Coucou les z'amiiis ! Comment allez-vous en cette belle journée? Pour égayer votre quotidien (Non je ne me prends pas du tout au serieux comme cous le voyez :p) je poste donc le chapitre deux d' « histoire d'une forte tête nonobstant attachante » ! Un IMMENSE, ENORME, un TRES TRES GROS merci aux revieuweuses (eurs ?) :D Coloptre, Grain de sable, Malicia M. Dalriada, chance-a-4-feuille (ou Revieweuse Anonyme :p), Elea Black et bien sûr ERYYY ! J'espère vous retrouver pour ce chapitre, et aussi qu'il vous plaira :)

Je rappelle (on ne sait jamais) que vous êtes bien sur autorisésà aller lire la fic d'Ery-Hurricane-Feather (3eme du nom) ^^, fic qui n'est ni plus ni moins que le journal d'Alice Stanford. Avouez, bande de curieux maladifs, vous avez toujours rêvé de lire le journal intime d'une jeune Poudlarienne ! Je le savais. Vous n'êtes rien que des petites fouines!

En espérant que mon blabla incessant ne vous fasse pas fuir, j'ajoute juste que si vous aimeriez voir à quoi ressemble Amalia, demandez moi!

Trêve de bavardages, et Bonne lectuuure !


Chapitre 2: Divaguations stellaires

Un quart d'heure après, montre en main, nous sortons enfin de la salle commune. Tout juste si j'ai eu le temps de m'habiller, c'est vraiment pas humain de devoir se lever aussi tôt ! Et avec la chance que j'ai, il n'y aura plus rien au petit déjeuner. Après avoir parcouru dix kilomètres de couloirs tortueux au pas de course, Louisy et moi arrivons enfin dans la Grande Salle. Bien évidemment, tout le monde nous regarde arriver, moi soufflant comme un gnou et Louisy se ruant sur la nourriture. J'aurai pu faire de même si une voix ne m'avait pas interpellée au passage de la table des Gryffondors.

-Alors Lia, toujours pas du matin hein ?

Me lance ma sœur jumelle avec un sourire malicieux. Elle devrait pourtant savoir que c'est dangereux de me provoquer si tôt.

- J'vois pas pourquoi ça changerait, je grogne.

- Allez, vient manger avec nous ! On ne s'est même pas vues hier soir, j'ai plein de trucs à te raconter !

Je jette un coup d'œil vers ma nouvelle super-copine Louisy. Pas de soucis pour elle, elle est déjà en train de se goinfrer, entourée de trois autres filles qui discutent tranquillement (Les trois filles du dortoir sans doute. Impossible de me souvenir de leurs noms !)

- D'accord, je grommelle. Mais comment ça avec nous ?

- Assieds-toi, je vais te les présenter !

J'obtempère, docile. Je m'en fous de ses nouveaux amis, mais là j'ai vraiment trop faim.

-Alors ! Là il y a Lily, dit-elle en me désignant la fille qui est à côté d'elle.

Au secours ! C'est l'invasion des roux ! Ladite Lily me fait un sourire

- C'est dingue comment vous vous ressemblez toutes les deux !

- C'est un peu le principe des jumelles mais bon…

-Lia ! , me sermonne Alice, sois sympa un peu !

Mais je suis sympa. Bon évidemment, quand on essaye de me parler le matin et que je suis en train de manger, faut pas s'attendre à ce que je sois un modèle de gentillesse, mais ça me paraît logique. C'est comme ça pour toute personne normalement constituée. Sauf Alice. Mais Alice n'est pas normale. Toujours joyeuse et de bonne humeur. Tu pourrais la réveiller à trois heures du mat' pour lui dire de faire un footing, elle obtempérerait avec le sourire. Pas humain.

Après avoir constaté que mon niveau de sociabilité le matin frise le néant, ma sœur a renoncé à me présenter ses nouveaux amis. Je regarde machinalement ma montre. Plus que dix minutes. Les élèves commencent à sortir de table.

- J'ai été super étonnée que le choixpeau t'envoies à Poufsouffle ! me dit Alice entre deux bouchées de porridge

- Et moi donc…, je grommelle.

-Mais t'inquiète, ils ont l'air super sympa dans cette maison. Ceux qui y sont envoyés sont loyaux donc t'as pas de soucis à te faire rayon amis.

Attention, Alice a revêtu son costume de Miss-je-contrôle-ta-vie. Qu'est-ce qu'elle en sait d'abord, si je vais me trouver des supers potes ? Je ne suis pas réputée pour être sociable. Et puis la première copine que je me suis faite (ou plutôt qui s'est incrustée avec moi), j'veux pas dire mais ya mieux qu'une tornade rousse qui vous saute dessus en hurlant et qui vous raconte sa vie à tout bout de champ. Quoique, au bout d'un moment elle finira bien par ne plus rien avoir à raconter. Je n'ai qu'à me dénicher des boules Quies en attendant ce jour béni ! Pour ce qui est des autres filles, je ne peux même pas mettre un prénom sur leur visage, donc ce n'est pas gagné.

-Alice ? Tu viens ?

La dénommée Lily qui visiblement est très perspicace s'apprête à aller en cours. Elle m'a tout l'air d'une Miss Parfaite celle là ! Elle va bien s'entendre avec Alice.

-J'arrive, Lily, lui répond-t-elle. Lia, Tu veux que je t'attende ? On a plus que quelques minutes avant le début des cours…

-Hmm… Ca va être dur, mais je pense que je vais réussir à finir mes céréales sans toi.

Alice à levé les yeux au ciel. Elle a l'habitude que je sois comme ça avec elle de toute façon. Je suis comme ça avec tout le monde.

Une poignée de secondes plus tard, Alice et sa nouvelle copine parties et mes céréales avalées, je me lève de table. Plus que trois minutes avant le début des cours ! De toute façon c'est la rentrée, on est des pauvres petits premières années qui cherchent leurs marques dans Poudlard, donc faut pas trop nous en demander.

Remontant jusqu'à la porte qui mène au grand escalier, je ne suis même pas étonnée de voir une Louisy toute frétillante d'impatience en train de m'attendre.

- Amalia ! Dépêche-toi on va être en retard !

- Je t'ai pas demandé de m'attendre.

Visiblement, elle s'en fiche comme du premier caleçon de Dumbledore. Elle me traine dans le Grand escalier, totalement surexcitée. Je ne sais pas si je vais la supporter longtemps.

-Alors comme ça tu as une sœur jumelle ! Tu ne me l'avais pas dit, petite cachottière ! , s'exclame-t-elle en montant les marches.

-Faut dire aussi que tu ne m'as pas vraiment laissé le temps d'en placer une.

Elle ne répond pas. C'est dingue, on dirait que tout ce que je lui dis ne l'atteint pas. Si j'étais elle, il y a longtemps que je me serais laissé tomber, croyez-moi.

-Tiens, voila ton emploi du temps, me dit-elle en me tendant un bout de parchemin. Ils l'ont distribué au petit déjeuner mais t'étais pas à la bonne table, alors je t'en ai pris un.

-Merci, je marmonne en prenant l'emploi du temps.

Bon, à ce que je vois on a cours avec les élèves des autres maisons aussi. Ca, ça va être marrant. Alors, en première heure on a… Métamorphose. Avec MacGonagall et… les Gryffondors.

-Chouette, je gromelle. Dis-moi, Louisy, tu sais où on va là ?

On marche depuis un moment dans les couloirs, quand même. La rouquine me regarde et fait la grimace. Oula, ça ne sent pas bon tout ça.

-Non mais c'est pas vrai hein ! Je croyais que tu savais moi !

-Ben je croyais aussi… Mais si t'avais pas été en retard, on aurait pu suivre les autres !

-C'est quand même pas de ma faute si tu me prends pour ton animal de compagnie et que tu veux toujours être avec moi, si ?

-Ben euh…

Soudain, son visage s'illumine. Une lueur victorieuse de très très mauvaise augure, si vous voulez mon avis.

-Quoi ?

-T'as qu'à demander par télépathie à ta sœur jumelle dans quelle salle on est !

…J'avais raison de me méfier.

-Mais t'es vraiment débile toi hein. Où t'as vu que les jumelles étaient télépathes ?

Je l'entends vaguement dire qu'elle a lu ça dans un bouquin, mais un bruit à attiré mon attention. Des éclats de voix, pas très loin de nous. Je fais signe à Louisy de se taire et je m'approche de la provenance des voix. Ce sont visiblement (enfin… auditivement plutôt) des garçons. Onze douze ans, pas plus. Ou alors c'est qu'ils sont très en retard rayon puberté, ils ont des voix de gosses.

-Salut ! Qu'est-ce que vous faites là ?

…Lance Louisy aux deux garçons qui viennent d'apparaitre derrière le mur. Louisy, la discrétion, le tact et la finesse incarnés. En nous voyant, les deux garçons se sont arrêtés de parler. Si j'en crois leur uniforme, ce sont des Gryffondors. Et si j'en crois leur taille, ce sont des premières années. Chouette, des copains ! Ils doivent être perdus eux aussi.

-…Hein ? Ah, on est en retard et on ne trouve pas la salle, répond un des deux, un brun à lunettes.

-Eh mais, t'es pas dans notre classe, toi ? Me demande l'autre, brun aussi mais sans lunettes. Et vachement plus mignon. Dommage pour lui, il m'a confondue avec ma sœur.

-Non, elle c'est Amalia ! Sa sœur jumelle est dans votre classe, elle s'appelle Alice.

Je vous laisse deviner qui vient de parler. En plus de m'étaler sa vie, elle s'approprie la mienne !

-Désolée, Louisy oublie souvent que j'ai une bouche moi aussi, dis-je en lançant un regard noir à l'intéressée.

Elle lève les yeux au ciel. Comme d'hab. Comme ma sœur. Elle va finir par se les coincer, ses yeux, à toujours faire ça.

-Ah d'accord, désolé, dit le brun. Vous êtes de Poufsouffle non ?

Mais c'est qu'il est perspicace, le petit Gryffondor. Louisy acquiesce à sa question.

-Oui, et là on a métamorphose ensemble, leur répond-t-elle.

Merci Louisy, je crois que sans toi ils n'auraient pas pu deviner. Les deux échangent un regard entendu. Salut les Gryffondors, je vous présente le pire moulin à paroles de Poudlard, j'ai nommé Louisy Callaghan !

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Après une palpitante épopée dans les couloirs de Poudlard, nous sommes enfin arrivés en métamorphose. La prof ne nous a pas trop engueulés parce que c'est le premier jour, ect, mais on a quand même été placés : Louisy à côté du brun à lunette de tout à l'heure, James Potter de son blaze, l'autre brun, Sirius, à côté d'une fille inconnue au régiment, et moi à côté d'un Gryffondor pâlot et à l'air fatigué. Je sens que ça va être la grosse marrade dans ce cours… M'enfin bon. Les apparences sont parfois trompeuses, preuve par l'exemple : quand on ne la connait pas, on pourrait penser qu'Alice est normale. Alors qu'il n'en est rien.

J'écoute vaguement le cours de MacGonagall, en griffonnant distraitement sur mon parchemin. Deux tables devant, Alice et sa nouvelle meilleure amie Lily, alias Miss Parfaite, écoutent religieusement. Oh, on n'est pas à la messe hein, arrêtez la prière. A ma gauche, Louisy, les yeux pétillants, commente chaque phrase de la prof pour le plus grand malheur d'un James qui m'a l'air d'en baver atrocement. Pauvre mec, va, je le plains. Après tout, on a bien fait d'arriver en retard. Je ne sais pas si j'aurais supporté une heure en compagnie de Louisy, elle parle beaucoup trop pour moi. Mon voisin n'a pas l'air de chercher à bavarder, il a même l'air plutôt… Asocial. Chouette, on va bien s'entendre.

…Bon, ce n'est pas pour dire, mais le cours commence à devenir limite tartant là. Encore une demi heure à se fader ce cours et sa prof quelque peu… pincée. En désespoir de cause, je tente une approche de mon voisin.

-Comment tu t'appelles ?, je lui murmure.

Il me regarde l'air un peu surpris. Genre j'ai tourné œuf parlant.

-Remus. Remus Lupin, me chuchote-t-il

Et ben, vive le nom. Je le plains, pauvre petite chose.

-C'est des fanatiques des loups, tes parents ?

Il sursaute légèrement et me regarde avec un étonnement proche de la suspicion. Si ça se trouve, ses parents sont réellement des fanatiques qui organisent des cérémonies avec les loups toutes les nuits. Merlin, ça fait peur. Pas étonnant qu'il ait l'air complètement HS, avec des parents aussi frappés. Peut-être qu'il a carrément un frère jumeau qui s'appelle Romulus. J'ai peur.

-Pourquoi tu dis ça ?, me demande-t-il, les sourcils froncés

-…Bah on t'a jamais appris ? Lupin, c'est un dérivé du latin lupus qui veut dire loup, et Remus c'est le nom d'un mec qui a été élevé par une louve au temps des romains, lui explique-je

A ces mots, une lueur de soulagement s'est allumée dans ses yeux. Le soulagement que je n'aie pas découvert les pratiques tordues de ses parents, ça va de soi.

-Ah, non je n'étais pas au courant. Mais c'est vrai que c'est… une curieuse coïncidence, murmure-t-il. Bizarrement, on dirait qu'il se parle à lui-même. Pas net, ce mec.

-Comment tu t'es fait ça, au visage ?, je lui demande.

Plusieurs traces de cicatrices encore visibles marquent son visage. Idem pour ses mains. Vraiment pas facile la vie avec des fous furieux, visiblement.

-Oh, euh, je ne sais plus très bien. J'ai eu un accident quand j'étais petit, élude-t-il

Mouais. Très moyen comme excuse. Mais bon, il me fait un peu de la peine, alors je préfère le laisser tranquille. J'ai lu quelque part que les personnes ayant subi un ou plusieurs traumatismes dans leur enfance peuvent devenir dangereux si on les provoque trop. Je baille à m'en décrocher la mâchoire. Deux secondes plus tard, la sonnerie retentit.

Je saute sur mes pieds, trop contente de pouvoir enfin quitter cette salle. Toutes ces années de cours s'annoncent longues, très longues.

J'arrive dans le couloir et m'apprêtes à partir avec les autres dans la direction du cours suivant quand quelque chose me fait tiquer. Il manque un truc… Je retourne dans la salle pour vérifier que je n'ai rien oublié.

-Amalia ! Attends-moi, j'arrive !, s'exclame une voix

…Mais oui ! C'était ça cette sensation de vide ! Il n'y avait pas Louisy ! Je dois avouer que c'est plutôt reposant sans elle. Je retourne à la porte de la salle, bien obligée d'attendre Miss moulin à paroles. Le dos appuyé contre le mur de pierre, je ferme les yeux, histoire de me préparer mentalement au flot de paroles qui va bientôt déferler sur moi.

-Tu médites ?

Hein ? C'est à moi qu'on parle ?

J'entrouvre un œil. Le brun de tout à l'heure, Sirius, se tient devant moi et me regarde avec un petit sourire malicieux.

-Nan, je Piaf.

Il fronce les sourcils, l'air un peu perdu. Encore un fils de sorcier qui n'a aucune culture !

-Ben oui, comme Edith Piaf, la vieille chanteuse ! « Tu médite » et « Tu m'Edith » ! Tu comprends ?

Il fait une moue peu convaincue. Ah lala, les gryffondors sont des cas, eux aussi.

-Qu'est-ce que tu fais ?, me demande Sirius.

-Bah, ça ne se voit pas ? Je me tire de là.

-Mais tu n'attends pas, euh, Louisy ?

Quel naïf.

-J'ai pas que ça à faire d'attendre un moulin à paroles roux hyperactif. D'ailleurs, tu devrais faire comme moi si tu ne veux pas être en retard au prochain cours, l'étoile.

Cette fois, il me regarde avec une tête digne d'un lémurien atteint d'hyperthyroïdie.

-L'étoile ? D'où tu sors ce surnom débile ?

Aucune culture, vraiment. Heureusement que j'ai un père moldu avide d'étymologies, de mythologie et tout ce qui va avec !

-T'es même pas au courant ? Sirius, c'est le nom d'une étoile, lui répond-je avec un petit air supérieur

-Ah bon. Je suis une étoile alors. Cool.

…C'est moi ou les gryffondors sont complètement cons ?


C'est sur cette phrase hautement philosophique que se termine ce chapitre tant attendu (ou pas). Méditez, les amis. Et au passage, laissez une review :p