Je ne possède pas Bleach.

Je pense que ce sera la fin, j'ai plus trop d'inspiration et en quelque sorte, elle sonne très bien en tant que fin total.


« La pluie tombe en fine goute dans la rivière qui traverse notre ville de Karakura. J'observe distraitement l'herbe verte qui roule doucement sous le vent et les enfants jouant sur le terrain de foot.

Il fut une fois où c'était Karin qui jouait là-bas, Yuzu se tenait surement ici en train d'observer également. Et toi, où étais-tu ?

Au lycée peut-être, ou encore dans un sous-sol qui sert de salle d'entrainement. Qui sait. Tu étais surement le plus secret d'entre nous.

Et pourtant, depuis le début je l'ai su. Même moi qui n'avais plus vraiment d'énergie spirituelle, je l'ai ressenti quand tu as gagné les pouvoirs de Shinigami. Je t'avais préparé du mieux que je pouvais, sachant que ce jour arriverait. Mais j'avais oublié de me préparer moi-même.

Je ne pensais pas que tout un monde me ferait perdre mon fils.

Cependant, tu sais, moi qui t'es toujours embêté, du matin jusqu'au soir, j'étais vraiment heureux de voir que tu marchais dans mes pas, même si tu ne le savais pas. Je t'ai vu petit à petit retrouver le sourire et une certaine joie de vivre. Je t'ai vu entourer d'ami sur lesquels tu pouvais compter. Je t'ai vu fort et te tenant droit face à n'importe quel danger.

J'ai ressenti tellement de fierté.

Cette image de toi, contre ton dernier ennemi. Tu étais bien debout et souriant doucement, tes yeux reflétait la confiance que tu avais, la force et la détermination. Tu semblais imbattable, tu ne pouvais pas douter de ta victoire. Tu allais gagner. Je l'ai compris à ce moment-là, quand je t'ai aperçu avant que tu lances ta dernière attaque. Peu importe le sang que tu avais déjà perdu, ton esprit était net : Tu allais gagner, à n'importe quel prix.

Mon cœur s'est serrait dans ma poitrine.

Je l'ai compris quand je t'ai aperçu : tu allais gagner, même si tu allais partir à tout jamais pour cela.

Je te l'avoue mon fils, j'ai lâché une larme à ce moment précis, alors que tu souriais, m'ayant aperçu au dernier instant. J'ai vu tes lèvres bougeait et je n'ai pu entendre qu'un dernier « Sayonara » avant qu'une lumière blanche m'éblouisse. Lorsque j'avais rouvert les yeux, tu n'étais déjà plus là.

Et la pluie continuait de tomber.

J'ai eu du mal. J'ai vraiment eu beaucoup de mal. Quel parent accepterait de voir son enfant partir avant lui ? Mon cœur saignait tous les jours. Je voyais cette maison dans laquelle ta présence était partout comme un fantôme. Je n'ai même pas pu afficher un poster de toi.

Je voulais ouvrir la porte de ta chambre et hurler « Good Morning ». Je voulais te voire rentrer du lycée pour te donner un coup de pied. Je voulais pouvoir t'embêter encore pour quelques années. Je voulais tellement de chose pour toi Ichigo.

Et j'en pleurs encore.

Comment font les parents qui regardent leur enfant partir avant eux ?

Yuzu et Karin ne s'en remettait pas aussi. Les regards des voisins étaient lourds, même-eux s'étaient en quelques sortes habitués à nos hurlements quotidiens.

Mais tu étais parti.

Je n'en pouvais plus de rester dans cette maison. J'avais déjà perdu ma femme, je n'ai pas pu supporter de te perdre toi.

Nous sommes partis. Mais pour moi cela n'a pas suffi. Je suis désolé mon fils, tu vas encore me traiter de lâche mais j'ai dû laisser les filles seules et rentrer à la Soul Society. Ce fut surement la meilleure chose pour moi. Je me suis installé dans le domaine Shiba avec Kukaku et Ganju. Et les choses ont enfin commencé à aller mieux. Je voyais ce Seireitei que j'ai un jour juré de protéger. Je le voyais remis de ces blessures et prospérant enfin, sans l'ombre d'une menace gâchant ce beau soleil et ce beau ciel.

Et c'était grâce à toi mon fils, nous qui t'avions nommé numéro un protecteur, tu as protégé la chose la plus importante dans ces mondes : la vie.

Mon cœur a explosé de fierté.

Qu'importe les larmes que je verse, toi tu en as versé aucune. Non, toi, tu souriais. Tu avais trouvé, ce qui était le plus important pour toi. Et tu l'as protégé.

Tu ne pouvais décidément pas rendre ton vieux père plus heureux que cela.

Hé… Tu sais quoi fils ? Peut-être que la prochaine fois que je te verrais, je te montrerais mon nouveau super coup de pied. (Ganju n'arrive pas encore à l'esquiver. Par contre, Kukaku m'a jeté par sa cheminé quand j'ai essayé contre elle.)

Ah mon fils, beaucoup d'années sont passés et la pluie à arrêter de couler. Le soleil brille et je pense que je vais aller embêter le petit Ichigo. Lui au moins, ne me tape pas à chaque occasion.

Ton vieux père, Kurosaki Shiba Isshin. »