, puis petit à petit Sebastian arrêta de gesticuler et laissa Raphaël lire.

Le petit garçon ne mit pas longtemps à s'endormir. Il n'était pas du genre à faire des caprices, et quand Raphaël eut fini l'histoire Sebastian se mit à fredonner, ce qui l'endormit complètement. Ils se regardèrent en souriant et sortirent de la chambre sur la pointe des pieds.

Ils allèrent dans le salon qui ressemblait à un champ de bataille. Ils s'étaient amusés avec Preston qui leur avait fait sortir tous ses jouets de la chambre, et le repas avait été assez mouvementé aussi, résultat ils mirent un moment pour tout ranger. Ils étaient en train d'entasser les jouets dans un coin du salon, vu qu'ils ne pouvaient pas les ramener dans la chambre, quand Raphaël dit soudain :

-Tu sais, il y a un truc qui me trotte dans la tête depuis quelques temps, et d'après ce que je viens de voir, tu es à l'aise avec les enfants, et tu les aimes bien.

-Oui c'est vrai, où tu veux en venir ?

-J'ai toujours rêvé, depuis que je suis gosse, d'avoir des enfants, dit-il.

-Oui moi aussi j'en ai toujours eu très envie, mais ensuite à l'adolescence j'ai un peu oublié, j'étais devenu trop arrogant pour penser à ça.

-Et maintenant, tu en penses quoi ?

Sebastian leva la tête vers lui.

-Pourquoi tu me demandes ça ?

-Non, rien…

-Raphaël. On a dit plus de secrets entre nous, et la dernière fois qu'on a pas communiqué, j'ai bien cru que j'allais te perdre, alors dis-moi.

Raphaël prit son courage à deux mains.

-Je me disais qu'on… qu'on pourrait avoir un enfant nous aussi.

Sebastian le dévisagea, surpris.

-Tu veux dire, adopter ?

Raphaël acquiesça.

-On aime tous les deux les enfants, on en a toujours voulu, on a pas à s'interdire ce bonheur seulement parce qu'on est gay. Je sais bien que ce n'est pas facile de faire les démarches, mais ça se fait de plus en plus que deux personnes du même sexe adoptent.

Sebastian sourit.

-Ce serait formidable, Raphaël, d'avoir un enfant tous les deux,…

-Mais ?

-Je me demande juste si c'est une bonne idée vu nos jobs respectifs…

-J'ai fini mes recherches avec Mary, je pourrais très bien prendre plus de temps pour m'occuper de lui, ou d'elle.

-Laisser tomber la chirurgie ?

-Je n'ai pas dit laisser tomber, seulement moins m'y consacrer. J'adore ce travail, c'est ma passion, mais si nous adoptons je veux voir grandir cet enfant, pas passer pour le père absent. De nombreux chirurgiens mettent leur travail un peu de côté quelques temps pour se consacrer à leur famille. Et toi, tu es quand même pas mal disponible, tu as beaucoup de vacances et tu ne finis pas trop tard le soir. Et puis, mon travail nous a déjà empêché de faire une lune de miel l'an dernier, alors il ne va pas nous empêcher d'avoir une vie de famille.

Sebastian semblait perplexe.

-Écoute, je ne dis pas qu'on devrait le faire tout de suite, mais, si tu en as autant envie que moi on pourrait y réfléchir un peu.

Sebastian passa ses bras autour de la taille de Raphaël et posa son front contre celui de son mari.

-J'en ai très envie, mon amour, alors d'accord, on peut y réfléchir sérieusement, et voir ce qui serait le mieux, dit-il avant de l'embrasser.

-D'accord, sourit Raphaël.

OoOoOoOoO

Le couple commença alors à sérieusement réfléchir à cette possibilité, pendant plusieurs semaines. Ils se renseignèrent sur les démarches à suivre, et les problèmes qu'ils pourraient rencontrer. Ils décidèrent de ne pas en parler à Lucy ni à leurs amis pour le moment, ils ne voulaient pas que leur choix soit influencé par les avis de leurs proches. Sebastian était d'un côté angoissé de penser à devenir père, mais d'un autre, il se voyait déjà avoir un nouveau membre dans la famille, et il imaginait tout le bonheur qu'un enfant pourrait leur apporter. Ils étaient déjà très heureux, mais élever un enfant serait un accomplissement parfait pour leur relation, et il aimait bien l'idée d'être un de ces couples gay modernes, mariés et parents.

Pourtant, ils ne devaient pas prendre une telle décision à la légère, alors ils préféraient se laisser du temps pour imaginer cette idée. Au mois de novembre, Teddy, l'ancien élève de Sebastian, vint passer le week-end chez eux. Il était toujours à la même académie qu'avait fait Sebastian, et était resté très proche de son ancien professeur. Ils en profitèrent pour discuter des Warblers, et Sebastian lui parla des nouveaux chanteurs qui avaient rejoints la chorale cette année. Il y avait notamment un très bon danseur, Kyle, qui, d'après Sebastian, avait beaucoup d'avenir dans le domaine de la musique. Les études de Teddy se passaient elles aussi très bien, et Sebastian espérait que le jeune homme aurait plus de chance que lui pour trouver un travail à la fin de ses études.

Après ça, le mois de décembre arriva très rapidement, et avec ça Noël. Raphaël réussit alors à prendre quelques jours de congé pour les fêtes, et ils décidèrent de partirent fêter le réveillon de Noël chez les parents de Raphaël. Julia et Franck furent ravis de la nouvelle et proposèrent que Lucy et Ben se joignent à eux s'ils n'avaient rien de prévu. La famille de Ben habitait loin, comme celle de Lucy, et ils avaient pour habitude de fêter Noël avec Raphaël et Sebastian, ils acceptèrent donc avec plaisir, et puis, ce serait le premier voyage de Preston. Ils partirent donc tous les cinq à Cleveland. Leah les rejoignit également à la maison de campagne. La jeune femme avait été engagé dans le cabinet d'avocat où elle avait fait son stage, et ils profitèrent de ces retrouvailles pour fêter ça. Ils passèrent un merveilleux Noël tous ensemble où le petit Preston fut vraiment gâté par le Père Noël.

En passant plusieurs jours avec le petit garçon, Sebastian et Raphaël pensèrent de plus en plus à avoir un enfant, et c'est au retour de leurs vacances que Raphaël insista encore plus pour qu'ils commencent les démarches. Il revint un jour de l'hôpital déterminé.

-Je pense qu'on a assez réfléchi Seb. Tu en meurs d'envie, avoue-le.

Sebastian sourit.

-C'est vrai, mais qu'est-ce qui t'a fait te décider spécialement aujourd'hui ?

-J'ai vu un homme qui venait pour se faire opérer de l'appendicite. Il était avec sa femme, et ils m'ont raconté qu'il ne pouvait pas avoir d'enfants, et plutôt que recourir à l'insémination artificielle, ils ont préféré adopter une petite fille. Ils semblaient si heureux, tu les aurais vu, dit Raphaël d'un air rêveur. Sebastian, je suis sur qu'on en est capable. On peut le faire, ajouta-t-il en le faisant s'asseoir sur le canapé et en lui tenant les mains.

Sebastian resta silencieux quelques instants en le dévisageant.

-Tu as raison. On peut le faire, finit-il par acquiescer. On peut être des bons parents, j'en suis certain.

-Alors, on lance les démarches ?

Sebastian sourit et acquiesça avant de le prendre dans ses bras.

-Je t'aime Raph…

-Moi aussi je t'aime...

OoOoOoOoO

C'est ainsi qu'ils commencèrent un dossier d'adoption, après avoir contacté un avocat. Ils annoncèrent la nouvelle à Lucy et Ben, qui leur donnèrent des conseils pour les démarches, puis les parents de Sebastian les invitèrent à dîner pour le Nouvel An. Sebastian était en bien meilleur termes avec son père depuis leur mariage, et ils avaient retrouvé leur complicité d'avant. Ils se voyaient régulièrement, et dînaient souvent tous ensemble. Ils profitèrent de la soirée pour annoncer la nouvelle à la famille Smythe. Sebastian eut peur que Josh réagisse mal à la nouvelle, mais il semblait vraiment heureux pour eux, même s'il s'inquiétait à propos du fait qu'ils seraient difficiles pour eux de pouvoir adopter, au vu de leur situation, mais Sebastian n'en fut pas blessé. Josh avait tout à fait raison, c'était beaucoup plus compliqué pour un couple gay d'adopter. Déjà, ils eurent droit à de nombreuses visites d'une assistante sociale, qui leur expliqua clairement qu'ils ne pouvaient pas imaginer adopter un enfant s'ils gardaient leur appartement. Le bureau de Sebastian, même réaménagé, n'était pas assez grand selon elle pour accueillir un enfant.

Ils se lancèrent donc à la recherche d'un appartement plus grand, ou même d'une maison, que l'assistante jugeait plus adéquate pour une vie de famille. Ils furent bien obligés de se plier à ses exigences s'ils voulaient avoir une chance de réussir à avoir un enfant. Ils passèrent donc plusieurs mois à chercher une maison, ce qui mit les démarches en suspens. Ils trouvèrent une petite maison dans Lima, dans un quartier résidentiel calme, qui comportait trois chambres. Heureusement, leurs travails respectifs leur permettaient d'avoir une large souplesse au niveau de leur budget.

Lucy, Ben et les parents de Sebastian vinrent une nouvelle fois les aider à tout déménager, et une fois qu'ils y furent installés, ils durent aménager la deuxième chambre pour un enfant. Ils s'étaient arrangés pour que la maison ne soit pas trop loin de l'école, et pour qu'il n'y ait pas trop de circulation dans le quartier. L'assistante accepta de leur donner un nouveau rendez-vous et sembla beaucoup plus satisfaite cette fois-ci. Pour elle, la maison correspondait aux besoin d'un enfant. Les démarches purent enfin reprendre.

Sebastian et Raphaël commencèrent alors leur vie dans leur nouvelle demeure, et adorèrent la vie tranquille qu'ils pouvaient mener dans une maison, qui était beaucoup plus agréable que l'appartement.

Après l'épisode du logement, leurs habitudes et leurs emplois du temps furent examinés à la loupe. L'assistante ne voyait pas d'un bon œil que Raphaël ait un emploi du temps aussi chargé, même s'il lui avait assuré qu'il comptait se libérer plus dès qu'ils auraient adopté. Leur relation aussi fut étudiée. Elle voulait s'assurer qu'ils s'aimaient vraiment et qu'ils étaient capable d'offrir un environnement stable à l'enfant. Selon elle, avoir deux pères n'était pas une chose facile à porter tous les jours, elle devait donc être sur que l'enfant aurait la même éducation qu'un autre qui aurait un père et une mère. Elle parut assez soulagée en voyant qu'il y avait quand même un bon environnement féminin, avec Lucy qui faisait partie intégrante de leur vie, et la mère de Sebastian.

Une enquête fut même mené auprès des proches du couple. L'assistante demanda à leurs familles et proches amis de témoigner en faveur ou contre cette adoption. Bien sur, tout le monde était certain qu'ils étaient tout à fait capable d'élever un enfant. Notamment Lucy ajouta que Raphaël et Sebastian s'occupaient beaucoup de Preston.

Après toutes ces enquêtes et ces prises de tête qui durèrent plus de cinq mois, l'assistante leur déclara qu'elle était d'accord pour qu'ils deviennent parents. Et ensuite, ils n'eurent plus de nouvelles. Lucy et Ben étaient surpris que les démarches soient si compliqués pour un couple homosexuel, mais leur assurèrent qu'ils finiraient bien par avoir des nouvelles du dossier. L'attente leur paraissait interminable, et Raphaël comprenait beaucoup mieux maintenant l'état moral de Lucy quand ils avaient adopté Preston. L'assistante leur avait dit de ne pas appeler, qu'elle les contacterait directement ou leur avocat quand leur dossier aurait avancé. Après toutes ces émotions et ces bouleversements, le couple essaya de reprendre sa vie quotidienne, mais ils ne pouvaient s'empêcher d'être angoissés. Les premières semaines, ils avaient tendance à guetter le téléphone en permanence, mais petit à petit la perspective d'avoir un enfant leur parut lointaine, et ils s'imaginaient que leur dossier avait sûrement été refusé, mais leurs proches n'arrêtaient pas de leur répéter qu'ils devaient rester positifs.

Et en effet, presque deux mois plus tard, ils eurent enfin des nouvelles de l'assistante. Elle ne pouvait pas leur dire quand les démarches seraient terminés, mais leur dossier était sur le point d'être accepté, et une fois que ce serait confirmé, ils n'auraient plus que quelques mois à attendre. Ils fêtèrent la nouvelle avec tous leurs proches, soulagés. Ils ne s'étaient jamais senti aussi heureux. Ils allaient certainement attendre encore quelques semaines avant que leur dossier ne soit confirmé, et ensuite l'attente serait encore très longue, mais ils se rapprochaient du but.

OoOoOoOoO

Sebastian était dans le salon en train d'étudier les papiers qu'ils avaient reçu du centre d'adoption. Ils avaient enfin avancé dans leur dossier, et il ne restait plus au centre qu'à trouver un enfant dans le besoin. L'avocat leur avait dit qu'ils pourraient adopter d'ici au maximum un an. L'attente était difficile à supporter, mais ils pouvaient déjà s'estimer heureux d'avoir réussi. Sebastian était vraiment soulagé que la validation de leur dossier ait enfin été confirmé, et il frétillait d'impatience à l'idée d'annoncer la nouvelle à Raphaël, qui comme lui avait beaucoup de mal à supporter l'attente. Il entendit la porte de la maison s'ouvrir.

-Chéri, c'est toi ? Viens voir !

Il entendit les pas de Raphaël s'approcher et lui dit dans un grand sourire.

-J'ai eu l'avocat au téléphone, on devrait pouvoir avoir un enfant d'ici plusieurs mois, c'est incroyable ! Ils ont enfin validé notre dossier !

Sebastian releva la tête et découvrit Raphaël debout à l'entrée du salon, la mine défaite. Sebastian fronça les sourcils.

-Qu'est ce qui se passe ? Tu fais un drôle d'air.

-Je... J'étais à l'hôpital, pour mes analyses, lui rappela Raphaël.

-Oh oui c'est vrai je n'y pensais plus.

Soudain, la panique le submergea et il se leva d'un bond.

-Pourquoi tu fais cette tête alors ?

-Seb... Les analyses... Elles ne sont pas très bonnes, lâcha-t-il en le regardant d'un air vide.

-Comment ça pas très bonnes ?

-Elles ne sont pas comme d'habitude. Mon taux de globules rouges est en dessous de la normale. Ils ont voulu me faire croire que ce n'était pas inquiétant, mais je les connais bien, j'y vais depuis des années. Seb, si tu avais vu leurs têtes, j'ai bien cru qu'ils allaient faire un malaise tellement ça les a perturbé.

-Peut-être qu'ils disent la vérité…

-Ils veulent faire des analyses complémentaires, et surtout reprendre les tests une fois par mois.

Des larmes apparurent dans les yeux de Raphaël. Sebastian s'approcha de lui.

-Je ne veux pas qu'elle revienne, je ne veux tellement pas.

-C'est sûrement rien, Raph, essaya de le rassurer Sebastian en le prenant dans ses bras, mais son mari était secoué de sanglots. Raphaël...

-Je sais, c'est peut-être rien, mais... Tout est normal depuis des années, et j'ai tellement peur que ça revienne...

Raphaël s'écarta, des larmes pleins les yeux.

-Je ne veux pas que cette maladie détruise à nouveau ma vie, Sebastian. Je suis tellement heureux... Avec toi, avec notre futur enfant, je ne peux pas... Seulement imaginer... bredouilla Raphaël, et Sebastian sentit que ses jambes n'allaient pas le soutenir.

-Viens par là.

Sebastian le prit par le bras et l'aida à s'asseoir sur le canapé puis fit de même en lui prenant les mains.

-Écoute moi, on ne sait pas ce que ça veut dire, mais ce sont juste quelques petites anomalies dans le sang, alors, tu vas faire d'autres tests, et ils vont te surveiller, d'accord ? Ça ne veut pas dire qu'elle va revenir, hum ?

Raphaël acquiesça en reniflant. Il fit un rire nerveux.

-Si j'avais cru un jour avoir peur d'une maladie, alors que je suis médecin.

Sebastian fit un sourire triste.

-Tu n'as pas à avoir peur d'elle. Même si elle revient, tu la combattras, comme tu as fait quand tu étais plus jeune.

-Je ne suis pas certain de pouvoir faire comme la dernière fois. C'était tellement... Épuisant, Sebastian.

-Pense à notre enfant, chéri. Il sera là dans quelques mois, un an tout au plus. Pense à lui, ça te donnera des forces.

Raphaël hocha la tête et recommença à sangloter. Sebastian le prit dans ses bras et le berça pendant un long moment, en lui murmurant que tout irait bien.

Mais, plus tard dans la soirée, une fois que Raphaël se fut endormi dans ses bras dans le lit, Sebastian se leva discrètement et alla dans la salle de bains. Il appuya ses mains sur le rebord du lavabo et baissa la tête en soufflant un bon coup. Quand il la releva vers le miroir de la salle de bains, ses yeux étaient pleins de larmes. Il avait tout fait pour rassurer Raphaël, mais, au fond de lui, il était terrifié.


NA: Et voilà, comme promis je poste aujourd'hui (vous avez vu, j'ai respecté les délais, incroyable non?). Vous l'avez compris, l'ambiance de l'histoire est en train de considérablement baisser! Je ne vous raconte pas la suite, même si vous avez certainement déjà des idées. Ce que je peux vous dire, c'est que ce ne sera pas aussi triste que vous le pensez ;)

A samedi pour le dernier chapitre, puis il vous restera l'épilogue ! N'hésitez pas à commenter, même si vous avez envie de me tuer!