Bonjour tout le monde ! Je suis désolée pour le retard de ce chapitre qui est pourtant écrit depuis lontemps. Tout se termine ici, ou presque. Quelques questions seront encore sous silence. Le chapitre 8 est en train de s'étoffer mais j'ai un mal fou à l'écrire Beaucoup de choses à raconter, mais je ne veux pas qu'il soit trop lourd non plus. Un véritable défi.

Pour me faire pardonner, sachez que même si c'est mince, un léger NaruxMai sera à la fin de ce chap .

J'ai été à la Japan Expo !! Vendredi... Je ne vais pas m'étendre là-dessus, mais j'ai adoré. Trois beaux petits mangas complêtent mes séries qui mériteraient d'être complêtes entièrement (lecteur indigne... Pourquoi ça coûte aussi cher.)

Allez, je passe aux réponse aux reviews. Merci à vous tous ! Ca encourage vraiment !

Meng Zhou : Encore la première ! Merci beaucoup pour un tel compliment, j'espère ne serait-ce qu'atteindre un dixième de son talent un jour, ce serait déjà bien !

Oui, ce chap est la conclusion, mais il instaure aussi une trame (à toi de voir laquelle). Donc plusieurs affaires sont prévues, trois si je m'en tiens au plan initial, mais bon on verra.

En tout cas je suis contente que ce chap t'es plu ! D'après moi c'était le plus important de la première affaire.

Gros bisous, merci beaucoup pour tes reviews.

Kitsune-Chan : Une nouvelle lectrice !! Tu as du courage d'avoir lu les six chapitre d'un seul coup, (même si en même temps, je dois bien avouer que ça me fait plaisir.) Tes compliments sont bien les plus beaux qu'on puisse donner à une fanfiqueuse.

Merci beaucoup.

Risyuna : Merci beaucoup ! . Je me suis bien éclatée à écrire le POV d'Ayako Mdr. Un de mes persos préférés, mais malheureusement je ne l'a fait pas souvent entrer en scène.

Le sujet sur la science ect... c'est développé de lui-même, bizarement s'en est venu à un des points les plus importants de la fic... C'est cool ! (on peut dire que ça m'arrange bien sur le coup)

Naru sort de sa chambre. En effet tu as raison, et cela m'a entrainé dans une sacrée histoire. D'ailleur il réapparait au vu et au su de tous dans ce chap. Le pourquoi du comment ne sera expliqué que plus tard.

Pour le chap 5, en effet mdr . Je trouvais que ça collait bien à Mai de faire une remarque pareille.

Merci Beaucoup pour tes reviews ! A bientôt !

harrypottermanga : Une autre nouvelle lectrice !! Et oui, comme cela doit ce remarquer beaucoup, je suis fan de Lin-san, mon personnage préféré ! (On t'aime Lin-san)

Le frère de Naru. Il appartient exclusivement à Fuyumi et à personne d'autre. La seule chose à moi est l'histoire du "Genei Gen-chan" je ne le cache pas, j'étais plutôt fière de ma trouvaille sur ce coup là. Sinon Gène existe bel et bien dans l'histoire originale de Fuyumi Ono.

Mai tombera t-elle amoureuse de lui ou de Naru ? Eh bien, ce sera un des points abordés dans les deux prochaines affaires. Peut-être...

Merci beaucoup de m'avoir laissé une review ! A bientôt !


"...Artus Widges, disparu le 12 Mai 2000 ; Akim Madina, disparu le 14 Septembre 2002 ; Sidney Holder, disparue le 20 Décembre 2002, Ingrid Mähl disparue le 5 Juin 2003..." Il avait continué sa liste, inlassablement, comme si ces noms étaient sa Bible. Il avait insisté sur quelques uns. Dan Parker, par exemple, disparu le 5 septembre 2005. Evidément je n'avais su la signification de celui-ci que bien plus tard, si bien plus tard correspondait à la fin de cette journée interminable.

Pendant toute son énumération de noms, je n'avais cessé de fixer son oeil, cette cicatrice, elle me rappelait la vue embuée de sang à laquelle j'avais était contrainte dans ce rêve qui avait été réellement vécu par une personne. "Je pourrais m'arrêter là. Après tout ce ne sont que les plus récents. Il y a eu aussi plusieurs enfants enlevés alors qu'ils avaient quatres ans, en 1992. Trois. Deux d'entre eux étaient des garçons. Aujourd'hui ils auraient dix-neuf ans, comme moi. Marc Dôme et Sean Duren, et tu sais quoi ? Je ne sais même pas lequel des deux est moi." Une sensation désagréable s'installa en moi. C'était sans doute de la compassion, écrasée par le brûlant désir de m'enfuir. J'avais peur, peur de Sean, mais pourtant, mes jambes ne me répondaient pas. J'avais juste demandé encore une fois comment s'était-il fait cette cicatrice, il avait souri, mais il ne m'avait pasrépondu, je ne savais toujours pas pourquoi elle me dérangeai autant. Il avait fini par répondre à ma place : "Ce que tu ressens ne vient pas de toi. Mais de celui qui a hanté tes rêves, une personne qui a souffert de la même manière que moi...

- Comment le sais-tu ?" avais-je aussitôt coupée. La lueur inquiétante de ses yeux était réapparue : "Je sais beaucoup de chose sur toi Taniyama-san. Sur ton patron aussi. Comment va le séduisant Kazuya-kun ?" Ma respiration s'était coupée. Une seule personne appelait Naru de cette manière : "Kugumiya-sama ?

- Ca t'étonne hein ? Mais elle me devait une fière chandelle alors...

- Que t'as t-elle dit ?" Ma voix m'avait semblé trop abrute, Sean avait haussé un sourcil : "Qui y a t-il ? Vous avez des choses à cacher ? Mais ne t'inquiète pas, rien qui concerne les relations douteuses entre la secrétaire et son patron. Oh ne rougis pas ! Tu m'embarrasses ! Elle m'a juste dit que c'était douteux c'est tout." Kugumiya avait dit ça ? "Ce n'est pas vrai !" rétorquai-je stupidement. Décidément Naru avait raison : au lieu de parler idiotement, je ferai mieux de me taire : Une lignée de dents blanche avait acceuilli ma gène manifeste. De tendu, le ton de la conversation était redevenu amical, en quelques secondes. Ce serait dans quelques jours la chose que je détesterai le plus chez Sean, dès que j'aurais appris à le connaître mieux. "Pour revenir à notre sujet premier, au passage : je note que parler de Shibuya Kazuya te fais perdre tes moyens..." Nouvelles rougeurs. "Elle m'informait de tout et n'importe quoi. Elle est très observatrice. Mais elle a été moins amicale quand je lui ais fait tomber le lustre sur la tête." Encore une fois, la tension était revenue, mais moins forte qu'auparavant. Je ne savais pas à quoi jouait Sean, il essayait probablement de m'attirer dans son camp. "C'est toi qui a fait tomber le lustre...

- Oui, c'est moi.

- Pourquoi fais-tu ça ?

- Je te l'ai déjà dit : pour me venger.

- Ce n'est pas la solution !" Ce fut cette phrase qui déclencha le détonateur, la bombe qui s'était incrustée profondément dans le caractère de Sean : "Ces types ne sont pas ce que tu crois !" Il avait crié, ses ongles s'enfonçaient férocement dans ses paumes, il haletait déjà : "Ne dis pas ça ! Ils ont tué, ils tueront encore. Tu ne sais pas ce que c'est de ne pas savoir qui tu es !" Avec une grande inspiration, il avait ajouté, sa voix aussi calme qu'auparavant mais hachée : "Ma cible est leur projet. Si je ne le fais pas, d'autre seront encore enlevés Mai. Ce n'était pas toi qui était écoeurée qu'ils prennent des enfants pour sujet ? Par forcément Davis, il est correct, mais Fond ne l'est pas. Ce chien de Juumi est le pire de tous... La mort ne serait pas suffisante.

- Tu vas trop loin...

- Si Hapre me le demande, je continuerai sans hésiter.

- Mais qui est Hapre !" Empreint de fierté, il m'avait répondu : "Humanitarian Association Against Psychic Research. C'est ringard n'est-ce pas ? Mais au moins, elle sauve des enfants, et elle ne les tues pas dès le berceau." J'avais peut-être compris à cet instant, mon gentil prêtre, la chose dont vous m'aviez parlé autrefois, l'idéal de foi et de pureté, c'était cette lueur effrayante dans l'oeil unique de Sean qui brillait lorsqu'il projetait de sauver ces personnes qui avaient subi les même horreurs que lui. A partir de cela, comment aurais-je pû le dénoncer, ou l'en empêcher ? Je n'accomplirai pas mon travail, mais je savais ce qui était juste.

A l'inverse de Naru.

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Naru était entré brusquement dans la chambre, à tel point que Bô-san en avait sursauté. Mai était dans la salle de bain, il l'attendait car son état le préoccupait : en plus de ses rêves, ou bien à cause d'eux, elle n'avait pas continué à exorciser le garçon. Songer qu'elle avait senti la douleur de toutes les blessures du garçon... Naru devait aussi s'en préocuper car il commença par : "Où est Mai ?" Un sourire furtif passa sur les lèvres du moine tandis qu'il indiquait la salle de bain. C'est deux là : irrécupérables. "Que veux-tu Naru-bou ?

- Parles-moi de l'attaque du garçon." Il était resté debout, ses yeux fixés sur lui. "Il était invisible au départ, puis il s'est immobilisé quand Mai a commencé à prononcer le mantra. Ensuite ses plaies se sont rouvertes. Il en avait partout sur le visage... Elles ont commencées à saigner après le deuxième mantra.

- Je vois. Que s'est-il passé ensuite ?

- Mai n'a pas pu continuer. J'ai terminé le mantra. Mais il s'est seulement enfui.

- Il n'en est donc pas sorti indemme... C'est bien." Naru-bou resta un instant pensif avant de constater de son inhabituel ton inexpressif : "Tu as soigné ta blessure, tu pourras continuer l'exorcisme ?

- Sans problème Naru-bou.

- Comment va Mai ?" Les yeux du moine s'assombrirent : "A ce propos Naru..." Mais ça phrase fut coupée par la bruyante entrée de la concernée dans la chambre : "Merci de m'avoir attendue Bô-san !" La jeune fille fit se stoppa soudain, s'appercevant de la présence du ghost hunter dans la pièce : "Naru, tu es là...

- Brillante constatation." répondit celui-ci en soupirant. "Tu as fini avec la salle de bain ?

- Oui...

- Dans ce cas partons immédiatement." Les deux autres sursautèrent : "Quoi ? Mais où ?

- Au laboratoire. Les explications viendront quand nous serons en voiture, Mai." répliqua t-il avant même que son employée ait commencé sa phrase, ce à quoi elle rétorqua sous l'oeil amusé de Bô-san : "Ce n'était pas pour ça ! Je m'inquiétait juste pour toi !" L'intéressé leva un sourcil : "A propos de quoi ?

- Tu... Ca ira pour toi Naru si tu va dehors ? Avec les journalistes..." Le brun garda un bref silence avant d'assurer que ce n'était pas un problème, néamoins, le moine aurait pû le jurer, il était certain d'avoir apperçu un sourire furtif sur les lèvres du garçon.

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Tout le trajet du van, Mai avait écouté les explications de Naru sur le véritable déroulement de l'affaire. Elle eut encore une fois la preuve, comme n'avait pas manqué de souligner le narcissiste, que son intelligence était plus développée que la sienne. Il avait tout deviné, encore une fois, cependant il lui manquait deux éléments : l'identité du complice et le mobile, et ces deux éléments, Mai les possédait. Avec un frisson, elle songea à sa réaction s'il apprenait qu'elle aussi cachait la vérité, il la virerait sans doute sur-le-champ. Rien qu'à cette idée, son coeur se serra, par réflexe, ses mains contre sa poitrine firent de même. Si seulement...

Le véhicule s'arrêta soudain et ils en sortirent tous les trois avec précipitation. Déjà devant la porte de l'édifice, Lin-san semblait s'acharner contre la serrure de la porte, derrière lui Ayako leur firent signe, apparement énervée : "La porte ne s'ouvre pas." déclara t-elle d'emblée tandis qu'ils stoppaient leur course. "Avec un matériau pareil, impossible de la forcer." Effectivement, approuva Mai, le métal n'est pas vraiment l'idéal. Contre toute attente, Naru s'avança vers la porte, ce que Lin désapprouva férocement, cependant, sans prendre garde des vociférations de son ami, il posa la main sur la serrure. Deux secondes plus tard, la porte s'ouvrait de toute sa largeur, acceuillie par un sifflement admiratif de Bô-san et le regard abasourdi des deux femmes : "Naru-bou !

- Naru, comment est-ce que...

- Ne perdons pas de temps." trancha celui-ci. "Allons-y." Ils s'engoufrèrent dans le batiment.

C'était un édifice froid et lugubre. Telle fut la sensation que Mai perçut alors qu'elle courait avec les autres dans ce couloir. Son carrelage pâle, ses murs d'un vert sale, tout en lui rappelait une impression de déjà vu : celle d'un hôpital par le regard d'un enfant empli de terreur. De souffrance elle ferma ses paupières avant de résigner ces images à ses cauchemards seuls : ce n'était pas le moment de penser à ce genre de chose. Finalement, ils y arrivèrent. Ils entendirent les cris de terreur des scientifiques bloqués dans cette salle, verrouillée à double tour, encore une fois, sous notre regard sidéré, Naru l'ouvrit miraculeusement. Dans cette pièce uniquement éclairée par des petites lumières clignotantes entre les mains des chercheurs, l'on distinguait tout de même la masse sombre d'un énorme appareil. Etait-ce cela le projet dont parlait Sean ? Un cri s'éleva dans la salle : "Naru !" Masako, cette fille, à peine il entrait dans la salle, elle l'appelait déjà au secours. Mai soupira avec une expression désabusée : franchement... Elle parcouru la salle du regard. On ne pouvait pas distinguer les visages des personnes rassemblées ici, seules leurs silhouettes arrivaient parfois à se découper, et celà ne leur faciliterait pas la tâche. Naru commença à avancer, elle pressa le pas derrière lui bien qu'elle sût que les humains n'étaient pas la cible de la HAAPR, un frisson inexplicable d'appréhension lui traversait le corps, remontant le long de sa colonne vertébrale. Et puis brusquement cette sensation désagréable l'envahie toute entière jusqu'à engourdir le bout de ses doigts. Il était là. Doucement, la masse fantomatique se détacha du noir qui mettait en relief son apparence spectrale, flottant dans les airs à un mêtre du sol, il arrivait ainsi à se mettre à la taille des adultes et, comme doté d'un quelconque instinct, il se tourna vers elle, plongeant les yeux dans les siens. Mai observa avec horreur les multiples blessures qui ne s'étaient pas refermées, jusqu'à ce qu'il détourne son regard. Juumi-sensei était dans cette nouvelle direction, éclairé par l'aura de l'esprit, et, sans que ce dernier eut à bouger le moindre de ses membres, une profonde estaffilade semblade à celle du moine se dessina sur sa joue. "Kaimaitachi (1) ?" murmura Mai, mais Naru la contredit : "C'est une force qui lui est propre, cela n'a rien à voir. Mai, rejoinds Rie et John, dis leur de commencer l'exorcisme, avertit aussi les autres s'ils sont à proximiter. Bô-san..." Mai sursauta lorsqu'elle s'apperçut que le moine était derrière elle. "Viens avec moi.

- Ok." Ils disparurent aussitôt laissant la jeune fille seule. Elle gromela : comment voulait-il qu'elle les retrouve dans la débandade ? Entre les cris et les bruits de pas elle appela : "John ! Kugumiya-san ! Où êtes-vous ?" Aucune réponse, elle dut se résoudre à crier : "JOHN ! KUGU...

- Ici Mai !" répondit la voix de son ami. Elle tenta de se rapprocher de la source de la voix. Finalement elle les retrouva en compagnie du professeur Fond. "Naru nous demande de commencer l'exorcisme.

- Qu'elle genre d'exorcisme ?" rétorqua aussitôt l'orgueilleuse brune. Mai soupira d'exaspération : "J'en sais rien ! Le plus efficace ! Où est Masako ?

- Avec Juumi-sensei et le professeur Davis." répondit John. "Kugumiya-san, vous êtes prête ?" La jeune fille put deviner le hochement de tête de sa patronne par procuration. Ils s'éloignèrent tous deux pour tenter de se rapprocher de l'esprit. Mai allait s'eloigner à son tour quand une main la retint par le bras : "Vous n'allez pas me laisser seul ?" glapit le collègue de laboratoire du professseur Davis. "Faîtes-moi sortir d'ici !" Le toucher de cet homme fit naître en Mai une profonde sensation de dégout. "Je dois rechercher mes amis." rétorqua t-elle en essayant de se détâcher de sa prise, mais il la retint plus fermement encore. "Si vous ne m'emmenez pas au dehors, vous le regretterez gamine. Alors ne discutez pas, c'est clair ?

- Lâchez-moi !" Son pied partit par pur reflexe dans l'entrejambe de l'homme, Keiko lui avait à maintes reprises conseillée de réagir avec ce geste d'auto-défense : "Ca marche à tous les coups" disait-elle. Etant donné que le chercheur avait poussé un hurlement de douleur, elle constata que ses dires était vrais. Elle partit sans demander son reste.

L'esprit était encore occupé à lacérer le corps de Juumi-sensei, quand Mai finit par les rejoindre. Masako essayait tant bien que mal de repousser l'esprit avec ses connaissances, le professeur Davis, derrière elle, regardait la scène sans paniquer, d'un air froid et impassible. Un air digne de Naru. Ayako et Lin s'occupait déjà d'exorciser le garçon, cependant, malgrès que celui-ci fut repoussé de toutes part, aucun sort, aucun mantra n'arrêtait, malgrès que l'aspect de ses blessures ne devienne terrifiante, son cheminement vers le chercheur japonais. Celui-ci arborait un air effrayant, mélé entre rire et douleur. Pourquoi l'esprit ne partait-il pas ? Pourquoi sa cible semblait si inexplicablement heureuse ? La voix de Naru retentit derrière elle, répondant à ses questions muettes : "Comme tous les autres esprits, il ne passera pas de l'autre coté avant qu'il ait obtenu ce qu'il souhaitait. Même si l'exorcisme réussi, il partira pour revenir ensuite.

- Mais Naru... on fait quoi ?

- Il faut trouver l'invoqueur. S'il libère l'esprit, celui-ci retournera sur les lieux de son décès. Il hantera alors le bois dans lequel il a été retrouvé mort.

- Dan Parker..." Mai sursauta : c'était le Professeur Davis qui avait parlé. "Je n'aurais jamais pensé le retrouver ici.

- Ce garçon s'appelle Dan ?" s'exclama Mai en se souvenant faiblement de la liste de nom que lui avait récité Sean la veille. "Vous l'avez connu professeur ?

- Apperçu serait plus juste." répondit-il en fermant les yeux. "Il était sous la garde du Professeur Fond.

- Alors c'est Fond qui l'a blessé et enlevé." conclut-elle avec hargne. Les yeux du professeur s'arrêtèrent sur elle : "Je comprends votre colère, celle de cet enfant aussi. Mais pourquoi s'acharne t-il autant sur Shinichi ?

- Le projet." fit Naru d'une voix imperceptible. "C'est la seule chose pour laquelle ces personnes nous ont attaqué. Seulement ils perdent leur temps.

- Comment ça ?

- Cette machine est vide de tout programme. Aucune donnée n'y a été envoyée. C'est tout juste si elle pourrait servir de calculette." Martin Davis eut un sursaut de stupeur avant de continuer d'une voix calme et réfléchie : "Alors c'est pourquoi il s'acharne sur Shinchi... C'était pour détourner l'attention. Et c'est pourquoi il arbore ce sourire...

- Mais à ce rymthe il va être sérieusement blessé !" s'écria Mai. "Nous ne pouvons pas le laisser faire !

- Pendant qu'il s'acharne sur lui, Bô-san le cherche. Ce n'est plus qu'une question de temps."

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Ce servir de la propre diversion du coupable. Le moine songea que le chef de la SPR était vraiment ingénieux. Lui-même n'aurait pas pensé à un plan pareil : "Le coupable utilise l'attaque contre Juumi comme diversion, nous allons lui faire croire que nous sommes tombés dans le panneau. Pendant que nous l'exorcisons vainement, tu dois trouver le journaliste. Il est chauve et européen, de surcroît il doit rester immobile pour maintenir l'invocation. Son complice a dû déjà comprendre que la machine était vide, mais n'a pas pû l'avertir pour sa propre couverture.

- Tu ne viens pas avec moi Naru-bou ?

- Non. Au travail." Un peu déséquilibré face à cette injonction irrévocable, le moine mit quelques instants avant de s'appercevoir que l'autoritaire Shibuya était déjà partit. Dans le noir, muni de sa lampe de poche clignotante à cause de l'aura du revenant, il commença à chercher. Il examina tous les recoins. Combien de temps l'invocateur devait-il laisser à son complice ? Il n'en savait rien, mais l'enjeu de la mission reposait sur ce point. La porte ouverte par Naru avait permi à une partie des scientifiques de s'enfuir, mais le laboratoire était si grand qu'elle restait indistincte du fond du laboratoire, beaucoup cherchait encore leur chemin à l'aveuglette. Beaucoup, hormis une personne. La posture de sa silhouette le frappa : debout contre un mur, semblant attendre. Attendre ou réfléchir ? Le bassiste ne se posa aucune question : un coup sur la tempe de celui-ci et il perdrait sa concentration. Joignant la pensée au geste, il fut soulagé et victorieux quant les lumières revinrent enfin : il avait trouvé son homme.

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"Garry Dorrisson, journaliste européen de vingt-huit ans. Nationalité Anglaise. Embauché sous le nom de Garry Peterson comme technicien de surface aux laboratoires de la Japonese Society For Parapsychology. Employé modèle, augmentation de salaire le mois dernier. Il a été embauché il y a huit mois.

- C'était donc bien un complot prévu de longue date." remarqua Bô-san. Installé négligement sur sa chaise et la faisant balloter sur ses deux pieds arrières, il n'avait vraiment pas l'air de s'interésser à la conversation. Mai reporta son regard sur Naru qui donnait un dernier briefing sur l'enquête. Tout leur groupé était réunis dans la base dont la moitié du matériel s'était déjà envolé. Même Madoka était ici, au grand déplaisir de son élève. Masako continua la conversation : "Ce groupe, elle avait le nom de Hapre, non ? Juumi-sensei l'a mumuré juste avant l'apparition de Dan Parker." Naru garda le silence, laissant Madoka expliquer ce point. La jeune femme frappa dans ses mains avant de répondre : "Humanitarian Association Against Psychic Research. H.A.A.P.R, soit Hapre. C'est une organisation qui s'élève de plus en plus dans le monde. Nous savons qu'elle cherche à arrêter les différents groupes de recherche grâce à des moyens plus ou moins extrèmes, mais leur véritable but nous est inconnu. C'est un sujet tabou. Même Naru n'était pas au courant !" Tous les regards sans exeption se tournèrent vers le jeune homme, incrédule, le premier rire moqueur vint d'Ayako : "Ainsi Naru-chan ne sait pas tout, ça le rend encore plus mignon !

- C'est rassurant qu'il ne soit pas aussi ignorant que toi." rétorqua Masako, sautant sur l'occasion pour défendre son bien-aimé. "En plus de ne pas connaître leur existence, tu as des carences dans beaucoup de domaine Matsusaki-san...

- Et qui a trouvé le coupable de cette affaire ?" s'écria l'autre vexée. Son doigt se mouva négativement tandis qu'un sourire mesquin étairait ses lèvres : "Certainement pas toi avec ta mission stupide." La médium se renfrogna avant de se détourner d'un air digne. Mai en profita pour couper court la dispute : "Au fait Masako... Quant est-il de Sean ?

- Il n'a rien de suspect." répondit-elle. "Quant les lumières se sont éteintes s'était l'un des premiers à sortir de la salle.

- Tu l'as vu faire ?" s'étonna Bô-san. La tête haute, elle le rembarra vertement : "C'est la personne la plus jeune et une des plus grandes, sa voix et sa silhouette sont facilement reconnaissable." Ainsi Sean avait été innocenté. Son complice n'avait prononcé aucun mot depuis son arrestation, ou seulement pour approuver le fait qu'il avait agressé les deux groupes de recherche. Aucune allusion à son groupe, Sean ou Dan Parker. Il irait en prison, Sean serait en liberté. Elle avait entrapperçu ce dernier dans son rôle habituel, sans aucun changement de comportement notable. John s'introduit dans la conversation en lui souriant : "Tu dois être soulagée Mai-san, que ton ami n'ait rien à voir avec ça..." Elle lui rendit son sourire sans qu'elle sache elle-même ce qui était mieux ou non : "Oui.

- Evidemment un type pareil, c'est mieux quand il est a portée de main." souffla Ayako sarcastique, Bô-san entra directement dans son jeu : "Que veux-tu dire Ayako ? Quel genre de type ?

- Beau, bien fringué, intelligent, ça se trouve pas partout. Mai a dû en profiter." La jeune fille se défendit d'un ton sec, son visage doté d'un joli sourire : "Rester des jours entier dans une voiture avec un journaliste ne t'aurait mal placé les idées Ayako ?" Un fou rire secoua les employés de la SPR tandis que rouge, Ayako ripostait vainement. Avec un sourire appréciateur, Yasuhara-san remarqua : "Tu t'es vraiment améliorée Mai-san. Qui t'a appris a rétorquer ainsi ?" Avant qu'elle n'ait pu formuler une réponse, Bô-san interpelait le ghost hunter : "Naru-bou, je n'arrive pas à savoir si tu as une bonne influence sur Mai ou pas.

- Quel que soit le domaine, je doute que Mai soit capable d'apprendre de moi quoi-que-ce-soit..." La phrase fit sortir la jeune employée de ces gongs, sous les regards amusés de ses collègues. Pour eux l'enquête se termina ainsi, dans la joie et la bonne humeur. Pour Mai il en fut autrement.

Il l'avait interpellé dans le hall, alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre le van. Souriant, comme à son habitude : "Mai ! Tu pars déjà ?

- Yep !" avait-elle répondut en jouant le jeu du bonheur. "Toutes nos affaires sont remballées. Toi, tu repars en Angleterre bientôt ?

- Pas vraiment." Un pressentiment s'empara de Mai. Ils s'éloignèrent tous deux vers un coin du hall moin fréquenté tandis qu'elle posait la question qui s'imposait : "Tu restes ici ? Tu ne repars pas avec le groupe ?

- Le jeune et beau Sean Broad est tombé amoureux du Japon et a remit ce matin sa démission au Professeur Fond, très indisposé à l'égard d'une amie proche." Son geste de riposte revint à Mai qui s'éclaircit la voix, embarrassée : "C'est que...

- Tu m'évites de le faire moi-même un jour ou l'autre. Ce lâche t'avait agressé non ?

- Il voulait que je le fasse sortir de la salle. Mais ce n'est pas trop suspect de quitter ton travail maintenant ?

- Je ne le quitte pas vraiment. Officiellement Fond a accepté ma démission, officieusement j'ai demandé à Davis un break de six mois.

- Un break ?

- Eh oui, j'ai découvert au cours de cette traumatisante expérience que la communauté psychique à plus de secret qu'il n'y parait. Mon rôle implique que j'en sois troublé. Comme c'est un grand observateur, jouer la comédie fut assez difficile, mais sa grande compréhension des autres m'a aidé. Il m'accorde une pause, me précisant que je peux revenir quand je le souhaite. Sa femme sera déçue bien entendu, mais elle comprendra elle aussi, tout ce passe à merveille. Et puis tes collègues m'ont innocenté non ?" Les dires de Masako lui revinrent en mémoire : "Tu es un des premiers à être sortit de la salle. Tu ne devais pas... pour l'ordinateur...

- N'importe quel informaticien te dirai rien qu'en appercevant la machine que premièrement : aucun programme n'était dans ce soi-disant Noé ; et deuxièmement : étant donné nos moyens techniques aujourd'hui, même Noé ne prendrait pas tant de place. Il est beaucoup plus petit en réalité, peut-être même que son programme ne dépasse pas la taille d'une puce téléphonique. Et après avoir joué ma comédie devant le grand brun, tu crois que j'aurais risqué ma peau aussi bêtement ?

- Mais alors, tu le savais depuis lontemps...

- Non, je me suis fait avoir. Je savais que cette machine ne pouvait pas être Noé. Mais l'écran de contrôle affichait des données, j'ai pensé qu'il serait à l'intérieur de cette carcasse. Mais ils l'ont enlevé une heure avant notre arrivée au labo, d'après Juumi. Ce chien se vante de nous avoir berné." Ses yeux affichaient une colère manifeste, caché derrière la lentille de contact, l'oeil mort de Sean semblait de nouveau en vie. Mai baissa la tête, elle aussi était en colère, ou déçue, elle le questionna enfin sur un point qui la rongeait : "Alors tu savais que ton complice allait se faire arrêter ?" Lui parut surpris, mais remplaça son étonnement par un rictus moqueur : "Tu t'inquiète pour lui ? C'était prévu dès le départ : dans le monde de la justice les fantôme n'existent pas, il sera vite relaché ou au pire sera enfermé quelques mois. Rien de bien grâve." Ils gardèrent le silence et, au moment où Sean allait reprendre la parole, on interpella soudainement la jeune fille. "Mai." Naru, elle avait oublié qu'ils étaient sur le point de partir, mais alors qu'elle allait prendre congé de Sean, il les avait déjà rejoind. Rien qu'à la grimace moqueuse que Sean lui lança, elle sut que ce n'était pas une bonne idée. "Nous partons. Dépèches-toi.

- Shibuya Kazuya n'est-ce pas ?" commença aussitôt Sean en le saluant. "Vous êtes celui qui a exorcisé cette chose ?" Naru le regarda indiféremment et puis, à la grande stupéfaction de son employée, il répondit : "Vous êtes Sean Broad ?" Elle entendait presque Sean ronronner de joie mesquine. Mais pourquoi Naru voulait-il engager la conversation avec lui ? "C'est exact. Mai vous a parlé de moi ?

- Pas vraiment. Vous étiez un suspect dans l'affaire.

- Vraiment ? J'imagine que c'est à cause de cette histoire avec le grand brun.

- Vous êtes observateur j'imagine, de toute manière, Mai n'a pas le palmarès de la discrétion." La dîte-indiscrète eut un hocquet de contestation : "Naru !" Ayant du mal à cacher son rire, le véritable coupable affirma d'un ton joyeux : "Cette magnifique tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas. C'est une de ses plus précieuse qualité dans son travail, je suppose ?

- Selon les circonstances." Mai était plutôt étonnée de son comportement, en temps normal, Naru aurait joué la comédie du sympathique Shibuya. Elle se rappelait assez bien de la manière dont il avait manipulé Keiko et Michiru dès leur première rencontre. Pourquoi était-il si froid avec une personne qui visiblement l'intéressait : dans le cas contraire il n'aurait pas poursuivit la conversation. Sans doute parce qu'il était un suspect. Ils partirent après avoir salué Sean. Celui-ci avait semblé apprécier cette rencontre, bien le contraire eusse étonné la jeune fille. Paisiblement, le véhicule les conduit à la SPR.

La deuxième surprise de taille vint après que le dernier carton fut rangé, bien à sa place. Avec bonne humeur, Mai ressentait l'ambiance particulière qui imprégnait l'appartement. Sans attendre d'ordre de la part du ghost hunter, elle remit les pieds dans son travail quotidien : le thé de Monsieur. Affublée de son éternel plateau, elle s'engouffra dans l'antre de son supérieur, il était occupé à terminer le rapport de l'affaire, sans un mot, elle posa le thé sur le bureau et s'apprêta à sortir quand Naru la rappela. "Mai, restes ici un moment." Intriguée, elle revint sur ses pas et eut la surprise de voir le brun lui tendre deux documents. C'était sa nouvelle fonction ? Lire les documents de la SPR ? Mais ses yeux se rétrécirent soudain : "Le contrat de fin de bail... Je pensais l'avoir perdu !

- Ca ne m'étonne pas." répondit Naru avec un léger soupir. "Ce sont des papiers importants, tu ne devrais pas les faire trainer n'importe où.

- Je sais..." Alors qu'elle pensait avoir eut son lot de surprise, elle examina le second papier : Assurance de dédommagement ? Ses mains tremblèrent, elle dut tenir la feuille plus fermement pour éviter qu'elle ne tombe. "C'est... Naru..."

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Voilà qu'elle pleurait presque à présent. Naru fut soudain prit d'une grande fascination pour son étagère, pour une fois qu'il voulait aider, il faisait pleurer. Son frère avait raison il était désespérant. "Cela nuirait à l'image du cabinet qu'une de ses employées vive à la rue, et sans ça, tu ne pourras pas facilement trouver d'appartement convenable." Tu n'avais pas besoin d'ajouter cette dernière phrase, se réprima t-il. Avec un soupir envers lui-même, il se força à regarder cette fille stupide qu'il avait engagé. Idiote, pourquoi pleures-tu ? Il commençait à croire que son geste n'était pas le bienvenu quand elle répondit enfin : "Merci Naru... C'est vraiment gentil de ta part." Et le tout avec un magnifique sourire. Il se sentit furieux contre lui-même : était-ce vraiment bien pour Mai qu'elle le considère comme gentil ? Il n'aurait pas pu faire un geste plus, réservé ? Plus indifférent ? Comme il gardait le silence, les yeux fixés sur elle, elle se rattrapa mal à l'aise : "Mais je ne vais pas en profiter ! Ne t'inquiète pas Naru ! C'est juste pour le contrat !" Maintenant deux option s'offraient à lui : répondre en étant gentil ou non. Pour ne pas garder le silence trop lontemps encore une fois, il ne prit pas le temps de réfléchir à sa décision : "Ne t'inquiète pas pour ça." Un sourire s'était esquissé sur ses lèvres, sans même qu'il ne s'en rende compte. Il se maudit, mais s'amusa à étudier le visage écrevisse de la jeune fille. Après tout, qu'est-ce que ça coûtait d'essayer, ne serait-ce qu'une fois ? Du moment qu'elle ne devenait pas une obsession.

Pour ne pas rester sans rien faire d'autre que l'observer, il se leva et frappa sans faire attention dans le sac à coté du bureau. C'était un sac de supermarché, et le seul produit qu'il contenait s'en échappa : un paquet de ces céréales étrangères s'en échappa, les chocopics. Et cela lui revint soudain, en un éclair, il se souvint de l'endroit où il les avait vu pour la première fois. Deux mois même avant d'être entré dans ce fichu combini...

"Naru, l'enquête avance mais manges un peu !" La jeune fille lui avait fourré le bol dans les mains. Des céréales. Même en Angleterre il n'en mangeait pas, Eugene ce chargeait d'avaler ces choses infâmes. Avec un soupir, il avait retendu le bol à Mai. "Je n'ai pas faim." avait-il dit pour clore la discussion, mais elle avait été tenace : "Goûtes au moins ! C'est européen, j'ai eu du mal à en trouver...

- Qui manges ce genre de choses ?" avait-il questionné tout en revisionnant l'image de son frère avec son bol jaune canari. Son employée avait fait une grimace : "Bien sûr, ce que j'aime et les goûts de Môsieur Shibuya sont très différents. Après tout qui mangerai des Chocopics ? Seulement une idiote dans mon genre prendrait des Chocopics comme petit déjeuner...

- Mai, au lieu de monologuer, va préparer le thé."

Les Chocopics. Céréales préférées de Mai. Celle-ci s'étonna de leur présence : "Naru, je croyais que tu n'aimais pas les Chocopics ?" Le ghost hunter crut alors voir Gene à la place de son reflet dans le miroir de son bureau lui envoyant un rictus goguenard : Qui avait parlé d'obsession ?


Première enquête terminée, la seconde viendra le plus vite possible bien que l'écrire souligne sournoisement que je suis stupide : qui se prendrait la tête à cause d'un mug ? Bref... il semblerait que ce fichu chapitre 8 me fasse du tort.

Avez-vous aimez le NaruxMai ? Franchement je suis plus que nulle dans le genre romance. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois que Naru ce retrouvera à faire le gentil (bref pas de sitôt).

J'ai juste une dernière question à poser sur cette première enquête. Je voudrai juste savoir si tout se suivait bien, se concordait, s'il y a des passages peu net, confus... Bref.

A bientôt, merci à tous de me lire ! On se revoit pour la deuxième enquête, Ja ne !