Chapitre 5 : K.I.D.S.
Lily avait décidé de prendre la vie à bras le corps, la vie sociale surtout. Par exemple elle avait finit de reporter à une date indéfinie le début du tutorat et se tenait présentement dans un coin reculé de la bibliothèque avec une élève de quatrième année de sa maison. Par moment elle effleurait du pouce les restes des éraflures qu'elle s'était faite en envoyant sa propre main contre le mur cette nuit là, la sensation de brulure que ce geste machinale lui procurait suffisait à lui rappeler le chemin parcouru et lui donnait ainsi el courage d'avancer.
- Je n'y arrive pas !
L'exclamation surprit doublement Lily, d'abord parce qu'elle se trouvaient dans une bibliothèque et ensuite parce que jusqu'à présent Juliette avait réussi à garder son calme. Lily soupira, la bibliothèque n'était pas le lieu idéal pour s'entrainer au sortilège d'attraction. Mais James avait du multiplier les séances d'entrainement pour mettre à niveau les nouveaux joueurs de Gryffondor elle devait donc surveiller seule Juliette d'un œil et les premières années de l'autre.
Elle demanda à Juliette de relancer le sort. Elle surveilla la prononciation, le mouvement de la baguette, elle essaya même de déchiffrer la concentration sur les traits du visage de la jeune fille. Tout semblait aller, et pourtant le livre qu'elles avaient placé hors à de portée à dessein ne bougeait toujours pas.
Elle s'excusa auprès de la Gryffondor pour vérifier l'avancement des élèves de première année. Elle ne regrettait pas de s'être finalement attelée à cette tache. Leur candeur était rafraichissante. Ces élèves étaient particulièrement calmes et ne semblaient pas avoir spécialement besoin de son aide, aussi, elle retourna vers Juliette et son livre immobile.
Peut être était ce le contact avec les premières années, peut être était ce parce qu'elle était naturellement douée pour les sortilèges mais quand elle arriva enfin à la table elle avait une idée sur la façon dont elle devait enseigner le sort à Juliette.
Elle fit d'abord mine de s'intéresser aux autres livres sur la table, puis au rouleau de parchemin. Pour un œil non entrainé à déchiffrer le comportement de Lily Evans, sport hasardeux s'il en est, elle semblait simplement occuper ses mains sans but particulier. Pour les autres, elle cherchait clairement quelque chose. Finalement, elle s'empara d'un carnet en cuir noir relativement épais. Il n'avait rien de particulier et commençait même à être dans un piteux état. Pourtant bien que l'objet en lui même n'eu rien d'extraordinaire, sa seule présence pouvait suffire à interloquer. A Poudlard où beaucoup d'élèves utilisent exclusivement des parchemins, à quoi pouvait bien servir un tel cahier ? Elle le prit dans ses mains, et commença à jouer avec en le manipulant mais toujours sans l'ouvrir.
Juliette réagit au quart de tour et s'élança vers Lily.
- Non, repose le dit elle aussi fort qu'elle pu la main tendue vers sa tutrice.
D'instinct, Lily se plaça hors de sa portée. Elle défiait Juliette du regard. Celle ci devient immobile, la préfète en chef se retint de pouffer lorsqu'elle imagina les rouages du cerveau de son élèves tourner à plein régime : elle devait garder son sérieux. Une lueur de compréhension passa dans le regard de la jeune fille.
- Accio carnet !
Le livre s'échappa des mains de Lily et se dirigea droit vers sa propriétaire. Elles se sourirent.
- C'est un sortilège d'attraction, il faut le vouloir. Il y a une part de volonté et de concentration bien sur, mais l'attraction c'est aussi plus subjectif que ça. Tu dois en quelque sorte désirer l'objet en question, exprimer un besoin … Du moins dans un premier temps.
Les observations de la rousse se perdirent dans la distance. Derrière une étagère de la bibliothèque Kate la regardait attentivement depuis un moment déjà. Elle notait le moindre de ses mouvements, même ce geste machinale qu'elle avait développé, cette façon de passer le pouce sur ses phalanges. Lily Evans portait son cœur sur sa manche, elle ne faisait aucun secret de quoi que ce soit pourtant, elle restait un mystère. Kate aurait pu en devenir folle, tant de transparence et elle était face à une énigme. Même ses motivations étaient claires tant les évènements de sa vie privée s'étaient en réalité déroulés en public, la rupture avec Rogue comme celle avec Cressida Throloppe…
Kate poussa un long soupire. Oui elle aurait pu devenir folle si elle n'avait pas elle même subit l'influence de Lily. Cette gravité terrible qui vous poussait vers elle. Il faut vouloir l'attraction. Elle en aurait presque rit car, par dessus tout Lily ne faisait pas exprès, elle ne voulait pas de cette situation, elle s'était même très fortement battue contre celui qui était le plus sensible à son charme pour le faire lâcher prise : James Potter. Mon petit ami. Elle surprenait parfois ses regards qui s'attardaient sur elle, la façon qu'il avait de se crisper, puis comme si quelqu'un l'avait rappelé à l'ordre, de se détendre tout doucement quand elle était trop près de Sirius… Elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle même parfois se surprenait à se retourner sur le passage de Lily. Et puis, James avait toujours été un parfait gentleman avec elle.
Elle retourna à la table où elle s'était installée. James avait beau être un parfait petit ami, il leur avait fait faux bond à toute les deux et c'est aussi seule qu'elle devait s'atteler à son essaie de métamorphose. Dans sa vision périphérique elle vit la silhouette de Lily traverser la bibliothèque, sans doute à la recherche d'une table. Elle se retourna vers elle et à l'expression du visage de la rousse elle devina qu'elle avait visé juste. Elle lui fit donc un signe de la main.
Le visage de Lily se fendit d'un sourire timide. Et elle marcha dans la direction de Kate. La situation s'était nettement améliorée depuis la rentrée. Lily ne s'en préoccupait pas spécialement bien qu'elle devait subir le rappel quotidien de son manque d'ami. Où s'asseoir dans la grande salle ? En classe ? à la bibliothèque ? Sirius ou Remus voire même Gary se portaient parfois à son secours mais ce n'était pas toujours suffisant, il lui arrivait donc parfois de s'asseoir seule. Elle devait quand même reconnaître qu'elle avait fait des progrès en la matière : là où avant elle se recroquevillait presque, elle se tenait droite maintenant.
Mais manifestement, même les moments où quelqu'un était prêt à lui tendre la main devaient se transformer en épreuve : parmi toutes les personnes assises dans la bibliothèque, le destin avait fait en sorte que ce soit Kate Spencer qui lui fasse signe. Lily appréciait Kate, sincèrement. Et comment pouvait il en être autrement quand à ses yeux Kate était parfaite ? Tout le monde appréciait Kate, ou du moins elle ne provoquait pas de réaction violente, bonne ou mauvaise. Et comment aurait il pu en être autrement ? Elle était gentille, elle était jolie, elle était loyale … Elle avait même fait partie du petit nombre de personne qui avaient refusé de prendre part à son lynchage. Et c'est son petit ami que j'ai embrassé. Une nouvelle vague de culpabilité la submergea. Elle secoua légèrement la tête, comme pour s'en défaire. Elle fit remonter son sourire jusqu'à ses yeux, enfin, du mieux qu'elle pu, et pris place en face de Kate.
- Elle lui répondit avec son sourire franc et sincère de Poufsouffle.
- Je t'ai vu pendant le tutorat, tu as vraiment l'air douée, dit elle pour amorcer la conversation, un léger sourire flottant toujours sur son visage.
- Merci, murmura Lily du bout des lèvres.
Un silence confortable s'installa entre les deux jeune filles. L'esprit de Kate dérivait parfois vers Lily et à l'aura qui semblait l'entourer. Quant à cette dernière c'est Juliette qui la distrayait de son essaie d'arithmancie. La jeune Gryffondor était pleine de vie et n'avait pas sa langue dans sa poche. Elles s'étaient rencontrées après une altercation entre elle et des filles de Poufsouffle de la même année. Son statut de préfète en chef avait obligé Lily à régler l'affaire et une chose en entrainant une autre c'est naturellement vers elle qu'elle s'était tourné lorsqu'elle avait eu besoin d'un tuteur.
- Tu es sure de vouloir être vue avec moi ?
Sa compagnie ne semblait déranger ni Sirius ni Gary, mais leurs situations n'étaient pas comparables à celle de Juliette : ils pouvaient tous les deux tout se permettre l'un parce qu'il n'avait plus rien à perdre et l'autre parce qu'il ne pouvait rien perdre. Juliette quant à elle, bien qu'elle commençait à avoir une petite réputation parmi ses paires, ne pouvait se permettre un tel faux pas.
Je crois que c'est très avant gardiste ! avait elle déclaré avec toute la nonchalance feinte qu'une jeune fille de quinze ans peut avoir. Puis elle avait repris plus sérieusement : Je crois que les autres ont tort. Si toutes les rumeurs étaient vraies … Et puis même, tu es Lily Evans… Pour tout ce que j'en sais des oiseaux viennent tresser tes cheveux le matin et tu transpires des paillettes… Je ne vais pas m'arrêter à ce que cette jalouse de Throlloppe balance, autant lécher les bottes de Cassidy …
Et comme ça, elle l'avait adoptée.
Elle était souvent désarmée et simplement éberluée quant à la vision qu'on pouvait avoir d'elle de l'extérieure.
Le temps passa et elle rangèrent leur essaie respectif. Elles se dirent encore quelques platitudes avant de se séparer. Kate allait vers la Grande salle pour le diner alors qu'elle allait vers ses appartements privés. En effet l'exposition prolongée à sa présence ravivait sa culpabilité, ce qui avait pour effet de lui rappeler, les pensées que d'aucun aurait qualifié de coupables, dans la situation présente. Ces pensés tournaient presque exclusivement autour de James Potter, le préfet en chef et surement détenteur de plusieurs moyens lui permettant de l'éviter à sa guise. C'est donc toute seule que Lily se mit en chemin.
Les murs du château étaient épais, les fenêtres étaient rares. Il y avait de ci de là quelques bouts de ciel qui provenaient des décors des différents tableaux, rien de très naturel. Mais contrairement à certains grands lieux conçus exclusivement pour perturber la perception du temps chez ceux qui les habitent, à Poudlard, même cœur de ce bâtiment de pierre, on pouvait sentir la nuit tomber. Ce n'était pas aussi fiable qu'une vue sur l'horizon, ou même qu'une bonne vieille montre, mais le sentiment que la nuit était tombée enveloppait Lily alors qu'elle marchait dans les couloirs déserts vers ses quartiers.
Je pose mes affaires et je vais manger, avec tout le monde, dans la Grande Salle, se promit elle. Avant de quitter Kate, elle avait hésité entre arriver en retard, et donc risquer d'attirer l'attention ou devoir y aller avec Kate et ne pas pouvoir décliner son invitation à diner avec elle. Inutile de préciser qu'elle avait préféré arriver en retard, avec un peu de chance je tomberai sur Sirius.
Elle aurait voulu croire que la pseudo confrontation avec Allan avait été un tournant. Certes, elle y avait appris quelque chose, mais elle savait que le chemin était encore long. Elle toucha distraitement sa cravate au couleurs de Gryffondor, peut être aurait elle le courage d'assumer chaque petite partie d'elle même, de regarder tous les petits morceaux qui la composent sans forcement donner un sens à la mosaïque qu'ils forment, d'admettre que le passé ne doit pas la lier.
Ces réflexions étaient trop prenantes, tant qu'elle répéta mécaniquement la même erreur que la nuit dernière et ne vit pas la menace que représentaient les trois silhouettes qui l'attendaient au bout du couloir dans lequel elle venait de s'engouffrer.
Rosier, Macnair et Selwyn se tenaient effectivement au bout du couloir, leur baguette à la main.
- Il est interdit d'utiliser la magie dans les couloirs a fortiori pour se battre, rengainez. Elle avait utilisé sa voix de préfète.
- Tu crois que tu nous impressionnes, sang de bourbe ? lança Selwyn.
- 10 points en moins de Serpentard pour insulte à un élève.
- Oh, tu nous enlèves des points, et quu'est-ce que tu vas faire après ? se moqua Macnaire.
- Peut être qu'elle va tenter de nous éblouir avec son petit badge ? tenta Rosier.
- Elle peut m'éblouir avec autre chose si elle veut, dit Macnaire en haussant les sourcils et en déshabillant Lily du regard avant de rire grassement.
Elle était désormais à un peu moins de deux mètres d'eux, la distance était trop faible pour être confortable mais elle voulait leur prouver qu'ils ne l'effrayaient pas. Et si mon courage me perd, tant pis.
- L'équipe de Serpentard aura bien du mal à assurer ses matches quand vous serez tous en retenue.
- Tu crois vraiment que ça nous fait peur ? Les matches de Quidditch, les points et les retenues ? demanda Selwyn. Tu n'es rien pas rapport au monde réel, tu n'y survivras pas deux minutes et nous allons t'en donner un avant gout ce soir.
C'était, semble t il le signal qu'attendez les deux autres. Les sorts fusèrent. Lily eu à peine le temps de créer un bouclier et d'esquiver physiquement un des jets de lumières.
Clairement, la situation n'étaient pas à son avantage : ils étaient trois et elle était seule qui plus est ils n'hésitaient pas à lancer des sortilèges offensifs alors que même si elle avait pu physiquement se permettre autre chose qu'une posture défensive sa position d'autorité au sein de l'école lui aurait tout de même lié les mains. En effet, elle souhaitait qu'ils soient punis correctement et pour se faire elle devait être au dessus de tout soupçon.
Elle perçut une ouverture qu'elle saisi au vol et réussi à désarmer Macnaire. Elle aurait pu se battre à deux contre un, si elle avait supéfixié Macnaire au lieu de simplement le désarmer. Elle aurait pu se battre à deux contre un si le combat n'était pas devenu physique. En effet, Macnaire n'apprécia pas de voir sa baguette lui échapper et s'envoler vers Lily. Il s'élança donc à sa poursuite. Sa silhouette massive se dirigea droit sur Lily.
Lily essayait de faire face à ses adversaire, leur tourner le dos l'aurait rendu vulnérable. Elle choisi cependant de garder Macnaire dans sa vision périphérique, il lui semblait être une moindre menace sans sa baguette. Mais, il possédait encore ses poings et il avait l'air plus que décidé à s'en servir.
Il prit Lily par surprise. Dans la façon qu'il avait de porter ses coups il était clair qu'il n'en avait pas simplement après sa baguette, il voulait lui faire mal. Contre quelqu'un de son gabarit Lily aurait peut etre pu prendre l'ascendant mais Macnaire était trop grand, trop large, trop solide pour que ses coups puissent le blesser de façon substantielle. Bientôt ils roulèrent sur le sol où le Serpentard écrasa la jeune femme de tout son poids, et l'immobilisant par la même occasion.
- Alors comme ça on est enfin à la place qu'on mérite hein, dit ce dernier en lui caressant la joue.
L'assaut aurait pu continuer encore longtemps si les Maraudeurs n'était pas intervenus à ce moment là. Avec l'efficacité d'un groupe habitué aux situations de crise ils se mirent à l'œuvre. Sirius et Remus neutralisèrent Selwyn et Rosier tandis que Peter partis chercher un professeur ce qui laissait Macnaire à James.
Ce dernier prit Macnaire à bras le corps et le dégagea violement de Lily qui pu enfin respirer correctement. Ce geste surpris tous ceux qui se trouvaient dans le couloir.
- Bat toi comme un homme, debout et avec quelqu'un de ta taille ! cracha James.
La baguette de Macnaire était encore quelque part au sol, tout comme celle de James qui lui avait échappée des mains au moment où il avait découvert la situation. Alors que son dos venait de heurter le mur et qu'il devait affronter le regard furieux du Gryffondor, Macnaire trouva en lui suffisamment d'arrogance pour le regarder de haut et sourire. Puis, sans aucun avertissement il tomba sur James. Celui ci était prêt et accueilli le coup, et sans même reprendre son souffle il le lui rendit, ce fut le commencement de la bagarre.
Personne ne pensait à les interrompre. Remus tenait les deux autres Serpentard en joue et Sirius était accroupi auprès de Lily il avait passe un bras autour de ses épaules pour la relever légèrement et avait appuyé sa tête sur son épaule. Elle semblait légèrement sonnée, elle devait l'être sinon elle aurait pensé à arrêter James. Le même James qui avait fini par immobiliser Macnaire contre le mur en maintenant son bras dans un angle douloureux et peu naturel.
Le professeur McGonagall prit quelques secondes pour observer le tableau devant elle. Elle devait admettre que l'histoire de Pettigrew correspondait à la réalité à laquelle elle était confrontée à cet instant. Quand ils réalisèrent la présence du professeur de métamorphose tous les étudiants retinrent leur souffle et cessèrent de gesticuler, même Lupin et les Serpentard qui échangeaient des insultes se turent.
- Selwyn, Rosier, Macnaire dans mon bureau exécution. Pettigrew allez chercher le professeur Sulghorn. Black et Potter accompagnez Mademoiselle Evans à l'infirmerie puis vous nous rejoindrez dans mon bureau, surtout vous Potter. Un acte de noblesse ne reste pas impuni.
Elle s'était exprimée d'une voix sèche, son ton était sans appel et tous avaient senti la fureur qui transpirait de ses mots. Sans demander leur restes, ils obéirent.
James, le premier, lâcha Macnaire et se laissa tomber à côté de Lily, il la pris le plus délicatement possible des bras de Sirius et la souleva en passant un bras dans son dos et l'autre sous ses genoux laissant sa tête aller contre son torse. La réalité de la situation le frappa de plein fouet au moment où il vit Lily pleurer doucement contre lui. Il la serra un peu plus fort contre son torse et essaya de lui murmurer des paroles réconfortantes qui se mélangèrent à ce qu'elle disait déjà entre deux sanglots.
Il s'était déjà mis en marche, sans un regard en arrière, Sirius à ses côtés comme une ombre silencieuse. Sirius se contentait d'écoute là ou James était comme emprisonné dans sa propre panique il tendit donc l'oreille. Lily semblait s'en vouloir, et il ne lui fallut pas moins que tout le chemin jusqu'à l'infirmerie pour comprendre que c'était déjà arrivé : elle s'était déjà retrouvée dans un guet apens au bout d'un couloir. Il se senti soudain à la fois terriblement stupide, bien sur qu'avec la moitié de l'école contre elle il aurait du le prédire, et en colère, s'il y avait quelqu'un qui ne méritait pas ça, c'était bien Lily Evans.
James la déposa sur un des lits blancs. Il entendit vaguement Mme Pomfresh converser avec Sirius qui devait surement lui expliquer la situation, leur voix lui parvenaient comme de très loin. Toute son attention était fixée sur Lily. Il sentait le grande vide qu'elle avait laissé dans ses bras et contre son torse depuis qu'il l'avait posée sur le lit, il n'avait qu'une seule envie : la reprendre. Elle avait l'air si fragile, si petite elle avait pourtant l'air de s'être calmée : elle ne tremblait pas, ne pleurait plus … Pourtant ses yeux semblaient encore trop grands pour son visage et son teint trop pale. Enfin, il vit Mme Pomfresh se tourner vers elle pour l'examiner.
Il sursauta presque quand Sirius posa la main sur son bras :
- Tu devrais y aller Cornedrue, sinon McGonagall va s'impatienter. Ne t'inquiète pas, je reste avec elle …
Il entendait les mots de Sirius sans réellement les comprendre, il fallut que celui-ci le pousse légèrement dans la direction de la porte pour qu'il revienne à la réalité. Il regarda Lily une dernière fois, lui demandant silencieusement la permission de s'en aller, elle hocha doucement la tête.
James quitta la salle, Sirius se rapprocha du lit de la jeune fille, trainant avec lui un fauteuil qu'il avait trouvé dans un coin de la pièce. Il s'y assit et quand l'examen toucha à sa fin et que l'infirmière partie chercher ce dont elle avait besoin pour soigner la jeune femme, il prit la main de Lily dans la sienne, plus pour la coincer que par affection selon la jeune femme.
- Alors comme ça, on fait des cachoteries ? demanda t il.
Si le ton de sa voix et le sourire asymétrique qui relevait un coin de sa bouche le laissaient supposer taquin, la lueur dangereuse qui brillait dans ses yeux gris ne trompait pas. Lily rougit sous son regard insistant.
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
Il tenait toujours sa main dans la sienne et voulait la rapprocher de lui alors qu'il se penchait vers elle mais, le retour de l'infirmière interrompit son geste. Il se contenta de la couver des yeux, le regard à la fois déçu et triste. Elle baissa les yeux et fixa ses genoux.
- Vous devez passer la nuit ici Mademoiselle. Vous avez reçu un joli coup sur la tête en heurtant le sol et vous vous réveillerez surement avec des hématomes demain matin, une fois que les coups seront sortis, dit elle d'un ton docte.
Elle releva brusquement la tête, apeurée à l'idée de passer la nuit dans cet endroit. Sirius perçut sa détresse, réprima un soupir et prit la parole :
- Je crois que Lily a eu un début de soirée assez mouvementé, peut être serait il dans son intérêt qu'elle passe la soirée dans un endroit calme et familier … Comme les appartements des préfets en chef ? De plus, je suis sure que James Potter et moi avons suffisamment fait de séjour ici entre vos mains expertes pour pouvoir suivre à la lettre n'importe laquelle des instructions que vous me donnerez quant à son traitement.
Il regarda l'infirmière droit dans les yeux et laissa agir le charme des Black, il y avait quelque chose dans l'intonation de sa voix, dans son port de tête… Quelque chose qui vous faisait comprendre qu'il avait raison. On avait envie de croire Sirius Black, quand il se donnait la peine d'agir comme Sirius Black. Sans surprise l'infirmière acquiesça lentement. Elle fit prendre une potion à Lily sur le champ, et lui donne un fiole jumelle de celle qu'elle venait de boire pour le lendemain matin. Enfin, elle lui donna un onguent à appliquer sur ses contusions matin et soir pendant deux jours. Après ces instructions, la jeune femme ne s'attarda pas, effrayée à l'idée d'un brusque changement d'avis de l'infirmière, elle promit de faire tout ce qu'on voudra et se laissa emporter quand Sirius enroula une main autour de son poignet et la dirigea vers la sortie.
- Merci de m'avoir sortie de là … Honnêtement je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi sur ce coup Sirius … Je vais retourner dans mon dortoir, je crois que j'ai eu assez d'animation pour le semestre …
- Tu crois sincèrement que je vais te laisser rentrer maintenant ? Seule et le ventre vide ? La coupât- il d'un ton cassant. Tu es folle ou tu souhaites que James me tue.
Elle était quelque peu décontenancée par son brusque changement d'attitude, lui qui quelques instants plus tôt s'était montré si suave avec la l'infirmière semblait être désormais à bout de nerfs.
- Mais …
- Non, pas de mais, la coupa-t-il sechement. Tu ne diriges plus les opérations ce soir.
Il avait toujours une main autour de son poignet et avec une douceur dont elle le croyait maintenant incapable il la tira légèrement en avant.
- Tu n'es pas sérieux, je ne peux pas arriver dans cet état en plein milieu du diner … On ne peut pas non plus pratiquement se donner la main dans la grande salle !
Sirius arqua un sourcil, la considéra un instant puis haussa les épaules.
- Ce n'est pas là qu'on se dirige princesse. Et si tu veux tout savoir, on peut carrément se donner la main dans tout le château !
Elle détourna le visage devant son expression joyeuse, réprimant elle même un sourie. Comptez sur Sirius Black pour souffler le chaud et le froid …
- … Mais pour le moment on va juste pratiquement se donner la main jusqu' aux cuisines. Ensuite, j'aurais besoin de mes deux mains pour me nourrir : je t'apprécie beaucoup Evans mais ça creuse de sauver les demoiselles en détresse.
Elle aurait voulu protester mais il y avait quelque chose dans les blagues de Sirius qui l'empêchait d'être véritablement en colère contre lui, d'autant plus qu'elle avait plus de raison d'être en colère contre elle même. Comment avait elle pu être suffisamment stupide pour retomber dans le piège ? Ce qu'il s'était passé avec Allan ne lui avait donc rien appris ? Pourquoi moi ? Fatiguée par toutes ces interrogations sans réponse,elle laissa Sirius prendre les commandes, elle avait envie de lâcher prise ce soir et avec lui c'était tellement plus facile de se laisser entrainer par son tourbillon plutôt que de se battre.
Bientôt ils se retrouvèrent devant une nature morte que la banalité rendait familière. Sirius s'arrêta.
- Tu dois chatouiller la poire Evans.
- On dirait un sous entendu grivois, fit elle remarquer à mi-voix en s'exécutant cependant.
Lily avait entendu et lu des choses sur les cuisines de Poudlard et les Elfes de maison. Néanmoins rien ne pouvait la préparer à tant de sollicitude. Elle se sentit fondre devant leur empressement à vouloir accéder à la moindre de ses requêtes. Et c'est à contre cœur qu'elle les dispersa et qu'elle laissa Sirius dire ce dont ils avaient besoin. Ils s'installèrent dans un coin et attendirent leurs plats. Ils échangèrent quelques banalités sur le lieu, leur choix de nourritures … Tant et si bien que Lily se cru presque tirée d'affaire. Mais quand leur plats furent enfin sur la table et après qu'ils en eurent entamé une bonne partie, Sirius réattaqua.
- On dirait que ça ne te réussi pas du tout de te balader seule dans les couloirs. Deux fois en si peu de temps …
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
- Ne me prend pas pour un imbécile. Cette école recommence enfin à revoir l'ordre de ses priorités et il y a très peu de personnes qui pourraient mal se comporter vis à vis de toi. A cela il faut ajouter que tu n'as pas semblé avoir été blessée récemment, ou James s'en serait rendu compte … Il doit donc d'agir de quelqu'un qui continue à te détester et contre qui tu n'aurais eu aucun scrupule à te battre. Adley a eu sa dose, le courage de Throllope connaît ses limites, ces chers Serpentard sont passé à l'action ce soir … Ça laisse Davies. Et je sais de source sure qu'il a récemment passé une nuit à deux mètres de sa salle commune : soit, et cette possibilité n'est pas à exclure, il est vraiment débile, soit il était ensorcelé et c'est là que tu entres en jeu.
Lily resta interdite puis éclata de rire, ce rire sonnait faux, même à ses oreilles.
- Tu ne manques pas d'imagination Sirius.
- Pas de ça entre nous. Baisse la garde Lily. Je sais que tu peux le faire, tu l'as déjà fait ! Tu n'as rien à craindre !
Il tendit la main vers elle, comme pour écarter un obstacle invisible, et il suspendit son geste. Elle se mordit la lèvre inférieure. Pourquoi doit il être toujours là au mauvais moment ? Au bon moment ? Elle hésitait quant à la qualification à retenir pour définir l'instant qu'ils étaient en train de partager. Elle regarda une dernière fois au fond de ces yeux gris avant de relâcher la pression sur sa lèvre inférieure. Oui, elle voulait le laisse entrer, et tant pis si elle se blessait, encore. Alors elle lui raconta. Il eu toutes les réactions attendues d'un bon public, il rit, s'énerva, insulta même Davies et cria vengeance … Puis ils en vinrent à l'épisode de ce soir qu'il connaissait déjà.
- Ce que je ne comprends pas, demanda enfin Sirius, c'est comment tout cela a t il pu arriver ?
Lily baissa les yeux.
- Je suppose qu'une cible isolée est plus facile à atteindre, finit-elle par admettre à mi-voix.
- Lily … tu réalises bien que si tu avais déjà l'impression que je te collais un peu maintenant, tu vas avoir du mal à te débarrasser de moi.
- Tenace Black ? dit elle en esquissant un sourire.
- Tu n'as pas idée.
Leurs sourires se reflétaient l'un dans l'autre. Ils savaient tout deux qu'elle n'était pas une demoiselle en détresse, de celles que l'on doit constamment sauver. Lily pouvait tuer ses propres dragons. Mais, si le destin se pliait en quatre pour leur faire remarquer de la plus grossière des façons qu'il est plus facile et plus agréable de gagner en équipe et bien, qu'il en soit ainsi.
- Maintenant, dit il en contournant la table où ils s'étaient installé et en lui tendant la main pour qu'elle puisse se relever, il faut raccompagner mademoiselle.
Ils s'excusèrent auprès des elfes de maison, et se dirigèrent tranquillement vers les appartements privés de Lily. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, il n'était pas si tard que ça et le diner étant terminé depuis peu. Il y avait, ça et là, encore des groupes d'élèves. La normalité de la situation aurait du surprendre Lily mais tout depuis qu'elle son chemin s'étaient écarté de celui de Cressida lui rappelait que la vie continuer en marchant à coté de Sirius c'était plus simple. Elle devait choisir ses batailles et donc aussi choisir ses adversaires … Ni Sirius ni les Maraudeurs n'en faisaient partie.
- Tu sais que les Maraudeurs sont privés de Club de Slugh depuis …
- Depuis le malheureux incident des ananas cristallisés … quelle idée de changer le sucre en sel aussi …
- C'était une tactique princesse, de celles qui nous ont permis d'éviter de se retrouver coincés au mauvais endroit au bon moment.
- Ou plutôt de pouvoir mieux préparer l'après soirée …
- Exactement. Bref, aucun de nous n'est invité en général. Mais cette année, parce qu'il est préfet en chef ce cher James a reçu le précieux sésame, son ton était d'une ironie mordante, aussi et parce que je suis un ami incroyablement dévoué je me dois de sacrifier le début de ce qui promettait d'être une nuit entièrement inoubliable.
- Mais encore ?
- On a joué ça à pierre papier ciseaux avec les autres et j'ai perdu. Donc, je dois trouver un moyen d'entrer pour tenir compagnie à James.
- En quoi est ce que cela me concerne ?
- On sait tous que Slugh est amoureux de toi… Alors si j'étais, disons, ton cavalier … Il n'aurait d'autre choix que de me laisser entrer !
Il se dégageait de Sirius une telle confiance en lui, qu'on avait envie de le croire. Bien sur que cette confiance en lui était une des choses qui l'avaient faite céder. Il fallait bien ça pour qu'elle accepte une compagnie aussi moralement douteuse. Après tout, il avait une fois encore su choisir son moment, et comment la mettre en confiance avant de finalement re essayer de la persuader de se ranger à son coté. C'était peut être dans le sourire, se dit elle en le scrutant attentivement. Quoi qu'il en soit, ça marchait.
- D'accord mais tu devras essayer de garder ton énergie pour l'après soirée !
- Comment pourrait il en être autrement ?
Oui, c'est définitivement dans le sourire.
- Bon, et puisque nous y sommes… Il y a un thème, annonça t elle en grimaçant, les héros de notre enfance. J'espère que tu vas trouver quelque chose parce qu'entre ma culture moldue et la tonne de travaille supplémentaire que j'ai …
- Fais-moi confiance, je m'occupe de tout, dit il en prenant un air énigmatique.
Faire confiance à un Maraudeur. Pourquoi pas ?
- Madame est arrivée ! En un seule morceau ! Mission accomplie.
Ils étaient devant le portrait. Elle n'avait pratiquement pas vu le temps passer et faire le chemin avec Sirius si peu de temps après y avoir était agressée ne laissaient pas de temps aux mauvais souvenir pour qu'ils laissent leur marque dans son esprit. Elle lui en était reconnaissante. Il s'éclipsa alors qu'elle prononçait le mot de passe. Au moment où, complètement détendue et rassérénée elle entra dans la salle commune qu'elle partageait avec James elle ne s'attendait pas à la scène qu'elle allait découvrir.
La pièce était dans un désordre indescriptible : des tables étaient renversées, des bris de verre jonchaient le sol… Lily était même sure d'en avoir écrasé quelques uns rien qu'en pénétrant dans la pièce. Le chaos dans lequel était la salle e ressemblait à s'y méprendre à des traces de luttes.
- Va t'en !
Le portrait se referma derrière elle.
- Je t'ai dit de t'en aller. Je t'avais dit de ne pas venir ici. Qu'est ce que tu ne comp...
Alors qu'il se retournait les mots moururent sur ses lèvres à l'instant même où il croisa le regard de Lily. Il avait cru que Kate avait voulu lui faire une surprise et était venue le surprendre dans ses appartements un peu avant leur rendez vous. Il s'attendait à ce que Lily passe la nuit à l'infirmerie. Il n'avait pas imaginé une seule seconde qu'elle se tiendrait là, au milieu du désordre qu'il avait créé. Il ne savait plus par quoi commencer. La prendre dans ses bras ? S'excuser ? S'excuser du désordre ou de ne pas être arrivé plus tôt tout à l'heure ? Ou encore de l'avoir accueillie aussi maladroitement ? Les mots se pressaient dans son éprit mais aucun son ne sortait de sa bouche.
- Je vois que quelqu'un a voulu s'essayer à la décoration.
- Je croyais que tu étais Kate.
Ils avaient tout les deux voulu rompre le silence et avaient parlé en même temps. Pathétique Lily … La décoration on n'a pas idée… Puis ce fut son tour à lui de regretter ses mots. Je voulais que Kate soit toi.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Je suis désolé …
Ils avaient encore parlé en même temps. Ils eurent un rire nerveux. Enfin, Lily lui fit signe de prendre la parole en premier. Il attendit un instant, lui demandant silencieusement si elle était sure, prit une profonde inspiration et parla.
- Je croyais que tu serais à l'infirmerie. J'aurai du savoir que Sirius n'en ferait qu'à sa tête … Il sait toujours trouver le bon moment pour parvenir à ses fins… Je suis désolé Lily. Désolé de t'avoir crié dessus, désolé d'avoir tout cassé … J'étais comme un lion en cage … Ca s'est joué à si peu de chose … Je suis tellement désolé … Pour tout.
Pendant sa tirade Lily s'était avancée vers lui. Le verre crissait légèrement sous ses chaussures et ça et là des meubles renversés pouvaient se révéler être de véritables obstacles qu'elle devait contourner mais elle n'y prêtait pas attention. Trop vite elle se retrouva devant lui mais, elle n'avait plus rien à dire.
James digressait sans oser lever les yeux vers elle. Il sentit sa présence à peine un souffle de lui. Cela arrêta son flux de parole.
- James… commença t elle.
Elle voulait continuer mais sa voix se brisa, aussi elle le prit spontanément dans ses bras. Il était plus grand qu'elle alors elle devait mettre légèrement la tête en arrière pour réussir à murmurer un simple « merci » tant bien que mal à son oreille.
Aussi agréable qu'elle soit, il avait conscience du danger de cette position. Alors, il rassembla toute sa volonté et s'écarta d'elle en posant ses mains sur ses bras pour établir une distance physique entre eux. Lily Evans, toujours à portée de bras mais jamais complément possible à atteindre … Il lisait la vulnérabilité sur son visage.
Sirius avait fait du bon travaille en la distrayant. Mais quelques soit son action elle n'avait été que superficielle. Quand James l'avait prise dans ses bras, elle s'était sentie emplie de sentiments nouveaux, et dangereux. Elle avait l'étrange impression d'être enfin rentrée à la maison. Il avait remplis un vide dont l'immensité se dessinait à peine maintenant qu'elle avait quelque chose pour le combler. Elle voulait plus de James, plus d'étreinte, plus de tout.
Ces bras la tenaient déjà moins fermement à distance et, à peine avait elle esquissé un pas dans sa direction qu'ils cédèrent. Ces mains remontèrent alors délicatement jusqu'à son cou, leur tête s'inclinant alors l'une vers l'autre jusqu'à ce que leurs fronts se touchent.
- Tu vas me rendre fou.
Elle posa sur lui un regard plein d'incompréhension. Elle voulait James, sa compagnie, ses bras … Elle voulait prendre tout ce qu'il avait à offrir et même plus. Elle voulait tout. Etant donné le passé qu'était le leur, elle se doutait bien qu'il devait y avoir dans le lot des choses qu'elle n'était pas prête à supporter tout de suite. Mais maintenant qu'elle osait enfin mettre le mot de jalousie sur le pincement au cœur qu'elle ressentait en la présence de Kate … Elle se fichait presque de vouloir et de prendre plus que ce qu'elle pouvait.
- James … je …
- Non Lily. Tu es bouleversée, tu as eu une rude journée et même si Sirius est très doué une heure avec lui ne suffit pas à tout faire rentrer dans l'ordre … On pourrait faire tout les deux des choses qu'on finirait surement pas regretter.
Son ton était doux mais sans appel. Elle se laissa faire. Il les détacha doucement l'un de l'autre, avant de la guider vers le canapé. Il ne s'assit pas à coté d'elle et bientôt il n'y eu plus aucun contact physique entre eux. Il recula, la regarda un instant avant de contourner le meuble.
- En plus, Kate doit déjà m'attendre …
Elle se retourna vivement et tendit la main pour lui saisir le poignet.
- Non, s'il te plait James, reste.
Il la contempla du coin de l'œil, lui signifiant silencieusement que ce qu'ils avaient déjà fait et qu'il jugeait être des comportement inappropriés ne devait pas se reproduire, pas ce soir. Elle ne cilla pas, ce qu'il prit pour un assentiment.
- Amis ? proposa t il enfin.
- Amis, acquiesça t elle.
C'était une double victoire, il allait rester et leur relation en serait pacifiée. Pourtant un sentiment de défaite le submergea et il ne pu s'empêcher de remarquer que le sourire de Lily était quelque peu figé. Néanmoins cette victoire pyrrhique était suffisante pour le faire renoncer à son rendez vous. Kate comprendra.
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Alors la chanson c'est un coup de cœur de toujours toujours que j'adore comme c'ets pas possible. Surtout pour cette ligne « I want more than you can offer, I want more than I can take. » (je veux plus que ce tu peux offrir, je veux plus que ce que je peux prendre). Et encore une fois, c'est un peu l'état d'esprit de Lily vis à vis de James.
J'espère que d'après vos critères Lily n'a pas cédé trop facilement aux assauts répétés des Maraudeurs ! J'ai essayé de retarder l'échéance le plus possible ! Mais vraiment, qui pourrait résister à Sirius ? Ou à James !
Je ne sais pas par quel miracle ce chapitre à pris des proportions aussi épique ! Je ne sais pas si je serai capable de renouveler un tel exploit à l'avenir ! C'est sans doute le chapitre le plus long que j'ai jamais écrit ! Et il aurait sans doute été plus difficile de le finir sans mes FABULEUX REVIEWERS A PAILLETTES ! D'ailleurs n'hésitez pas : déclaration d'amour, passage au vitriole, critique acéré ou dithyrambiques … Je prends !
Bisous Bisous
