Si vous voulez tout savoir, je me suis défonçée sur ce chapitre, l'action apparait, j'espère ne mettre pas trop mal démerdée sur les explications et surtout sur les sentiments de Mai qui afflueront dans ce macabre chapitre. Sinon j'ai fait quelques modifications, la majeure concerne les souvenirs des personnages, ils sont en italique et sont écrits à la première personne.

Mention spéciale à Risyuna qui à commencée elle aussi à écrire un fanfic sur Ghost Hunt ça s'annonce bien en plus

Je passe aux reviews et vous aurez enfin ! oui je sais droit au chapitre 3.

Risyuna : Merci beaucoup ! Je vois que tu apprécie le nouveau personnage XD je suis contente ! Quant- à Naru, l'important sont les chocapics, mais leur signification précise ne se manifestera que dans plusieurs chapitres en espérant que je ne les oublies pasXD Quant à la discussion Naru/Bou-san je me suis bien marrée en l'écrivant moi

Gros bisous ! Eh oui Vive Ghost Hunt !

Meng Zhou : Je suis contente que la scène très épique je dois dire XD de Naru t'es fait rire ! J'ai un humour bizarre parait-il alors je suis contente comme quoi mes connries font rire

Oui Lin-san a du charme . J'aime Lin-san .

Pour le temps de publication, je ne suis pas fière de le dire mais je suis très instable, donc je ne donnerait pas de jour précis, mais je suis en vac depuis hier donc je vais y consacrer plus de temps...héhé

J'espère que toi aussi tu vas rejoindre le cercle des fanfiqueuses (en plus nous sommes toutes des filles) très honorable de 2 membres J'attend avec impatience ta fanfic !

Pour finir je suis désolée de ne pas avoir su écrire John (la honte). Merci de m'avoir averti !

Sur ce Gros bisous et Grand merci pour ta review.

Pop-kun : A revoilà l'autre, avec une majuscule cette fois héhé. Oui après avoir relu mon dernier chap je me suis rendu compte je l'admet alors note qu'elle était agressive, mais je ne dirais rien sur la politesse car Mai n'est pas vraiment un exemple à suivre sur ce plan là elle m'avait bien fais rire avec ces enfiré XD Sinon je cite : "Et qu'on allait très bientôt savoir que quoi il s'agit..." Pas très subtile cette invitation à la suite tu m'as habitué à mieux Mwouhaha. Merci pour ta review j'attend avec impatience la suivante !

Elarmi : Merci beaucoup !

Alyenor : Mdr, je n'aime pas non plus cette matière à vrai dire mais l'autre vieux à de bonnes raisons éhéhé. Mais tu as raison d'espérer, Mai ne vas pas se laisser faire. Mdr tu as raison faisons de la pub pour Naru : Un mec humain, bon parti, fait les courses. (et je rajouterai le PS ; exemplaires en plastique) Après tout il faut bien se garder le vrai :p Merci beaucoup à toi pour tes encouragement et cette review. Gros bisous !

Dernier PS avante le chapitre : C'est quant je relis mes réponses au reviews que je m'apperçois combien je parle Désolé, bonne lecture !


Il y avaient pas mal de choses qui s'étaient produites jusqu'à présent, elle avait menée plusieurs enquêtes alors que pourtant, elle n'avait aucun interêt pour la SPR, au début du moins. Ce n'est qu'ensuite qu'elle avait pu enfin se rendre utile, mais malgrès qu'elle eut acquis de nouveaux "pouvoirs", elle n'était jamais remontée dans l'estime de Naru, c'était sans doute ce qui la menait à servir de bonne à l'autre vielle folle, telle qu'elle l'avait elle-même surnomée. En vérité elle ne se sentait particulièrement rabaissée par le travail qu'elle effectuait, ça aurait très bien pu être son propre travail si elle n'était pas devenue assistante à mi-temps chez un ghost hunter, ce qui lui faisait mal, c'est que son employeur ne la considère pas comme utile ou apte à les aider autrement, le pire étant que ses propres amis semblait d'accord sur ce point. Mai se sentait défintivement exclue de l'enquête.

Naru était arrivé dans l'après-midi, avec Bou-san, il avait convoqué le groupe au complet dès que son pied eut franchis l'entrée de la base. Tout le monde s'était aussitôt présenté devant lui dès qu'il avait su son arrivée, mais la jeune employée était à ce moment là à chercher ardument la blanchisserie de l'hôtel, tout en examinant celui-ci autant qu'elle le put. Son observation n'avait pas mené à grand chose, mais elle eut ainsi le mérite de connaître les couloirs principaux ainsi que quelque uns invisibles si le visiteur n'observait pas attentivement. En effet, les couloirs qu'utilisaient les employés se fondaient dans le décors de l'hôtel, à cause tout d'abord des murs qui avaient le même aspect que les portes coulissantes qui se glissaient à l'intérieur de la cloison, en rendant invisible l'entrée, mais l'architecte avait, dans la seconde partie de l'hôtel, choisis un style européen très lumineux, les miroirs affluaient et les peintures étaient réalisées à même les murs, et les portes de service ne pouvaient être repérée. Mais en cette heure de l'après-midi, l'hôtel étant pratiquement désert, les employés en profitaient pour nettoyer la demeure, utilisant ainsi ses ouvertures discrètes. Mai se demandait déjà si la personne à l'origine de toute cette affaire n'utilisait pas cette partie, très utile, de l'immeuble. Les minutes passants, sans pour autant réussir à dénicher la lingerie, la jeune fille fut contrainte de demander de l'aide à un majordome. Répondant à l'aisance et au charisme du métier, l'homme voulu l'accompagner tout en la questionnant sur elle-même : "Seriez-vous une assistante d'une des personnalités présentes ? Vous êtes bien jeune pourtant.

- J'assiste Kugumiya-sama." répondit Mai avec un entrain que pourtant elle n'éprouvait pas du tout à l'égard de la femme. "Elle a besoin que ses vêtements soient lavés rapidement mais cet hôtel est grand et je n'ai pas réussi à trouver la laverie." Le majordome eut un sourire compréhensif : "Oui j'ai étais surpris moi aussi lors de mes premiers jours. Cet hôtel possède en réalité tous un assemblage de couloirs qui mènent directement aux services, c'est-à-dire à la cuisine, la laverie, les pièces de stockages. Ce qui explique le fait que vous n'ayez pas pu vous y rendre par des chemins disons... plus normaux. Nous utilisons même des ascenseurs nous permettant de nous rendre aux autres niveaux rapidement.

- Incroyable, vous êtes vraiment bien équipés, vous devez avoir un service formidable !

- N'est-ce pas ?" fit l'homme avec avec petit rire. "Nous faisons en sorte que le client soir servis rapidement et avec toute la beauté dont nous sommes capables. Allez-vous assister à nos réceptions ? Ces soirées sont la fierté de l'établissement, j'espère de tout coeur que vous aurez le privilège d'y assister. Voilà la porte de service, continuez tout droit, vous trouverez une porte à votre droite, c'est la lingerie des deux derniers étages." Les deux derniers étages, l'hôtel en comprenait quatre, et les appartements des scientifiques au troisième, qui occupaient le dernier étage ? Ce rendant compte qu'elle était restée silencieuse, Mai se reprit : "Merci beaucoup ! Mais cette hôtel ne craint donc pas la malédiction du chiffre 4 (1) ?" Un rire franc éclata de la part du majordome : "Pas vraiment non, je doute que les esprits des morts cherchent à hanter un tel hotel.

- Pourquoi donc ?

- Eh bien, Hayano-sama, le fondateur de cet établissement est un homme particulièrement pieux, c'est un pratiquant du catholicisme, mais malgrès ça très tolérant envers les autres religions, bref... Hayano-sama à consacré la deuxième partie du dernier étage à des lieux de culte, c'est pourquoi la plupart du temps les moines et prêtres sont hébergés au quatrième étage en exclusivité. Le directeur pense qu'il est inutile de chercher à protéger cet hôtel du malheur car la pureté et la foi y règnent."

"Mai-sama, souvenez-vous de ceci, tant que vous continuerez de croire en un idéal de foi et de pureté, vous ne pourrez marcher vers le mal." J'avais six ans et je ne pouvais pas comprendre ce que m'expliquait le prêtre à cet instant et j'avais répondu : "Ne m'appelez pas Mai-sama ! Je ne suis pas une princesse !" Alors que mon professeur et sa famille s'inquiètaient pour moi, je m'enfuyais toujours de mon école pour venir sur la tombe de mes parents. Ma mère était morte, et le prêtre qui travaillait au Temple devait se soucier de moi, alors quand il me voyait dehors, accroupie, immobile et sans expression devant la pierre tombale, il m'invitait à boire une tasse de thé, je crois qu'il n'était pas très à l'aise avec les enfants alors il ne savait pas vraiment quoi me proposer d'autre. Mais je l'avais suivi dans le Temple, et il m'avait préparé une tasse fumante que j'avais humé le nez retroussé. Je n'avais jamais bu de thé, mais ma mère en buvait autrefois, donc j'ai trempé mes lèvres dans le liquide. J'ai eu horreur de ça et le prêtre a éclaté d'un grand rire, alors j'ai boudé et pour ne plus qu'il se moque de moi j'ai fini ma tasse. Finalement, c'est à force de boire du thé que j'ai fini par apprécier son gout. Et puis un jour, comme je m'enfuyais toujours de l'école, mon tuteur m'a dit que si je continuai ainsi, j'irai dans la même école que ces propres enfants, à Yanaka, le quartier où il vivait avec sa famille. Comme je voulais rester ici, j'ai arrêté de fuir mon école, mon professeur m'emmenait avec lui lorsqu'il se rendait au travail, et j'ai continué à suivre mes cours dans mon quartier natal, en arrêtant de fuguer. Quelques semaines plus tard, j'ai demandé à Sensei de m'emmener voir le prêtre. Il était heureux de me voir et il m'a appris à faire du thé. C'est toujours de la même façon que je prépare le thé pour Naru, et c'est toujours le même jour que je rend visite au prêtre toutes les semaines quand mon travail me le permet, et mon gentil prêtre lui m'appelle toujours Mai-sama. Mais je n'avais toujours pas compris ce qu'était l'idéal de foi et de pureté dont il m'avait parlé autrefois.

La lingerie était spacieuse, à tel point que Mai se demanda où il fallait qu'elle se rende avec le linge "à l'odeur de valise" de sa nouvelle patronne. Sur tout le mur de droite s'alignait des rangées d'étagère avec un numéro pour chaque case qu'elles formaient. De l'autre cotés de la pièce, trois femmes riaient en papotant et en effectuant leur travail avec entrain, le bruit des machines empêchait Mai d'entendre l'objet de leur conversation. Finalement son regard porta sur un affiche destinée aux assistants ou employés des clients de l'hôtel. Chaque cases des étagères était destinée à une chambre, au fond de cette case une trappe permettait d'y engouffrer le linge, et ensuite l'on devait signer sur un registre en indiquant le numéro de chambre, les lingères prenaient alors le tiroir correspondant au numéro indiqué sur la feuille et lavaient le linge qu'elles transportaient directement à la chambre du client. Sur la feuille, un champ était laissé libre pour pouvoir donner des instructions sur tel ou tel vêtement. L'organisation du service laissa Mai bouche-bée, cet hôtel prenait vraiment soin de tout ! Débarrassée de sa tache, elle remonta directement à la chambre de Kugumiya-sama, presque à contre-coeur, soupirant, elle introduit la pass que sa pseudo-patronne lui avait fourni et entre dans la luxueuse et charmant chambre de Kugumiya-sama. Un silence de mort régnait dans la pièce, et alors que Mai faisait quelques pas, la température chuta, terriblement, des frissons et des tremblements parcoururent son corps tandis qu'elle se retrouvait à genoux, les yeux équarquillés par l'effroi. Allait-elle mourir ainsi ? Morte de froid, seule dans cette mare de sang ? Sang ? Le liquide pourpre coula devant ses yeux, une boule lui noua la gorge tandis qu'elle ne pouvait crier. Il n'y avait pas encore de caméra installée ici, Naru ne pourrait pas la sauver, pas cette fois... L'odeur terrible du sang lui donna la nausée, essayant de ramper, de bouger, Mai leva les yeux vers le mur. Là, fixe, immobile, l'essence bleue d'un jeune garçon la regardait mourir, sans un geste, sans un mot, inexpressif, la lueur de ses yeux perdue à jamais. Un esprit, Kugumiya-san, avait eu tort.

Cette Mai, ce n'était pourtant pas son genre de faire attendre Naru. Masako observait déjà l'impatience de l'homme qu'elle aimait grandir de minutes en minutes alors qu'il donnait des instructions aux autres membres de l'équipe. Alors que Bô-san s'était inquiété, le chef de l'enquête avait déclaré qu'elle ne risquait rien. "Masako n'a ressenti aucun esprit," avait-il déclaré. "Si l'origine de cette affaire est un poltergeist, alors Mai n'a rien à craindre. La personne auquel est du les troubles de l'hôtel ne la connais pas encore, et si le contraire était, il n'aurait pas de raisons de lui faire du mal.

- Et si il nous considérait comme une menace ?" s'hasarda John. "Après tout notre venue ne doit pas être bien perçue.

- C'est vrai !" s'exclama Bô-san. "Ce n'est pas son genre, tu dois l'admettre ! Et si Mai était vraiment en danger ?!?

- Ils ont raison Naru-chan !" rajouta Ayako. "Ce n'est pas normal de ta part de lui laisser courir se risque, à moin que..." Sa voix se perdit dans un murmure, tandis que Lin lui-même sembla s'agiter : "Naru ! Tu ne souhaites pas encore lui faire courir des risques pour faire avancer l'enquête ?" Le garçon se crispa. "Bien sur que non. Cela ne mènerait à rien." Il y'eut un silence, puis Bô-san se leva d'un bond : "Je vais la chercher.

- Non." déclara Naru catégorique tandis que le moine semblait sortir de ses gongs : "Naru ! Alors tu souhaites vraiment qu'il lui arrive quelque chose ! Dès la première journée, Mai disparait. Une heure de retard ! Je veux bien qu'elle n'ait pas reçu notre message mais au bout d'une heure elle aurait quand même dut revenir voir Kugumiya Rie ! Elle sait qu'elle doit rentrer dans son nouveau rôle ! Elle n'est pas aussi idiote que tu sembles le croire !" Masako sursauta devant la colère de son ami, elle ne savait pas pourquoi il s'énervait si soudainement contre Naru, mais une boule d'angoisse et d'inquiétude mélée lui nouèrent la gorge à l'idée que ces paroles soient fondées. Elle savait pourtant que Naru accordait beaucoup d'importance à l'opinion de Mai, s'était même un point de rivalité entre elles, mais elle ne pouvait empêcher une partie de son esprit de répliquer que l'insouciance de celui-ci quand à sa propre employée était presque une trahison. Elle avait beau être jalouse, dire à tout bout-de-champ que la jeune fille était bête, moche et elle-ne-savait-quoi-d'autre... Son coeur voulait seulement qu'elle reste à ses cotés en tant qu'amie, que le reste n'avait pas d'importance. Un tel sentiment lui donnait une effroyable impression de gêne en se présence depuis qu'elle s'en était rendu compte au manoir d'Urado. Alors la colère montait pour la première fois envers le psycokinèse qui lui semblait si insensible face à l'absence de Mai.

Et puis, elle apperçut ses mains, les mains de Naru. Crispées. Sa tête baissée, cachant son regard, il déclara d'une voix froide : "Si l'un de vous part, c'est-à-lui qu'il risque d'arriver quelque chose. Ce risque là est bien pire que l'incertitude du sort de Mai. Si nous considérons les faits, tant qu'il n'y a pas d'esprits ici, il n'y a aucune raison de s'inquièter. C'est pour ça que tu dois rester ici Bô-san." Le moine écarquilla les yeux, mais ne trouvant rien à dire, il se décrispa, la colère imprégnée sur ses traits disparue alors qu'il se laissait retomber sur le lit de la vaste chambre d'hôtel. "Tu as raison Naru-bou. Désolé." Un ange passa encore une fois, Ayako se plaignit une nouvelle fois du retard de la jeune fille, et puis, alors que la lente horloge, perchée maintenant au-dessus des ordinateurs et autre matériel de la SPR, annonça seize heures, une étrange sensation parcourue le dos de Masako, une sensation familière, une nouvelle vie qui était apparue quelque part près d'ici, outre le monde des morts. Alors la médium, alertée par cette sensation, lança au brun d'une voix étouffée par l'angoisse : "Naru ! Un esprit ! Un esprit est ici, dans cet hôtel !" Dans le même élan, les exorcistes se relevèrent ensemble, attendant les instructions du Ghost Hunter. Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'une personne affolée rentra dans la pièce. "Kazuya-kun ! L'employée..." Il sembla à Masako que jamais le sang coulant dans ses veines ne lui avait paru si froid.

C'était une sensation familère de chaleur qui entourait Mai, alors que le sang coulait sur elle, il était venu la sauver comme toujours. Elle lui rendit son sourire tandis qu'il l'aidait à se relever : "Ca ira ?" Elle nota que sa voix n'était pas inquiète, ce n'était peut-être qu'une constatation. Encore une fois, il lui sembla que le Naru devant elle était différent, de tout façon, elle le savait déjà au fond d'elle, qu'il n'était qu'invention. Que Naru sourisse ainsi semblait impossible, et pourtant, les diverses conversations qu'elle avaient eut avec lui s'étaient révélées exactes. Alors pourquoi ? "C'était un esprit Naru ?" Demanda t-elle pour chasser ses pensées. "Que voulait-il, pourquoi y avait-il tout ce sang ?

- Je l'ignore Mai, il est certain que ce fut un esprit, mais il n'en est peut-être pas complêtement un.

- Que veux-tu dire ?" Il posa la main sur son épaule ce qui intrigua Mai. "Toi, tu es vivante, mais ici, tu viens en esprit, tu comprends ?

- Tu veux dire, que ce garçon lui aussi est vivant Naru ?

- Oui sans doute, mais je ne peux en être sur. Sois prudente.

- Naru." murmura Mai, mais déjà sa silhouette s'éloignait d'elle, et la lumière revenait prendre sa place. Elle entendit des voix familières, et quand elle ouvrit les yeux sur le plafond immaculé de la suite, elle etendit un sanglot étouffé. Qui pleurait ? Elle voulut se relever mais la tête lui tourna. Et zut ! Combien de fois Naru lui avait-il dit qu'elle se relevait trop vite ? Repoussant l'envie de vomir qui montait en elle, elle rouvrit les yeux. Naru penché au dessus-d'elle la fit sursauter. "Tu vas mieux ?" demanda t-il, mais il semblait que c'était bien une question cette fois-ci. "Oui, merci." Il resta penché au dessus-d'elle quelques instants, forçant Mai à prendre sur elle pour ne pas rougir. Pourquoi était-il si beau ? Un sourire moqueur s'esquissa sur les lèvres de son patron alors qu'il se redressait. Elle se maudit tout en rougissant pour de bon. Elle le haissait. Une autre voix vint la sortir de sa douce torpeur : "Tu aimes vraiment te mettre en danger n'est-ce pas ? C'est peut-être pour que Naru-bou prenne soin de toi en fait...

- Bô-san ! s'exclama Mai en se relevant d'un bond pour voir le moine qu'elle n'avait pas vu depuis deux bons mois, cependant un vertige la prit l'obligeant à se retenir sur la table de nuit. Les mains vigoureuses du moine la retinrent par l'avant, obligeant Bô-san à s'accroupir : "Eh calmes-toi ! Je t'ai tant manqué que ça ?" se moqua t-il tandis que la jeune fille s'efforçait à se remettre sur pieds. "Restes au lit, tu nous as suffisamment inquiétés comme cela. Qu'est-ce qui c'est passé ?" Le sourire de Mai s'éteignit brusquement tandis que ses yeux se perdaient dans le vague : "Un esprit était là, celui d'un jeune garçon. Il y avait tellement de sang, il faisait tellement froid...

- C'était donc ça." murmura une voix que Mai aurait préféré ne pas entendre. "J'ai exorcisé dans le vide, mais au moin ça l'a chassé, tu as de la chance que j'étais dans la salle de bain, les cloisons sont conçues pour étouffer le bruit, personne ne t'aurait entendue crier.

- Exorciser dans le vide ? coupa John d'un ton surpris."

L'exorciste renommée haussa les épaules ramenant ses longs cheveux derrière son dos : "Aucun moyen de le voir, seul la température indiquait sa présence et encore, à un mêtre d'elle elle était normale mais comme je m'approchais de vous, la température et devenue si froide que j'ai cru en mourir." Sa voix tressaillit : "C'est une chance que vous soyez encore vivante, si je n'avais pas été là..." Un silence affligé parcouru l'ensemble des membres de la SPR tandis que celle qu'elle devina être Masako étouffa un sanglot : "Je l'ai senti beaucoup trop tard...

- Tu n'as pas à t'en faire," lui répondit Ayako d'une voix rassurante. "L'esprit s'en est sans doute prit aussitôt à Mai dès qu'il a été invoqué.

- Invoqué ?" reprit la concernée. Naru prit la peine de répondre à la question implicite : "Pour qu'un esprit sans prenne ainsi à une personne il faut qu'il soit invoqué. C'est un procédé assez proche de l'Ekiki mais beaucoup plus vague car l'invoqueur ne sait pas qu'elle sorte d'esprit peut répondre à sa demande. Si l'esprit est relativement mauvais, il peut s'en prendre à la personne qui l'a invoqué, c'est pourquoi les invocations sont pratiquement toujours effectuées via un objet, comme pour Kokkuri-san mais il est alors pratiquement impossible que l'esprit réponde à votre requête. Mais il existe un procédé d'invocation, tel celui qu'utilise Hara-san pour le chanelling (2), qui fait seulement appel à votre esprit et votre corps, alors il y a de grande chance pour qu'un esprit réponde à vos souhaits. Si quelqu'un dans cet hôtel et capable de ça, c'est relativement dangereux, nous devrons l'arrêter au plus vite." Un esprit qui répond à la requête d'un vivant, Mai se sentait désolée. Que quelqu'un fasse appel aux morts pour réaliser ses desseins, elle trouvait cela abominable. Soudain elle se souvint de sa conversation avec le "Naru virtuel", elle questionna son patron d'une voix plus rapide et angoissée qu'elle ne l'aurait voulu : "Dis Naru ! Est-ce que cet esprit pourrait être vivant ?" Le ton de sa voix alerta les autres : "Qu'est-ce que tu veux dire ? Un esprit est un mort Mai." intervint Bô-san, mais elle continua sur sa lançée : "Quand je fais mes rêves, je suis un esprit et pourtant j'agis sur ce qui m'entoure, comme lorsque j'ai donnée ma clé à Masako, serait-ce possible à quelqu'un d'autre ?

- Attendez !" s'écria Kugumiya-san. "Cette fille fait de la projection astrale ?

- Se serait possible." répondit Naru sans prêter attention à l'exorciste. "Mais pourquoi penses-tu à ça ?" Un froid envahi Mai. Devait-elle dire à Naru qu'elle le voyait dans ses propres rêves ? Impossible, d'ailleurs, ce ne pouvait-être Naru, sinon il aurait lui même avancé cette possibilité... C'est alors que, dans un éclair, un souvenir apparu dans son esprit. Impossible se serait...

"Je suis venu voir mon frère.

- Ton frère, tu as un frère Naru ? Comment est -il ?

- Eh bien, il me ressemble beaucoup.

- Vraiment !?" avais-je dis étonnée. "Tu as de la chance Naru ! Mais pourquoi serait-il au bureau ?" Un sourire triste s'aventura sur les lèvres du brun. "Il est ici, il me cherche, mais il ne me voit pas."

La seule fois où elle avait rêvée de lui en dehors d'une enquête, c'était au bureau, entourée d'objets qui appartenaient à Naru, contenaient son odeur, la trace de son passage. Il y avait ses livres sur les étagères, quelques dossiers qu'il avaient longuement feuilletés étaient encore sur son bureau. Dans la cuisine, sa tasse habituelle était lavée et reposait sur lévier. Et toutes ses autres fois, il n'avait jamais été loin. Quant-à-Mai, elle même était proche de Naru, le voyait tous les jours, connaissait ses habitudes. Elle pensait même à lui la première fois qu'ils s'étaient rencontrés en rêves. Ce qu'il avait cherché dans ses rêves, ce n'était pas Mai, ce qu'il cherchait à travers elle, c'était d'atteindre Naru.

"Mai ?" Elle était restée silencieuse trop lontemps sans doute, mais comment ne pas remarquer à présent l'évidence. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait vide, horriblement triste, jamais elle ne s'était demandée pourquoi le seul point commun qu'ils avaient eu, Naru et celui de ses rêves, était cette solitude qui semblait émaner d'eux, une solitude si intense qu'elle aurait dut la remarquer plus tôt. Mais cela voulait dire aussi, que la personne dont elle s'était sentie si proche, était morte. Morte...

Dans un sens, elle se sentit soulagée que ses larmes ne veuillent pas couler, que ses amis ne s'inquiètent pas à propos de quelque chose qu'il ne pourrait certainement pas comprendre. Lorsque sa voix s'éleva disant : "C'était encore un de mes rêves, juste après que l'esprit soit parti, une personne m'a parlé de ça... Je ne me souviens pas de grand chose." Elle fut presque fière d'avoir été si convainquante dans ses mensonges. Naru eut un "Hum" qui n'engageait à rien puis donna ses éternelles instructions. Quant vint le tour de Mai, cependant il ne dit rien, forçant la jeune fille à demander elle-même : "Et moi ?

- Aides simplement Rie-san.

- Comment ça ? Tu ne veux pas que j'installe le matériel ou...

- Contentes-toi de ça. Je ne penses pas que tu puisses nous aider à autre chose." Son esprit déjà meutri ne trouva rien à dire à cette phrase qui sembla la poignarder. Bô-san lança un tonitruant : "Au boulot !" Avant de sortir suivit des autres exorcistes lui demanda au passage de se remettre vite et s'excusant de ne pouvoir rester. Quant-elle fut seule avec sa patronne attitrée, se fut la seule à lui dire "Je suis désolée." Pour la première fois depuis qu'elle l'avait rencontrée, il lui sembla, même si ce n'était peut-être qu'invention de sa part, qu'elles se comprenaient, ou tout du moins que la jeune femme la comprenait. Quant Kugumiya-sama sortit à son tour, Mai ne savait plus trop s'il fallait pleurer une disparition ou une trahison.


Notes : (1) : Au Japon le chiffre quatre est considéré comme porte malheur à tel point que dans certains hopitaux au saute directement du troisième au cinquième étage. Il n'y a pas non plus de chambre avec le chiffre 4.