Les vacances venaient enfin à leurs termes. Cela annonçait également la représentation du fameux spectacle. Hermione avait passé ses journées à le répéter, connaissait ses répliques à la perfection. A vrai dire, même si la stupidité de ce spectacle lui sautait clairement aux yeux, c'était également un moyen d'oublier ses problèmes. Elle espérait seulement que tout se passe bien. La jeune fille ne voulait surtout pas se ridiculiser devant tout Poudlard. Pourtant, elle avait cet étrange sentiment que quelque chose de mauvais aller se produire. Plusieurs fois dans sa vie elle avait eu cette impression : le soir d'Halloween de sa première année, le jour de sa rentrée en deuxième, la veille du match de quidditch qui avait failli tuer Harry en troisième, et enfin lors de la troisième tâche du tournoi des trois sorciers. Elle essaya d'oublier ça et prit une profonde inspiration.

Elle était dans les coulisses, c'est à dire dans une immense pièce située juste derrière la Grande Salle. Une porte en bois blanc donnait un accès direct au jardin de Poudlard. Elle se regardait dans le miroir, ajoutait les dernières finitions à son maquillage et sa coiffure tandis qu'une poufsouffle de septième année corrigeait certaines imperfections de son costume en remuant sa baguette avec ennui. Hermione portait une longue robe bordeaux au col rond agrémenté de fourrure. Sa poitrine était lacée d'un ruban doré qui se finissait dans un étrangement immense nœud. Les manches lui arrivaient jusqu'aux poignets sur lesquels elle portait une multitude de bracelets. A peine faisait-elle un mouvement que leurs grelots tintaient.

Isaac arriva derrière elle difficilement, lentement, et dans un vacarme assourdissant. Hermione se retourna pour lui faire face en gloussant doucement. Le jeune homme souriait timidement. Walburga Black et Mimi Warren les rejoignirent, accompagnées de Beery, Brulopot, Dumbledore, Tom et une gryffondor de sixième année dont elle ignorait toujours le nom. Celle-ci jouait la narratrice du spectacle. Beery souriait à pleines dents. Il prit la parole :

-Bien ! Le grand jour est enfin arrivé ! Vous avez toujours très bien travaillé ces vacances. Je suis incroyablement fier de vous. Cela va être extraordinaire ! Allez. Que le spectacle commence !

Il semblait presque sur le point de pleurer. On voyait la fierté qui brillait dans ses yeux. Hermione sentit une pression encore plus grande s'abattre sur ses épaules. Elle était tétanisée. 'Tout ira bien Hermione. Il n'y a aucune raison de t'inquiéter. Ce mauvais pressentiment, ce n'est rien. Tout ira bien.' Elle entendit Dippet annoncer le début du spectacle et toute la Grande Salle applaudir chaleureusement. La Gryffondor entra sur scène. Elle était vêtue d'une magnifique robe de sorcier noire aux multiples broderies argentées. Ses pieds étaient nus et ses cheveux noirs rassemblés en un chignon parfait au-dessus de sa tête. Aucune mèche ne semblait s'en échapper. Elle s'éclaircit la gorge et prit la parole :

-Il y a fort fort longtemps, dans un pays lointain, vivaient trois sorcières aux pouvoirs étonnants. Malheureusement, la chance n'était pas avec elle et leur vie était bien malheureuse. Il y avait d'abord Asha.

Walburga, maquillée d'une poudre blanche lui donnant un teint affreusement livide, entra sur scène d'un pas lent. Elle toussa en arrivant au beau milieu de la scène et tomba. A genoux, elle semblait plus désespérée que jamais. Hermione ne put s'empêcher d'espérer que ce n'était pas simplement un jeu d'acteur. Elle se détesta d'aimer cette lueur de désespoir dans ses yeux. Ceux-ci brillaient, étaient dirigés vers le plafond et quelques larmes s'en échappaient, dessinant une trainée grisâtre sur leur passage. Elle jouait définitivement très bien la comédie, que ce soit dans la vraie vie ou sur scène. Elle balaya la Grande Salle du regard. Sa respiration était saccadée, un bruit aigu s'échappant de ses lèvres à chaque expiration. Ses doigts tremblaient.

-Asha était atteinte d'une maladie extrêmement grave, reprit la Gryffondor. Elle était allée voir tous les médicomages du royaume et personne ne savait quel mal la rongeait. Désespérée, elle savait qu'elle allait mourir. Mais elle n'était pas prête à abandonner ce monde. Elle avait encore trop de choses à vivre. Elle comptait bien trouver l'amour et fonder une famille. La nuit, elle priait pour que Dieu la guide vers la guérison et lui accorde une longue et heureuse vie. Elle n'hésita pas à partir dans un long périple pour apaiser ses souffrances.

-S'il vous plaît. Aidez-moi, implora Walburga, toujours agenouillée sur le sol.

-Une sorcière nommée Altheda vivait à quelques kilomètres de là.

Mimi Warren, vêtue d'une robe grise déchirée de tous les côtés, fit son entrée. Elle était pieds nus et son visage était recouvert de taches noires. Ses cheveux étaient sales, emmêlés et le verre de lunettes opaque. Hermione se demanda comment elle pouvait encore voir à travers tant de saletés. Elle se plaça à côté de Walburga. Elle n'était que légèrement plus petite malgré son jeune âge. Elle implora la jeune femme de lui donner de l'eau. Walburga lui tendit une petite gourde en cuivre et sourit légèrement.

-Je vous donne ma dernière gourde qui n'a pas été contaminée par ma terrible maladie. J'espère que cela vous aidera ma chère.

-Altheda avait été victime d'un affreux cambriolage quelques mois avant. Elle, qui ne roulait déjà pas sur l'or mais avait de quoi vivre convenablement, était à présent la personne la plus pauvre de tout le royaume. Elle n'avait ni argent, ni maison, ni baguette magique. Sans arme et sans toit au-dessus de la tête, elle n'avait rien pour se protéger et était exposée aux plus grands dangers. Tous les soirs, alors qu'elle se cherchait un endroit où dormir, elle implorait Dieu de lui restituer sa magie.

-Je n'ai nulle part où dormir. Il fait froid, j'ai faim, je n'ai aucun moyen de me réchauffer sans ma baguette. S'il vous plaît, aidez-moi, bredouilla Mimi.

-Et enfin, il y avait une magnifique sorcière qui répondait au doux nom d'Amata.

Hermione fit son entrée sur scène. Elle marcha lentement, les doigts entrecroisés devant son visage. Elle regardait le sol mélancoliquement. Quelques larmes coulaient sur son visage. Elle s'arrêta à côté de Mimi et regarda la Grande Salle. Elle aperçut Filius et Sasha qui souriaient. Sirius, lui, hochait la tête et ses prunelles scintillaient d'amusement. Cela la rassura. Tom était également là, à la table des professeurs, entre Beery et Brûlopot. Il semblait profondément ennuyé même s'il revêtait toujours ce masque de politesse parfaitement insupportable.

-La jeune femme aurait dû se marier avec le sorcier le plus beau, et réputé comme le plus puissant et le plus courageux du royaume. Elle en était profondément amoureuse. Mais sa réputation était largement surfaite. Il l'abandonna devant l'autel le jour du mariage. Depuis, elle passait ses journées à pleurer, dévastée par ce chagrin d'amour. Elle espérait que Dieu puisse apaiser son chagrin et sa souffrance. Mais il n'en fut rien.

-Pourquoi ? Pourquoi m'as-tu abandonné mon cher prince ?, implora Hermione en tombant à genoux. Tu as toujours dit que tu étais mien. Je voudrais tellement t'oublier, ne plus voir ton visage lorsque je ferme les yeux, ne plus sentir tes caresses lorsque je dors. Si ne plus rien ressentir est le prix à payer pour t'effacer de mon cœur, je suis prête à le donner, je suis prête à l'arracher de mes propres mains.

-Elles habitaient dans le même village, mais ne s'était jamais rencontrées. Et pourtant, toutes avaient entendu parler d'une vallée magique, qui n'apparaissait qu'une fois par an, le jour le plus long de l'année. En haut de cette colline se dressait la fontaine de la bonne fortune. Son eau était réputée dotée de capacités incroyables. Elle avait le pouvoir de réaliser n'importe quel vœu pour quiconque s'y baignait. Elles décidèrent donc de s'y rendre. Des centaines de sujets, venant des quatre coins du royaume s'y rendirent également. Ils se bousculaient, se frappaient, voulant tous être les premiers devant le mur qui donnait accès à la vallée. Ce fut donc une incroyable chance que les trois jeunes sorcières se rencontrent alors qu'elles attendaient l'apparition de la porte.

-Je me présente, je m'appelle Asha, commença Walburga. Je vais bientôt mourir d'une maladie incurable. C'est pour cette raison que je souhaite me rendre à la fontaine.

-Oh... Ma pauvre gente dame, pleura Hermione. Je suis tellement désolée pour vous. Mais je pense mourir de chagrin si je ne m'y baigne pas. Un chagrin d'amour. J'ai été abandonnée devant l'autel le jour de mon mariage. Depuis, je ne mange, ne dors presque plus. Son visage hante mes nuits, son odeur ne me quitte pas. Je veux vivre, mais pas sans lui. Je dois donc l'oublier.

-Ma pauvre amie..., continua Mimi. Je vais mourir de froid, de faim, de soif... Je n'ai plus rien pour vivre. Je n'ai plus d'endroit où aller. Peut-être même serai-je attaquée par une bête sauvage si la fontaine ne réalise pas mes vœux.

-J'ai une idée !, s'exclama soudainement Walburga. Nous nous y rendrons tous ensembles et nous nous aiderons. Nous pouvons y arriver. Il suffit de...

-Mais la vallée ne laisse l'accès qu'à une seule personne, l'interrompit Hermione.

-Nous y arriverons.

Soudain, des lianes, appartenant très certainement à des filets du diable, jaillirent du plafond et s'enroulèrent autour de Walburga. Elle s'envola dans les airs mais ne manqua pas d'attraper Mimi par la main qui elle-même entoura ses bras autour de la taille de Hermione.

-Elles étaient toutes sur le point de s'envoler vers la vallée enchantée. Mais un chevalier qui voulait également s'y rendre était tout près d'elles. Il fut également arraché du sol.

Isaac, qui venait d'arriver, galopant sur un cheval rachitique, fut emporté par les lianes.

Le décor disparut derrière un nuage violet qui, se dissipant, laissait déjà apparaître une magnifique vallée sur l'estrade. Hermione sortit sa baguette et cria 'Lumi Solem'. Les branches s'immobilisèrent brutalement et Isaac, sortant son épée, put les couper. Les quatre protagonistes tombèrent lourdement sur le sol. Le cheval était néanmoins parti.

-Merci de nous avoir aidé preux chevalier. Quel est votre nom ?, demanda Mimi avec admiration.

-Je me présente. Sir Sanchance.

Il s'accroupit et baisa les mains des trois jeunes filles avant de se relever maladroitement.

-Comment pouvons-nous vous remercier ?

-Et bien, je suis malheureusement poursuivi par l'armée du roi pour avoir refusé d'exécuter un jeune paysan. Innocent et affamé qu'il était, son seul crime avait été de voler une miche de pain à un marchand. Malheureusement, ce marchand était celui de la cour du roi. J'ai donc aidé ce paysan à s'enfuir du royaume en lui donnant une nouvelle vie. Mais je suis maintenant poursuivi pour refus de coopération. La fontaine me serait d'une grande aide pour échapper à la cavalerie royale.

-Évidemment. Nous vous aiderons et nous y baignerons tous ensemble.

Les trois jeunes filles firent la révérence. Ils commencèrent tous à escalader la vallée. Celle-ci semblait s'enfoncer dans le sol à chaque pas. Ainsi, on pouvait réellement croire que les personnages la grimpaient. Après quelques pas, ils s'arrêtèrent devant un arbre. Autour du tronc était enroulé un gigantesque ver blanc, étrangement boursouflé. Son visage était monstrueux et ses yeux recouverts d'un voile grisâtre.

-Payez moi avec la preuve de votre douleur, susurra-t-il d'une voix semblant sortir d'outre-tombe.

Isaac dégaina son épée et le frappa de toutes ses forces. Ce fut manifestement une mauvaise idée. A peine la lame avait atteint la peau du monstre que celui-ci se mit à gonfler. Il rougit dangereusement. Puis, sans crier garde, il explosa dans une pluie de flammes et d'écailles carbonisées. Celles-ci, encore rouges, se logèrent dans les rideaux et décors en cartons, les enflammant. Un feu commençait à brûler sur l'estrade. Mimi était pétrifiée devant ce contretemps mais le préfet de Serdaigle grimpa sur scène et l'attrapa par la main pour l'emmener à l'abri. Walburga, visiblement paniquée à l'idée de brûler vive, bouscula Hermione et s'enfuit dans les coulisses.

Hermione tomba à plat ventre sur le parquet. Elle se releva difficilement et s'apprêta à courir, mais sa robe décidément beaucoup trop longue l'empêchait de faire de trop grandes enjambées. Elle la déchira sur le côté et dévala les escaliers pour rejoindre les autres élèves.

Tout le monde criait, se bousculait. On se croyait au beau milieu d'un troupeau de moutons attaqué par un loup. Dippet demanda aux deux préfets-en-chefs de rassembler les élèves près de la serre de botanique, en dehors du château, à l'abri du feu. Les professeurs, dirigés par Dumbledore, s'affairaient déjà à lancer des aguamenti sur l'incendie. La glace qui décorait les murs ne fondait presque pas, les gigantesques flammes se contentant de se refléter lugubrement dessus. C'était un magnifique bal de feu et de glace.

Hermione fut emportée par l'afflux de personnes qui se précipitait vers les portes. Ses yeux ne savaient où regarder, qui rechercher. Isaac avait-il réussi à quitter la scène assez vite, empêtré dans son armure ? Filius et Sasha n'étaient-ils pas tombés, écrasés par la foule ? Tom était-il sorti à temps ? Ses yeux s'élargirent à cette pensée. Bien sûr que Tom y est arrivé, mais on se fiche de lui.

Quelqu'un la bouscula et elle fut propulsée contre le mur. Elle cria de douleur quand son dos frotta la pierre. Le tissu de sa robe était noirci, brûlé. Sa peau lui faisait horriblement mal. Tous les nerfs de son épaule et de son omoplate semblaient chauffer à vif. Une douleur lancinante l'assaillait. Elle ne l'avait même pas senti jusque-là. Finalement, Filius et Sasha apparurent devant elle, essoufflés.

-Hermione, tu vas bien ?, demanda Filius.

-Par Merlin Hermione !, s'exclama Sasha en plaçant ses mains devant sa bouche. Tu es brûlée ! Il faut t'amener voir Mme Blathnat de suite !

-Il faut qu'on aille dehors pour l'instant. Tout va bien. Je ne sens presque rien.

Filius et Sasha soupirèrent mais finirent par sortir, prenant garde à attraper Hermione par la main.

OOO

Tom avait écarquillé les yeux quand le vers -qu'il soupçonnait fortement être un serpencendre soumis à un sortilège d'Empiffrement- explosa. Un feu qui promettait de faire des ravages avait alors commencé. La nature était-elle avec lui ? Peut-être. Après tout, la tâche qu'il avait à accomplir était plus que noble. C'était un signe qu'il était élu par Salazar, et qu'il était l'heure.

Il avait profité du vacarme général pour quitter la Grande Salle en toute discrétion avant tout le monde. Il avait grimpé les marches à toute vitesse et s'était précipité vers les toilettes des filles du deuxième étage avant que quelqu'un ne le voit. Heureusement pour lui, personne ne croisa son chemin. Il arriva à destination seulement trois minutes plus tard.

Il ne prit pas la peine de reprendre sa respiration et se plaça face à l'évier. Il murmura quelques mots en fourchelang et l'entrée de la chambre apparut devant lui. Il sauta dans le tuyau mais se rattrapa au rebord au dernier moment. Il somma à la porte de se refermer et attendit quelques secondes avant de lâcher. Il dévala alors un immense tuyau qui semblait sans fin. Même remué de tous les côtés, il restait calme. Il ne semblait même pas s'en soucier. Il ne bougea pas, resta droit comme un piquet, ne sourcilla pas, ne cria pas. Seul son rythme cardiaque accéléra, traduisant plus une excitation grandissante qu'une peur.

Soudainement, le tuyau devint horizontal et Tom atterrit bruyamment mais étrangement gracieusement sur un sol jonché de squelettes de petits animaux. Il devait légèrement rentrer la tête pour tenir debout. L'atmosphère était extrêmement humide et quelques gouttes d'eau glacée tombaient par moment. Une lumière verte, lugubre, éclairait la salle, juste assez pour voir à quelques mètres devant soi. Il marchait d'un pas rapide, ne souhaitait pas perdre de temps. Plus il avançait, plus l'excitation se faisait palpable. De l'électricité sembla emplir l'air. Tom jubilait au plus profond de lui.

Dès son entrée à Poudlard, il avait cherché la chambre. En effet, en première année, quand il avait découvert qu'il était l'héritier de Salazar Serpentard, il n'avait cessé de réclamer un héritage digne de ce nom. Un an plus tard, il avait entendu parler de ce mythe. Il y avait de suite cru. Jamais il n'avait douté. Il savait que ce n'était pas une simple légende. Plusieurs fois même, il avait cru entendre des voix alors qu'il se promenait dans les couloirs, des mots prononcés tout bas, trop bas pour qu'il n'en comprenne le sens. Pourtant, il savait que la créature l'invitait à le rejoindre. Mais en deux ans, il n'avait rien trouvé. Il ne savait pas vraiment par où commencer.

Tout s'était alors accéléré cette année. Il avait finalement réussi à obtenir un mot pour un accès illimité à la Réserve de la part de Slughorn. Il avait trouvé un livre qui semblait vieux d'un millénaire écrit en ancien anglais. Ses pages regorgeaient d'indices sur la chambre et son emplacement. Cela lui avait pris des mois à le traduire mais il l'avait trouvé. Enfin.

Tom se retrouva devant une porte sur laquelle étaient sculptés deux serpents entrelacés. Des émeraudes leur faisaient office d'yeux. Elle s'ouvrit quand le garçon le lui demanda en fourchelang. Il pénétra alors dans la pièce.

Celle-ci était immense, semblait s'étendre à perte de vue devant lui. La pierre qui composait les murs étaient verdâtres, foncées, recouvertes par endroit de mousse noire. Le sol semblait fait de marbre. Il brillait somptueusement à la faible lueur des torches allumées depuis un millénaire. D'immenses piliers de roche encadraient la pièce de tous les côtés et soutenaient le plafond plongé dans l'obscurité environnante. D'imposants serpents sculptés dans la nacre s'enroulaient autour des colonnes. Tom crut n'avoir jamais vu d'endroit aussi beau de toute sa vie. Il en était subjugué à chaque visite.

La pièce avait la majesté de Poudlard et la digne grandeur de Serpentard. Pour lui, ce n'était ni plus ni moins que ce qu'il avait toujours mérité. C'était déjà la troisième fois qu'il entrait dans la chambre mais il ressentait encore ce frisson dans le dos, ces papillons dans le ventre, ces picotements dans les doigts à chaque fois qu'il y pénétrait. Il traversa la pièce à grandes enjambées. Le jeune homme se retrouva face à une immense statue d'un sorcier à la longue et fine barbe. Il semblait veiller sur son royaume qu'était la Chambre des Secrets.

Tom tendit son bras devant lui et quelques secondes après, la mâchoire de la statue s'ouvrit. Il eut seulement le temps de tourner la tête avant qu'un immense serpent à la peau jaune n'en sorte. Le basilic, car tel était le nom de cette créature, s'arrêta dos à Tom et siffla.

-Va à tes occupations mais ne sors jamais des canalisations. Amuse-toi avec ces sangs-de-bourbes. Reviens quand tu en auras touché un. Mais veille à ne pas les tuer. Paralyse-les juste. Je veux seulement leur faire peur. Ensuite, rentre dans ton antre et attends que je revienne te voir.

Tom sourit quand il entendit le monstre glisser sur le sol. Il avait rêvé de ce moment depuis tellement longtemps, de cette toute puissance. C'en était exaltant.

Le jeune homme s'approcha ensuite de la statue. Difficilement, il l'escalada et atterrit sur la tête de Salazar. Le jeune homme sortit sa baguette d'un coup sec. Il la secoua légèrement. Une porte se dessina sur le mur. Il l'ouvrit d'un nouveau tour de magie. En un bond, Jedusor se retrouva au milieu d'un couloir très large mais pas plus haut que deux mètres.

Il le parcourut d'un pas léger, presque trottinant de joie. Il ne s'était jamais senti aussi heureux. Quand il arriva au bout du couloir, il escalada une petite échelle fixée dans la pierre et ouvrit une trappe. La forêt interdite s'étendait alors à perte de vue au-dessus de lui.

Après avoir bien caché la trappe sous de la terre et des pommes de pin, il y jeta un sortilège de protection et rejoignit la serre, priant pour que les élèves y soient encore. Heureusement pour lui, Tom arriva quand ils commençaient à rentrer au château. Il n'eut qu'à attendre quelques minutes avant que la foule ne rebrousse chemin. Il retrouva Malfoy, Lestrange et Avery.

-Où étais-tu ?, demanda Lestrange dans un murmure.

-Comment ça ? J'ai toujours été là, un peu plus loin.

-Non... On t'a cherché, on ne t'a pas vu.

-Lestrange. On est toute l'école réunie au même endroit, c'est à dire un millier d'élèves. C'était presque mission impossible de me voir à travers tout ce chahut. Il m'a fallu une heure pour vous retrouver.

-Bon... Très bien.

-Allez, rentrons au château, continua Tom. Il fait froid ici.

Jedusor sentit leur regard et leurs interrogations peser sur son dos tout le long du chemin. C'en était grisant. Ils furent les derniers à entrer dans le hall. Il croisa le professeur Slughorn qui, posté à l'entrée, s'occuper de surveiller les élèves.

-Ah les garçons ! Vous voilà enfin ! Je m'inquiétais de ne pas vous voir. J'ai eu peur que vous soyez blessés.

-Et bien non professeur. Nous allons très bien, le rassura Tom. Nous faisions partie des premiers à sortir.

-Bien, très bien.

-Mais à vrai dire... Je me sens coupable. J'aurais dû rester pour aider à l'évacuation. Je suis préfet. C'était mon rôle...

Il baissa les yeux, fixa ses pieds avec intensité. Il sentit son visage chauffer, rougir.

-Mais non mon cher Tom ! Votre rôle était de rester en vie. Et vous l'avez remplie à la perfection. (Il éclata de rire mais reprit rapidement son sérieux.) L'évacuation était à la charge des préfets-en-chef et des professeurs.

Tom releva la tête et sourit timidement.

-Merci de ne pas m'en vouloir. J'avais peur de perdre votre confiance pour laquelle j'ai travaillé si dur et qui signifie tant pour moi. J'espère que personne n'a été blessé et que vous avez réussi à vite maîtriser le feu.

Peut-être en faisait-il un peu trop ? Fort heureusement pour lui, Slughorn ne remarqua pas ce trop-plein de compliments et rit allègrement.

-Le feu a été arrêté. Heureusement, à part quelques légères brûlures, il n'y a pas eu de blessés graves. Tout s'est arrangé !

-Bien.

Soudain, un cri affreusement aigu déchira l'air. Les quelques élèves et professeurs encore présents se retournèrent vers la Grande Salle. Tom s'y précipita et son cœur s'arrêta quand il découvrit ce qui s'y trouvait. La glace magique qui recouvrait les murs avait presque entièrement fondu. Mimi Warren, une petite Serdaigle de deuxième année parfaitement insupportable, pointait du doigt le fond de la pièce. Son visage était pétrifié de terreur. Elle tremblait de la tête aux pieds et se rongeait les ongles de la main droite.

Jedusor suivit du regard ce qu'elle montrait. Il s'empêcha d'éclater d'un rire nerveux. Hermione Jones était allongée sur l'estrade, pétrifiée dans une position tout à fait étrange. Elle tenait sa robe à moitié déchirée d'une main et dégainait sa baguette de l'autre. Sa bouche n'était pas fermée et ses yeux grand-ouverts. Elle semblait être terrifiée mais également dépitée et résignée. Tom ne savait pas comment réagir. Sur tous les sang-de-bourbes de ce château, il a fallu que cela tombe sur elle.

-Hermione !

Isaac venait d'entrer en trombe dans la Grande Salle, rapidement suivi par Sasha et Filius. Ils se précipitèrent vers Hermione et la secouèrent. Elle ne bougea pas. Tom les regarda étrangement. Il était satisfait certes mais quelque chose le dérangeait. Qu'était-ce ?

-Professeur Slughorn ! Faites quelque chose, implora Sasha. Elle ne bouge pas. Elle... Elle n'est pas morte, n'est-ce pas ?

Horace sembla enfin reprendre surface. Il s'approcha d'Hermione et lui prit le pouls. Elle était glacée. Il soupira de soulagement quand il sentit la pulsation du sang de son poignet contre la houppe de ses doigts.

-Non. Elle n'est pas morte Miss Bones. Elle est simplement... (Il déglutit). Paralysée. Que quelqu'un appelle le professeur Dippet et Mme Blathnat. Tout de suite. Et éloignez-vous d'elle vous tous. Vous ne voulez pas l'étouffer en plus de ça ?

-Je vais les chercher Horace, annonça le professeur Binns.

Les élèves se réunirent tous, en cercle à quelques mètres de l'estrade. Tom était aux premières loges. Son regard restait fixé sur le corps pétrifié. Il réfléchissait encore. Il n'arrivait pas à mettre la main dessus. Qu'est ce qui le dérangeait ?

Isaac, toujours auprès de la jeune fille, le remarqua. Il le fixa jusqu'à que Binns revienne, accompagné de l'ensemble des enseignants. En voyant Hermione, Dippet plissa les yeux et hocha lentement la tête.

-Je vois... Y-a-t-il un préfet-en-chef ou un préfet dans la salle ?

Tom leva lentement la main. Il fut le seul.

-Je suis là Monsieur.

-Bien. Ramenez tous les élèves dans leur dortoir. Tous. Sans aucune exception, appuya-t-il en observant Isaac, Sasha et Filius. Veillez à ce qu'ils y entrent, même si vous ne pouvez pas les accompagner à l'intérieur.

-Oui Monsieur. Voulez-vous autre chose ?

-Rentrez-vous aussi à votre dortoir. Je ne veux absolument personne dans les couloirs cette nuit. Pas de rondes.

Tom hocha la tête et commença à réunir tous les élèves dans le hall d'entrée. Isaac, Sasha et Filius le rejoignirent à contrecœur. Il en accompagna cinq en bas de la tour des Gryffondor, six autres à Poufsouffle. Ils finirent par arriver en face du heurtoir en forme d'aigle qui gardait la salle commune de Serdaigle. Mimi s'empressa d'entrer contrairement aux trois autres : Isaac, Sacha et Filius.

Alors, sans prévenir, Isaac frappa le visage de Jedusor. Celui-ci grogna de douleur en tombant par terre. Il saignait abondamment de son nez qui semblait s'être brisé. Même si une rage folle grondait en lui, il s'empêcha d'attraper sa baguette pour lui lancer un sortilège. Il ne fallait pas faire de mauvais pas.

-C'est toi qui as fait ça ! Je sais que c'est toi qui as fait ça Jedusor ! Tu vas le payer !, hurla Isaac.

Il s'élança pour frapper à nouveau mais Sasha et Filius lui attrapèrent le bras pour le retenir.

-Mais c'est lui qui a fait ça ! C'est sa faute ! Il a failli tuer Hermione ! Je vais te tuer !

-Je n'ai rien fait Scamander, assura Tom en se levant. Même si je dois avouer que j'admire celui qui a fait ça à Jones, je ne suis malheureusement pas l'auteur de ce malheureux accident.

Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.

-J'étais dehors tout le long. Comme tout le monde ici. De plus, il n'existe aucun sortilège capable de faire ça.

-Je ne t'ai pas vu dehors pourtant. C'est toi qui as fait ça.

-Il était avec nous, assura Avery qui se tenait en retrait.

-Mensonge ! C'est de la magie noire ! C'est toi. C'est toi. C'est toi. Ca ne peut être que toi ! Toi seul est capable de ça. Je sais qui tu es, je sais ce que tu caches derrière cette perfection. Tu me dégoutes. Je te le ferai payer.

-Crois ce que tu veux Scamander. Personne ne te croira, susurra-t-il avec un sourire sordide.

Isaac serra la mâchoire.

-C'est bon Isaac, assura Sasha d'une voix douce. Il ne ment pas. Je l'ai vu avec Malfoy et compagnie. Il était de l'autre côté de la serre. Ce n'est pas lui.

-Merci, ironisa Tom.

Sasha le darda du regard. Isaac abaissa son bras qu'il maintenait toujours en l'air. Il baissa la tête puis la hocha lentement.

-On a rien à dire Scamander ?, siffla Tom.

-Je prouverais que c'est toi.

Il entra alors dans le dortoir juste après Sasha et Filius. Tom s'empêcha de rire. Il se retourna alors vers Malfoy et pointa son nez du doigt.

-Arrange-moi ça Malfoy, ordonna-t-il.

Le blondinet déglutit et prit une grande inspiration. Il étira son cou et regarda Tom de haut. Il était bien plus grand que lui.

-Non.

-Pardon ?

-J'ai dit non.

-Avery ?

Il se tourna vers lui. L'interpellé hocha vigoureusement la tête en sortant sa baguette et la pointa sur Tom. Un craquement se fit entendre. Jedusor s'attrapa le nez et s'empêcha de grogner. Il hocha la tête en essuyant le sang qui ternissait la peau blanche de son visage du revers de sa manche. Une douleur résiduelle l'empêchait de correctement respirer mais il se forçait à l'outrepasser. Ils rentrèrent rapidement à leur salle commune et une dizaine de minutes plus tard, Tom était dans son dortoir avec Malfoy. Il sortit de la salle de bain le visage fraîchement lavé de toute trace de sang. Quand il vit le blondinet, il sourit.

-Assieds-toi Malfoy. Je t'en prie.

-Qu'est-ce que tu me veux ?

-Je veux simplement parler avec toi. Cela ne te dérange pas j'espère ?

-J'ai déjà assez d'expérience pour savoir qu'une discussion avec toi finit mal.

Tom sourit du coin de la bouche en s'asseyant sur son lit. Il déboutonna sa chemise et la remplaça par son t-shirt de pyjama. Son pantalon en tissu peu confortable disparut au profit d'un jogging gris. Il se reconcentra alors sur Malfoy qui le regardait d'un air dédaigneux.

-Abraxas. Je t'assure, assieds-toi. Installe-toi confortablement sur un lit. Tu ne le regretteras pas, crois-moi. Je peux même te passer le mien si tu as peur de défaire ceux des autres.

Malfoy plissa les yeux et s'apprêta à partir. Il ouvrit la porte mais Tom dégaina rapidement sa baguette et la referma d'un coup sec, ne manquant pas de faire sursauter le blondinet. Celui-ci se retourna brusquement. Il bouillonnait de colère.

-Je t'ai dit de t'assoir !, ordonna Tom d'une voix tranquille mais sèche.

Abraxas ne put tenir plus longtemps. Une mine de satisfaction éclaira le visage de Jedusor, dont tous les traits se détendirent. Il reprit de sa voix habituellement calme et glaciale.

-Ton comportement fut particulièrement déplaisant ce soir Abraxas. Tout comme ces deux dernières semaines. Y a-t-il un problème ?

-Tu sais très bien quel est le problème Tom. On en a déjà parlé. Nous ne sommes pas tes chiens. J'en ai marre d'être traité comme ça. Tu n'es pas supérieur à nous.

-C'est ce que tu aimerais croire. Pourtant, c'est la vérité. Je te l'ai prouvé maintes fois. Ce soir en est un exemple.

-Comment ça ?

Tom sourit.

-Tu sais très bien pourquoi.

Soudain, Malfoy sembla avoir une réalisation. Il écarquilla les yeux et déglutit. Il était hésitant. Finalement, il hocha la tête et s'agenouilla. Jamais encore Tom ne l'avait vu faire ça. Il en avait rêvé maintes fois, mais jamais ne les avait obligés à faire ça. Un sourire mauvais éclaira son visage. Il y prendrait goût. Il n'avait jamais pensé que cela provoquerait une telle réaction de sa part. Qu'il se mette à genoux ? C'était bien au-delà de ses espérances. Mais il adorait ça. Abraxas s'excusa. Tom éclata de rire.

-Je suis ravi de l'apprendre. Mais c'est trop tard. Assurdatio.

Il pointa sa baguette sur Malfoy et respira fortement. Le blondinet se recroquevilla sur lui. Il ressemblait à une pauvre petite chose en détresse. Il avait peur.

-Je t'ai prévenu de t'installer confortablement. J'avoue que te voir à genoux était plutôt gratifiant. Tu le feras plus souvent à l'avenir. Mais ça ne change rien. Tu aurais dû rester sur le lit. Ne viens pas te plaindre si tu as mal au dos après. Endoloris.

Des cris stridents déchirèrent l'air. Abraxas se contorsionnait sur le sol.

-Tu peux crier Abraxas. Crie autant que tu veux. A part moi, personne ne peut t'entendre. Tu n'es là que pour moi.

Il hurlait, braillait, gueulait. Le sang de Tom bouillonnait dans ses veines en entendant ce son absolument délicieux. Il ne sentait pas le temps s'écouler. Une seconde, trente, une minute ? Il finit par abaisser sa baguette. Malfoy était essoufflé, recroquevillé sur le parquet. Son corps tremblait encore des contrecoups du sortilège. Sa respiration était saccadée, rapide. Sa peau était plus blanche que jamais, ses yeux, injectés de sang. Il essaya de se relever mais retomba immédiatement. Après plusieurs tentatives, il réussit à se tenir debout, appuyé contre un mur. Il pleurait de douleur.

-Tu... Tu..., commença-t-il.

-Je ?

-J'implore ton pardon, bredouilla-t-il. Voldemort, j'implore ton pardon.

Tom exaltait. Il avait entendu des sensations qu'on pouvait avoir quand on faisait l'amour. C'était supposé être extraordinaire. Cela ne pouvait pas être meilleur que ça. Non, rien ne pouvait être meilleur que ça.

-Je... Je... Tu... Je ferai tout. Tout tout tout tout tout... tout ce que tu me dis... Je suis désolé d'a... d'a... d'avoir douté de toi. Je... Je t'en supplie... Je... te... su... supplie de m'excuser. Je t'en prie. Plus jamais.

-Je prendrais ça en considération Abraxas. Tu peux partir maintenant.

Tom ne craignait pas qu'il aille tout dire à Dippet. Il avait réussi à lui inculquer de la peur. La terreur empêchait de faire ce genre de chose, la terreur était ce qui permettait de le commander. La frayeur d'Abraxas en faisait un disciple idéal, loyal. Il n'y avait rien de plus puissant que l'effroi. A part peut-être lui, Tom Jedusor. Mais Tom Jedusor était la peur. Et Tom Jedusor arrivait ainsi à imposer le respect.

Il avait vraiment passé une soirée extraordinaire. C'était donc particulièrement satisfait qu'il alla se coucher.

OOO

Hermione était frigorifiée. Elle n'arrivait plus à bouger, ni à parler. Elle avait déjà été dans cet état-là une fois, et cela avait été la pire expérience de sa vie. Elle pouvait tout voir, tout entendre mais ne pouvait rien faire. Plongée dans sa tête pendant des jours et des semaines, elle avait cru qu'elle allait devenir complètement folle. Elle avait puisé dans toutes ses faibles forces pour faire un signe à Ron et à Harry, pour leur dire qu'elle était toujours là et qu'elle les aimait, qu'elle voulait les aider, mais son corps n'obéissait pas. Et la voilà encore dans cet état. Cet état exécrable. Insupportable. Abominable. Déprimant. Triste. Faible.

Elle avait été faible.

Elle était faible.

Heureusement pour elle, elle avait aperçu ces affreux yeux jaunes dans la glace de la Grande Salle. Pourquoi y était-elle allée déjà ? Ah oui. Elle cherchait Isaac qui n'était pas dans la serre. Elle avait eu tellement peur qu'il lui soit arrivé quelque chose de grave. Elle était retournée dans la Grande Salle, priant pour ne pas voir son corps sans vie au sol, écrasé sous les pas de centaines de personnes. Et elle avait vu ces yeux.

Le basilic était sorti. Tom avait réussi à trouver la chambre parce qu'elle avait été négligente. Et maintenant qu'elle était dans cet état, elle ne pouvait plus rien pour l'en empêcher. Seul Sirius le pouvait. Mais quelqu'un en était-il réellement capable ? Malgré leur double surveillance, il avait réussi. Il arrivait toujours à ses fins.

Rowena arriva près d'elle. Elle l'observa attentivement, lui prit son pouls, sa fréquence respiratoire et sa tension, vérifia rapidement qu'elle n'était pas blessée. Elle ne remarqua pas de suite qu'elle était brûlée dans le dos. L'infirmière, aidée de Sirius la mit sur un lit qui flottait paisiblement à côté d'elle. Toujours immobile.

Elle voulait tellement bouger ! Leur crier qui avait fait ça ! Leur crier de faire attention ! De toujours avoir un miroir sur soi et de l'utiliser à chaque détour de couloir, à chaque ouverture de porte ! Leur hurler que c'était un basilic ! Qu'il suffisait de préparer un filtre de mandragores et que tout serait réglé ! Elle voulait pleurer mais même ça elle en était incapable. Ses yeux la démangeaient, la piquaient. Elle ne pouvait pas les frotter. Tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Elle priait pour que ce ne soit qu'un mauvais rêve.


Merci à Yomba pour ta review. Ca m'a fait plaisir ! Voilà donc la suite ) J'espère que ca t'a plus !

Voila donc un nouveau chapitre qui se termine… J'espère qu'il vous a plu, n'hésitez pas à donner votre avis.

Au programme du prochain chapitre : l'infirmerie et Janus vient prendre ses nouvelles…

A la prochaine !

Lacey Oke