Bonjour tout le monde !

Oui je sais cela fait des mois et des mois que je n'ai rien publié. Les cours, les stages, tout me prend tout mon temps. Je n'ai même pas le temps d'écrire ou de lire. Que pourrais-je dire à part que je suis désolée ? J'ai l'impression de toujours commencé mes publications comme ça ^^

En tout cas voilà un nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira et vous fera me pardonner ! Merci à toutes pour vos gentils reviews ça me fait plaisir !:D

On se retrouve en bas. Bonne lecture !


Hermione était assise dans la Grande Salle, deux toasts grillés tartinés de beurre et une tasse de thé devant elle. Sans quitter son livre des yeux, elle buvait une petite gorgée toutes les cinq minutes. Elle lisait les contes de Beedle le Barde, appréciant tout particulièrement le conte des Trois Frères qu'elle relisait pour la troisième fois. Elle se sentait comme absorbée dans l'histoire à chaque fois qu'elle se plongeait dans les pages. Tout comme elle l'avait été en faisant son devoir de runes. Tout semblait vrai. Un étrange lueur s'échappait de ce livre, comme une magie ancienne qui avait été oublié. Une magie excessivement puissante, mais accompagnée de son lot de dangers habituels.

-Toujours penchée sur un livre. C'est quoi cette fois-ci ?

La jeune fille sentait la présence de Tom au dessus d'elle mais sursauta légèrement en tournant la tête. Le visage du garçon était à quelques centimètres sur sa gauche, les yeux rivés sur le livre.

-Le conte des Trois Frères ? Intéressant. Il a toujours été mon préféré.

Il s'assit sur le banc à sa droite et se servit ses habituels œufs brouillés.

-Et toi, quel est ton préféré Hermione ? Je pense pouvoir t'appeler par ton prénom après une telle intimité, non ?

Hermione ne put s'empêcher de rougir en pensant au baiser de la veille. Mais parlait-il vraiment de ça ? Son regard inquisiteur ne laissait rien transparaître.

-Tu es devenue muette Hermione ? Quel est ton préféré ? Je dois avouer que La Fontaine de la Bonne Fortune m'a également beaucoup plu. Imagine une telle chose. Ce serait une sorte de Graal. Ou peut-être la fontaine de jouvence. Quelque chose d'aussi magique... Que demanderais-tu si tu avais l'occasion de te baigner dans ces eaux ? Ton but ultime ?

-Je ne sais pas, essaya-telle de dire d'un ton qui se voulait assuré.

-Il faut toujours avoir un objectif dans la vie.

-Je préfère ne pas être trop ambitieuse. Vivre au jour le jour. Ce n'est qu'ainsi qu'on apprécie réellement la vie. Et non pas en se fixant des buts impossibles qui nous décevront. En s'acharnant toute sa vie à trouver ce graal que tu dis, sans même savoir s'il existe. Alors que le présent est là, et qu'il n'attend que nous.

Il gloussa légèrement. Quand il riait, il avait presque l'air d'un garçon normal. De dos, avec ses cheveux noirs, il ressemblait presque à Harry.

-Définitivement pas à Serpentard... Tu sais ce qu'on dit ? Si on se préoccupait de l'achèvement des choses, on n'entreprendrait jamais rien.

-Tu sais ce qu'on dit ? Vivre le présent permet de se créer un futur. Utiliser ses capacités sans se faire d'ennemis. C'est ça l'intelligence, non ? Ce n'est pas pour rien que le Choixpeau m'a envoyé à Serdaigle.

-Tu serais étonnée du nombre de personnes qui ne sont pas dans la bonne maison. Après tout, basé ce choix sur un enfant de onze ans. Il ne sait même pas qui il est. Comment un vulgaire chapeau pourrait le savoir ? Sous prétexte qu'il lit dans notre tête.

-Il arrive à voir ce que nous même ne nous doutons même pas. Ferais-tu partie de ces enfants égarés ?

-Plus que quiconque, j'ai ma place dans cette maison.

Hermione ne répondit pas, sachant parfaitement ce qu'il voulait dire. Elle avait également l'étrange impression que le garçon doutait d'elle.

-A ton avis, qu'est ce que je souhaiterais si j'avais l'occasion de me baigner dans la fontaine ?

-Le pouvoir ? Etre immortel ?, murmura Hermioneplus pour elle-même que pour le garçon.

Le coin de sa bouche s'éleva légèrement. Il attrapa un des toasts grillés d'Hermione et mordit nonchalemment dedans avant de prendre une cuillère d'oeufs brouillés. Il ne dit plus rien pendant quelques secondes, oubliant presque la jeune fille à côté de lui. Celle-ci tournait les pages et parcourait les mots sans réellement les lire.

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent et trois Serpentard entrèrent. Ils s'approchèrent des deux jeunes gens.

-Pourrions-nous nous joindre à vous ?, demanda Lestrange dans une révérence presque grotesque.

Il n'attendit pas de réponse et s'installa à la gauche d'Hermione. Il posa ses coudes sur la table, sa tête dans ses mains et attendit. Il se colla à elle, la pressa contre Tom qui ne bougea pas. Elle frissona involontairement à leur contact. Lui, était froid et immobile comme le marbre. Malfoy et un Avery pas très réveillé s'assirent en face d'elle. Cernée comme une proie par ses prédateurs, sans aucun endroit où aller ou regarder si ce n'est son livre, Hermione n'entendait que le battement du sang à ses tempes. La peur grandissait doucement en elle.

-Bien dormi les enfants ?, demanda Avery. J'aurais pas dit non à quelques heures de plus. C'est les vacances enfin !

-Se réveiller tard, c'est perdre la journée Avery, affirma Tom. Une journée qui promet toujours d'être productive.

-Mais nous avons le soir !

-Autant avoir les deux, sourit le jeune Voldemort.

Mais son sourire était presque carnacier. Effrayant. Une grimace crispée se dessina sur les lèvres de Avery. Il s'empressa de se plonger dans son bol de café. Personne d'autre ne parla, trop occupé à manger ou, dans le cas d'Hermione, à éviter tout regard. Elle mourrait d'envie de partir en courant mais ne pouvait pas. Par dessus tout, elle ne voulait pas leur donner cette satisfaction. Elle se doutait bien que tout cet attroupement était un moyen de l'intimider. Se forçant alors à continuer sa lecture comme si de rien n'était, elle mordit violemment dans un toast grillé.

-Alors ? Qu'allons-nous faire aujourd'hui ?, questionna subitement Malfoy.

-Je me disais qu'on pourrait aller s'entraîner au terrain de quidditch, proposa Avery. Profiter du soleil tant qu'il est encore là.

-Enfin, tu sais que ce n'est pas du goût de Tom, ironisa Lestrange qui semblait beaucoup plus alerte.

-Encore moins d'Hermione, assura Jedusor avec un léger sourire.

Celle-ci releva la tête à l'entente de son nom. Que voulait-il dire par là ?

-On ne la voit jamais pendant les matchs de quidditch. N'est ce pas ?, questionna-t-il en haussant les sourcils.

Hermione déglutit et acquiesça lentement. Une lueur triomphante apparut furtivement dans les yeux du garçon mais les autres traits de son visage restèrent glacés.

-Et pourquoi veux-tu savoir ça ?

-On se disait que passer une journée ensemble serait le meilleur moyen de resserer les liens Serpentard-Serdaigle !, s'exclama Lestrange en se frappant les mains. Après tout, nous sommes censées être les maisons qui s'entendent. Et les meilleurs qui plus est ! N'est-ce pas Tom ? C'était bien ton idée ?

Il acquiesça. Hermione sentait son regard peser sur elle. Il jouait avec la sorcière, voulait lui faire peur subtilement, sans la menacer directement. Il ne disait rien de spécial, se limitait à une conversation qui paraissait mondaine mais sa présence pesante, son seul regard, son impressionnante prestance suffisait à la faire frissoner.

Slughorn, qui venait d'entrer dans la Grande Salle, s'arrêta devant eux, son ventre bedonnant manquant de faire éclater sa chemise étoilée. Il souriait à pleines dents et ses yeux violets brillaient de leur habituelle lueur chaleureuse.

-Que vois-je ici de bon matin ? Mes élèves préférés réunis ensemble à mon plus grand plaisir. Je suis ravi de vous voir vous cotoyer tous les cinq. C'est une belle preuve de l'association et de l'amitié inter-maison que je vois là. Je ne peux que vous féliciter. C'est la magie de Noël !

Après ces quelques mots, il s'éloigna en rigolant et aller s'asseoir auprès de Dumbledore et Sirius avec qui il se mit à discuter vaillemment. Hermione regarda les quatre garçons autour d'elle. Malfoy croqua dans une pomme, les yeux dans le vide. Lestrange lisait La Gazette du Sorcier que sa chouette venait de déposer. Avery trempait sa tartine de confiture dans son café et la grignotait doucement. Tom la fixait en mangeant ses céréales une par une. Elle ne put s'empêcher de remarquer que ce n'était pas son habituel petit déjeuner. Il ne prenait jamais de céréales.

Elle écarquilla les yeux et ferma son livre rapidement avant de s'agiter pour se lever. Bizarrement, Malfoy et Tom s'éloignèrent d'elle. La jeune fille enjamba le banc en bois et s'apprêta à partir mais Jedusor l'attrapa par le bras. Il la tenait d'une main ferme mais ne lui faisait pas mal.

-On ne dit pas au revoir ? Ou bonne journée ? C'est très incongru de ta part.

-Bonne journée, siffla Hermione en dégageant violemment -plus que ce qu'elle aurait voulu- son bras.

-Bonne journée, sourit Tom en penchant la tête sur le côté.

Il la regarda quitter la Grande Salle à grandes enjambées.

Lestrange éclata de rire, rapidement suivi par Avery et Malfoy. Tom, lui, souriait légèrement. Il le savait maintenant. Il en était persuadé. Jones n'était pas qui elle prétendait être. Il avait fallu d'une simple question pour qu'elle tombe dans le piège. Il en avait préparé d'autres, attendant la meilleure pour qu'elle se trahisse dans ses mensonges. Il n'avait même pas eu à les utiliser. Une simple question sur le quidditch et le tour était joué. Cela avait été tellement simple.

-Cela n'aura pas été compliqué, commenta Malfoy d'une voix traînante.

-Encore une bonne femme pas très futée, ricana Avery.

-Mon cher Avery, susurra Tom d'une voix affreusement calme. Elle est probablement plus intelligente que toute ta famille de bruts réunie. Elle n'a pas peut être pas ton sang, la seule raison pour laquelle j'accepte de t'avoir parmi mes plus fidèles et proches compagnons mais elle est intéressante. Elle ne sait simplement pas exploité tout son potentiel. Ou en tout cas, pas de la bonne façon. Elle a juste besoin que quelqu'un lui apprenne.

-Comment oses-tu me parler de la sorte, ainsi que de ma famille ?, grogna Avery entre ses dents. Elle est où ta famille toi ?

Tom se leva doucement, les mains sur la table, légèrement penché en avant. Un léger sourire qui se voulait compréhensif s'étala sur son visage, lui donnant un air carnacier.

-Pardon ? Je ne t'ai pas bien entendu. Tu peux répéter ? Evite de parler dans ta barbe s'il te plait. J'ai toujours du mal à comprendre ce que tu dis.

-Pardon ! Je n'ai rien dit du tout Tom ! Rien ! S'empressa-t-il de bredouiller en remuant ses mains.

Il faisait tout pour fuir son regard mais celui de Jedusor finissait toujours par le rattraper. Il vérifia qu'il n'y avait personne autour de lui. La voie était libre.

-Dois-je encore te rappeler qui je suis. De qui je descends ? La voilà ma famille. Pourquoi j'ai ma place ici plus que quiconque ? Pourquoi je vaux mille fois mieux que toi ? Mieux que toi et ta famille, mieux que toi et ton esprit si simple, mieux que toi ta magie si... banale, déblatéra-t-il d'une voix parfaitement calme et monotone.

Son visage était toujours impassible. Il n'avait même pas l'air en colère, ce qui le rendait encore plus effrayant. Avery se renfrogna et baissa les yeux. Un signe de sa soumission.

-Regarde-moi quand je te parle.

Il leva difficilement la tête. Sa mâchoire était crispée. Une expression de dégout plaquée à son visage.

-Je sais qui tu prétends être. Mais qui me dit que tu n'es pas un vulgaire sang-de-bourbe ? Un sang-de-bourbe à Serpentard ! On aura tout vu dans ce château. On a jamais eu aucune preuve de ce que tu avances, n'est ce pas ?

Il écarta les bras pour appeler Malfoy et Lestrange en renfort. Mais ils ne dirent rien, se contentant de fixer les deux garçons en plissant les lèvres. Tom pencha la tête sur le côté et sourit largement, dévoilant une belle rangée de dents magnifiquement blanches. Il gloussa. Il avait l'air d'un simple adolescent qui riait à une plaisanterie de ses camarades.

-Tu veux une preuve de ce que j'avance ? Tu vas en avoir une, ne t'inquiète pas. Ca ne saurait tarder.

Il feint de se retourner mais se ravisa de suite. Son regard se faisait meurtrier. Il ne souriait plus du tout. A vrai dire, il avait de nouveau vêtu son masque d'impassibilité. Même ses yeux, qui parfois nous offraient le miniscule étendu de ses émotions, ne laissaient rien transparaître. Il attrapa une mandarine et s'amusa à la lancer d'une main pour la rattraper de l'autre. Il n'y avait toujours personne autour d'eux.

-Oh et... J'ai oublié de dire quelque chose. Qu'est ce que c'était.. ? Fit-il semblant de se demander en levant les yeux au plafond. Ah oui ! Avery ! Si tu t'avères de me parler à nouveau de la sorte, tu auras affaire à moi. Pas aux vulgaires sortilèges des autres, à moi. En fait... pas de vulgaires sortilèges du tout. Tu n'as encore rien vu de ce que je peux faire. J'ai beaucoup lu ces derniers temps. A propos de sorts très interessants. Il me semble très amusant et tentant de les tester. Je n'ai simplement pas encore trouver le temps. Tu pourrais peut-être m'aider ?

Il faisait toujours en sorte qu'une éventuelle oreille indiscrète ne soupçonne jamais rien. Il était toujours très vague, mais on comprenait ses menaces. Il sourit en posant sa main sur l'épaule de Malfoy qui frissonna.

-Bonne journée ! Je ne vous verrais pas avant ce soir. J'ai quelque chose à faire !

Tom quitta la pièce, laissant le groupe de garçons tout seuls. Avery soupira en s'écroulant sur la table. Une carafe presque vide s'ébranla, avant de se renverser pour déverser le jus d'orange sur le bois vernis. Malfoy pesta en s'empressant d'éponger tout le liquide avant qu'il ne coule sur sa chemise. Il grimaça en voyant le regard dépité de Lestrange qui touillait mollement ses œufs brouillés. Ils se mirent à chuchoter.

-J'en peux plus..., soupira ce dernier en lâchant sa fourchette.

-Il est insupportable. Toujours et encore des menaces, siffla Malfoy. Vous vous rendez compte de qui ont est ? Des Malfoy, Avery et Lestrange ! Les trois plus grandes familles de sang-purs de ce monde. On a pas besoin de lui. On a pas besoin d'un bâtard de son genre qui nous traîte comme de la vermine.

Avery se décida enfin à relever la tête. Ses paupières tombantes, il semblait à moitié endormi.

-Mais on pourrait faire tellement plus avec lui..., soupira-t-il. Il a l'allure d'un leader, c'est ce que mon père m'a dit alors qu'il ne l'a vu qu'une fois. Mon père qui dit ça ? Ce n'est pas pour rien ! Il ne voit jamais de la valeur en rien ! Il en voit plus en lui qu'en moi ! Cela ne m'étonnerait pas qu'il finisse ministre de la magie un de ces jours. Ou même mieux ! Cela me débecte de le dire mais il est beau, intelligent, charismatique, incroyablement puissant et c'est l'élève le plus doué de toute l'école. Il a tout pour réussir.

-Non, affirma Malfoy. Tu l'as déjà bien regardé ? Ses robes de sorciers sont toujours parfaitement propres certes, mais elles semblent dater d'il y a mille ans. Ses livres et toutes ses fournitures, que ce soit chaudrons ou gants, sont d'occasion. Il ne vient jamais au Pré-au-lard car il n'a pas de mot et n'a de toute façon pas d'argent pour acheter quoi que soit. Il n'est rien. Il pourrait faire tellement plus avec nous. Pour les autres sorciers, il n'est rien. Comment...

-Si, l'interrompit Lestrange. Tu as vu comment il a mis tous les profs à ses pieds en quelques mois. On a rien fait nous. Et puis, il est l'héritier de Salazar Serpentard.

-Comment compte-t-il prouver ce qu'il est censé être ?

-Je suis sûr qu'il le pourra, ponctua Avery en se redressant.

Malfoy soupira fortement et leva les yeux au ciel. Ils restèrent silencieux quelques minutes, le temps pour chacun de finir leur assiette. Finalement, le blond reprit la parole.

-Tu te rends compte ? Il a réussi à nous faire rester ici, pour les vacances ? Il a juste demandé et on l'a fait. J'ai l'impression d'être un de ses petits chiens.

-C'est ce qu'on est... mais il a dit qu'il nous entraînerait. Qu'il nous montrerait comment faire. Qu'on serait peut-être aussi doué que lui, tenta Lestrange.

-Et tu l'as vu arriver cet entrainement ? Toujours rien. Il passe ses journées à la bibliothèque, et ses soirées à travailler sur ce stupide spectacle de théâtre.

-Ca ne fait que deux jours que les vacances ont commencé.

-C'est déjà beaucoup trop, gronda Malfoy. Bonne journée ! Je ne vous verrai pas avant ce soir. J'ai quelque chose à faire, imita-t-il grotesquement.

Il se leva brusquement et se précipita hors de la Grande Salle. Avery et Lestrange se regardèrent quelques secondes avant de détourner les yeux.

-Tu penses qu'il a raison ?, tenta finalement Avery. J'ai peur de ce qu'il pourrait faire. Tu crois qu'il pourrait nous prendre pour cobayes pour des...

Ses yeux firent des va-et-vients à gauche et à droite. Il s'approcha encore un peu plus de Lestrange. Sa bouche n'était qu'à quelques centimètres de son oreille.

-Sortilèges impardonnables. Il en serait capable. Je suis certain qu'il prendrait un malin plaisir à nous les lancer. Je ne sais pas toi mais j'aimerais ne pas subir le sortilège de doloris avant un long moment.

Il s'éloigna et regarda Lestrange en souriant tristement. Finalement, ils quittèrent la salle cinq minutes après, riant allègrement comme à leur habitude.

Non loin de là, au bout de la grande table, Sirius avait observé du coin d'oeil la scène qui se jouait de l'autre côté de la salle. Il n'avait rien entendu, n'avait rien vu de réellement bizarre ou menaçant, mais avoir vu Hermione entourée par ces garçons lui avait fait peur. Il éplucha nerveusement sa mandarine avant de fourrer un quartier dans sa bouche.

Cela faisait déjà des mois qu'il se posait des questions. Devait-il tout révéler à Dumbledore ? Lui demandait son aide ? Avec l'arrivée d'Hermione, la question se faisait de plus en plus obnubilante. De plus, avec la révélation sur l'avenir du jeune Tom, il était devenu presque paranoiaque, voyant le mal partout. Et pour finir, cette année promettant d'être celle de l'ouverture de la Chambre des Secrets et la mort de Mimi, ils avaient besoin de toute l'aide qu'on pouvait leur offrir.

-Professeur Dumbledore ?, demanda-t-il après avoir fini sa mandarine.

Le vieux mage tourna sa tête et scruta Sirius derrière ses lunettes en demi-lune. Son nez aquilin et ses lèvres fines lui donnaient un air rieur. Néanmoins, il paraissait incroyablement sérieux, comme s'il savait que l'animagus allait lui révéler quelque chose. Il haussa un sourcil en signe d'interrogation.

-Je voudrais vous parler. En privé s'il vous plait.

-Que se passe-t-il ? Rien de grave j'espère.

-Non. Bien sûr que non. Rien de grave. Mais je tiens vraiment à m'entretenir avec vous. Ce n'est pas grave, seulement important.

Il s'efforça de sourire. Dumbledore l'invita alors à se lever et à le suivre dans son bureau.

OOO

Sirius s'assit doucement sur un fauteuil en velours rouge et attendit que le vieux mage fasse de même. Il respira fortement avant de prendre la parole :

-Professeur... J'ai une révélation de la plus haute importance à vous faire. Vous allez sûrement me prendre pour un fou. J'aimerais seulement que vous m'écoutiez parler et que vous ne m'interrompiez pas. Si vous me laissez arriver jusqu'à la fin de mon histoire, je vous laisserai me faire ce que vous voulez. Me faire virer, ou même me chasser du pays. Et même m'envoyer à... Askaban. J'espère que vous croirez et ne pas perdre votre confiance. Et même si c'est le cas, je serais heureux de ne plus rien vous cacher. Je ne veux plus rien vous cacher.

Ses yeux se ternirent d'un voile gris. Un sourire crispée se dessina sur son visage.

-Je ne pense pas que j'aurais à faire ça Sirius, l'encouragea Dumbledore. Vous croyez que je vous aurais conseillé à Armando si je n'avais pas vu du bon en vous ? Bien sûr que non. Et puis, cela fait des années que je vous demande de m'appeler Albus. Quand vous habituerez vous enfin à le faire ? Vous prendez peut-être un bonbon au citron ?

Un rire cristallin et presque moqueur s'échappa de sa gorge. Il saisit une coupelle rempli de bonbons au citron sur son bureau et la tendit à Sirius. Celui-ci en attrapa un et le remercia d'un hochement de tête.

-Très bien Albus. Tout d'abord, je ne m'appelle pas Sirius Aquila mais Sirius Black. Black, comme la jeune Walburga et le petit Cygnus. Je suis né dans les années soixante et j'ai effectué toute ma scolarité à Poudlard à Gryffondor. Dans ces années là, un mage noir sévissait en Angleterre, semant la terreur partout où il passait, cherchant le pouvoir plus que quiconque. Mis à part ceci, j'ai vécu une adolescence merveilleuse avec deux amis extraordinaires qui m'ont beaucoup aidé quand je me suis enfui de chez moi. Malheureusement, à cause d'un malencontreux... accident, l'un d'eux est mort et j'ai été accusé de ce meurtre à la place de ce mage noir. Celui-ci a d'ailleurs disparu de la surface de la terre au même moment. J'ai alors passé treize années à Azkaban pour l'assassinat de mon meilleur ami. J'ai réussi à m'échapper et j'ai retrouvé mon filleul, le fils orphelin de cet ami. Un an après, le mage noir est revenu. Encore un an plus tard, lors d'une bataille de sorciers, je suis passé à travers un étrange voile. Ce voile m'a amené ici, dans les années quarante, avec cette nouvelle identité. Avec cette vie dont je n'ai aucun souvenir. Il est arrivé la même chose à Hermione Jones.

Sirius avait décidé d'alléger un peu son histoire, oubliant Pettigrew, ne voulant même pas lui donner l'honneur d'être connu. Il ne le méritait pas. Il avait également ommi tous les noms excepté le sien. Il savait néanmoins qu'après ça et ce qu'il s'apprêtait à lui demander, il devrait finir par révéler le prénom de Tom.

Dumbledore ne cilla pas, ne haussa pas un sourcil. Tout comme Tom, il restait parfaitement impassible. Mais derrière ce masque, on pouvait voir la bonté et la gentillesse, la tolérance et la sagesse. Le mage blanc enleva ses lunettes et les nettoya rapidement avant de les reposer sur son nez tordu.

-Je savais que vous cachiez un secret, je m'en suis toujours douté. Mais je ne vous ai jamais rien demandé, sachant également que vous n'aviez pas de mauvaises intentions. Néanmoins, quelque chose d'unique comme cela, je ne l'avais même pas imaginé. Je dois avouer que j'ai du mal à vous croire... Mais je le veux. Je vais donc le faire. De quelle année venez-vous exactement ?

-1995.

-Et vous êtes arrivé ici ? Pourquoi avons-nous tous ici un souvenir de vous si réel ? Je me souviens de vous lorsque vous étiez élève et que j'étais alors un jeune professeur fraîchement débarqué. Vous étiez à Serdaigle. Tout le monde ici vous connait.

-Je ne suis ici que depuis cinq ans. Les seules années de Aquila dont je me souviens.

-Comment avez-vous fait ça ? Un voyage dans le temps aussi grand. C'est incroyablement risqué. Un retourneur de temps est l'un des objets magiques les plus dangereux qui soit, et pourtant, il ne permet de retourner que quelques heures en arrière. Et ces souvenirs. Je ne connais personne... Non, il est même tout bonement impossible pour un sorcier de créer autant de souvenirs, différents pour chacun qui plus est, et de les implanter dans les esprits tant de personnes.

Pour un sorcier non. Mais c'était un jeu d'enfant pour un dieu.

-Je n'ai rien fait Albus. Je suis tout aussi surpris que vous, mentit-il difficilement.

Dumbledore plissa les yeux et les lèvres avant de hocher la tête.

-Je me doute qu'il y a certaines parties de votre avenir que vous tenez à conserver. Je comprends donc que vous teniez à mentir pour les préserver. Mais une question me turlupine. Pourquoi venir me voir maintenant pour me dire tout ça ?

-Je suis là pour demander votre aide, déclara Sirius rapidement. Ce mage noir dont je vous ai parlé. Il est ici. Dans ce château. Je ne le sais que depuis quelques jours. Seulement, il n'est pas encore devenu ce sorcier. Il est un simple adolescent.

-Qui est-ce ?, demanda Dumbledore en se levant.

Il se mit à tourner en rond autour de son bureau. Il avait de grands soupçons sur son identité, ayant lui-même toujours remarqué un certain garçon très étrange. Mais il n'avait jamais voulu réellement y croire, se disant qu'il réussirait à le changer, à le faire prendre un chemin plus beau, plus brillant.

-Avant de vous le dire, je dois continuer. Ce mage noir... Il a provoqué la mort de milliers de personnes, et il continuera encore jusqu'à sa mort. Il a tué des personnes innocentes, moldus comme sorciers. Il est le mal incarné. Sans scrupule et incroyablement puissant. Il doit être arrêté Albus. Son ascension ne peut même pas commencer. Vous devez m'aider.

-Vous me demandez de vous aider à changer le cours du temps ? C'est extrêmement dangereux, sachant que je ne sais pas vraiment ce que je dois éviter. Jouer avec le temps est délicat, nous n'en avons pas le droit. Et quand bien même vous pensez avoir réussi à le changer, peut-être qu'en réalité ce ne sera pas le cas. Les théories du temps sont extrêment complexes. Il y a les cycles, les mondes parallèles qui s'entrecroisent, l'effet papillon. Tant de théories, aucune n'a été avérée. Il y a également l'équilibre des forces à respecter : rien ne peut être tout blanc comme rien ne peut être tout noir... Quand quelque chose d'incroyablement bon arrive, quelque chose d'incroyablement noir le suivra, et ainsi de suite. En changeant en blanc ce qui a été noir pour vous, peut être que la suite sera encore plus désastreuse. Vous pourriez changer le futur que vous connaissez et en créer un encore pire.

-Faites-moi confiance, l'interrompit Sirius. Je sais ce que je fais.

En réalité, il n'en avait aucune idée. Il espérait qu'avec le temps, un plan se construirait dans sa tête. Albus soupira lentement et ferma les yeux. Les paupières closes, il reprit la parole :

-Très bien. Je vous aiderais du mieux que je peux. Quel est donc son nom ?

-Il s'agit de Tom Jedusor, Albus.

Le mage blanc ne sembla même pas surpris et se contenta d'acquiescer lentement.

OOO

Hermione arpentait les couloirs du château comme une furie. Elle n'allait nulle part, tournait à chaque virage, fixant seulement ses pieds. En passant devant le tableau de Barnabas le Follet, elle crut entendre du bruit. Elle s'arrêta brusquement et regarda autour d'elle. Personne. Encore un bruit sourd, comme de la vaisselle qui s'écraserait contre un mur avant d'éclater en mille morceaux.

Il semblait proche, peut-être derrière un mur. Mais le couloir était immense et il n'y avait aucune salle autour. Il n'y avait qu'une seule solution : il venait de la Salle sur Demande. 'Etrange'. Aucun bruit ne devrait pouvoir être entendu.

La jeune fille ne pensa à rien et passa trois fois devant la peinture. Une petite porte, pas plus grande que celle d'un placard à balai apparut. Encore du bruit. Cette fois, du métal qui tomberait par terre. Lentement, avec prudence, elle ouvrit la porte et y entra à reculons, scrutant les couloirs pour être sûre que personne ne la voyait. En se retournant, elle déglutit en se retrouvant face à Tom Jedusor.

Il était essouflée, sa respiration saccadée. La mâchoire crispée, son beau visage était déformé par la haine et la colère. Il leva la main dans laquelle il tenait sa baguette et la porte se ferma violemment. Hermione sursauta et s'empressa de l'ouvrir. Elle était bloquée. Elle s'apprêta à sortir sa baguette mais Tom l'attrapa par les épaules et la bloqua contre le mur. Il était tout proche d'elle, si bien qu'elle ne pouvait voir que son visage et ses yeux noirs. Une lueur rouge apparut brusquement dans ses prunelles et disparut aussi vite. La jeune fille déglutit.

-Comment es-tu entrée ici ?, siffla-t-il.

-Je ne sais pas. Je suis juste entrée, je pensais que c'était un placard à balais...

-NE JOUE PAS AVEC MOI !, hurla-t-il.

Elle se glaça. Jamais elle ne l'avait vu perdre le contrôle. Il était toujours parfaitement calme. Sa colère était finalement bien pire que son visage impassible. Sa simple petite intrusion dans la Salle sur Demande ne pouvait pas l'avoir mis dans cet état là. Il devait y avoir autre chose. Elle décida de ne pas mentir.

-Je passais dans le couloir, bredouilla-t-elle. J'ai entendu du bruit. Je me demandais ce que c'était. Je savais que ça venait de là, et que je pouvais y entrer. Si j'ai entendu, c'est que la demande n'avait pas été assez précise. Je voulais savoir ce qui se passait. Seulement ça. Je ne pensais pas te voir, ou t'interrompre. Je ne voulais pas. Je suis desolée...

Il la tenait toujours fermement. Ses pouces s'enfonçaient dans la peau de ses épaules. Une grimace de douleur crispait les lèvres d'Hermione qui s'empêchait de pleurer.

-Arrête, tu me fais mal, implora-t-elle.

-Ah oui ? Quel dommage, susurra-t-il d'une voix douceureuse. Tu sais quoi ? Tu tombes bien en fait. Ici, personne ne pourra t'entendre. Assurdatio.

Il n'eut même pas à bouger sa baguette qu'un voile doré recouvrit les murs avant de disparaître. Il la lâcha et se dirigea vers le centre de la pièce. Elle était immense, et toutes sortes d'objets s'étalaient à perte de vue. Des petits bibelots en bois, des assiettes en porcelaine, des chandeliers en métal... Toutes sortes de choses inutiles, semblant être abandonnées ici depuis très longtemps.

-Tu te demandes sûrement pourquoi je suis ici. J'ai une bien meilleure question pour toi. Une question que je t'ai déjà posé. Je n'ai pas obtenu de réponse satisfaisante. Que me veux-tu ?

Sa voix était à nouveau parfaitement calme. Ses traits relâchés dans un masque d'impassibilité.

-Moi ? R... Rien, rien du tout.

-Ne recommence pas à jouer à ça Hermione. Je sais que tu n'es pas qui tu prétends être. Alors peut-être une autre question. Qui es-tu ?

-Hermione. Juste Hermione.

-Non. Pas juste Hermione. Je me demande vraiment comment tu as fait ça. Tu m'intrigues. Je ne sais pas ce que tu as fait et pourquoi. Je déteste avoir des questions sans réponse tu sais. Cela me met dans un tel état...

-Comment ça qu'est ce que j'ai fait ? Rien de spécial. Pourquoi dis-tu ça ? Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.

-Je me souviens de tout !, s'exclama-t-il. De toi dans les couloirs, de te voir assise juste en face de moi à la table des Serdaigle. De toi quand tu étais préfète, ou encore quand tu jouais au quidditch. Mais tu t'es blessée gravement en te prenant en cognard en pleine tête. Tu n'es plus jamais remontée sur un balai, mais tu n'as jamais raté un seul match. Et tu as affirmé que tu n'aimais pas ça tout à l'heure, sans même ciller, sans même douter. Tu crois que je ne m'en suis pas rendu compte, continua-t-il plus calmement. Bien sûr que je m'en suis rendu compte, c'était un test. Et tu t'es faite stupidement avoir. Tu sais quoi ? J'en suis presque déçu...

Hermione n'écouta pas plus. Elle se saisit rapidement de sa baguette et lança un sortilège informulé. Un éclair rouge fusa dans les airs et s'écrasa contre l'épaule de Tom. Propulsé par terre, il s'empressa de se relever et une fraction de seconde plus tard, la jeune fille était frappée en pleine poitrine par un éclair blanc.

Il n'eut aucun mal à arrêter un nouvel éclair. Un immense bouclier se dressa devant lui sans qu'il n'eut à dire un mot. Elle voulut bouger mais ses pieds étaient collés au sol. Elle pesta alors que Tom s'approchait dangereusement d'elle. Elle n'eut même pas le temps de neutraliser le sortilège. Le garçon lui avait arraché sa baguette des mains et enfonçait doucement la pointe de la sienne dans son cou. Son cœur battait à cent à l'heure.

Sans sa baguette, et n'ayant que ses mains frêles pour se défendre, elle se décida. Elle sentit ses pieds se décoller du sol. Elle n'avait pas assez de forces -pas autant que lui en tout cas- pour lui faire mal. Elle devait donc viser un endroit douloureux. Elle l'attrapa par les épaules et le frappa aussi fort que possible avec son genou. Il s'écroula alors à terre dans un grognement animal, ses mains tenant fermement son entre-jambe. Sa baguette glissa alors d'entre ses doigts et, Hermione, soulagée, y donna un coup de pied. Un cri de rage s'échappa des lèvres du garçon.

-Stupefix, murmura-t-elle après avoir récupéré sa baguette.

Tom fut propulsé contre le mur et tomba inconscient. Elle s'immobilisa et le fixa pendant quelques secondes. Soudainement, ses yeux s'écarquillèrent. Qu'est ce qu'elle venait de faire ? 'Stupide, stupide, stupide. T'es complètement stupide Hermione !' pensa-t-elle. 'Il faut que tu trouves une solution. Réfléchis, réfléchis. Il va te tuer quand il reprendra conscience. Fais quelque chose.'. Elle piétina le sol sur place en pianotant sa main droite de ses doigts gauches. 'Un magnifique choix que je suis pour le sauver. Tss... Le sauver. Il n'a pas besoin d'être sauvé.' Elle passa ses mains dans ses cheveux et soupira. 'Je ne fais qu'empirer les choses. Peut-être même qu'à cause de moi, Harry n'aura même pas l'occasion de naitre. Il va tuer tout le monde.' Elle s'approcha de lui et le secoua par l'épaule. Il était toujours inconscient.

Elle eut une idée. Elle n'avait encore jamais réalisé ce sortilège et pourrait aggraver les choses. Hermione pourrait tout effacer. Mais elle avait lu des livres entiers sur les souvenirs et les sorts liés à ceux-là. Elle respira et pointa sa baguette sur le garçon. Ses yeux se fermèrent, sa respiration se fit plus profonde. La jeune fille se remémora toutes les étapes.

'Premièrement, faire le vide dans son esprit.' C'était peut-être l'étape la plus difficile. Toutes sortes de pensées tournoyaient dans sa tête. Elle n'était jamais tranquille. Il y avait d'abord Ron et Harry qui lui manquaient atrocement. Ses parents qu'elle n'avaient pas vus depuis plus d'un an. Que devaient-ils penser à l'instant même ? Harry et Ron étaient-ils allés leur dire que leur fille était morte ? Sirius était également là, ainsi que Janus et sa mission. Et plus que tout, il y avait Tom Elvis Jedusor. Elle devait sans arrêt se rappeler que ce jeune homme, ce beau garçon charismatique, intelligent, doué, était destiné à devenir Voldemort. Parfois, et même si elle se détestait pour ça, elle l'oubliait et voulait seulement continuer à vivre. Elle voulait se créer une nouvelle vie, avec ses nouveaux amis, une nouvelle famille et effacer tous ses problèmes. Malgré la guerre qui se préparait dans les années 90, elle avait réussi à se créer une vie. Pourquoi ne pourrait-elle pas le faire ici ?

'Deuxièmement, se concentrer sur les souvenirs à effacer. Ne penser qu'à ça. Revivre la scène'. Elle se repassa en tête tous les événements de la matinée. De l'étrange petit déjeuner à son altercation avec Tom ici même, dans la Salle-sur-Demande.

'Troisièmement, tourner le poignet en prononçant la formule distinctement.'

-Oubliettes.

Une légère lueur blanche s'échappa du bout de la baguette et entoura le garçon d'un halo argenté. Il disparut quelques secondes après. Hermione croisa les doigts pour que le sortilège ait marché.

OOO

La jeune fille déboula dans l'infirmerie, la baguette tendue derrière elle. Tom, toujours inconscient et suspendu par les pieds, lévitait à quelques centimètres du sol. L'infirmière, une petite brune rondouillarde, se retourna et se précipita vers les deux élèves. Elle prit le relai d'Hermione et déposa doucement Jedusor sur un lit. Elle se précipita vers lui et commença à l'examiner.

-Mr. Jedusor. Que s'est-il passé mademoiselle ?


Et voilà voilà ^^ Oui, il y a eu beaucoup de choses qui se sont produites dans ce chapitre. Un peu d'action, et beaucoup de révélatiooooooons.

Au programme du prochain chapitre, qui arrivera je ne sais quand : du Tom à pratiquement chaque paragraphe, qui se pose des questions pour ne pas changer, et un petit peu de toilettes hehe

A la prochaine !