Je fais vite ce soir, alors désolée je ne répondrais pas personellement aux reviews, mais un grand merci aux trois lectrices qui m'en ont laissée une.
J'ai mis pas mal de temps à sortir ce chapitre, mais je suis partie une semaine en corse (hyuu ), et j'ai du rattrapper tout les bévues de mon dernier chapitre. A vous de me faire savoir si tout va bien à présent ! xD
Suite à cela, bonne lecture à vous tous, et merci de suivre cette fanfiction !
Vocabulaire :
Tô-san : père
Ka-san : mère
Nee-san : grande soeur
Nii-san : grand frère
Futon : sorte de matelas dans lequel dorme les japonais
Quand ils étaient enfin arrivé sur les lieux dit hantés, Ayako se plaignait dejà : "Pourquoi on camperai en plein hiver !" Qu'elle disait. Mai n'aurait pas pu répondre, elle avait été tout aussi étonnée quand Naru avait annoncé la nouvelle. Peut-être voulait-il tester sa propre capacité de survie, ce à quoi elle aurait répondu qu'elle ne risquerait pas de s'enterrer six pied sous terre pour une ânerie pareille. Mais il avait dit la phrase magique : "Tant que nous ne passons pas la nuit ici, nous ne connaîtrons pas les détails de l'affaire." Tant que c'est pour le boulot, le bon exorciste peut mourir, être blessé grâvement ou encore être possédé par un esprit démoniaque, de ce fait, aucun membre du groupe n'avait protesté pour passer simplement une nuit dans la neige. Suite à cela, ils jouèrent à pierre-papier-ciseaux, pour déterminer à chacun un coéquipier de chambrée qu'il n'était pas censé quitter de la journée. Malheureusement, Mai calomnia cette règle quand sa coéquipière se révéla être Kugumiya Rie-sama, laquelle, lui lançait des regards noirs, comme-ci le choix du signe était de sa responsabilité. Maudite bonne femme. "Bien." commença Naru après que les binômes aient été déterminés. "Aucun de vous ne doit rester seul. Suis-je bien clair ? Tant présence de fantômes n'est pas confirmée nous ne tenterons rien pour énerver les esprits. Bô-san, Masako, je veux que vous fassiez le tour de la demeure pour détecter les esprits, faîtes attention : Que se soit au rez-de-chaussé ou à l'étage, les risques éboulements sont nombreux. Jetez juste un oeil aux pièces principales et revenez à la caravane. Pendant ce temps nous installerons le matériel.
- Personne ne reste à la base ?" s'étonna Mai. Naru lui jeta un bref regard et démentit : "Lin sera dans la caravane. Je resterais avec John et Ayako." Une vague se soulagement parvint à Mai : au moins, elle n'auraient pas les deux narcissiques en même temps sur le dos. Cependant, même en pensant cela, elle ne s'empêcher de ressentir une pointe d'irritation envers le brun, pour une raison inconnue. D'un geste vif, elle se détourna tout en étirant ses épaules, ankylosées par le long voyage en voiture. "Allons-y !
- Tu as intêret à bien travailler. Je n'ai pas envie de réparer tes bêvues," avertit Kugumiya. Toujours dos tourné au groupe, l'assistante se mordit la lèvre pour éviter de lui balancer une réplique cinglante. Elle commença simplement à se diriger en silence vers le batiment de droite, preuve que le caractère de Naru finissait finalement à déteindre sur elle, Mai n'avait aucune envie d'engager une discussion avec la personne qui l'avait vendu à Sean. Le reste du groupe, légèrement intrigué par son comportement inhabituel, finit par laisser ses membres partir eux aussi vers leurs affectations. Après un bref arrêt pour saisir les caméras et autres instruments déposés sur une bâche près de la caravane, les deux jeunes femmes lourdement chargées s'engouffrèrent dans le bâtiment.
C'était sans nul doute le plus délabré des trois, aux murs noircis il manquait d'énormes parties ouvrant ainsi la pièce au paysage extérieur : une forêt de pins, sans doute immense d'après l'apperçu que Mai en avait eut sur la route. Le sol n'était, lui, guère en meilleur état, crevassé par l'absence d'une partie du parquet, la pièce était ainsi séparée en deux, la mauvaise herbe, couverte de cristaux de givre et de neige s'était habilement glissée entre les manques. "Le feu a dut se déclarer par ici." remarqua sa coéquipière en désignant l'autre partie du lieu. "Il n'y a plus ni mur ni sol." Mai hocha la tête en signe d'approbation. "Il faut qu'une caméra couvre cet angle." répondit-elle en dépliant les pieds de la caméra qu'elle portait, posant les micros et thermographes sur le sol. "Heureusement que Naru a du bon matériel.
- Evidemment, il reçoit beaucoup de subventions." lança Kugumiya-sama avec une pointe d'irritation. "Ne sois pas stupide.
- Ce n'était qu'une simple remarque." s'énerva la lyçéenne. "Et puis pourquoi Naru recevrait autant de don ? Nous ne sommes pas particulièrement célèbres dans notre milieu." Le visage de l'exorciste se détourna soudainement vers elle avec une expression incrédule : "Ne me dis pas... Tu n'as toujours rien remarqué ?
- Remarqué quoi !" Elle avait presque crié, sans s'en appercevoir. Les deux femmes se fixaient à présent en silence, une lourde atmosphère s'était répandue dans le bâtiment. La colère de Mai se changea peu à peu en désolation. Ca n'allait pas, elle n'aurait pas dû crier, ni s'énerver pour si peu. Elle en avait vécu d'autre non ? Avec Naru... Ne rien savoir, rester dans l'ignorance... L'autre femme, la regardait toujours, scrutant ses réactions succesives. Elle finit par demander, d'une voix que Mai ne lui connaissait pas : une voix chevrotante, presque apeurée qu'elle essayait vainement de rendre plus ferme : "Qu'est-ce que t'as dit Sean... sur moi ?" La question, une fois posée, finit par percer l'abçès de rancoeur que Mai tentait de garder depuis la dernière affaire. "Vous nous avez vendu à Sean. Tout ce qu'il a pu utiliser contre moi et Naru, il le tient de vous..." Un ange passa, avant qu'elle ne réponde : "Je n'avais pas d'autre choix, il est capable de tuer pour avoir ce qu'il souhaite...
- Vous n'aviez pas le droit de nous mêler à ça !" s'exclama Mai. Son interlocutrice lacha un ricanement : "Ce n'est pas moi qui vous aie montré du doigt à Sean. Il vous avait remarqué dès votre arrivée. Qu'étais-je sensé lui dire quand avec son sourire intéressé il m'a posé la question : 'Elle a des capacité ESP n'est-ce pas ?' Lui mentir ? Sean est bien plus intelligent que tu ne le penses ! Il sait parfaitement quand on lui ment pour être un expert dans ce domaine. Il manipule son entourage à sa guise, à dix-neuf ans c'est un membre majeur de la Hapre." Elle s'arrêta pour reprendre son souffle, regardant toujours Mai dans les yeux : "Et nous ne pouvons pas le blâmer d'être devenu ainsi. C'est quelqu'un qui a beaucoup souffert.
- C'est pour cela que vous l'avez aidé...
- Non." Le ton catégorique la fit presque sursauter. "Quoi qu'il dise, je ne suis pas en accord avec son association où je-ne-sais-quoi, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai reçu ce lustre." Des souvenirs affluèrent dans la mémoire de Mai, cette soirée ou l'esprit avait fait son apparition pour la seconde fois. Elle avait été blessée par ce même lustre. "Sean m'a aidé une fois, alors qu'il aurait pu tout simplement rester en sécurité. Je lui doit une fière chandelle. Taniyama..." Elle prit une profonde inspiration comme si prononcer ces mots lui en coûtait profondément. "Nous sommes dans une position similaire, nous avons toutes deux aidé la même personne alors... Pendant le temps que durera cette enquête en tout cas, soyons coéquipières." Il sembla à Mai qu'elle n'avait pas souri aussi sincèrement depuis lontemps. Kugumiya avait raison après tout, elles étaient toutes deux dans le même bateau.
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"On a bien fait de les laisser ensemble ?" répéta Bô-san pour la troisième depuis qu'il avaient commençé leur inspection. Masako ne tint plus et laissa échapper un soupir de consternation : "On doit travailler Bô-san, et non s'occuper des faits et gestes de Mai. Pourquoi vous inquiêtez-vous autant ?
- Mauvais pressentiment. Et tutoies-moi Masako, je ne suis pas beaucoup plus agé que toi.
- Ca n'a rien à voir avec l'âge." De l'index, elle frôla une table de nuit dont le bois, rongé par les termites, n'avait pas conservé son lisse aspect. Ils étaient au premier étage du bâtiment gauche. Moins atteint par le feu que les deux autres, seul les murs noircis semblait témoigner du drame. Les cloisons encore debout, avaient composées les étages en plusieurs chambres. Trois aux rez-de chaussé, deux au-dessus. Des vestiges des anciens habitants ne semblaient pas avoir bougés depuis des décennies. "C'est sans doute un lieu encore empreint de souvenirs." murmura Masako pour elle-même. Le moine se tourna vers elle : "Tu as senti quelque chose ?
- Ca ne fait aucun doute que des esprits hantent cette demeure, cependant, je ne les distingue pas...
- Comment ça ?
- Ils se ressemblent trop." détermina soudain la médium. "Leurs auras sont presque qu'unies entre elles.
- Ils étaient du même sang, c'est sans doute pour ça." Il marqua une pause, observant la penderie et les débris de porcelaine qui étaient restés à ses pieds. Se baissant, il aperçu dessous l'armoire un tissu qui, autrefois, avait dû être clair. Même rongé par les mites, on pouvait deviner la coupe d'un minuscule kimono. "Une poupée en porcelaine. Ce me rapelle de mauvais souvenirs. Tu crois que nous sommes dans la chambre d'une petite fille ?
- C'est probable." répondit Masako, pensive. Elle ouvrit avec difficulté le profond tiroir de la table de chevet, en de laisser échapper une exclamation de surprise. "Masako ?
- C'est... Un casque ?" Son collègue s'approcha, et jeta un coup d'oeil à sa découverte. Ses yeux se plissèrent soudainement de suspicion, pris d'une soudaine inquiètude. Avec lenteur, comme ayant peur de se qu'il pourrait lui advenir, il saisit l'objet. Comme Masako l'avait laissé échapper c'était un casque. Un vieux casque, de soldat, dont la couleur kaki était devenue terne par la force des années. Brusquement, la médium désigna l'autre coté du casque. Un trou, dans lequel l'exorciste aurait pû sans problème passer l'auriculaire avait perçé le fer. En observant plus minutieusement, quelques traces de sang apparaissaient encore sur le casque. "Qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi une gamine garderait-elle ça dans sa chambre ?" La main sur sa bouche, les yeux imperceptiblement plus grands qu'à l'habituel, sa collègue dit lentement : "Il faut montrer ça à Naru.
- Tu as raison, mais continuons l'inspection des autres chambres tout d'abord. Il y en a encore une à l'étage non ?" Elle ocha la tête en signe d'approbation.
Ce fut dans une pièce de même taille qu'ils s'engouffrèrent. En meilleur état que la dernière : le plafond recouvrait cette fois entièrement les lieux, le vent n'avait pû balayer les épaisses couches de poussière qui s'étaient accumulées au fil du temps. C'était un lieu austère, un futon éliminé à l'odeur de moisi prônait au centre de la pièce. Il était, vu sa largeur, de toute évidence conçu pour deux personnes. Une peinture couverte de poussière dont l'image était détériorée par l'humidité se désignait véritablement comme la seule décoration du lieu. Aucune armoire ne contenait habits et objets personnels. Le moine crut tout d'abord qu'aucun être humain n'avait couché ici quand, au fond de la pièce, dissimulé dans l'ombre, il vit une table basse, minuscule, sur laquelle se découpait peu à peu les silhouettes de bougeoirs, d'un cadre et d'un luxueux porte encens. Saisissant le cadre, il marmonna d'un air sombre, qui ne lui était pas habituel : "Je crois que nous avons découvert à qui appartenait ce casque."
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"Je n'ai aucune envie de monter à l'étage." De toute évidence, leur trêve n'avait pas interdit à Rie de se plaindre. Mai soupira en tatonant prudement les marches de l'escalier de bois à demi-éliminé de peur de soudainement les traverser et d'avoir de ce fait, droit à une chute phénoménale ou quelques os seraient vite cassés. Avec tout autant de précaution elle hissa les détecteurs de fantômes en tout genre que lui tendait sa collègue, tout en maugréant : "Ce n'est pas toi qui montes à l'étage Rie, alors pourquoi tu te plains ?
- Ne me tutoies pas. Comme je te l'ai déjà dit nous n'avons..." Froid. Coupant brusquement la phrase de l'exorciste, un courant glaçé traversa les corps de Mai et de Rie. L'assistante frissonna d'effroi : cette sensation n'était jamais de bonne augure. Elle jeta un bref regard à sa coéquipière qui lui fit signe de redescendre. A ce même instant, la silhouette translucide commença à prendre forme, sous leur yeux effarés, se tenant droite entre elles. Comme s'ils étaient eux-même doté de vie, sa peau, ses membres se noircissaient tour à tour, semblant fondre puis, revenait à un aspect lisse et blanchâtre. Ses lèvres découvraient alors sa machoire brûlée. Réprimant un hurlement de terreur, Mai déglutit et commença se descente tout en accompagnant Rie dans son mantra. Mais seulement, à peine son pied se fut-il posé sur la marche précédente, elle craqua. "TANIYAMA !" Mai, elle ne cria pas : elle était déjà partie, avant d'avoir touché le sol.
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Une sensation de chaleur. Ses yeux s'ouvrent sur la puissance bienfaitrice du soleil qui l'aveugle quelques instants. Puis, lentement, un garçon apparait. Mai pense d'abord voir Naru, mais ses cheveux d'un noir ébène sont la seule ressemblance qui les lie. Il arbore un sourire chaleureux, de grand yeux clairs et lui tend un paquet bien enveloppé bien un mouchoir. Elle le prend et il s'ouvre sur un onigiri. "J'ai pensé que tu devais avoir faim, Nee-chan." Nee-chan. Le décor se met soudain en place. Loin des ruines, des murs noircis et dépecés, loin de cet univers morbide qui ne décrit que la désolation, c'est une demeure si magnifique, qu'elle ne la reconnut pas tout d'abord. Elle est à l'arrière de la maison, elle ne voit pas l'entrée. Un étang surmonté d'un petit pont, entouré de bambous, banzais et cerisiers constituaient cet immense jardin. Elle se lève du banc sur lequel elle était assise, elle fait la même taille que le garçon, mais à un ou deux centimêtres près c'est tout de même elle la plus grande. "Merci, Shinji-chan. Ka-san n'est pas rentrée ?" Il secoue la tête, en grommelant : "Au village encore, heureusement que Tô-san est là. Il va faire à manger..." Il fait un bruit rauque avec sa gorge montrant son avis personnel sur la question. "Alors mange cet onigiri d'abord. Ok ?" Elle éclate de rire et engouffre le met dans sa bouche. C'était délicieux.
Un instant plus tard. Une voix l'interpelle, de son véritable nom. "Mai, Mai." Ca ne vient pas de l'extérieur, non, pas du lieu ni de l'époque où se trouve son corps. Alors elle abandonne sa silhouette de petite fille qu'elle incarne. Ses jambes, ses bras sont soudainement plus grands, atteignant sa taille réelle. Elle les observe un moment, puis s'avance lentement vers la source de l'appel. Soudainement, c'est dans une pièce sombre qu'elle se retrouve. Elle la reconnait de suite, elle y a vécu tant de temps. Doucement, elle frôle le canapé acceuillant les visiteur de l'agence, puis la voix revient. "Mai, je suis là." Elle la reconnait cette fois, la personne à qui appartient cette voix, mais elle reconnait aussi cet instant parmis tant d'autre. Elle a déjà vécu cette scène. Yasuhara-san allume la lumière du plafonnier. Il tenta de sourire, mais cela renforce l'image désincarnée que Mai perçoit de lui. Des cernes immenses barre ses yeux étrangement flou, sa paupière rougie lui donne un aspect maladif qu'apportait déjà son teint blafard, si pâle. La stupeur de l'assisante l'a fait hésiter : "Yasuhara-san, que... mais...
- Effrayant n'est-ce pas ?" fit-il avec un sourire contrit. "Je ne voulais pas que les autres me voient dans cet état, c'est pour ça que je me suis permis de te faire venir ici si tard. Je suis si désolé..." Avec une lenteur terrifiante, il s'effondre presque sur le dossier du fauteuil devant lui. "Je suis si désolé Taniyama-san, Mai... Je veux dire... je ne sais plus." La jeune fille se précipite alors pour le soutenir, mais d'un geste il repousse son aide. Elle remarque alors l'enveloppe qu'il tient. Il lui tend : "Tu cherchais un nouvel appartement. J'ai trouvé." Comme dans son souvenir, elle frémit d'appréhension et d'inquiétude, un sentiment étrange envahit ses sens, elle ne sais plus quoi penser. Puis, alors même qu'elle allait continuer à vivre son passé, une main ferme la retient. "Voilà ce qui arrive lorsque l'on ne maitrise pas ses pouvoirs." Encore cette fois, le ton est dur, il ressemble bien plus à celui qu'utilise Naru qu'à l'intonation amusée de Gen, mais, Mai sait, elle devine surtout que c'est bien le fantôme qui chasse peu à peu la scène et son décor qu'elle revivait alors. Ils reviennent dans cette univers blanc qui leur est familier. Le fantôme l'observe intensément, à un tel point que Mai fint par rougir : "Gen-chan ?" Il ne répond pas, ce n'est que quelques instants plus tard qu'il entame son diagnostic : "Si tu pars trop dans ton passé, tu ne pourras plus en revenir Mai." Celle dernière tressailit. Ce n'était pas dans les habitudes du fantôme de lui tenir de tel discours. "C'est pourtant toujours comme ça lorsque je rêve.
- C'est faux, tu ne dois en aucun cas te retrouver dans tes propres souvenirs Mai. Jamais, ou tu pourrais ne jamais en ressortir." Elle ne sait pas quoi répondre, Gen continue : "Quand tu es ici en tant qu'esprit tu gardes un subconscient, qui agis selon tes émotions. Si tu te préoccupes trop d'un évènements antérieur, au lieu de se focaliser sur les souvenirs du lieu ou ton corps se trouve, c'est dans tes propres souvenirs que tu plongeras. Malheureusement, il est inévitable que si tes souvenirs prenne le dessus sur ta propre réalité...
... Tu y restes emprisonnée à jamais...
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Cette sensation, que quelque chose lui échappait, Naru détestait ce sentiment, de plus en plus fréquent néanmoins. En réalité, depuis la dernière affaire, il était récurrent. "Shibuya-san, en avons nous fini avec cette pièce ?" Ils étaient tous le trois, Ayako, John et lui même dans la deuxième chambre du rez-de-chaussée. La première, apparement inutilisée n'avait pas apporté grand chose à l'enquête, celle-ci, qui d'après les vêtements découverts était celle d'une adolescente, n'était pas plus concluante. De toute évidence, cette partie de l'habitation était utilisée dans le seul but de dormir. "J'arrive John, commençait à emporter les micros dans la pièce suivante." Ses deux collègues approuvèrent d'un signe de tête avant de faire coulisser la porte. Matsusaki-san, dernièrement très silencieuse, grommela légèrement quand une écharde de bois s'enfonça dans sa paume. Les mots "inconscients... dangereux..." lui parvinrent. Il les acceuillit avec un rictus moqueur : de toute évidence la miko lui en voulait de l'avoir conduit en Hokkaido. Jetant un dernier coup d'oeil sur la chambre, il remarqua un interstice entre les deux planches qui, collée l'une à l'autre, formaient la pièce principale de la table basse. Saisissant un des tournevis qui les aidait à régler les pieds des caméra, il déterra de la fine cachette une feuille de papier dont les bord arrachés indiquait la provenance du cahier. C'était un dessin enfantin mais néanmoins assez réussi, une fleur rouge prenait toute la largeur de la feuille tandis qu'écrite seulement en hiragana (et cela l'arrangeait bien), une phrase avait été inscrite maladroitement au bas du dessin. Une fleur pour Nee-chan. La dîte grande soeur était sûrement l'occupante de la chambre. Le ghost hunter se demanda ou pouvait bien se trouver le reste du cahier à dessin. Mettant cette histoire de coté pour le moment, il déposa la feuille dans une caisse réservée au indices avant de l'amener avec la caméra restante dans la pièce suivante. Seulement, avant même d'avoir posé le pied sur le sol hasardeux du couloir... "Naru !" Lin-san, de sa grand taille, était entré en trombe dans la demeure, alertés, leurs deux compagnons sortirent de la troisième chambre, tandis que Naru entendant distinctement les pas précipité de Bô-san et Masako descendre de l'escalier. "Une attaque, sur Rie et Mai !" Mai.
Lorsque qu'ils arrivèrent sur les lieux, il ne leur fallut qu'un bref coup d'oeil pour découvrir les faits. Parmis la partie la moins atteinte par le feu, un viel escalier, un trou atteste des marches cassées, et en dessous de lui, un corp qu'il n'aurait jamais voulu reconnaître. Rie était accroupie près d'elle scrutant sûrement un signe d'eveil. Rester inactif lors de ce genre de situation n'est pas dans ses habitudes, Naru se reprend tout en s'approchant des deux femmes. "Que s'est-il passé ?" Telle qu'il la connaissait, Rie se doutait sûrement qu'il ne parlait pas de l'esprit, elle eut cependant la bonté de lui sauver la face : "C'était une adolescente, le mantra a fonctionné, elle a vite disparue. Durant l'attaque, Mai, qui prononcait le même sort, est descendue des escaliers, une marche a cependant craquée." Devant le silence général, elle conclut avec une pointe d'exaspération : "Comme vous pouvez le constater, elle a perdu connaissance."
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Qu'elle bande de demeurés. Rie se retint de continuer son discours par une réplique cinglante, seuls Kazuya et Lin semblaient réagir : le premier tâtait déjà l'escalier pour prendre sa température, le second était accroupi près de Taniyama, diagnostiquant plus pronfondément la victime. Masako finit elle aussi par le rejoindre, son habituel manche devant le visage. "Ce n'était pas très haut." observa t-elle. A la place de Kazuya-kun, Rie n'aurait même pas pris la peine de répondre, cependant : "Deux mêtres de hauteur, pas assez pour d'éventuelles blessures grâves. Comme à son habitude, elle dort." Bien tenté Kazuya, tout était là, le ton neutre et détaché, doté simplement d'une légère exaspération à la fin de phrase. Les membres de son équipe sourirent faiblement. De toute évidence, les sommeils incongrus de Taniyama étaient présents de manière fréquente. Rie y aurait cru si elle ne savait pas qu'en temps normal, Naru aurait dépèché un simple membre de l'agence sur les lieux. Mais peut-être qu'elle se trompait après tout, le problème n'était peut-être pas Taniyama, mais la nature peu dégourdie de ses employés. Le moine à la queue de cheval commença à parler de ce qui était, pour Rie en tout cas, une évidence : "Il faut amener Mai dans sa tente." Vraiment, on ne pouvait pas dire que ces gars-là étaient fin d'esprit.
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"Que dois-je faire ?
- Restes calme, concentres-toi sur un objet ou une personne de ton présent." Plus facile à dire qu'à faire. Sur le coup, elle l'aurait presque assomé. Cependant, l'angoisse de ne plus pourvoir retourner dans son propre corps était déjà bien suffisante. Et puis, Gen était bien meilleur professeur que Naru... Un léger choc se produisit au niveau de son abdomen, elle crut entendre ses amis l'espace d'un instant. Son imagination sûrement car l'instant d'après, elle était toujours dans l'univers blanc que lui offrait les visites du fantôme. Avec un soupir tout ce qu'il y a de plus bruyant, ses épaules s'affaissèrent légèrement : "Bon sang ! Ca ne marche pas !" Et l'autre qui se foutait de sa gueule à coté ! Elle s'en rapellera Gen, la prochaine fois qu'ils seraient ensemble. Arrêtant de rire, le brun lui prit la main, la forçant à s'asseoir. Mai se rapellerait aussi de sa définition de la 'concentration'. Il lui sembla qu'elle n'avait pas autant rougi depuis son réveil face à Masako, l'été dernier. Masako...
Avant qu'elle ne s'en rende compte, ses yeux s'ouvrait face à la toile foncée de sa tente.
