Bonjour ! Comment ça va ? Moi plutôt bien :) Alors, je poste le chapitre 3 de ma fic, mais sachez que je commets une faute impardonnable en faisant ceci ! En effet, je suis censée poster en même temps qu'Ery, mais son avancement dans l'histoire est plus rapide que le mien, c'est pourquoi je dois poster un chapitre en plus. J'en profite pour vous rappeler d'aller lire la fic en parallèle de Ery-Hurricane-Feather, et de laisser une pitite review pour dire ce que vous en pensez :) Parce que au chapitre 2 elle n'en a eu aucune à part la mienne et ça c'est vraiment mais alors vraiment pas cool ! (faites au moins semblant d'avoir peur s'il vous plait…)
Bref, un gros gros merci à Jo, Coloptre, Lucile, Sarah0406, Malicia, « je suis folle de toi », Elea Black, petiteminipizza, pansanni et bien sur la sublime, la géniale, la merveilleuse Erylaaane ! (Sans qui cette fiction n'aurait peut-être pas été publiée ! Eh oui !) Vos reviews me font vraiment très plaisir, et en plus vous êtes plus nombreux que ce à quoi je m'attendais :D
J'espère que la suite vous plaira toujours autant ! Pour information (on me l'a souvent demandé), non je ne vais pas décrire toute la scolarité d'Amalia ;) Vous verrez en temps voulu !
Sur ce, bonne et je l'espère amusante lecture ! :)
Enfin, j'arrive devant la salle du cours de potion que nous partageons avec les Serpentards. J'ai laissé le petit Sirius à ses divagations stellaires et je suis vite partie, abandonnant Louisy sans aucuns scrupules. Merlin que je suis cruelle ! Non, sans rire. J'espère que Potter est encore vivant. Je suis sûre qu'une surdose de Louisy peut conduire au suicide. Faudra que j'aille me renseigner sur la santé du binoclard auprès de mon nouvel « ami » l'étoile.
Le professeur arrive enfin. Pour une fois que ce n'est pas moi qui suis en retard…
Je me demande si Louisy va trouver la salle, compte tenu de son sens aigu de l'orientation. Oh, après tout, on s'en fiche. Une fois la salle de classe ouverte, le prof nous invite à entrer. Mais que c'est accueillant ! Un vieux cachot lugubre qui sent le moisi ! Jamais rien vu de mieux. Décidément, je sens que les cours ici vont me plaire…
Nous entrons donc dans la salle, les Serpentards avec une démarche assurée, comme si ils étaient chez eux. Les cachots doivent être le lieu de vie du Serpentard moyen. Lugubre, humide et un poil glauque. Le repaire idéal. En bonne élève de service (j'espère que vous avez saisi l'ironie de cette phrase) j'entre en dernier dans le cachot. Que voulez-vous, on ne se refait pas. Enfin, Louisy n'est toujours pas arrivée. Peut-être que James l'a abattue de sang froid. J'espère. Bref, toujours est-il que j'entre en dernier dans la salle, et que toutes les places sont déjà prises, ou presque. Il n'en reste que deux : une à côté d'un petit blond qui a l'air surexcité et présente de nombreux points communs avec un souriceau, l'autre à côté d'un… d'une… enfin… d'une chose non identifiée à fort pouvoir graisseux et au teint couleur blanc de poulet périmé. Y'a pas à tortiller, je choisis la Chose. Louisy se fera un plaisir de copiner avec Souriceau hyperactif. Je suis sûre qu'ils vont bien s'entendre.
Quand j'arrive vers elle, la Chose me regarde d'un air dédaigneux. Non mais oh ! Il s'est regardé ? Je m'assois à côté de lui. Ou plutôt, je me laisse tombe lourdement à côté de lui. Il s'écarte.
Je sens qu'on va bien s'entendre…
Le prof se présente, Professeur Slughorn, alias le Gastéropode, pour vous servir, et commence à faire l'appel.
-Theo Zeller?
-Présent
-Lucie Zheng?
-Présente
-Flora Goldstein?
-Présente
-Louisy Calla…
BANG !
-Louisy Callaghan ?
-Pré…présente !
Oh non. Je n'y crois pas. Comment est-il possible de se faire remarquer autant en seulement deux heures de cours ? Louisy doit certainement avoir la réponse. Elle vient d'ouvrir la porte avec un tel fracas que je m'étonne qu'elle soit encore d'aplomb. La porte, pas Louisy. Elle, elle a l'air d'avoir couru. Comme de juste, elle s'assoit à côté de Souriceau. Qui se ressemble s'assemble !
…
Ouais enfin… Dans une certaine mesure. Me dites pas que je ressemble à la Chose assise à côté de moi ?…Si ? Merlin.
Bon, bonne nuit tout le monde, Sluggy a commencé son cours. La Chose a l'air captivé. Limite s'il boit les paroles du prof. Nondidiou !
-Eh, la Chose !
Pas de réponse. Faut croire qu'il ne s'est pas reconnu. C'est quoi son nom déjà ?
-Euh… Truc ! Ouhouh !
Toujours pas. Il est tellement absorbé par le cours que ça le coupe de la réalité ou quoi ? Opération je-fais-redescendre-la-Chose-sur-le-plancher-des-vaches enclenchée. Je lui pince brutalement l'avant-bras.
-Eh ! Mais t'es malade !, s'écrie-t-il avec l'air de souffrir le martyr.
-Petite nature va !
-Je suis pas une…
-Ta gueule. Tu t'appelles comment ?
-Ca ne te regarde pas, me répond-t-il avant de retourner se plonger dans le cours.
Ben tiens. Je vais lui montrer si ça ne me regarde pas ! Je passe discrètement ma main derrière lui et… Lui enfonce brutalement la pointe de ma plume dans le cou.
-Aïeuuuuuuh !, beugle-t-il
-Severus Rogue !, tonne le prof, Dix points en moins pour Serpentard !
Et hop ! D'une pierre deux coups ! Ya pas à dire, je suis géniale.
-Ben voilà, je sais comment tu t'appelles maintenant !, je susurre à mon voisin avec une moue narquoise.
Il m'ignore, le bougre.
-Mais…Mais, Monsieur ! C'est elle qui…Qui…
-Ne répondez pas, petit insolent ! Ou j'enlève dix points de plus à votre maison !
La Chose, nommée Severus, se tait enfin, sous les regards noirs de ses « amis » de Serpentard. Je rêve ou il va se mettre à pleurer ?
-Eh, Sevy, faut pas te mettre dans cet état là pour ça hein !, je le nargue.
-Ne m'appelle pas Sevy !, siffle-t-il entre ses dents.
-Je t'appelle comme je veux, compris ?
-Fais gaffe, j'ai une baguette et pas peur de m'en servir !, me fait-il en essayant (vainement) d'avoir l'air effrayant.
-… Tu es pathétique.
Franchement, qu'est-ce qu'ils ont tous mes voisins de classe, a être aussi chiants les uns que les autres ? Si ça continue, je vais finir par me mettre à côté de Louisy.
…
J'ai dit quoi là ? Qu'importe, oubliez. Tiens, parlons-en de Louisy. Je crois qu'elle a trouvé son âme sœur en la présence de Souriceau. Ils n'arrêtent pas de piailler depuis le début de l'heure, et elle a un sourire radieux scotché sur la face. Grand bien lui fasse. Avec un peu de bol, elle me lâchera la couenne.
-Miss Stanford va sûrement pouvoir répondre à la question que je viens de poser ?, m'apostrophe Slughorn, m'interrompant dans ma réflexion hautement philosophique.
-Euh…
Je jette un regard de morse en perdition à mon voisin qui me regarde et griffonne discrètement un mot sur son parchemin. Be..Bezo…
-Bézoard !, je m'exclame.
-…Très bien, Miss, me répond le prof avec un petit air étonné.
Héhé, merci, la Chose. Grâce à toi, j'ai répondu juste à une question que je n'ai même pas entendue.
-Merci, mon frère, dis-je à mon voisin avec une voix sollenelle.
Il me regarde, l'air effrayé. Pauvre Chose. Je retourne donc à ma chère somnolence.
Driiing!
…C'est ce qu'on appelle un réveil en douceur.
.::::::::.
Après une matinée pleine d'émotion et de rebondissements (comprendre : après une matinée à se perdre dans les couloirs et à se faire chier en cours), on va ENFIN manger. Si j'ai survécu ce matin, c'est uniquement parce que je savais qu'une montagne de nourriture n'attendait que moi pour être mangée. Il faut bien avoir une motivation, non ?
Je m'assois à la table des Poufsouffles en compagnie de Louisy (qui s'est trouvé un nouvel animal de compagnie : Souriceau, Jérémy de son vrai blaze.) S'ils ne finissent pas ensemble avant la fin de Poudlard ces deux là, je ne m'appelle plus Amalia Stanford !
-Bon, t'as pas un peu fini de te servir du rôti ? Tu pourrais faire passer non ?, me lance une fille à côté de moi avec agressivité.
-C'est toi le rôti, ouais, lui répond-je en levant les yeux au ciel.
Non mais j'ai quand même le droit de manger non ?
-Espèce de…, commence-t-elle
-Oh mais tais-toi ! Tiens, ton rôti !, je m'exclame, en lui passant le plat avec violence.
Non mais elle ne va quand même pas me gâcher le meilleur moment de la journée !
-Tu m'as mis de la sauce partout !, geint-elle.
Mais quelle chieuse celle-là alors !
…
Attendez une seconde… Mais elle est dans mon dortoir en plus ! C'est une première année ! Oh non. C'est typiquement le genre de fille que je ne peux pas blairer. Toute maigre, les cheveux relevés en une queue de cheval qui lui donne un air assez strict, avec un air supérieur insupportable sur le visage. Chouette alors ! Je me coltine tous les cas sociaux de l'école. En étant un moi-même, ça va de soi. En fait, je pense que Poufsouffle, sous ses airs de maison de gentils blaireaux, est en réalité une sorte de maison-joker : tous ceux qu'on ne sait pas où mettre, parce qu'ils sont trop étranges ou trop pénibles, on les envoie à Poufsouffle. Comme quoi, on en apprend tous les jours.
Louisy parle, et parle, et parle. Comme toujours. Sa vie se résume à ça : parler et manger. Ca m'étonnerai même pas qu'elle parle en dormant.
-Hey, Lia !, m'apostrophe une voix familière.
C'est Alice. Elle s'assoit à côté de moi et me regarde avec des yeux brillants. Qu'est-ce qu'elle me veut ? Bon, au moins, elle n'a pas ramené sa copine Larousse 1970.
-Alors, comment se sont passés tes cours ce matin ?, me demande-t-elle avec un air enthousiaste.
-C'était, comment dire… Vraiment très chiant. Soporifique.
Elle lève les yeux au ciel.
-Oh lala ! Toi et ton optimisme habituel ! Moi j'ai trouvé les cours très intéressants. En plus, on a des profs géniaux !
Ah bon. Pourtant, il me semblait qu'on avait les mêmes. J'ai dû me tromper.
-Et en plus, tous les élèves de ma classe sont sympas. On s'entend très bien !
-Mais c'est super ! Moi je me traîne des cas sociaux dans ma classe, et même quand je suis à côté d'élèves d'autres maisons, ils ne sont pas nets.
-Ben, tu n'es pas un modèle de sociabilité non plus, il faut dire… Mais bref, on a cours d'histoire de la magie ensemble, après manger. Tu pourras te faire des amis parmi les Gryffondors, tu verras ils sont sympas.
Ils sont surtout très cons, ouais.
-Chouette alors, je vais me faire plein d'amis !, j'ironise en levant les yeux au ciel.
-Bon, je vois que Lily va partir, alors à tout à l'heure !
-Ouais, à tout à l'heure.
.::::::::.
Une heure plus tard, je retrouve ma chère jumelle et sa « best friend » pour le cours d'histoire de la magie. Louisy ne m'a bien sûr pas lâchée, si besoin est de le préciser. Nous sommes donc devant la salle, attendant que le prof daigne arriver, car oui, pour la deuxième fois de la journée on est en avance. Je sais, ça paraît incroyable.
-Euh… Amalia ?, m'appelle Louisy avec un air gêné que je ne lui connais pas.
-Mmh ?
-Je voulais te demander euh…, en fait et ben…
Oh lala ! Mais qu'est-ce qu'elle veut donc me demander de si gênant ?
-Bon, t'accouche ? Je ne compte pas attendre trois heures !
-Bon, bon, d'accord. En fait je voulais te dire…Ca te dérange si… Si je me mets à côté de Jérémy pour ce cours?
Elle a dit ça d'une traite, en regardant par terre et se tordant les mains. Elle craignait sans doute de me faire de la peine. Pauvre rouquine. Je serais même presque tentée de lui sauter dans les bras, mais n'abusons pas.
Je la regarde d'un air un peu surpris.
-Ca…Ca te dérange, alors ?
-Bien sur que non ! Tu sais, moi en cours, je dors, alors je m'en fous un peu de savoir qui est à côté de moi…
Elle ne se doute pas une seconde que je l'ai délibérément évitée pendant les cours, de peur de ne pas pouvoir supporter ses bavardages incessants. Un grand sourire s'étale sur son visage.
-Chouette ! Contente que tu le prennes bien !, s'exclame-t-elle, Mais ne t'inquiètes pas, pour le cours de défense contre les forces du mal, je me mettrais avec toi, c'est promis !
Oh non…
-Super, je grommelle.
-Attention, attention !
Une sorte de chose translucide essaye de se frayer un passage sans nous passer au travers. Un… fantôme.
-Bonjour professeur Binns !, s'exclament en cœur ma jumelle adorée et Lily, avec leur air de lèche-cul habituel.
…Attendez une seconde…Cette chose est notre prof d'Histoire de la magie ? Oh, Merlin. Le cauchemar continue.
-Entrez, entrez !, nous enjoint-t-il d'une voix pressée
Nous obéissons docilement comme les gentils petits élèves de première année que nous sommes, et nous installons dans la salle. Louisy s'assoit avec moult piaillements à côté de son Jérémy adoré, Alice, of course, à côté de Lily, le binoclard à côté de son ami brun qui se prend pour une étoile. Et moi, eh bien je me trouve une place bien confortable au fond de la salle, avec le bureau pour moi toute seule. Aah, enfin tranq…
-Euh, salut, hum, je… je peux m'assoir à côté de toi ?
Et merde. Un petit Gryffondor aux cheveux châtains se tient devant moi, l'air visiblement très gêné. Ya pas une autre place de libre non ?
-Oh, mais bien sûr que non, lui répond-je avec toute ma bonne foi possible.
Il me regarde l'air un peu paumé. Quoi, j'ai un troisième œil ?
-Ah, euh, bafouille-t-il, mais pourquoi ? La place est libre pourtant !
Bien vu, la glue. Mais pour une fois que je peux être au calme ! Trouvons une excuse potable…
- Nan, la place n'est pas libre. Ya Lola.
-Lola ? Qui c'est ?
-Ben oui, Lola. Mon amie imaginaire !
Si vous voyez un cerveau se balader, faites moi signe. C'est sans doute le mien.
-Ton…Ta… ? Ah bon. Désolé alors, s'excuse-t-il en me regardant comme si j'étais folle à lier (Ce qui n'est peut-être pas entièrement faux, tout compte fait), avant de partir à la recherche d'une autre place.
Ah, je vais pouvoir ne pas suivre le cours bien tranquillement. Hé hé hé. Je suis démoniaque. Je m'apprête à faire un petit somme quand le garçon à lunettes de la table de devant, James, se retourne.
-Salut, Lola, fait-il avec un sourire en coin à l'intention de la place vide à côté de moi.
…Pardon ?
-Tu sais, je te trouve vraiment très mignonne…
Mais il est malade ce mec ! A sa droite, son copain Sirius se marre comme une baleine.
-Oh, toi, arrête de draguer ma copine, ok ?, dis-je à James avec un air féroce.
-Quoi, elle a déjà un petit ami ?, me demande-t-il, toujours avec son insupportable petit sourire.
-Ouais. Elle sort avec… Avec Severus Rogue, lui répond-je, en sortant le premier nom qu'il me passe par la tête. Et puis je préfère te prévenir, elle n'aime pas du tout les mecs à lunettes. Désolée.
A ces mots, il fait une moue dégoûtée.
-Severus Rogue ? Beurk ! Je laisse tomber alors !
-Chacun ses mauvais goûts, Jamesie. Maintenant, tu aurais l'aimable obligeance de me foutre la paix ? Merci.
Il obtempère en haussant les épaules, tandis que son copain est toujours mort de rire. L'humour des garçons est un grand mystère pour moi.
-Bon ben, bonne nuit les filles !, me (nous ?) lance Sirius entre deux éclats de rire.
Je ne lui réponds pas et ferme les yeux. Je crois que ce prof est le meilleur somnifère qui existe sur terre : il a à peine dit trois mot que je sombre dans un coma profond.
Y voilaaa :) Chapitre terminé! Alors qu'en avez-vous pensé, chers amis? J'attend vos impressions avec impatience! :D
