Fanfiction : Who is the poltergeist ? (pourquoi j'ai mis le titre en anglais ?)
Auteur : Nebra
Disclaimer : Cette histoire appartient à Fuyumi Ono. Des personnages principaux jusqu'a Gène, le frère jumeau de Naru qui est aussi sa création. Sean, Rie, et d'autres personnages secondaires ainsi que l'intrigue m'appartienne par contre.
Note : J'ai une bonne raison pour être en retard XD Ce chapitre a été écrit 6 fois en deux semaines. Ce n'est qu'au bout de la cinquième que je me suis apperçue que si j'avais tant de mal, c'était tout simplement par ce que je n'aimais plus l'intrigue (qui devait se dérouler à Tokyo à Taitou-ku, Yanaka). J'ai donc tout refait de fond en comble, et ça donne ça. Un chapitre moins long que les autres, et franchement pas terrible. Je l'avais dit que ce chapitre 8 serait une épreuve
Plus sérieusement je suis désolée pour l'attente, j'essaierai de mieux travailler.
Je répond vite aux reviews sans détailler, il et 3H37 du matin, je suis sur ce fichu chap depuis 16H00 Pardonnez-moi.
En tout cas un grand merci à vous toutes (je crois que vous êtes toutes des lectrices) pour vos encouragements, ça fait vraiment plaisir à un auteur, j'en suis d'autant plus heureuse de savoir que la première enquête à été appréciée !
Pour cette nouvelle enquête, qui continuera dans la même fic (oui Meng Zhou, ne t'inquiète pas, j'ai bien compris la question ;) ), je prévois en effet le retour de Sean (et la fameuse question : Naru est-il jaloux ? de Risa et Kitsu-chan XD), la fin de celle-ci devrait poser un nouveau problème concernant les enlèvements d'enfants, mais je n'en dis pas plus.
La fin de cette enquête ne sera pas joyeuse. Sinon je vais toucher à une sorte d'amour particulier. Ce sera dur, mais j'ai cette idée depuis un bon moment. Bon je vous laisse dans la joie et la bonne humeur, merci aussi à Lyn ! J'ai une nouvelle lectrice (Happy !) ! Je vais dormir, il est grand temps je crois.
Bonne lecture, et on se revoit à la fin du chap !
C'était une magnifique demeure, en trois gigantesques parties qui elles même s'assemblaient pas des couloirs ouverts au monde extérieur, tel le voulait la tradition chinoise. Le parquet ciré brillait de toute part, malgrès que le froid ardent de l'hiver l'eut fortement attaqué, car, même si la résidence brillait de tout éclat, les portes ne restaient isolantes que par du simple papier de riz. Ce foyer traditionnel japonais, les employés de la SPR auraient sans doute voulu le connaître ainsi, rayonnant. Dans ce cas, sans doute auraient-ils entendu les rires vibrants, la joie qui s'écoulait au rythme des pas qui martelaient le sol en courant. Peut-être auraient-ils connu le sourire de cette petite fille aux cheveux longs, le beauté réservée de son aînée ou encore la bonté bienveillante de leur frère. Mais tout cela faisait parti du passé.
Aujourd'hui, le groupe observait avec désolation les ruines du lieu. Les fondations de bois tenaient toujours, vestiges de l'intelligence et de l'art de l'architecte, mais de la mauvaise herbe poussait à présent dans, l'autrefois, magnifique jardin de tradition japonaise. La mousse avait pris sur les murs qui ne s'étaient pas écroulés ou qui n'avaient pas brulés. On disait qu'autrefois, un immense incendie se serait déclaré dans cette maison. La famille entière en serait morte, et aujourd'hui punissait les villageois qui ne les avaient pas sauvés, habitants d'un village situé deux kilomêtres en aval.
C'était ce qui les avait amené ici. Les yeux écarquillés, Ayako fixait cette aire de désolation : "Mais qu'est-ce qui s'est passé ici ?" Le reste du groupe ne répondit pas à son murmure. Ce fut dans un silence lugubre qu'on installa les tentes près de la caravane, indispensable pour garder le matériel en état. Cependant, l'ambiance disparue à l'annonce tant attendue des groupes, qui allait dormir avec qui ? Mai se réjouit de cette soudaine agitation qui l'enlevait à ses préoccupations et celles des autres : c'était à contrecoeur que chacun avait accepté cette enquête.
En effet si l'on remontait quelques jours plus tôt, le mardi vingt janvier...
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Mai courait ce jour-là : elle était en retard, très en retard. Son professeur de mathématiques l'avait interpellé un peu plus tôt. "Faîtes-le ménage Taniyama-san." Bien sûr, il savait pertinement qu'elle travaillait, comme tous les autres jours, mais Juumi-sensei, du même nom que l'odieux scientifique, s'en fichait royalement. Pour lui, si une étudante avait un travail à mi-temps, c'était un preuve de courage, néanmoins, si une étudiante disposait d'un travail à mi-temps dans le paranormal, c'était alors un déchet de la société. Juumi-sensei défiait toute les règles de la logique quand t-il s'agissait d'esprits, de fantômes ou autre inepties, aussi Mai était pour lui une abjection de la nature humaine en crise. Ainsi, Mai courait, peine perdue : elle serait de toute évidence en retard, mais elle courait quand même juste pour poursuivre l'idée que ce travail en valait la peine. Ce job méritait qu'elle soit à deux doigts de se faire virer de son école, il méritait aussi qu'elle ne dorme plus de la nuit parce que d'incessants cauchemards, le passé sanglant d'un enfant, la réveillait chaque en sueurs et en pleurs, il méritait que l'esprit d'un mort lui manque cruellement... Sur cette pensée la jeune fille s'arrêta de courir, une pointe de coté lui procura une vive douleur. Pourquoi fallait-elle qu'elle pense à un mort... Pourquoi avait-il fallut qu'elle tombe amoureuse de son jumeau, lui bien vivant ? Elle n'arrivait plus à faire la part du vrai ou du faux. Qui était Naru, qui était Gène ? Ces deux identités s'accumulaient pour n'en faire qu'une seule. Etait-ce de sa faute ? Elle avait si lontemps cru qu'il s'agissait d'une même personne... Quelques minutes plus tard, la main sur la clanche, Mai entrait au siège de la SPR. "Bonjour ! Désolée du retard !
- Shojo-chan (1) ! Comment vas-tu ?" C'étais une voix familère, une voix chaleureuse qui n'habitait pas habituellement dans ce bureau de rustres. Vêtu d'un vieux jean et d'un sweet, ses vielles basket délaçées, le moine défilait ressemblant à ce qu'il était réellement : un bassiste fauché. "Bô-san. Que fais-tu ici ?
- Naru-bou m'a convoqué. Les autres devraient arriver dans pas lontemps.
- Une nouvelle affaire ?" s'étonna la jeune fille. La voix de son lugubre patron retentit derrière elle la faisant sursauter : "Tu le saurais si tu étais arrivée à l'heure.
- Désolée." murmura t-elle en une grimace crispée. "N'apparait pas soudainement comme ça." Il l'ignora. Naru était aujourd'hui dans toute sa splendeur : une arrogante noirceur qui apparaissait dans ses vêtements à la coupe modèle, ses cheveux sombres négligément coiffés, ses yeux sans éclats qui vous observaient aux rayons X. Le tout rendait aux jeune homme un étrange éclat, une illumination macabre qui séduisait sans mal. Si elle n'avait pas été si souvent présente à ce spectacle, elle aurait eu sans doute du mal à cacher son regard appréciateur. Avec ou sans amour, une chose resterait la même : son patron était agréable à regarder. Ce dernier lui lança un bref regard avant de rapporter son attention sur le moine : "Je t'ai fait venir en premier pour te parler. Connais-tu la légende de la famille Tayoshi, en Hokkaido ?" Bô-san sembla réfléchir un instant avant de lever les yeux vers Naru : "Tu parles de cet incendie où la famille entière fut tuée ?" Une famille entière ? L'attention de Mai augmenta, sans bouger, elle écouta les dires des deux hommes. "Oui. J'aimerai savoir ce que tu en penses.
- Naru-bou, si tu compte aller là-bas, je te conseille de renoncer de suite. Tu connais aussi cette histoire pas vrai ? Depuis trop lontemps on dit que les esprits sont devenus mauvais. Les villageois du village local sont morts de trouille rien qu'à l'idée d'approcher la demeure. Et crois-moi, ce n'est pas pour rien. Moi-même je ne me pense pas assez puissant pour exorciser ne serait-ce qu'un seul de ces morts, même si Ayako et John sont là...
- Kugumiya Rie sera elle aussi présente." ajouta Naru. La nouvelle fit sursauter Mai, cette femme serait avec eux ? Kugumiya-sama dans toute son ignominie et sa traîtrise, l'assistante ressentait une incroyable aversion envers elle, tout en sachant qu'elle ne valait pas mieux : elles avaient toute deux aidé Sean dans sa quête de vengeance. Son patron continua : "C'est elle qui m'a proposé cette affaire. Des villageois ont fait appel à ses services, mais elle seule, elle n'est pas en sécurité." Il marqua une pause : "Je te laisse réfléchir, tu décideras si tu veux participer ou non.
- Tu as décidé d'y participer Naru ?" s'exclama Mai surprise. Les yeux sombres du ghost hunter se posèrent sur elle, une expression indescriptible se profila sur ses traits : "J'ai quelque chose à y faire. Tu n'es pas obligée de me suivre si tu as peur.
- Je n'ai pas peur mais..." Elle hésita un instant. Elle venait de reprendre les cours après les congés de Noël, le Kyoto-sensei (2) arriverait-il à la couvrir encore une fois aux yeux des autres professeurs ? Si Kugumiya était l'orchestratrice de l'affaire, est-ce qu'elle serait encore une fois mélée à Sean ? Seulement, elle ne pouvait pas faire par de ce genre de chose à Naru. Ce dernier était silencieux, attendant la fin de sa phrase. "Rien... Rien Naru. Allons en Hokkaido !" Elle pensa elle-même que son sourire était réellement bien joué étant donné ses préoccupations. Ne se souciant pas plus de son employée, le chef de la SPR s'engouffra dans son bureau. "Eh bien Miss, c'est fou ce que l'amour peut faire de nos jours." Avec un sourire goguenard Bô-san lui ébouriffa les cheveux. "Qu'est-ce que tu fais Bô-san !" riposta Mai en se démenant. "Qu'est-ce que l'amour à avoir là-dedans ?
- Cinq esprits maléfiques enfermés dans une habitation en ruine avec un passé on ne peut plus terrible. Et toi tu n'as pas peur ?" Mai le regarda avec incompréhension. "Même toi tu as assez d'expérience pour savoir que c'est dangereux et pourtant puisque Naru y va, tu y vas.
- Toute les affaires de fantômes sont dangereuses Bô-san !" se défendit l'assistante. "Est-ce que tu vas venir toi aussi ?" L'expression de son ami s'assombrit : "Je n'ai pas le choix, j'ai besoin d'argent et mon groupe ne peut pas y faire grand chose tant que nous ne sommes pas pro. En plus il nous manque un chanteur, vu que la dinde est partie.
- La dinde ?
- Notre ancien chanteur. Une véritable daube, bref... De plus si tu y vas, autant que j'y aille aussi.
- Pourquoi ?
- J'ai confiance en tes rêves et en Naru-bou." L'assistante le regarda surprise de ce soudain aveu. "A ce propos, tes rêves ne s'améliorent pas ?" Il changeait rapidement de sujet Bô-san, quand cela devenait trop sentimental. Mai lui sourit chaleureusement, mais avant qu'elle n'ait pu formuler une réponse, leurs compagnons d'exorcisme commencèrent à entrer dans la pièce. Dix minutes plus tard, la troupe entière était réunie dans le salon de la SPR.
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Après avoir brievement conté les faits, Naru s'attendit à une explosion d'opposition. Il n'eut pas tord, la première fut celle d'Ayako : "C'est complêtement irresponsable ! Depuis toutes ces années l'esprit sera devenu bien trop fort ! Tel Urado ! Alors cinq comme lui nous ne reviendrons pas vivant.
- Rien n'est encore confirmé quant au statut des esprit. Et ils ne sont pas aussi agés qu'Urado." corrigea le ghost hunter avec patience. Matsusaki-san sembla se reprendre légèrement, elle se remit droite contre le dossier du fauteuil. "Tout de même," fit-elle avec nervosité. "C'est de la folie, nous ne sommes pas assez puissants, même avec Kugumiya-san. Tu disais toi-même qu'on ne pouvait pas exorciser les monstres.
- Si nous découvrons qu'ils le sont réellement, nous rentrerons à Tokyo. Jusque-là, ce ne sont que des esprits." Un silence parcouru la petite assemblée. Il continua sur un ton indifférent : "C'est à vous de choisir, rien ne vous empêche de partir." Comme il l'attendait, une légère agitation se manifesta parmis les personnes présentent. John fut le premier à parler : "Si ce sont des esprits, je dois les exorciser pour qu'ils reposent en paix." déclara l'homme de foi avec son éternel sourire bienveillant. "Et puis je vous dois un service depuis l'affaire de l'église." Comme il le pensait, John accepterait sans hésiter, se fut au tour de Hara-san d'approuver l'affaire : "Vous ne pourrez pas voir les esprits sans mon aide, je me sentirais coupable s'il t'arrivait quelque chose.
- Bien, Bô-san ?" Le moine ajouta son assentiment : "Je viens." Il ne restait plus qu'une seule personne, les regards fixèrent tous ensemble la miko récalcitrante. "Vous êtes vraiment inconscients. Je viens mais je vous aurais prévenu." De légers rires secouèrent les autres exorcistes. Naru ferma les yeux, demain un avion les amènerait tous en Hokkaido.
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Elle leur avait téléphoné ce jour-là en rentrant chez elle, sa chance avait fait que le Kyoto-sensei en personne avait répondu. C'était quelqu'un d'amical, de particulièrement gentil. Mais ce jour-là, à l'annonce du départ de son élèvre, sa voix s'était un peu crispée. "Taniyama-san, je comprend que se soit pour le travail, mais...
- C'est une affaire importante en Hokkaido Kyoto-sensei. Elle durera plusieurs jours, ils ont besoin de moi là-bas et...
- N'oubliez pas que pour passer en troisième année, vous devez être présente aux examens qui se dérouleront dans quatres semaines, et ça demande beaucoup de préparations. En particulier en Maths vos notes baissent.
- Je serais présente Kyoto-sensei, l'enquête durera sûrement une semaine au plus tard...
- Je verrai ce que je peux faire. Mais plus vite vous serez rentrée, moins Juumi-sensei ne mettra la pression sur votre renvoi..." La pression sur son renvoi, l'épée de damoclès pesait donc bel et bien au dessus de sa tête...
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Il fallait à peine une heure et demi au vol Tokyo-Sapporo (3) pour arriver à destination. Mai avait pendant ce temps papoté allègrement avec ses compagnons, Kugumiya-sama étant déjà sur place, la confrontation était repoussée à plus tard. Cependant, une fois arrivée à Sapporo, ils furent d'abord surpris par le froid mordant (4) de la contrée, et pour leur faciliter la tâche, une tempête de neige s'annonçait. Se fut ainsi avec beaucoup de difficulté que le train s'ammorça dans la neige pour rouler jusqu'au fin fond de Tokachi-shicho (5), encore à des kilomêtres de là. Quelques heures plus tard, un chauffeur viendrait leur apporter le matériel par la voie routière. Toute cette entreprise allait leur prendre un bon bout de temps... Mai soupira, les trois heures de train étaient déjà doublées par deux, dans combien de jours allaient-ils pouvoir commencer leur enquête ? "Dis Mai, tes rêves ne s'arrangent toujours pas ?" questionna Ayako. La jeune fille regarda la jeune femme qui était assise à ses cotés. Même enmitouflée dans un énorme pull, la Miko était toujours habillée de beaux vêtements. "Dis Ayako, tu vis toujours chez tes parents ?" Le visage de la miko se crispa : "Mais qu'est-ce que tu racontes ? Ca fait lontemps que je ne vis plus accrochée aux jupes de ma mère." ajouta t-elle avec dédain. "Être Miko est si bien payé ?
- Bien sur que non, je suis enquêtrice dans une compagnie d'assurance.
- DE QUOI ?" Mai faillit tomber de son siège. Ayako, enquêtrice ? C'était aussi improbable que de faire de Mai un scientifque. "En...quê...trice...
- Je suis chargée de vérifier si les morts sont bel et bien morts. Si leur mort est naturelle ou d'autre chose de ce genre. Il y a des cas un peu partout alors je suis libre d'être Miko en même temps.
- Vraiment...
- Ouai." La jeune femme observa très longuement son vernis à ongle. "C'est un bon boulot. Nous sommes un groupe d'amis là-bas, alors on se partage le travail. Si je dois partir une semaine Hiro prend mes dossiers, en retour je le couvre une semaine s'il doit aller voir sa maitresse ou une autre femme..." Une goutte de sueur coula lentement sur le visage de Mai. "C'est vraiment louche dans ce genre de boîtes." Ayako ne l'entendit pas.
La nuit était déjà tombée lorsque la troupe arriva dans le village Hatsuyuki. C'était un minuscule regroupement de maisons à l'intérieur d'une vallée. La présence d'arbres était si forte qu'on aurait pu croire que le habitations appartenaient à la forêt elle même. Les deux taxi qui les amenaient à destination les déposèrent devant la plus imposante d'entre elle. Construite sur une terrasse surélevée, la résidence de deux étages faîte de pierre et de bois parraissait robuste, isolant ses habitants aux froid des hiver terribles de l'île. Sur le palier de celle-ci deux femmes attendait, bras croisés. L'une d'elle, d'une cinquantaine d'année, était à l'image de la construction, robuste et rassurante, tandis que la seconde, Mai la connaisait très bien. Kugumiya Rie, Mai la rencontrait pour la deuxième fois. Quel était le service que lui avait rendu Sean pour qu'elle lui fournisse des informations ? Quel était sa relation avec lui ? Mai voulait le savoir, sans qu'elle ne sâche pourquoi. Les deux femmes leur firent signe d'entrer. A l'intérieur, s'étendait un eau salon, regroupé autour d'une cheminée moderne, au cetre de la pièce. Les murs rouges sombres apportaient encore un peu de chaleur tandis que les immenses fenêtres donnaient sur la forêt qui les entouraient. La neige n'avait pas cessé, au dehors elle s'accumulait jusqu'à cinquante centimêtres. La vielle femme leur proposa de s'installer sur les fauteuil et de retirer leur manteau. Avec une expression de bien-être, Mai s'approcha de la cheminée ronde, la sensation de chaleur engourgit son corps fatigué : elle n'avait pas dormi le long du voyage, de peur de faire des cauchemards. Leur hôte se présenta, détournant l'attention vers elle-même : "Je suis Kouhou Fubuki. Enchantée de vous rencontrer." Les exorcistes la saluèrent tandis que Naru, l'habitude demeurant, en venait aux faits : "C'est vous qui avait fait appel à nos services ?
- Oui. Vous êtes ?
- Je suis Shibuya Kazuya. Voici mes assistants Koujo Lin et Taniyama Mai..." Les deux concernés s'inclinèrent respectueusement. "Et voici des exorcistes avec lesquels nous travaillons : Matsusaki Ayako-san, Hara Masako-san, Takigawa Honshou-san, et Brown John-san." Quel politesse. Mai aurait voulu se moquer ouvertement de ce Shibuya Kazuya qui semblait si respectueux. Si leur hôte savait que la seule et unique chose que Naru respectait était le thé... "Taniyama, c'est votre nom ?" lui demanda soudainement Kouhou-san. "Oui. Appelez-moi Mai." La vielle femme sourit. "Mai-chan, pourriez-vous m'aider à porter les plateau ? Je vous ai préparé un en-cas, mais il y a deux plateau alors...
- Pas de problème." Mai suivit la femme dans la pièce attenante, une cuisine qui semblait assez agées, le bois de éléments de cuisines semblait atteint par les années. Sur l'un d'eux, deux énormes plateau où reposait d'allécheant onigiri et autre mets. Alors qu'elle saisissait l'un d'eux, Kouhou-san lui demanda : "Votre chef, est-il en deuil ?" Le geste de la jeune fille resta en suspend. En deuil, Naru ? Elle n'y avait jamais pensé, mais la couleur du deuil n'était-elle pas le blanc (6) ? A ce moment était-il encore sous le choc de la mort de son frère... "Excusez-moi, c'est sans doute indiscret. C'est juste que j'ai passé quelques années en Europe où le deuil est fait de noir." Naru, et l'Angletterre, sa difficulté à lire les kanjis, tout s'expliquait peut-être finalement. "Kouhou-san, vous avez perdu quelqu'un vous aussi ?" Son visage s'assombrit mais malgrès tout un sourire bienveillant s'inscrit sur son regard. "Un de ces bel hommes, qu'on suivrait partout. J'était follement amoureuse de lui, mais je n'ai jamais osé lui dire. La situation me convenait ainsi je crois, j'avais peur que la vérité m'éloigne de lui. Finalement il est partit avant ça, mais j'étais à ses cotés jusqu'à la fin...
- ..." Vraiment, c'était une belle histoire. Mai se retourna vers la femme, qui les yeux dans le vague se souvenait de ses bons moments. Elle reprit ses esprits en s'excusant : "Je n'ai pas le portrait de la japonaise modèle (7), je parle de trop, et je suis franche. Désolé de vous avoir embêté avec ça.
- Pas du tout ! C'est... Vraiment, c'est très beau..." La vielle femme la regarda affectueusement avant de reprendre vivement le plateau posé sur la table. "Je t'aime bien petite. Allez ! Des hommes affamés ne sont plus des hommes !" Mai opina et prit à son tour le second plateau. Au moins, dans cet étendue froide et sinistre, la compagnie était agréable.
Peut-être avait-elle parlé trop vite. "Pourquoi a t-il fallu que, pour la dernière nuit que je passe dans un lit, se fut avec toi ?" Le destin ne l'avait pas réunie à Kugumiya-sama, mais à une espèce proche d'arrogance. Masako se plaignait encore. Le nombres de chambre était restreint, et deux personnes avaient dû dormir dans le même lit. "Masako, ce n'est pas non plus par bonté de coeur je te signale !" La médium se tourna vers elle, s'arrêtant de marcher entre les meubles de la pièce. "Et je peux savoir avec qui tu aurais préféré être ?" Comme si la question se posait. "Ayako
- Piteux mensonge.
- Dois-je en conclure que toi tu préférerais être avec un homme Masako ?
- Tu conclus bien trop vite.
- Parce que j'ai tord ?
- Il ne faut pas prendre tes désirs pour ceux des autres.
- Arrêtes un peu ! Tout le monde sait que tu voulais être avec Naru." Le visage de la médium rosit légèrement. "Qu'est-ce que... Ce n'est pas vrai !" La réaction enfantine fit sourire Mai. "Tu es mignonne Masako !" La jeune fille tourna la tête, refusant de montrer sa gène. "Je dors, ne prend pas trop de place."
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Encore une fois, ces couloirs glaçés, la peur au ventre, le sang qui coule, le vue qui se brouille. Cette sensation devenue si familère, mais pourtant, Mai ressentait toujours la terreur qui s'en dégageait. Les voix derrière elle, elle panique, la porte se fracasse, mais cette fois, contrairement à toute les autres, la lumière revient, dans cette écran de luminosité, une personne se tient debout, les sourcils fronçés. Etait-ce lui ? Elle n'en était pas sûre, mais pourtant, sa démarche, son maintien... "Gen-chan ?
- Depuis combien de temps fais-tu ce genre de rêve ?" La question est assez dure, mais si le ton n'est pas le même que d'habitude, elle en est certaine, la personne debout devant elle est le frère de Naru. "Gen-chan ! Ca fait lontemps !
- Mai, réponds à ma question, s'il te plait." Pourquoi passaient-ils leurs temps à lui poser cette question ? Ce n'était pas si important, dès qu'il serait exorcisé, alors... "Mai...
- Ca n'a pas cessé, depuis la dernière enquête." finit-elle par répondre. "Mais ce n'est pas grâve, j'ai juste à attendre pas vrai ?" Il ferma les yeux, quant-il les ouvrit il avait retrouvé son sourire habituel. Elle en étais heureuse, cela lui avait manqué, d'une certaine façon. "Tu dois pouvoir fermer ton esprit à ces rêves par toi même.
- Je peux faire ça ?
- Je peux t'apprendre." La jeune fille étais surprise : "Toi aussi tu as ces pouvoirs Gen ?
- Oui, pendant lontemps j'ai pu lire les souvenirs d'autres personnes, envoyer mon esprit où je le souhaitais." Les yeux de Mai s'écarquillèrent : "Je croyais que tu étais psychokinèse comme Naru.
- Ah bon ?
- Vous êtes jumeaux alors... Au fait Gen, êtes vous anglais ?" Il la regarde avec un air incompréhension. "Il ne te l'a jamais dit ?
- Non, j'avais vu juste alors ! Mais...
- Oui ?
- Naru porte t-il encore ton deuil Gen ?" Un voile de tristesse passa sur le visage de son ami : "Ne fais pas attention à ça, cet idiot est un grand sentimental." C'était vraiment étrange d'entendre quelqu'un traiter Naru d'idiot, Mai resta un instant silencieuse avant de baisser les yeux : "Je suppose que je ne lui donnerait jamais son cadeau d'anniversaire." Gen la regarda interdit : "De quoi ?" Mai se gratta la tête, mal-à-l'aise. "Je lui avais acheté des vêtements, pour son anniversaire.
- Tu as acheté des vêtements à Naru ?" Elle opina tandis que l'esprit éclatait de rire. Un peu vexée elle rétorqua : "Je voulais le voir sans noir pour une fois ! De toute façon il n'a jamais voulu me dire la date. 'Ca ne te regardes pas'." imita t-elle avec une grimace. Gen se calma un peu avant de lui demander : "Quel style de vêtements ?
- Je ne te le dirais pas.
- Pourquoi acheter des vêtements ? Ce n'est pas le genre de chose que l'on offre." remarqua Gen, la jeune fille répondit faiblement : "Il est impossible d'acheter quelque chose d'inutile à Naru : il le jetterait. C'est pour ça que j'ai acheté une veste, la sienne il l'avait déjà quand je l'ai connu il y a trois ans.
- C'est très attentionné de ta part.
- Pas du tout." se défendit-elle violement "Je..."
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Mais le décor blanc s'envola brusquement pour faire place au plafond de la chambre. Masako secouait son épaule avec force. "Mai ! Nous allons être en retard !" La jeune fille grogna : elle n'aurait pas pu la réveiller en douceur ? Se frottant les yeux, elle se leva pour se diriger vers la salle de bain.
Ce furent ce jour précis qu'il arrivèrent à la demeure en ruine des Tayoshi, après qu'un chauffeur exténué leur eut déposé leur équipement. A leur risque et périls.
Note du chapitre :
(1)Shojo : jeune fille en français, facile à retenir, c'est comme les mangas XD
(2)Kyoto-sensei : Ce qui fait office de CPE ou de principal adjoint dans les établissement scolaire.
(3)Tokyo-Sapporo : Juste une petite note inutile pour préciser que ce vol est le plus emprunté du Japon.
(4) Concernant le froid en Hokkaido. Hokkaido est l'Ile du Japon située la plus au nord, c'est aussi la région qui détient le monopole agricole du pays. En effet Hokkaido est une région de champs et de forêt. Pour en revenir au froid, la température descend fréquamment à - 20° en hiver, et la mer au nord de l'Ile est gélée pendant un moment à cause du froid. Bref Hokkaido est la région la plus touristique du Japon en été, mais on comprend vite pourquoi c'est désert l'hiver
(5) Tokachi-shicho est une section d'Hokkaido situé à l'Est de l'Ile, cependant, comme elle s'enfonce loin dans les terres, l'enquête se déroule au centre de l'Ile.
(6) Le deuil au Japon est, contrairement à nous, vêtu de blanc, couleur des esprits et de l'autre monde.
(7) La japonaise modèle : contrairement à nous, françaises qui n'hésitons pas à crier sur un mari pleurnichard et à prôner haut et fort notre indépendance (vive la France ;) ) Le Japon est encore aujourd'hui un pays très macho. La plupart du temps la femme travaille seulement en attendant un mari, et son objectif est de devenir une bonne mère au foyer, prenant soin des enfants et de son époux. Notre génération à un peu changée la donne, mais cet vision de la femme est encore très fort au Japon.
C'est pour cela que Kouhou-san, femme fière et franche, n'aurait sans doute pas été considérée comme un efemme faisant honneur à sa famille.
Beaucoup de notes dans ce chapitre... Je n'aime pas les trois derniers paragraphes d'ailleurs, ça devait tourner sur les pouvoirs de Mai et j'ai finis par ne parler que de Naru ça craint, je ne sais même pas ou j'ai été chercher cette histoire de veste.
Encore désolée pour cette attente, j'essaierais de me mettre au boulot maintenant que j'ai réecris mon intrigue. Avec un meilleur chapitre ' tant qu'à faire.
Ja ne !
PS : petit quizz, juste pour voir, savez vous d'où vient le nom Kugumiya Rie ? Elle est plus proche de la série que vous ne le pensez XD (je ne me foule pas pour les noms de persos, d'ailleurs le nom de la nouvelle venue, Kouhou Fubuki, signife Hautes montagnes et Tempête de neige plutôt débile quand on connait le lieu de l'action.)
