Et bonjour tout le monde ! Et oui cette fois-ci je poste tôt par rapport à d'habitude ! J'avoue que c'est peut-être pour me faire pardonner d'avoir poster l'autre chapitre si tard… En tout cas le voilà ! Il est un peu (un peu) plus long que d'habitude, j'espère que ce n'est pas pour vous déplaire )

Merci math pour ta review ça m'a fait plaisir ! :D

Bonne lecture !


-Que s'est-il passé miss ?

-J'étais sur le chemin de la bibliothèque ce matin, juste après le petit déjeuner. J'ai fait un détour par les cachots, je voulais poser une question au professeur Slughorn. C'est là que je l'ai trouvé inconscient en bas des escaliers. Il devait sûrement retourner à la salle commune. J'ai essayé de le réveiller, mais il ne bougeait pas. Et puis, il avait cette blessure à la tête, il perdait beaucoup de sang, vraiment, beaucoup. J'ai eu peur pour lui. Vraiment très peur... Je l'ai alors amené le plus vite possible. Est-ce qu'il va bien ?, bredouilla-t-elle.

Elle se précipita à côté du lit de Jedusor et s'assit sur une chaise. Elle déglutit. Il fallait qu'elle joue le jeu. L'infirmière ne devait surtout pas se douter qu'Hermione était la cause de l'état de Jedusor. Surtout que la jeune fille n'avait jamais voulu en arriver là, elle n'avait jamais souhaité le blesser ou qu'il meurt. Janus ne l'avait pas envoyé pour ça… Ou peut-être que si ? Si elle n'arrivait pas à le changer, elle serait peut-être obligée de le tuer. Mais comment réussir à le tuer ? Même à son jeune âge, il restait beaucoup plus puissant qu'elle. Il faudrait qu'il n'ait pas sa baguette, mais il ne la quitte jamais… Non, non. Elle devra tout faire pour éviter d'avoir à le tuer. Elle en avait pourtant toutes les raisons possibles inimaginables. Elle lui prit la main et lui caressa les cheveux. 'Tiens, ils sont vraiment doux'.

-Tout va bien aller pour lui Mme Blathnat ? S'il vous plaît, réveillez le plus vite possible.

En faisait-elle un peu trop ? A jouer les pauvres demoiselles désespérément amoureuses, peut-être attirerait-elle trop l'attention ? 'De toute façon, c'est fait Hermione. Tu ne peux pas revenir en arrière. Il ne reste plus qu'à prier pour que le sortilège d'oubli ait marché. S'il vous plaît, faites que ça ait marché.'. Rowena Blathnat, l'infirmière, regarda Hermione avec plein de compassion. Elle sourit légèrement. Derrière ses grosses lunettes rondes, ses yeux pétillaient d'intelligence. Ils rassuraient la jeune fille. Rowena semblait la croire.

-Ne vous inquiétez pas Miss. Tout va bien se passer. Je vais bien m'occuper de lui. Restez-ici, je vous interdis de quitter cette infirmerie toute seule. Vous m'avez l'air toute déboussolée. Je ne veux pas que vous vous blessiez. Je vais appeler quelqu'un pour venir vous chercher.

Hermione acquiesça. Elle tremblait comme une feuille, faisait tout pour pleurer. Au bout d'un moment, quelques larmes s'échappèrent de ses yeux. En continuant son petit manège, des milliers de pensées lui traversaient l'esprit. Peut-être était-ce la solution. D'après Dumbledore, l'amour était la plus puissante des magies, bien plus encore que la mort ou que les sortilèges les plus impressionnants. Après tout, c'était l'amour qui avait protégé Harry de Voldemort lorsqu'il était bébé. Peut-être Tom avait-il seulement besoin d'amour. De qui viendrait-il ? De Hermione ? Elle secoua la tête. Comment pourrait-elle aimer ce monstre ?

Rowena lui tapota doucement l'épaule et partit dans le laboratoire à potions. La jeune fille eut le temps de réfléchir encore un peu à son plan, de remettre tout en ordre dans sa tête. Elle lui avait effacé tous les souvenirs compromettants et avait trouvé une excuse plus que plausible pour l'amener à l'infirmerie. Elle n'avait pas été blessé et lui que très légèrement. Tout était parfait, non ?

Rowena revint quelques minutes plus tard, une flasque remplie d'un liquide vert clair à la main. Elle attrapa des compresses dans la table de chevet et les tendit à la jeune fille.

-Si vous voulez m'aider, tapotez sa blessure à la tête avec cette potion. Elle cicatrisera rapidement. Je vais lui préparer un anti-douleur.

Hermione se saisit d'une compresse, la trempa dans la fiole et commença à tapoter sa blessure. La coupure se referma lentement, jusqu'à qu'il ne reste plus qu'une légère ligne blanchâtre ondulée. Elle attrapa alors un coton propre et essuya le sang. Elle s'arrêta et attendit, les mains posées sur les genoux. Elle eut alors tout le loisir de l'observer plus attentivement.

Comme d'habitude, il ne semblait rien ressentir. Aucune émotion. Aucune sensation. Rien. Etait-il vraiment humain ? Son visage était impassible. Pourtant, il était plus beau que jamais, ayant l'air incroyablement serein. Ses yeux fermés encadraient parfaitement son nez fin qui tronait au centre de deux hautes pommettes. Sa mince bouche enjolivait à merveille sa mâchoire large et masculine. Quelques mèches de cheveux étaient collées sur son front et ses tempes par la transpiration. Une traînée de poussière noire lui barrait la joue.

Elle ne put s'empêcher de l'essuyer. Il ressemblait vraiment à un ange. Noir. Pourquoi ressentait-elle ce léger pincement au cœur en le regardant ? Serait-ce finalement si compliqué d'apprendre à l'aimer ? Après tout, il n'avait encore rien de mal pour l'instant… Enfin, mis à part quelques sortilèges noirs, il n'avait encore tué personne. La rédemption était sûrement encore possible pour lui…

Elle avait envie de toucher son visage, de ressentir la douceur de sa peau. Elle était persuadée qu'elle était douce. Tout comme ses cheveux. 'Arrête Hermione. Tu délires. Pense à Ron. Pense à Harry. Pense à papa et maman. Pense à Voldemort. Ne pense pas à Jedusor. Pense à Voldemort.'. Il l'intriguait tellement, elle était totalement fascinée par lui. La sorcière se demandait vraiment pourquoi un jeune homme au futur si prometteur avait décidé de se diriger vers une voie si sombre. Cela la décevait presque. Il aurait pu faire tellement plus, sans avoir à massacrer tout le monde sur son passage.

Sirius entra dans l'infirmerie. Il semblait essoufflé et paniqué. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres quand il remarqua Hermione. Ne pouvant quitter son laboratoire, une potion devant être surveillé avec grande précaution étant sur le feu, le professeur Slughorn lui avait demandé d'aller à l'infirmerie à sa place pour aller voir les deux sorciers. Mais il ne lui avait pas précisé le motif, et Sirius avait de suite imaginé le pire. Ses sourcils se froncèrent quand il posa son regard sur Tom. Il avait cru que ce serait Hermione allongée dans ce lit. Il s'approcha d'eux.

-Ça va Hermione ? Que s'est-il passé ? Il... Il est réveillé ?

-Non.

-Bien. Il ne t'a rien fait de mal j'espère ?

-Non, c'est bon. Ne t'inquiète pas, il ne m'a rien fait. J'ai la situation en main.

Son inquiétude retomba quand les lèvres de la jeune fille se courbèrent en un sourire sincère. Elle était forte et il commençait à tenir vraiment à elle. C'était en grande partie grâce à la jeune sorcière qu'il avait à nouveau échappé à Azkaban il y a quelques années, il se devait bien de la protéger à son tour. Mais surtout, elle était une amie de Harry, le fils de James. Il ne pouvait s'empêcher de les voir tous les deux quand il la regardait. A vrai dire, Charlus Potter, le père de James était en septième année et il le voyait presque tous les jours en classe, mais il ne signifiait pas la même chose pour lui. Harry signifiait plus que Charlus. Il regarda dans le vide quelques secondes, ses yeux se perdant sur les murs parfaitement blancs de l'infirmerie. L'animagus avait raté tellement de choses avec lui, à cause de Voldemort. Le mage noir lui avait enlevé son meilleur ami et sa vie. Il ne voulait pas le sauver non, il voulait le tuer, il voulait se venger. Il ferma les yeux et prit une profonde inspiration avec de reporter son attention sur Hermione.

-Raconte-moi.

Elle s'apprêta à parler quand un léger mouvement dans le lit lui fit fermer la bouche. Un gémissement s'échappa de Tom tandis qu'il portait sa main sur son front. Sa bouche était crispée dans une grimace douloureuse. Il ouvrit les yeux mais les ferma rapidement, sûrement ébloui par la soudaine lumière. Doucement, il tenta d'ouvrir un œil, puis l'autre. Il garda les sourcils froncés, le temps de s'habituer. Il finit enfin par remarquer Sirius et Hermione. Il revêtit instantanément son masque d'indifférence.

-Jones. Professeur Aquila. Qu'est-ce que je fais ici ? Que s'est-il passé ?

Un énorme poids sembla s'échapper des épaules de Hermione. Elle s'empêcha de soupirer de soulagement. Son plan avait l'air de fonctionner à merveille. Depuis qu'elle était arrivée en 1942, elle avait sérieusement cru que son cerveau s'était mis en état d'arrêt. Le voilà à nouveau en marche.

-Tu ne te souviens de rien ?, demanda-t-elle avec impatience.

-Non.

Il avait l'air complètement déboussolé, perdu. Hermione pouvait le voir dans ses yeux malgré ses traits parfaitement détendus, sans émotion. La jeune fille s'en sentait presque peinée. Pourquoi était-elle aussi sensible ? Il ne méritait en rien sa compassion. Mais c'était elle qui l'avait mis dans cet état-là. C'était de sa faute. Elle n'était pas comme ça. Elle ne blessait pas les gens sans réelle raison, sans réelle menace. Il n'allait pas la tuer. Il n'était pas une réelle menace contre sa vie.

-Quelle est la dernière chose dont tu te souviens ?, reprit Sirius.

-Je rentrais à la salle commune tard. J'avais passé la soirée à travailler sur le script du spectacle. Et... Et c'est tout. Pourquoi fait-il jour ? Quelle heure est-il ? Quel jour sommes-nous ?

Il se redressa brusquement mais vacilla et retomba tout aussi rapidement sur l'oreiller. Une colère noire commença à grandir en Tom. Il ne supportait pas cet état de faiblesse, il ne supportait aucun signe de faiblesse. Il serra sa mâchoire pour s'empêcher de hurler, sa main le démangeait d'attraper sa baguette pour leur lancer un sort et s'enfuir d'ici le plus rapidement possible. Soudainement, il sentit sa vision se brouiller. Il ferma les yeux. Instinctivement, Hermione leva sa main pour la poser sur son épaule mais se ravisa juste à temps.

-Ma tête..., grogna-t-il.

-Ne vous redressez pas aussi vite Tom, lui conseilla Sirius. Hermione ? Que s'est-il passé ?

-Je l'ai retrouvé inconscient en bas des escaliers menant au cachot ce matin. Je l'ai ramené aussi vite que possible ici.

Jedusor plissa les yeux et finit par hocher la tête aussi lentement que possible. Il ferma les paupières et prit une grande bouffé d'air frais. Sa respiration était lente, saccadée. Il se détestait d'être aussi faible. Rowena sortit de l'atelier à potions en en touillant rapidement une.

-Mr Jedusor ? Vous êtes réveillé à ce que je vois.

-Quel sens de l'observation... murmura-t-il pour lui.

Seule Hermione l'entendit et s'empêcha de sourire devant son sarcasme. Pourquoi devait-elle s'en empêcher ?

-Restez allongé et buvez ça.

Rowena leva enfin la tête et se figea quand elle aperçut Sirius. Ses yeux s'écarquillèrent et la peau de son visage se colora légèrement d'une teinte rosée.

-Oh. Sirius. Bonjour. Qu'est ce que vous faites ici ? Je veux dire, comment allez-vous ? Enfin, vous êtes là pour Mr Jedusor ? Ou pour miss Jones ? Euh, enfin... Ce n'est pas très important, bredouilla-t-elle.

Sirius sourit largement et gloussa légèrement.

-Bonjour Rowena. Ça va très bien, merci. Et oui, je suis là pour voir Tom et ramener Hermione à son dortoir.

-Mais. J'ai appelé le professeur Slughorn.

-Il était occupé. Il m'a demandé de venir à sa place. Cela ne vous dérange pas j'espère ?

-Non ! Non, bien sûr que non.

La couleur rouge de son visage s'accentua encore plus. Hermione ne put s'empêcher de sourire.

-C'est juste... comme il s'agissait de Monsieur Jedusor. Il me semblait plus judicieux que ce soit le professeur Slughorn qui vienne, expliqua Rowena en bredouillant.

Elle toussota.

-Bon, je dois m'occuper de monsieur Jedusor.

Elle lui fit boire une potion et sortit sa baguette magique. Elle la remua et une lumière rouge s'échappa de bout de sa baguette. Un courant d'air frais les entoura tandis que le sortilège vint délicatement se poser sur l'épaule du garçon. Elle hocha lentement la tête en plissant les lèvres.

-Vous avez mal à l'épaule, n'est-ce-pas ? Elle s'est déboîtée. Il va falloir la remettre en place. Je vous préviens, ça va faire mal sur le coup et la potion ne va rien changer. Elle n'atténuera la douleur que plus tard, et...

-ARGH !

Tom hurla quand Rowena, continuant de parler, avait brutalement mais précisément tiré sur l'épaule. Elle sembla gênée mais également satisfaite.

-Je suis désolée pour ça. Mais c'est moins douloureux quand on le fait par surprise. Maintenant, reposez-vous. Je vais vous chercher une écharpe pour soutenir votre bras. Vous ne devez pas bouger votre épaule.

Elle se retourna vers Hermione et Sirius.

-Je pense que vous pouvez partir. Il a besoin de repos.

-Bien sûr. Au revoir Rowena. Remettez-vous vite sur pieds Tom.

Ils quittèrent la pièce et laissèrent donc Tom aux mains de l'infirmière. Il se redressa pour enfiler son écharpe et resta ainsi, à regarda Rowena s'affairer à tout ranger. Il leva les yeux au ciel.

-Combien de temps devrais-je rester ici ?, demanda-t-il.

-Aussi longtemps qu'il le faudra monsieur Jedusor. Je ne tiens pas à vous retrouver à nouveau inconscient en bas d'autres escaliers.

-Ça n'arrivera pas.

Il posa ses pieds à terre et se releva brusquement. Il ferma les yeux alors que le monde semblait tourner à toute vitesse autour de lui. Il tenta de se retenir à la table de chevet mais retomba mollement sur le matelas. Il grogna de mécontentement en se replaçant correctement sous les couvertures. Rowena le sermonna et ne put s'empêcher de rire légèrement. Tom était encore plus en colère mais, comme à son habitude, il garda son calme même si cela se faisait de plus en plus difficile.

-Puis-je au moins avoir de quoi m'occuper ? Je vais finir par littéralement mourir d'ennui ici.

-Bien sûr, sourit-elle. Attirez donc ce que vous voulez ici. Un livre, des jeux, de la nourriture...

-Je voudrais bien, merci. Où se trouve ma baguette ?

-Vous ne l'avez pas sur vous ?, interrogea Rowena, visiblement surprise.

-Et bien non, je l'aurais remarqué depuis tout ce temps. Non je ne l'ai pas sur moi, siffla-t-il.

-Elle est sûrement tombée lors de votre chute. Ne vous inquiétez pas, vous la retrouverez plus tard. Je peux aller vous chercher des livres à la bibliothèque si vous voulez ?, proposa-t-elle gentiment.

-Ma baguette n'aurait pas pu tomber..., grogna-t-il entre ses dents. Elle est toujours correctement rangée dans la poche, fermée, de ma robe de sorcier. Elle n'aurait pas pu tomber.

-Vous avez du oublier de la fermer.

-Ce n'est pas possible... Ce n'est pas possible, murmura-t-il en secouant la tête. J'ai oublié quelque chose. Il me manque quelque chose. Une pièce du puzzle. Il me manque une pièce du puzzle vous comprenez ? On me l'a prise. Quelqu'un me l'a prise.

-Personne ne vous a rien pris Monsieur Jedusor. Vous vous êtes seulement cogné très fort la tête et c'est pour ça que vous avez un peu perdu la mémoire. Tout doit être très confus. Cela aurait pu être pire. Allez, reposez-vous maintenant. Vous m'avez l'air très agité. Voulez-vous une potion de sommeil sans rêve pour vous aider à dormir ?

-Non merci, ça ira, répondit-il d'une voix sèche. Je préfère rester éveillé. Vous avez bien dit que c'était Miss Jones qui m'a amené ici ?

-Oui. Elle était très inquiète. Elle semble beaucoup vous apprécier, elle avait très peur pour vous. Si vous l'appréciez vous aussi, ne la laissez pas filer, finit-elle avec un clin d'œil.

Rowena s'éloigna pour quitter la pièce mais avant qu'elle ne passe la porte, Tom l'interrompit.

-Et excusez-moi si j'ai été insolent à votre égard. Je suis tellement confus, je ne sais pas vraiment ce que je dis. Excusez-moi, s'il vous plaît.

-Ne vous inquiétez pas Tom. Je sais que vous n'êtes pas de ce genre.

OOO

Le lendemain matin, Tom fut enfin autorisé à sortir de l'infirmerie. Inquiet de ne toujours pas avoir retrouvé la mémoire, Rowena tenta de le rassurer. Mais rien de ce qu'elle pouvait dire ne sembla calmer ses craintes. Il avait ce sentiment que quelqu'un lui avait pris sa mémoire, qu'elle ne s'était pas envolée toute seule. Ce trou dans son esprit n'était pas naturel. Soupirant, il avait fini par enfiler sa robe de sorcier par-dessus son écharpe et était parti.

Il se dirigeait dorénavant vers la Grande Salle pour le petit déjeuner. Il ne croisa personne, excepté Peeves qui s'amusait à déplacer les tableaux, maltraitant les personnages vivant dedans. En l'apercevant, l'esprit frappeur s'amusa à lui tourner autour et essaya de lui tirer les cheveux. Tom essaya de l'éloigner en remuant son bras libre.

-Laisse moi, Peeves. Va t'amuser ailleurs.

-Jedusor, Jedusor. J'ai des révélations en or.

-Oui oui, bien sûr. Va t'en ou j'appelle le Baron Sanglant.

Les petits yeux sournois de Peeves se plissèrent et il partit sans un mot de plus.

-Et remets les tableaux en place !, hurla Tom.

Il se rendit alors compte de la stupidité de son acte. Il savait pertinemment qu'il n'allait pas lui obéir. Il fronça alors les sourcils. Des révélations en or ? Peeves était parfaitement insupportable et il se demandait pourquoi il n'avait pas encore été chassé du château, mais il fallait reconnaitre qu'il était au courant de tout ce qui se passé dans ce château.

En entrant dans la Grande Salle, il ne vit personne excepté les elfes qui s'affairaient déjà à tout nettoyer. Il se dépêcha de manger quelques toasts grillés avant qu'une petite créature à la voix affreusement aiguë ne lui prenne son assiette et son verre de jus d'orange. Il se leva et se décida à arpenter le château. Il fallait qu'il retrouve sa baguette.

Alors qu'il se trouvait dans l'aile ouest de Poudlard, où se trouvait la salle commune de Serdaigle, il croisa Isaac qui en sortait, son sac à dos à la main. En apercevant Tom, sa mâchoire se crispa.

-Tiens, Jedusor, railla-t-il.

-Ravi de te voir Scamander, sourit poliment Tom.

Isaac roula des yeux et mit son sac sur son dos. Il rentra ses mains dans ses poches et s'adossa contre le mur avec une attitude nonchalante. Le garçon essaya d'afficher un regard méprisant mais sans succès. Il n'y arrivait pas devant lui. Il se contentait de ne pas montrer sa peur.

-Évidemment... Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Rien de spécial.

-Tu vas me faire croire que tu es arrivé devant notre salle commune par le simple fruit du hasard ?

-En effet, pas la peine de perdre du temps à te le faire croire. Je cherche Hermione. J'ai à lui parler.

-Tu l'appelles par son prénom maintenant ?

Tom haussa nonchalamment son épaule libre. Il pencha la tête sur le côté et haussa les sourcils, en signe de défi. Il ne supportait pas ce Scamander. Il faisait partie de ces idiots qui se moquaient de lui à son arrivée à Poudlard. Sa première année fut un véritable calvaire malgré la découverte du monde magique, même si elle restait un rêve éveillé par rapport à sa vie à l'orphelinat. Il découvrait tout juste son statut de sorcier, il ne connaissait rien aux coutumes sorcières, ses robes et affaires semblaient dater de l'antiquité et il avait encore du mal à parler avec les autres.

Les professeurs s'étaient rapidement trouvés à sa botte mais ce ne fut pas le cas des autres élèves. Il était le souffre-douleur des plus jeunes, en particulier des serpentards qui ne reconnaissait son nom dans aucune famille de sang-pur. Il était le petit orphelin, condamné à vivre dans un orphelinat moldu. Il était le bâtard de service. Mais cela n'avait pas duré longtemps, dès sa deuxième année, il avait réussi à imposer le respect. Il était retourné à Poudlard avec des robes qu'il avait passé l'été à réparer, ses cheveux qu'il avait appris à maîtriser et une façon de parler qui avait le pouvoir d'envouter n'importe qui. Grâce à un arrêté du ministère, il avait eu l'autorisation d'utiliser ses pouvoirs pour pouvoir se protéger. Merci à la guerre qui commençait alors à faire rage chez les moldus. Il avait alors passé ses journées à s'entraîner et s'était découvert un talent incroyable. Oh bien sûr, il le savait déjà mais il avait réussi à les contrôler à la perfection. Il était devenu le Tom Jedusor que tout le monde connaissait dorénavant. Imposant le respect à ses camarades, il avait ainsi commencé à se former sa petite bande et avait rapidement inculqué la peur à tous les autres élèves, y compris Isaac. Celui-ci soupira et roula encore des yeux.

-Pourrais-tu me dire où elle se trouve ?, demanda Tom.

-Non.

-Non tu ne veux pas le dire ou non tu ne le sais pas ?

-Un peu des deux. Arrête de la regarder, de l'écouter, de lui parler. Arrête de te mêler de sa vie. Je sais ce que tu es Jedusor. Je suis bien le seul à m'en rendre compte ici dans ce château, mais je ne me laisserai pas faire pour autant. Je t'interdis de lui faire du mal.

-Je ne veux de mal à personne Scamander, gloussa Jedusor. Tu me sembles bien sûr de ce que tu avances. Pourtant, tu as tort. Je veux parler à Hermione tout simplement parce que... je l'apprécie, j'aime lui parler.

-Toi ? Apprécier quelqu'un ? Es-tu au moins capable de ressentir quelque chose ?

Il ne savait pas à quel point il avait raison.

-Lui as-tu déjà parlé plus de cinq minutes ?, demanda Isaac.

Jedusor leva les yeux au ciel en signe de réflexion. Oui, bien sûr qu'il lui avait déjà parlé plus de cinq minutes. Les deux soirs où il l'avait trouvée errante dans les couloirs, dans la cabane, lors du cours de défense contre les forces du mal. Il gloussa légèrement et se décida enfin à partir. Mais Isaac l'attrapa par son épaule meurtrie et appuya aussi fort que possible. Tom réprima une grimace de douleur et fixa ses yeux, la mâchoire crispée. Il haussa un sourcil. Comment ce sale sorcier osait-il le toucher ? Tom garda difficilement son calme. S'il avait sa baguette sur lui…

-Si tu oses ne serait-ce que toucher à un cheveu d'Hermione, je t'assure que je vais...

-Quoi ? Me tuer ?, coupa Tom. Toi ?

Il se dégagea et partit d'un pas lent mais assuré. Il n'entendit pas Isaac le suivre et en fut plus que ravi. Jedusor parcourut tout le château plusieurs fois à la recherche d'Hermione. Il avait raison. Sa baguette n'était pas en bas des escaliers. Quelqu'un lui avait prise et il était sûr que la jeune fille était coupable.

Elle avait le don de l'intriguer et de lui faire perdre son calme. Et par-dessus tout, elle le fascinait étrangement. Depuis quelques jours, quelque chose avait changé. Elle était différente. Il ne savait pas ce qui avait changé mais il allait le découvrir. Et il allait la rallier à sa cause. Et elle ne sera plus un problème. Il savait déjà comment faire. Cela promettait d'être très amusant. Elle avait joué les amoureuses auprès de Blathnat ? Elle le deviendra. Et puis, quel disciple pouvait être plus fidèle qu'un disciple amoureux ? Il ne comprenait pas ce sentiment qu'était l'amour et pourquoi tout le monde perdait toute leur vie à le chercher. L'amour n'était que dégout et faiblesse.

Il la trouva enfin une heure avant le début du déjeuner. Elle venait de faire irruption dans le hall d'entrée, des flocons de neige coincés dans ses boucles brunes. Elle essuya sa cape en fourrure et la retira. Ses pommettes, ses lèvres et son nez étaient rougis par le froid. Elle souffla sur ses mains pour les réchauffer et entreprit de monter les escaliers pour aller poser ses affaires avant le repas. Elle remarqua alors Jedusor qui l'observait en haut de ceci.

-Tiens. Hermione. Je te cherchais.

La jeune fille déglutit. Il était sorti. Elle aurait aimé que son séjour à l'infirmerie dure un peu plus longtemps. 'On ne peut pas tout avoir.'. Elle finit de monter les escaliers d'un pas assuré pour se retrouver face à lui. Il fallait qu'elle fasse très attention à ce qu'elle disait si elle ne voulait pas reproduire le même scénario que la veille. Elle lui sourit.

-Oh. Je vois que tu es sorti de l'infirmerie.

-Tu es bien observatrice dis-moi. Tu m'impressionnes, ironisa-t-il en s'approchant d'un pas. Tu as l'air d'avoir froid.

-Non, ça va. Je me promenais dehors mais il s'est mis à neiger…. Je suis donc rentrée aussi rapidement que possible mais j'ai tout de même été mouillée. J'ai un peu froid mais ça va de mieux en mieux... balbutia-t-elle rapidement.

Elle sentit ses joues rougir, mais pas à cause du froid.

-Laisse-moi te lancer un sortilège de réchauffage.

Il feignit de chercher sa baguette quelques secondes mais releva la tête, les sourcils haussés.

-Ah non. Je ne peux pas. Je n'ai pas ma baguette. Aurais-tu une idée d'où elle se trouve ?

Quelque chose se brisa dans la tête d'Hermione. Comment avait-elle pu oublier ça ? Tout était gâché à cause de ce léger petit détail. Ce petit détail qui n'était pas du tout insignifiant. Elle avait oublié de récupérer sa baguette ! Sa baguette qui était tombée dans la Salle-sur-demande ! Sa baguette qui y était toujours ! Sa baguette qu'elle n'avait pas récupérée !

Elle n'avait aucune idée de la manière dont elle pouvait se tirer de ce pétrin. Elle ne pouvait pas le laisser sans baguette, mais elle ne pouvait pas lui dire où elle était non plus. Elle frissonna. Encore une fois, elle avait le don de s'attirer des ennuis dans ce temps-là. Encore une fois, son cerveau avait décidé de ne pas fonctionner. Elle se détestait.

Elle finit par secouer la tête.

-Vraiment aucune ?, demanda-t-il d'une voix étrangement grave, langoureuse. Je suis sûr que tu dois en avoir une. Après tout, c'est toi qui m'as emmené à l'infirmerie. Blathnat m'a dit que tu semblais particulièrement intéressée par mon sort. Triste. Désespérée. Est-ce vrai ? J'en suis réellement touché.

'A quoi joues-tu Jedusor ?'. Elle l'observa s'approcher encore d'elle. Il était proche et la regardait de haut. Il n'était pas beaucoup plus grand qu'elle, peut-être d'une dizaine de centimètres. Cette scène lui semblait familière. Il ne fallait pas reproduire les mêmes erreurs. Ils n'étaient pas seuls, n'importe qui pouvait arriver à n'importe quel moment, il n'avait pas de baguette et un bras en moins, mais il n'en était pas beaucoup moins dangereux. Il avança encore un peu, ne la quittait pas du regard. Hermione recula mais elle fut coincée par le mur.

-Tu l'as sûrement faite tomber dans les escaliers. Ou quelque part dans le château. Je peux peut-être t'aider à la rechercher ? On peut se séparer pour aller plus vite.

-Ou on peut rester ensemble. A deux, on pourra passer chaque endroit de ce château au peigne fin.

-Je peux être seule. Je connais ce château par cœur je n'ai pas besoin d'aide. Je peux faire les quatre derniers étages et toi les quatre premiers. Tu n'es pas d'accord ? Je t'assure. C'est la meilleure solution.

-Vraiment ?, demanda Tom en haussant un sourcil. Très bien.

Il posa sa main libre sur le mur, juste à côté de sa tête. Un demi-sourire ornait son visage tandis qu'il plongea son regard dans celui de la jeune fille. Elle fixa avec attention ses yeux marron, presque noirs, essayant de voir la moindre trace de ses intentions. Rien. A quoi jouait-il ? On aurait dit qu'il essayait de la séduire. Même si elle ne cessait d'imaginer un monstre, elle ne pouvait s'empêcher de voir le visage d'un magnifique jeune homme, mystérieux et envoûtant. Elle s'était toujours promis de ne pas s'arrêter sur le physique des gens, de ne pas se laisser avoir par de beaux visages, sachant qu'elle-même avait toujours subi le regard des gens. Mais en l'occurrence, c'était beaucoup plus difficile avec lui, alors que c'était encore plus important. Elle déglutit encore une fois.

-Vraiment, affirma-t-elle.

Il hocha la tête et enleva sa main avant de la diriger vers l'escalier, comme pour lui montrer le chemin. Hermione ne dit rien et monta les marches deux par deux. Elle jeta un dernier coup d'œil derrière elle pour voir Jedusor s'adosser contre le mur en la regardant.

Tom attendit quelques secondes avant de les grimper à son tour. Il la suivit à travers les différents couloirs, plusieurs ailes, et de multiples escaliers. Il prenait toujours la peine de s'arrêter avant chaque virage, faisant attention à ne jamais être dans sa ligne de mire. Il marchait dans le silence, le seul bruit audible étant les pas lourds d'Hermione. 'Aucune élégance' pensa-t-il.

Il se stoppa brusquement quand la jeune fille s'arrêta en face de la peinture de Barnabas le Follet. Il se cacha derrière une statue. Elle ne venait définitivement pas ici par hasard. Il s'était passé quelque chose entre eux dans la Salle-sur-demande, il avait perdu sa baguette, et elle lui avait lancé un sortilège d'oubli. C'était certain. Il sentit une rage folle monter en lui. Comment osait-elle agir de cette façon envers lui ? Personne, au grand jamais, n'avait le droit de traiter Voldemort, le digne hériter de Salazar Serpentard, de cette façon. Il avait été souillé par ce sortilège, souillé par cette sang-de-bourbe. Elle allait vraiment le payer. Dès qu'il saurait ce qu'elle savait et qui elle était, il la ferait payer. Oui, dès qu'il saurait. Bientôt... Elle ne serait pas rapide à flancher.

Il la regarda rentrer dans la pièce va-et-vient et attendit cinq minutes, dix, quinze. Le temps commençait à se faire long. Il s'adossa contre le mur et bascula sa tête en arrière. Il s'ennuyait à mourir. D'habitude, il faisait de la magie quand il s'ennuyait. Or, là, il n'avait pas de baguette. A cause d'elle. Il se jura intérieurement qu'un jour, il maîtriserait la magie sans baguette aussi bien que les sortilèges informulés. Finalement, Hermione sortit de la salle-sur-demande, la baguette de Tom à la main.

Il sourit et rebroussa chemin. Le jeune homme arriva essoufflé dans le hall d'entrée et attendit cinq minutes avant qu'Hermione ne le rejoigne. Elle s'approcha de lui et lui tendit sa baguette. Il la récupéra mais ne la rangea pas de suite dans sa robe de sorcier. Au contraire, ses doigts jouaient avec alors qu'il regardait Hermione, un sourire arrogant collé au visage.

-Où l'as-tu trouvé ?

Il vaut mieux ne pas mentir. Pas trop en tout cas. Seulement omettre quelques détails.

-Au septième étage. Dans le couloir. Elle était par terre.

-Vraiment ?, demanda-t-il en haussant un sourcil.

-Vraiment.

-Et comment aurait-elle pu se retrouver là-bas ?

-Je ne sais pas... Tu as oublié toute ta journée d'hier ! Je ne sais pas ce que tu as fait...

-Bon et bien… Merci.

Il fit un pas de plus. Il ne changeait jamais. Toujours les mêmes habitudes, pensa Hermione. Elle ne recula pas cette fois-ci, ne voulait pas lui donner ce plaisir. Il s'approcha encore un peu et déposa un léger baiser sur sa joue et il rentra dans la Grande Salle sans la regarder de nouveau.

Hermione ne parla plus à Tom de toutes les vacances, si ce n'est lors des répétitions du spectacle. Il se montrait particulièrement exigeant, parfois même plus que le professeur Beery. La jeune fille ne comptait même plus le nombre de fois où il l'avait faite répéter, encore et encore, la scène de la demande en mariage. Heureusement pour elle, il n'avait pas ré-essayé de montrer son talent incroyable en l'embrassant. Elle avait remarqué qu'il avait enlevé son écharpe une semaine après l'accident, la veille de Noël. Pendant tout le repas, elle l'avait regardé étirer son cou et rouler son épaule en s'empêchant de grimacer de douleur. Il pouvait la bouger mais elle était toujours endolorie.

Le repas s'était bien passé. Tous les élèves du château, ainsi que les professeurs, s'étaient réunis à la même heure pour partager un délicieux repas autour du sapin de Noël. Les elfes s'étaient encore plus surpassés que d'habitude et Hermione avait eu un pincement au cœur en les imaginant travailler comme jamais dans les cuisines. Il semblait y avoir presque plus de nourriture que lorsque tout le château était présent.

Sa relation avec Isaac n'avait finalement pas changé (ou du moins, par rapport à ce dont elle se souvenait). Il lui était d'un confort exceptionnel, lui faisant presque oublier son ancienne vie et ses anciens amis. Lorsqu'elle était avec lui, elle se sentait libérée de tout poids et de toute mission. De plus, lui aussi très intelligent, il lui arrivait d'avoir de passionnantes conversations avec lui, sur l'esclavagisme des elfes (ce débat fut particulièrement mouvementé, mais elle fut ravie de constater qu'il partageait la plupart de ses idées) ou encore sur l'utilisation des détraqueurs pour protéger Azkaban.

Le jour de Noël, elle fut ravie et très surprise, de voir une multitude de paquets au coin de son lit. Elle se dépêcha de rejoindre Isaac dans la salle commune pour les ouvrir avec lui. Isaac reçut son cadeau de sa part (des bonbons à hoquet et un jeu de cartes pour tours de magie moldus) avec un haussement de sourcils. Plus tard dans la journée, elle le verrait s'acharner à faire disparaître un roi de pique derrière sa main sans jamais y arriver.

Sasha lui offrit trois colliers dont chaque pendentif représentait une balle du quidditch : un souafle, un cognard et un vif d'or. Hermione les trouvait jolies sans pour autant les adorer. Mais elle se dit que cela aurait été un cadeau parfait pour Jones. Sasha la connaissait bien. De la part de Filius, elle eut la grande surprise de découvrir une encyclopédie scientifique moldue gigantesque et flambant neuve avec une carte « Je t'ai entendu dire que tes parents n'avaient pas les moyens de l'acheter. J'espère que c'est le bon livre, je n'étais pas bien sûre du titre. ». Le livre était magnifique, des gravures dorées encadrant le cuir marron de la couverture.

Sirius lui avait offert son cadeau la veille, sous prétexte qu'il ne pouvait pas le rentrer dans un carton. En effet, il s'agissait d'un petit chaton à la fourrure de feu qu'il avait fait appeler Patenrond. D'ailleurs, celui-ci sortit de sous les papiers et se lova sur les cuisses de la sorcière. Elle découvrit alors, abandonnée sur la moquette, une grande enveloppe sur laquelle était inscrite dans une écriture élégante

« Pour Hermione Jones, puisse ceci te réchauffer dans les moments les plus froids. Jan.

C'est grâce à moi qu'on a pu les avoir. Us.

Mais c'était mon idée. Jan. ».

Elle écarquilla les yeux et s'empressa de l'ouvrir. Elle se sentit emplie d'une vague de chaleur quand elle découvrit de quoi il s'agissait. Harry, Ron et elle lui souriaient largement, riaient à gorges ouvertes. Ils étaient jeunes. Cette photo avait été prise en première année. Il y en avait une autre : ses parents et elle tout bébé étaient immortalisés sur une photo aux couleurs ternes dans sa cuisine. Une larme s'écoula sur sa joue avant de retomber sur le papier brillant de la photographie. Elle les rangea dans leur enveloppe et les serra tout contre son cœur.

Au même moment, Tom était assis sur un fauteuil dans sa salle commune, un livre ouvert sur les genoux. Il était face à la cheminée dans laquelle un feu crépitait froidement. Il observait du coin de l'œil les quelques serpentards présents déballer leurs cadeaux. Ils étaient tous, en particulier Malfoy, Lestrange et Avery, entourés d'une montagne de présents aux papiers tous plus colorés les uns que les autres. Il attrapa la petite enveloppe posée sur l'accoudoir de son fauteuil et l'ouvrit. « Je vous souhaite un joyeux noël Tom. Horace Slughorn. ». C'était toujours le seul unique cadeau qu'il recevait. Une petite lettre d'un professeur. C'en était presque lamentable.

Heureusement, il n'en avait que faire. Enfin, c'était ce qu'il essayait de se faire croire. En réalité, ce qui le dérangeait le plus n'était pas de ne jamais rien recevoir mais de voir les autres recevoir tellement. Tom était un jeune homme d'une extrême jalousie et il l'assumait. Il ne supportait d'avoir moins que les autres. Et par-dessus tout, il ne supportait pas qu'on lui prenne quelque chose. Il avait décrété récemment que Hermione Jones lui appartenait. Il aimait la faire tourner en rond et il aimait le mystère qui planait autour d'elle. Tant qu'il n'aurait pas découvert ce que c'était, elle lui appartenait.

Il jeta l'enveloppe sur le canapé d'à côté et ferma le livre avant de se lever. Il sortit de la salle commune et se dirigea vers les toilettes des filles du deuxième étage. Il était enfin temps de découvrir si elle était là. Après avoir passé ses vacances à lire plusieurs livres parlant de Poudlard, de Salazar Serpentard, de son histoire et de son architecture, il avait fini par avoir cette idée. Elle était sûrement là. Il n'était que très tôt le matin, et il était persuadé que tout le château était soit endormi, soit affairé à déballer ses cadeaux. Il pouvait donc investiguer autant qu'il voulait. Il arriva enfin dans les toilettes et vérifia qu'il n'y avait personne dans le couloir avant de rentrer.

Il commença par inspecter les murs, appuyant de sa baguette ou sa main chaque brique, espérant à chaque fois qu'une porte le menant à elle apparaisse. Mais rien ne se passa à jamais. Il passa au sol, répétant le même processus sur chaque carreau. Plus d'une heure était déjà passé et il n'avait encore rien trouvé. Il grogna de mécontentement en s'appuyant contre le lavabo. Il ouvrit le robinet et s'aspergea le visage d'eau froide. Il la trouverait. Il devait la trouver. Il avait besoin de la trouver. Ce serait le plus beau des cadeaux de Noël. En relevant la tête, son cœur fit un bond dans sa poitrine. Sur un robinet, un petit serpent était gravé. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres. Elle était là.

Il l'observa attentivement, le suivit de ses doigts. Il chercha quelque chose, un petit bouton sur lequel appuyer pour la faire apparaître. Il n'y avait rien. Tom eut alors une idée. Il était l'héritier de Serpentard. Salazar avait dû trouver un moyen pour que seul son héritier puisse pénétrer la chambre. Il fallait quelque chose que peu de personnes possédaient. Quelque chose que seul l'héritier de Serpentard pouvait avoir. Un pouvoir qui prouvait que son sang coulait dans ses veines.

-Ouvre-toi, murmura-t-il en fourchelangue.

Une lueur blanchâtre se refléta sur le métal rouillé du robinet alors qu'il se mit à tourner sur lui-même. L'évier s'abaissa alors et disparut pour laisser place à un tuyau juste assez grand pour laisser passer un homme. Il avait réussi. Enfin.


Et voilà. J'espère que la lecture vous a plu ! On commence un peu à voir comment va s'opérer la rapprochement de nos deux protagonistes préférés et bien évidemment, cela ne sera pas un rapprochement très honnêtre ni très sain (surtout pour Tom, c'était prévisible :p)

J'espère que cela vous a plu et n'hésitez pas à laisser une petite review ! Cela ne coute que très peu de votre temps mais cela signifie beaucoup pour un auteur ! Cela nous motive beaucoup. Car j'avoue que écrire sans avoir de retours, cela donne l'impression d'écrire dans le vide et même si l'on écrit également pour soi même, cela motive beaucoup d'avoir des commentaires !

En tout cas, au sommaire du prochaine chapitre : le spectacle de Noël et la chambre des secrets…

A la prochaine fois ! :D

Lacey Oke