Bonjour à tous ! Je suis désolée d'avoir mis plus de temps qu'habituellement mais bon dieu, j'ai eu du mal à le pondre ce fichu chapitre, de plus il ne me plait pas auant que les autres, mais si je recommence à le retravailler encore une fois, j'ai bien peur de ne pas pouvoir le poster avant Noël, une semaine entière que je suis dessus ! Et finallement je ne le trouve pas bon, m'enfin, je ne pense pas pouvoir faire mieux, désolée.

Il me reste normallement deux chapitres sur cette première affaire. Allez zou. Je passe aux reviews.

PS : je l'ai finallement remodifié une nouvelle fois après avoir tapé mes réponses à vos reviews. Ce chapitre est maudit.

Meng Zhou : Sean est douteux. Oui il est douteux, je l'ai crée pour qu'il soit douteux XD Pour dire la vérité, comme je ne visualisait pas son style vestimentaire j'ai piocher dans ce que j'avais à coté, soit un manga NANA Sean est devenu Punk. Cependant je n'ai pas copié son caractère sur un des persos du manga (heureusement) A qui penses-tu qu'il ressemble ?

Mdr je m'attendais au "Naru jaloux?" Oui il est "un peu" jaloux, même s'il préférerait crever que de l'avouer

Pour t'éclairer sur l'histoire de possession de Lin-san, c'est ainsi : Lin-san est beau, Lin-san est gentil, Lin-san est mystérieux, Lin-san est fort Tout le monde veut un Lin-san pour soi

Merci beaucoup pour ta review ! Bizou.

Risyuna : Ca me fait vraiment plaisir que tu ais aimé à ce point ! Et merci beaucoup pour le site, j'ai enfin pour avoir les réponses à mes questions (pourquoi ce fichu roman n'est pas traduit en français ) ! Ca m'a bien servi d'ailleur

Sean est mystérieux, tu auras pas mal de réponse dans ce chapitre, et d'ailleurs il continuera à tourner autour de Mai pendant un bon bout de temps, héhé. Le triangle amoureux ? Peut-être bien. Je suis contente que tu aime Kugumiya Elle sera bien présente pendant un bout de temps elle aussi.

XD je suis nulle avoir les noms anglais J'ai faillit l'appeler Ford, Smith... Finalement Fond à été choisi pour l'originalité (parce que je n'avais plus aucune idée).

Ce cher professeur Davis apparaîtra bientôt, tout poche, dans ce chapitre parce que je ne savais comment le clore et parce que je voulais embêter Naru XD

Merfi beaucoup pour ta belle review. Bisous.

PS : Il y a du Lin-san dans ce chapitre.

Mei76 : Oh une nouvelle lectrice ! Ca me fait plaisir ! Merci beaucoup pour ta review.

Petite Saki : Merci beaucoup pour ta review ! C'est vraiment encourageant. J'espère que la suite vaudra ses début. Bisous.

Flore Risa : Je vais faire de mon mieux pour réaliser ce sans faute. J'aimerai vraiment en être capable. Merci beaucoup pour ta review ! Je vais faire de mon mieux pour que la suite te plaise !

Kitt : Mdr, je suis contente que ma fic soit "Trop géniale" ! Le frère de Naru fait parti de spoiler, mais je te rassure, si Mai mourrait maintenant, je ne pourrais pas continuer à écrire

Merci beaucoup et à bientôt !

Patpat : Oui 25 épisodes ne sont pas assez pour cette série tout simplement superbe ! Merci beaucoup pour tes compliments, ça me fait plaisir !

La fameuse question du pairing. Pour dire la vérité, tout dépendra du nombre d'enquêtes et là je peux répondre que si il y en aura deux, la réponse sera non. Si troisième il y a, le oui sera fort probable. Si je ne change pas d'avis d'ici là (et c'est là l'ennemi n°1 des fanfiqueurs). Cependant, d'après mon avis personnel, c'est Naru qui dans ce cas sera avec ses chats et non l'inverse, car ce ne sera pas un amour à sens unique.

C'est vrai que nos styles d'écritures se ressemblent ? J'aimerai bien lire une de tes fics alors, si c'est vrai ça doit être assez troublant

Merci beaucoup, j'espère pouvoir te lire bientôt ! (une de tes fics sur HP m'intéresse bien.)

Alyenor : Pas de problème pour ça J'ai exactement le même problème, l'auteur ne me vois qu'une fois sur deux J'espère que tu as réussi tes exams ! Mais je suppose que c'est le genre de chose assez difficle à percevoir.

Mdr, je suis contente que tu aime bien Sean, il est pas clair, c'est vrai, mais il joue un rôle important dans la fic. Mai va se rapprocher de lui, mais d'une certaine manière, tu verras bien niark niark Naru quant à lui peut très bien être jaloux, mais dans ce cas il n'a pas fini de souffrir. Pour Frère de Naru, il remplit bien son rôle. Il est très présent au début du chap.

Merci beaucoup pour ta review, à bientôt ! Bisous.

La suite maintenant ?


Chapitre 5 : Comme dans un rêve.

"Comment t'appelles-tu en vrai ?" Malgrès sa timidité première, la question n'avait pas tardé à franchir ses lèvres. Avec son sourire habituel, il lui répondit : "C'est confidentiel." En y repensant, Mai ne put s'empêcher de tracer un lien entre les deux personnages : En langage Narusien, la phrase aurait sans doute donnée : "Tu es tellement idiote que tu le crierais sur les toits." Merci, ô Frère de Naru d'être si délicat.

Ses pensées avaient dû la trahir car le dit frère en question étouffa un rire. Félicitation Mai d'être si expressive. Par le même temps, elle examina le visage d'un Naru riant, un rire à la manière de Lin-san. L'omyouji le connaissait-il lui aussi ? Certainement. La jeune employée de la SPR s'amusa à imaginer l'assistant entouré de deux petits Naru en puissance, l'image fut-elle qu'elle dut secouer la tête pour la chasser. L'idée d'un Lin-san en Papa gateau était si saisissante ! En face d'elle, Frère de Naru l'observait intrigué, la faisant rougir au passage. Elle entreprit de reprendre la conversation : "Comment dois-je t'appeler alors ? Je ne peux pas continuer à t'appeler Naru.

- Je ne sais pas, choisis pour moi." Choisir pour lui hein ? Il ne lui facilitait pas la tâche. Puis, un brin d'euphorie fit une montée fulgurante dans le cerveau de la chasseuse de fantôme. S'il l'a laissé choisir, c'est qu'il lui faisait confiance ? "Je peux t'appeler comme je le veux ?" Avait-il bien fait de dire ça ? Frère de Naru se posa la question avant de jeter ses inquiétudes au placard. "Vas-y.

- Dans ce cas pourquoi pas...Gen-chan ?"

"Mai."

Ce brusque éclair de conscience fit sursauter Mai, tandis que Frère de Naru espèrait qu'elle n'avait pas remarqué la surprise qui s'était emparée de ses expressions habituellement impassibles. Comment savait-elle ? Même si la prononciation était incorrecte (1)... Il observa la jeune fille : les spasmes de douleur remontaient déjà le long de sa jambe, avec un sourire rassurant, il lui prit la main et l'entraina plus loin dans l'inconscience. Il était encore trop tôt.

Ils marchèrent quelques instants, puis quand la douleur fut partie, elle reprit : "Ca te conviens Gen-chan ?

- Pourquoi ce nom ?" Un sourire se dessina sur le visage de la jeune fille, l'index pointé vers le ciel comme pour exprimer une idée lumineuse. "Gen'ei (NdA : fantôme, illusion en japonais.). J'ai tout de suite pensé à Gen-chan le fantôme !" Qu'elle ironie, d'abord Naru-chan le narcissique pour son frère, lui avait droit à Gen-chan le fantôme. Cela le fit rire. Se plaçant à ses cotés pour marcher, Mai commença à parler de l'enquête : "Sais-tu qui est le coupable de cette affaire ?

- Non, je n'ai pas plus d'indice que toi cette fois.

- Comment savais-tu lors des autres enquêtes ?

- Je peux voir les autres esprits, seulement cela." répondit-il. "Désolé.

- Il n'y a pas de mal !" se récria Mai avant de se gratter la tempe d'un air gèné. "Je n'aurais servi à rien si tu ne m'avait pas secouru les autres fois. Mais ça veut dire que c'est bel et bien un poltergeist n'est-ce pas ? Naru avait raison alors...

- Qui sait ? Mon petit frère n'a pas toujours raison.

- Tu es l'ainé ?" s'exclama Mai. "Je n'aurais jamais imaginé Naru dans le rôle du petit frère !

- On débattait souvent la dessus." la rassura l'Onii-chan (2) auto-attitré avec un sourire. "Naru affirmait que celui des jumeaux né en dernier avait été conçu en premier, d'après la science. Cela faisait donc de lui l'ainé. Je pense que ce n'est qu'une excuse pour..."

"Mai." Sortant brusquement de sa léthargie, la jeune fille ne vit tout d'abord que le plafond sans lumière de cette salle. Cette immense salle de réception digne d'un musée, maintenant dépourvue de la lumière de ces lustres de cristal ou de verre, qu'elle importance ? "Bien." fit une voix qu'elle ne connaissait pas. "Maintenant qu'elle est lucide, il n'y a pas de quoi s'en faire. Les dégats causés par le verre étaient minimes, elle peut remarcher sans douleur dès demain, mais je n'explique toujours pas ces traces de brûlures. Peut-être à cause de la chaleur des ampoules ? Si vous voulez bien m'excuser, beaucoup de personnes ont été choquées par les évènements, je me dois d'être auprès d'eux." De la personne qui parlait, Mai n'en identifia que le costume beige. C'était moche. "Merci Sensei. Nous nous occupons de la suite." Une voix familière cette fois. S'en relever la tête, les yeux embués par une raison qu'elle ne connaissait pas, Mai articula : "Bô-san...

- On va encore se faire taper sur les doigts. Pourquoi tu es toujours blessée ?" soupira le Moine. "Enfin je suis content que tu ailles bien. Tu as le don de nous faire peur." Finalement, pensa la jeune fille avec sarcasme, elle aurait préféré rester avec Gen-chan. Une femme à coté d'elle sembla l'approuver farouchement. "Mais quel imbécile ! Vous croyez qu'elle a envie de se réveiller pour entendre des choses pareilles ? Vous votre incompétence à être agréable, vous ne devez certainement pas avoir la compagnie d'une femme très souvent." Pas besoin de demander l'appartenance de cette voix : seule Kugumiya-sama pouvait être aussi franche et agressive. Une phrase, sans doute issue d'Ayako continua la conversation : "Il est clair qu'on peut se poser certaines questions. Tu n'es toujours pas puceau au moins ?

- C'est une fille censée être Miko qui me dit ça ?" Au milieu de cet échange très instructif sur les relations en tout genre de l'ex-moine bassiste, la blessée aurait voulu retomber dans l'inconscience, seulement pour entendre la fin de la phrase de l'esprit. Elle aurait put avoir une arme contre Naru tout en sachant parfaitement qu'elle ne pourrait pas l'utiliser et, même si ainsi les tactiques comme le chantage aurait été exclue, cette possibilité était très attirante. Un sourire rêveur anima ses lèvres : elle saurait peut-être la prochaine fois. Je vais pouvoir te rendre la monnaie de ta pièce Naru !

Quelques minutes plus tard, la dispute des trois exorcistes terminée sur un coup de grâce de Kugumiya-sama, Mai était soutenue par celle-ci pour revenir dans sa chambre. Un cachet d'aspirine plus tard, la jeune fille sombrait dans les bras de morphée, encore une fois.

"Remonte encore la bande, Lin." ordonna Naru avant de lui demander de stopper la vidéo. C'était ici, il en était sur, il y'avait eu un flash, non remarqué à cause du désordre ambiant. "Un appareil photo ?" fit Lin à haute voix. "Les journalistes n'étaient pas interdits ?

- Ils l'étaient. La British Psychic Research Association ne voulait pas un seul d'entre eux aux alentours. Comme je le soupçonnais, ils ont trouvé une opportunité pour entrer à l'intérieur de l'hôtel. Lin, vérifies quels sont les couloirs des employés qui ont été construits autour de la salle, je vais revisionner la vidéo."

Au bout d'une heure de réception, trois personnes étaient sorties de la salle. Trois personnes seulement. Le Ghost Hunter regretta que les caméra fussent plaçées trop loin de l'entrée : les visages étaient flous. A coté de lui, son assistant lui donna les informations récoltées sans pour autant détourner la tête de son propre travail. "Deux couloirs permettent d'entrer dans la salle, de chaque cotés. Un autre passe au-dessus.

- Tu peux mettre le plan à l'échelle sur l'ordinateur ?

- Je vais essayer." Naru se leva et s'approcha de la fenêtre en réfléchissant au déroulement de la soirée. Au bout d'une heure, le poltergeist avait agit. Seulement au bout d'une heure. Pendant ce temps, trois personnes étaient sorties de la salle. Les coups avaient résonnés, la panique était apparue, puis le lustre était tombé. Le lustre au-dessus du Professeur Davis et de Kugumiya Rie... Juste après, un journaliste avait pris une photo, le flash venant d'un mur, il devait être près d'une des entrées des serveurs, mais alors, pourquoi les employés l'auraient-ils laissés ici ? Cela n'avait pas de sens. Un bruit de porte, une foulée de pas. "Naru-bou." l'interpella le moine. "On revient du hall. Beaucoup de personnes quittent immédiatement l'hôtel. Apparement, seules deux équipes de scientifiques resteront." Etait-ce le but de la manoeuvre ? Moins de personnes seront présentes, des tentatives plus osées apparaitront. "Bô-san, reste ici en tant que serveur, arrêtes d'enquêter au quatrième étage. Inspectes tous les couloirs. Je veux savoir lesquels sont les plus ou les moins fréquentés. Mai t'aidera dès qu'elle sera sur pied. Matsusaki-san, ne quitte pas d'une semelle les journalistes au dehors. Je veux leur nom, prénom, leur situation sociale, leur adresse. John, reste auprès de Fond-sensei et de Davis-sensei, ils sont en danger. Rie saura se protéger, mais je veux qu'elle soit à tes cotés le plus souvent possible, je lui parlerais. Hara-san, tu sais quoi faire. Préviens-moi dès qu'un esprit apparait. Je voudrais aussi la composition entière des l'équipes anglaises et japonaises qui resteront à l'hôtel. Enquêtes sur leur membres.

- Eh ! Tu ne vas pas un peu trop loin ?" demanda Ayako sidérée. "Comment veux-tu que l'on trouve toutes ses informations en si peu de temps ? Surtout Masako...

- Je ne suis plus sur de l'origine de tout ça." fit Naru d'un ton sec. "Je veux toutes les informations possibles. J'appelerai Yasuhara-san pour qu'il nous rejoigne.

- Tu ne penses plus au poltergeist ?

- C'est un poltergeist, mais je ne penses pas qu'il soit involontaire. Loin de là." Un frisson parcouru l'ensemble des membres de la SPR. Masako demanda d'un voix faible : "Que veux-tu dire ?" Naru se détacha de la fenêtre. "Depuis le début de l'enquête, je me doutais que cette possibilité était forte. Seulement, en plus des équipes scientifiques, de nombreuses familles accompagnées d'adolescents étaient installées à l'hôtel. Tout ceci aurait put démarrer d'une dispute entre l'un d'eux et un membre au hasard des groupes de recherche. En particulier Rie, qui a été l'une des première touchées par le poltergeist, sort facilement de ses gongs." Un rire secoua silencieusement le reste de l'équipe. "Aujourd'hui encore, le lustre s'est fracassé au dessus d'elle.

- Alors tu pensais à une simple dispute. Qu'est-ce qui t'as fait changé d'avis ?" demanda Bô-san. Naru tourna l'un des écran vers eux et repassa la vidéo au moment du flash. "Ceci est la preuve que tout a été organisé.

- Un flash d'appareil photo ?" murmura John. "La photo a été prise juste après la chute du lustre, depuis le couloir qu'empruntaient les serveurs pour remplir sans relâche le buffet. Ceux-ci auraient sans doute remarqué si un journaliste était resté dans le couloir à l'affut d'un scoop. La personne à profité de la panique des personnes présentes pour se glisser dans le couloir et prendre cette photo. Ce qui amène à la conclusion qu'il était au courant des évènements qui allaient se dérouler ce soir-là. Cette affaire n'est pas un simple accident." Un silence s'installa, seulement brouillé par le son du matériel. Encore une fois, l'affaire avait pris un nouveau tournant, et, sans qu'on ne sache le pourquoi du comment, une personne allait tenter d'en faire souffrir une autre.

Elle courait encore, dans ce même couloir sombre, sous les lumière vacillantes provenant des autres pièces. Courir était un bien grand mot, encore une fois elle avait tant de mal à marcher déjà. Pour les fuir elle avait birfuqué, et cette immense porte, fermée, la comdamnant à la mort. Cette immense porte avait éclatée. Des échardes de bois s'étaient enfonçées dans son visage. du sang avaient coulé devant ses yeux. Elle avait eut si mal, mal à en mourir, mais elle était sortie.

Elle pouvait difficilement voir alors, mais elle avait sentie le froid intense de la neige lui fouetter le visage. Ses pas avait trébuché sur les marches de la cage d'escalier, manquant de lui fracasser la nuque. A quatre pattes elle avait descendu le second palier, et alors que sa main s'enfonçait dans la neige douveteuse du sol, alors, "il" l'avait attrapé par la cheville. Elle cria, se débatta. Enfonçant ses ongles dans le sol, elle avait voulu s'enfuir avec tant de force, que la main avait lâché, un cri autre que le sien avait pourfendu l'air et ce ne fut pas son sang qui coula abondamment sur les marches, se mêlant au sien. L'effroi lui noua la gorge, et ce fut une terreur nouvelle qui lui permit de se relever pour s'enfonçer à travers bois.

Plus tard, elle s'y était évanouie, son corps enfouit dans les feuilles mortes.

En sueur, Mai se réveilla, affolée, de cet horrible cauchemard. Il lui semblait encore que le sang coulait sur son visage, que ces yeux étaient encore incapable de voir. Mais quand ses mains atteignirent son visage, elle ne toucha que sa peau. Avec un soupir de soulagement, elle se leva, cependant sa jambe lui rappela sa blessure de la veille, elle mit donc un temps fou à claudiquer vers la salle de bain. En revenant, plus sereine, habillée avec ses propres vêtements, elle apperçut les béquilles posées à cotés de son lit. Qu'elle idote. Avec un sourire abattu, elle les saisit : Elle devait parler de son rêve à Naru, c'était la deuxième fois en deux jours que ce rêve glauque la projetait dans le sang et la douleur, cependant... Le réveil menaçait sa décision première. Bien qu'elle ne l'avait jamais affronté, elle ne tenait pas à se tenir devant un Naru narcissique et grincheux qui en plus avait été réveillé à deux heures du matin. Que faire ? Dans un éclair de génie, elle se dit que si Naru dormait, Lin-san non. Jamais elle n'avait vu Lin-san, endormi, en pyjama ou même fatigué. Il avait toujours son expression paisible ou impassible. Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'il ne dormait pas. Tant pis, Mai tenterait sa chance, elle sortit dans le couloir.

La chambre de Mai avait un avantage, ou plutôt un inconvénient. L'Hôtel avait une forme de "L". De ce fait, elle était située exactement à la birfucation des deux couloirs, la mettant ainsi en pleine exposition au regard de gauche et d'en face. A gauche, elle irait vers la base, en face se tenait un Sean souriant à son apparition. Mai craint fortement de ne pas pouvoir rejoindre la base avant une bonne heure. Ce type était sympathique, mignon et particulièrement bavard, qui bizarrement portait des lunettes ce soir-là. "Une ballade nocturne ?" Perspicace : il faisait nuit noire. Avec une grimace de circonstance elle essaya de trouver une excuse à sa sortie : "Eh bien, j'avais faim alors...

- Je vois." coupa t-il avec un rire. "Je n'ai pas mangé grand chose non plus. On descend ensemble ?" Que pouvait-elle répondre d'autre ? "D'accord." Comme ils marchaient, Sean ne put s'empêcher de continuer la conversation : "Il se passe pas mal de choses inhabituelles n'est-ce pas ? Sais-tu que nous enfreignons la règle du couvre feu ?

- Vraiment ? On ne m'en a pas parlé pourtant.

- La Princesse à dut omettre ce détail.

- Depuis combien de temps connais-tu Kugumiya-sama ?

- Depuis mon arrivée au Japon, il y a six mois. On ne s'est pas du tout entendu." La date intrigua Mai : "Tu n'es pas arrivée avec les autres scientifiques ?

- Non, bien avant eux. Je devais préparer le terrain comme ils disent. J'étais chargé de mettre à jour les statistiques, montrer un apperçu de nos expériences au groupe japonais. En somme, j'étais harcelé toute la journée par les grands sujets de la cour d'Elizabeth pour ensuite me crêper le chignon avec les sujets de l'Empereur. C'était épuisant." Mai rit devant sa mine déconfite : "Mais tu dois aimer ton travail, après tout être dans la recherche à ton age ce n'est pas rien !

- Dix-neuf ans." précisa t-il. "Dix-neuf ans, seulement les gens racontent que j'ai été pistonné par un viel oncle pour rentrer au centre...

- Tu n'as pas bonne réputation ?

- J'ai juste plus de succès que ses vieux bonhommes. Ils sont jaloux.

- Ca m'étonerait." répondit la jeune fille avec une grimace. "Comment y es-tu rentré ? En vrai ?" Il soupira puis se décida à lâcher le morceau : "J'ai finis mes études très tôt. Non pas que je sois surdoué, loin de là. A mon diplôme obtenu, j'ai voulu être informaticien, mais je me suis fait remarqué par Lady Luella et...

- Lady Luella ?" demanda Mai en riant. "Qui est-ce ?

- Une femme très gentille. La femme du Professeur Davis, en réalité. Et elle a insisté auprès de lui pour me faire embaucher. A l'époque ils cherchaient un informaticien qui ne posait pas de questions. J'étais tout trouvé. Il y a quelques mois ils m'ont offert un contrat définitif.

- C'est grâce à elle alors... Tu devais être heureux.

- Plutôt oui. J'étais même pas un véritable informaticien, c'est juste que les plus gateux d'entre eux n'arrivent plus à voir les touches." Ce fut ainsi que se déroula le chemin jusqu'au cuisines. Evidemment, la pièce en question était gardée par deux cerbères : leurs tocques sur la tête, les épaules carrées fièrement serrées dans leur costume de travail blanc cassé, les deux cuisiniers en garde ce soir-là (car le service devait être assurés à toute heure de la nuit) étaient relativement imposants, mais très gentils. Ils les réprimandèrent faussement pour le couvre feu, et offrirent même de transporter l'assiette de Mai à sa chambre. Le majordome avait raison : le service était sans égal.

Les caméra étaient posées en des lieux stratégiques : les couloirs du troisième étage, les couloirs du rez-de-chaussé. Lin avait en vue tout le déroulement d'un rendez-vous nocturne tout en priant que Naru ne se réveille pas : difficile d'expliquer au ghost hunter que son employée s'était faîte coinçée au pas de sa porte. Cependant le chinois commençait à se demander s'il ne devait pas stopper Mai tout de suite avant qu'il n'arrive quelque chose de regrettable, voir dangereux, mais que feraient-ils si la présence de chasseurs de fantômes dans l'hôtel était dévoilée ? Son front vint frapper sa main en réponse à son exaspération : pourquoi s'occupait-il autant de deux gamins qui semblaient être encore prépubères ? Sérieusement. Finalement il prit sa veste et se leva. Mai était une assistante, il lui dirait que Kugumiya-san l'appelait, point final... mais d'un autre coté laisser les écrans et Naru seuls lui paraissait très irresponsable. Comme laisser un bébé dans son bain en craignant qu'il ne se noie... Ou encore... C'est en se rendant compte du contenu de ses pensées qu'il décida de quitter la pièce en toute hâte, sa veste sur le dos, Mai devait être à cet instant dans l'ascenseur avec ce type aux longs cheveux.

Etre dans un ascenseur avec un garçon très beau qui vous portait votre nourriture semblait procurer une certaine gène. Mai en faisait l'expérience, la conversation s'était tue en un silence pesant, elle choisit de le questionner à propos d'un point qui l'intriguait, avec un très mauvais pressentiment en prime. "Tu es parti tôt de la réception hier soir.

- Tu observes mes faits et gestes, je suis flatté.

- Je suis sérieuse !" soupira Mai tandis que Sean haussait les surcils. "Mon job ce soir là était d'observer les faits et gestes des gens. Kugumiya-san m'a déjà parlé de toi, mais je ne sais pas ce que tu as bien pu faire ensuite." Elle mentait mal, elle s'attendait à recevoir une joyeuse tirade auquelle elle ressortirait les joues rouges, et la ferait quitter l'ascenseur le plus vite que ses béquilles le permettraient, mais le ton distant sur lequel il lui répondit l'a surpris :"Pourquoi t'a t-elle parlé de moi ?

- Elle était encore remontée contre toi. Alors qu'as-tu fais ?

- C'était si ennuyeux que je suis allé dormir." C'était faux. Le coeur de Mai battait soudain plus vite, il avait quelque chose à cacher ? La jeune fille refusa de continuer de jouer à l'idiote : elle devait savoir. "C'est un mensonge n'est-ce pas ?" Il la regarda longuement. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent quand t-il lacha enfin : "Toi aussi tu mens Mai." Il n'avait pas tort. La bouche légèrement entrouverte de la ghost hunter ne savait pas quoi répondre, mais déjà, Sean avait réendossé son rôle : "A qu'elle chambre dois-je vous servir, my lady ?" Son sourire ne laissait rien présager de leur précédente discussion, elle en comprit la raison qu'en elle apperçut Lin-san au bout du couloir : "Taniyama-san, Kugumiya-san vous appelle." Elle allait dire au revoir à Sean quand celui-ci demanda brutalement : "Qui êtes-vous ?" C'était vrai, il n'avait jamais rencontré Lin-san qui n'était jamais sorti de la base. Elle allait répondre mais son collègue la devança : "Je suis le second assistant." répondit-il simplement. L'admiration de Mai fut sans égale : il mentait vraiment bien. Cependant, l'informaticien de semblait pas de cet avis : "Il se passe des choses étranges dans cet hôtel vous ne trouvez pas ? Un groupe entier de personnes semble avoir bien plus à faire avec ces coups sur les murs.

- Sean qu'est-ce que tu...

- Mai, autant que je m'en souvienne, le vieux Mizuhi-sensei n'était pas marié jusqu'à il y a deux jours. Fond-san n'avait pas d'assistant quand je suis parti d'Angleterre. Pourquoi un moine apperçu au quatrième étage serait devenu serveur le soir même ? Et pourquoi semblent t-ils tous si proche de toi ? Quant-à vous," rajouta t-il en faisant un signe de tête à Lin. "Cette vielle paranoïaque de Rie n'embauchera jamais un homme qui plus est, ne parait aucunement passer son temps à laver le linge." Il avait deviné. Evidement, après leur précédente discution elle aurait dû s'en douter. Sean Broad était la seule personne à avoir passé six mois au Japon. Il connaissait les chercheurs japonais aussi bien que les anglais. Leur couverture n'avait pas fait long feu à ses yeux. Un ange était passé au-dessus d'eux, mais il avait repris sa tirade. "Mai, tu étais la seule à avoir un bon alibi. Jusqu'à ce soir en tout cas." Le ton qu'il avait pris lui noua l'estomac, il avait tendu l'assiette à Lin-san avant de lancer un faible : "Bonne nuit". Il était parti. S'approchant d'elle, Lin-san commença d'une voix inquiète : "Tu voulais nous parler de quelque chose ?

- Oui." murmura t-elle. "Je pense que c'est important."

Une fois dans la base, Mai s'assit prudement sur un fauteuil, tentant de ne pas faire de bruit : Naru, encore habillé, était profondément endormi sur le lit. Il était vraiment maigre, songeait-elle. Le noir n'améliorait pas les choses. Le raclement de l'assiette sur la table la ramena à la réalité, la stoppent brusquement à sa contemplation. Lin demanda : "Je dois réveiller Naru ?

- Non ce n'est pas la peine." murmura t-elle rapidement en appuyant ces paroles par de rapides mouvements de ces bras. "Ca ira.

- Tu connais bien la personne de tout à l'heure ?

- Je l'ai rencontré aujourd'hui en fait. Il s'appelle Sean.

- D'accord. Nous en parlerons plus tard. Pourquoi voulais-tu venir ?" L'embarrassement enveloppa soudain Mai. Ce n'était pas si facile de parler de ces rêves comme si leur contenu était important. "J'ai fait deux fois le même rêve aujourd'hui, ou plutôt le second continuait le premier." Le chinois prit alors un calepin, semblant s'intéresser à la question : "Racontes-moi." Ca prit un certain temps, Mai hésitaot parfois. Revivre se genre de rêve était particulièrement troublant, ces sentiments de terreurs ne semblait pas vouloir s'arrêter, cependant, Lin-san ne la forcait pas. Il écoutait juste attentivement, prenant des notes. Lorsqu'elle en eut terminé, il posa son calepin, et resta silencieux, songeur sans que Mai ne sache pourquoi. Alors, ne voulant pas le déranger, elle se leva, oubliant ses béquilles. Elle pouvait marcher mais claudiquait un peu. Heureuse de pouvoir se déplacer sans trop de mal, elle se dirigea vers la porte alors que Lin-san sortait enfin de sa torpeur : "Ca ira Taniyama-san ?

- Ouaip ! Je remarche !" Un imperceptible sourire apparu sur le visage de l'assistant, Mai le lui rendit joyeusement avant de poser la main sur la clanche. "Attends Mai." La voix froide et insensible de Naru. Ce type ! Il était réveillé pendant tout ce temps ? "Tu étais réveillé Naru ?" Evidément il ne répondit pas, se contentant de commencer son interrogatoire. "As-tu vu un flash lors de la soirée ?" Un flash ? Ah oui, ça lui revenait, mais pourquoi cette question ? "Oui, juste après que le lustre ne me tombe dessus. Pourquoi ?

- Si tu en apperçois un autre, reviens immédiatement à la base, compris ?" Et pourquoi ? La question lui brulait les lèvres. Pourquoi cet égoiste de Naru-chan ne lui répondait jamais ! "Pourquoi je devrais revenir à la base ? Expliques-moi au moins !

- Cela n'a pas d'importance, reviens aussitôt, c'est tout.

- Non ce n'est pas tout !" La jeune fille fut elle même étonnée par sa brusque colère. "Je veux savoir Naru !" Seulement son patron, à présent debout, ne semblait pas s'en inquiéter. "Tu n'as pas besoin de le savoir.

- Tu n'as toujours pas remarqué qu'a chaque fois que tu ne nous dis rien il arrive quelque chose de grave ! Tu n'es qu'un égoïste !

- Tu es seulement mon employée Mai. Ton seul rôle est d'obéir, ne discute plus." Comment pouvait-il dire ça ? Et elle, que devait-elle répondre à une chose pareille ? Que lui était seulement son enfoiré de patron ? C'était faux, elle ne pouvait pas dire ça, mais il ne pouvait pas avoir le dernier mot non plus. La jeune fille baissa la tête, les machoires serrées. Pourquoi était-il si désagréable ces derniers temps ? "Je ne suis pas capable de ne faire que ça. Désolé Shibuya-san d'être une mauvaise employée." Elle claqua la porte. Que devait-elle faire maintenant ? Elle ne voulait pas simplement retourner dormir. Elle aurait eu l'impression d'obéir à ce Naru. Satané Naru ! Retournant sur ses pas de son dernier trajet. Elle s'engouffra dans l'ascenseur. Au quatrième étage il y avait des lieux de culte. Elle pourrait peut-être y aller. Mai n'était pas croyante, du moins elle ne se posait jamais la question. Ces parents étaient boudhistes, mais elle n'avait pas une une éducation portée sur la religion. Au fond elle s'était toujours demandée, pourquoi l'on y attachait tant d'importance. Bô-san, Ayako, John étaient tous de religions différentes, mais elle n'en prenait jamais compte. Le prêtre lui avait raconté une fois qu'il devait se rendre tous les ans au Vatican, elle lui avait demandé s'il aimait y aller. Il lui avait dit qu'il n'y avait jamais pensé, c'était presque naturel d'y retourner, mais qu'il avait été très stressé la première fois. La jeune fille se disait que ce devait être agréable, d'avoir un tel endroit où revenir, sans même se poser de question ou avoir d'arrières pensées. Elle aurait aimé avoir un endroit comme ça. Elle aurait aimé que la SPR soit ainsi, se corrigea t-elle brusquement. Mais, elle n'y était pas bienvenue, en fin de compte. Avec un geste rageur elle essuya les larmes qui menaçaient de couler. Ce n'était pas le moment. "Tu...fais-en sorte... ne.." Mai s'arrêta brusquement, elle connaissait cette voix. Elle tourna la tête vers la porte devant laquelle elle passait. C'était l'Eglise. Sans réfléchir elle enclancha la poignée. Au fur et à mesure que la porte s'ouvrit, les voix se turent, Mai appercevait les rangées de banc, l'immense crucifix accroché au mur sur lequel l'homme dont elle avait oublié le nom semblait dormir, et puis, debout devant l'autel, la regardant entrer, il y avait Sean. Elle murmura son nom machinalement. Que faisait-il ici ? "Mai ? Que fais-tu ici ?

- A qui parlais-tu ?" demanda t-elle sans réfléchir. Alors qu'il se dirigeai vers elle, elle vit ses yeux se durcirent, légèrement, imperceptiblement. Elle n'y aurait sans doute jamais fait attention si plus d'un an avec Naru n'avait affiné son oeil à ce genre de changement. Elle eut un mouvement de recul, mais il lui saisit la main. "Tu n'as pas répondu à ma question.

- Toi non plus." réussit-elle à répondre. "A qui parlais-tu ?

- A Dieu peut-être ? L'on est dans une église Mai. Je ne pensais pas que tu étais chrétienne.

- Je ne le suis pas." Bon sang, mais pourquoi avait-elle ce genre de conversation ? Ce n'était pas le sujet. Et Sean, ne lui semblait pas aussi gentil qu'auparavant. "J'ai entendu des voix. Tu ne parlais pas à Dieu." Il ne répondit pas, se contentant de lui sourire faiblement, puis, sans lâcher sa main, il lui fit signe de s'asseoir. "Je ne parlais pas à Dieu," concéda t-il. "Je ne pense même pas y croire à vrai dire." Il retira ses lunettes, pour jouer avec. "C'est le seul moyen d'avoir une conversation tranquille sans que tes amis fouineurs ne le découvre." Le sang de Mai se glaça. "Où est-il ?

- Qui ça ? Ah oui. Il est partit à présent.

- Il n'y a qu'une seule porte..." Un index vint se poser sur sa bouche, la réduisant au silence, lui continua à parler, la regardant dans les yeux. C'est alors qu'elle vit, son oeil droit. "Je t'aime bien Mai. Je suppose que vous êtes venus pour ce soi-disant fantôme, mais ne restes pas avec ces scientifiques, où tu finiras par devenir comme eux. Sans aucun respect pour les autres." Son oeil gauche la regardait du vert mordant qui lui était coutumier, mais son oeil droit semblait morne, ses couleurs comme éteintes. Il cligna des yeux et la fine cicatrice partant de sa tempe au milieu de sa paupière lui apparut. En observant son visage elle en découvrit une autre sur son front. "Mai ?" demanda t-il mal-à-l'aise. "Tu ne vois plus ?" Il écarquilla les yeux, étonné, avant de sourire d'un air désolé : "Cette cicatrice a été attribuée à des personnes comme celle que nous cotoyons tous les jours ces temps-ci." Fit-il en passant son doigt sur sur front. "L'autre, est un désagréable accident avec un parapluie. J'y ai perdu la vue, malheureusement." Etait-ce un mensonge ? Elle n'aurait pu le dire, et puis il la regarda avec une lueur dure dans le regard, une sorte de froide détermination qui lui paru insoutenable : "Mai, si on partait d'ici ?" La question l'a surpris. "DE QUOI ?" Sean haussa les épaules. "C'était juste une proposition. Je pourrais t'emmener au parc. Je connais un bon resto aussi et...

- Qu'est-ce que tu racontes ?" répondit-elle en soupirant. "On parlait sérieusement et tu me sors ça.

- J'étais sérieux Mai. Je ne veux pas que tu sois mêlée à cette sombre histoire.

- Qu'elle histoire ?" Elle déglutit, il approcha son visage du sien à tel point qu'elle put sentir son souffle. "Une belle histoire de vengeance."

Se sentir mal ne lui était pas habituel, cela ne servait à rien, mais il fallait croire qu'il n'y était pas encore immunisé. Sans un bruit, il se leva de son siège. Lin ne disait rien, Naru savait lui même qu'il s'était comporté comme un idiot, de toute façon sa stupide fierté aurait tenu. Il se détestait pour tout ça, et pourtant il n'avait pas de raison de se sentir si mal. Il finit il-ne-savait comment à penser à son frère, celui-ci l'aurait sans nul doute traité d'idiot. Soudain on frappa à sa porte et une silhouette masculine entra, sans qu'il ne l'identifie, il ne savait pas s'il devait être déçu ou soulagé, qu'espérait-il ? Cependant, il resta impassible, si bien que la silhouette masculine se moqua de lui : "Tu ne changeras jamais, tu pourrais montrer un peu de joie à ma venue tout de même." Il se secoua finallement reconnaissant le porteur de la voix, mais Lin fut le premier à réagir : "Professeur !

- Boujour Lin. Bon Dieu tu es toujours aussi grand.

- Que fais-tu ici ?" demanda Naru. "C'est dangereux.

- Arrêtes un peu Nills (NdA : équivalent de Naru sans l'accent japonais), ce n'est pas le moment de penser à ça. Je peux au moins enlacer mon fils ?" Sachant d'avance que la partie serait rude, il se laissa faire. "Tu as encore grandis," constata son père avec un sourire. "Lin, j'espère qu'il ne vous cause pas trop de soucis." Le chinois s'abstint de répondre, ce qui fit office de réponse. L'adolescent pensa avec exaspération qu'il devrait subir pire que les reproches de Madoka, ceux de sa mère quand elle apprendrait la nouvelle : Naru est un méchant garçon... Son père lui lança un regard empreint de reproches avant de continuer avec un soupir : "Ca m'aurait étonné. Nills, fait un effort s'il te plait, ne te met pas en danger plus que nécessaire.

- Je sais." coupa t-il énervé. "Je ne le fais pas de bonne grâce.

- Sauf lorsqu'il s'agit d'anihiler un dieu rien que par la force psychique n'est-ce pas ?" objecta son père en souriant. "Madoka a toujours été très bavarde. Ta mère s'est fait un sang d'encre." Qu'avait-il fait pour du patron de la SPR redevenir le fils ingrat en à peine deux minutes ? Naru trouvait la conversation stérile, mais il n'était pas en état de force : il était seul contre ses parents, Lin et Madoka réunis, il aurait tort, quoi qu'il fasse. Aussi fut-il soulagé que son père change de conversation par lui même : "J'entends aussi beaucoup d'échos favorables, tes rapports sur les phénomènes psychiques sont bons. Très bon même. J'ai rencontré une partie de ton équipe, ce sont des gens très intéressants. Hara Masako bien sûr est très populaire, mais j'ai été agréablement surpris par cette jeune fille, comment s'appelle t-elle déjà ? Mira...

- Mai, elle s'appelle Mai." coupa Naru. Il fallait croire que le sort était contre lui cette nuit-là, toutes les conversations le mènerait-il à cette fille ? "Elle a sauvée la vie de Rie à vrai dire... Est-ce qu'elle va bien ?" Que répondre ? "Je suppose.

- Tu supposes ? Tu m'as habitué à plus de précision Nills. Elle semble bien s'entendre avec Sean..." C'était très intéressant, pensait-il ironiquement. Pourquoi diable un chercheur tel que le professeur Davis lui sortait de telles inepties ? Avec un léger soupir il regagna son fauteuil. Il fallait croire que la jeune fille allait le poursuivre à travers même la bouche de son père.


Notes : (1) Si je ne me trompe pas, Gen-chan avec l'accent japonais donnerait "Génu-chan", ce qui explique l'erreur de prononcitaion de Mai.

PS : de même pour Naru qui est la façon de prononcer Nills en japonais.

(2) Onii-chan : Grand frère.

Pas beaucoup de note pour ce chapitre pas génial. J'espère vraiment que le prochain sera meilleur. A bientôt !