Hello tout le monde ! Bon, je ne vais pas trop m'étaler ici, par manque de temps (enfin, si j'y arrive U_u) Désolée pour le retard, et big merci à lyli13, P.P. Potter, Elea Black, Malicia, Sarah0406, ptitepizza et bien sûr Ery ! Allez lire sa fic aussi ! :D
Bonne lecture les amiis ! (Wah, j'ai réussi à ne pas me perdre en divagations inutiles, applaudissez moi :p)
Chapitre 4 : Si tu ne viens pas aux Gryffondors, les Gryffondors viendrons à toi
Après un bon sommeil réparateur en Histoire de la magie, et un réveil en fanfare (c'est le moins qu'on puisse dire) par le sublime son de la sonnerie, j'ai réalisé que les cours étaient… finis. Oui, finis pour la journée. Moi aussi, j'ai eu du mal à y croire. Si je n'avais aucun amour propre, je serais allée me prosterner servilement devant l'admirable rédacteur de nos emplois du temps. Mais j'ai ma fierté, tout de même.
Bref, j'ai d'abord opté pour un retour en salle commune, mais quand j'ai réalisé que les deux piles électriques sur pattes s'y rendaient aussi, j'ai prestement rebroussé chemin. J'ai aussi pensé à aller dehors, mais l'important grouillement de bipèdes en tout genre m'a dissuadée. Et me voilà donc à la bibliothèque, planquée derrière un monstrueux bouquin de…De potions visiblement. J'ai pris un peu au hasard le plus volumineux que j'ai trouvé. Du moment qu'on ne me voit pas derrière. De plus, il semblerait que je ne sois pas la seule à avoir eu la merveilleuse idée de venir m'installer à la bibliothèque. Il y a quelque minutes, Lily et Alice sont rentrées et sont allées s'asseoir à une table, pour visiblement faire des exercices en plus ou réviser. Je pense qu'elles ont une petite tendance masochiste. Enfin, pas dans le sens « crade » du terme, elles sont bien trop coincées pour ça. On vient de se fader des cours plus chiants les uns que les autres, et elles trouvent le moyen de prolonger la torture ! Ces filles sont inhumaines. Ou surhumaines, ça dépend de la façon dont on voit les choses. Et évidemment, il a fallu qu'elles se mettent à proximité de ma table. Bien sur. Espérons qu'elles ne viennent pas taper la discute… Mais suis-je bête. Mesdemoiselles sont bien trop sérieuses pour délaisser leurs livres et venir discuter le bout de gras avec le premier venu. Merlin soit loué.
Bon. Etre venue se planquer ici est une chose. Que faire en est une autre. Je n'aurais décidément pas dû choisir la bibliothèque, il n'y a rien à faire ici. J'ai dormi toute la matinée et le début de l'après-midi, faudrait que je trouve autre chose à faire maintenant. Et si… Et si j'allai jeter un œil du côté des Gryffondors ? Non. Mauvaise idée. Très mauvaise, même. Mais bon, je ne vois pas trop ce que je pourrais faire d'autre… Aller faire plus ample connaissance avec mes camarades de dortoir ? J'en connais déjà deux, ça me suffit. Et pas des moindres : Louisy, bien sûr, et l'autre chieuse qui m'a pris le chou avec son rôti à midi. Apparemment, elle s'appelle Amy. Ce fait un peu nom de dalmatien, mais après, ce que j'en dis… Bref, il m'en reste deux avec qui faire connaissance, et on ne peut pas dire que j'en brûle d'envie, quand je vois les cas sociaux que je me fade déjà. Sans compter Souriceau, le nouvel alter ego frétillant de Louisy.
Bon. Je crois que je n'ai pas vraiment le choix. Je vais…
-Hé, salut toi !, me lance une voix, interrompant vilement mes pensées.
Qui a osé me déranger ? Je tourne la tête et me retrouve nez à nez avec mes copains les Gryffondors, j'ai nommé James, Sirius, Romul… Ah non, Remus et un mec rondouillard.
-…, je peux savoir ce que vous faites là ?, je leur demande en me retournant.
James se passe la main dans les cheveux.
-Oh, ben on passait par là pour récupérer un livre pour Peter, dit-il en désignant Rondouillard, et puis on t'a vue toute seule, alors nous voilà !
-Bon, on s'assoit hein, me lance Sirius en prenant une chaise.
Oui bien sur, faites comme chez vous, mes p'tits potes ! Alors que Remus allait poser son séant sur une des chaises, James l'attrape par le bras pour le relever et s'écrie : « Noon Remus ! Fais gaffe ! Ici c'est la place de Lola ! »
Son ami le regarde, surpris. Merci Potter. Diffuse des preuves que mon cerveau s'est fait la malle, je ne te dirais rien. Il me regarde avec un air malicieux.
-Haha, très drôle, je maugrée en levant les yeux au ciel.
-Bah quand même, dis Peter en me regardant comme si j'étais fraîchement sortie de l'asile, il faut lui laisser une place à Lola, c'est une personne à part entière après tout !
Les autres se marrent, sauf Remus qui a l'air complètement, mais alors complètement paumé. Pauvre petiot va. Il est toujours debout, ne sachant pas si il peut s'asseoir ou pas.
-Vas-y, assied toi, lui dis-je en lui indiquant la chaise d'un coup de menton.
Il me regarde, l'air perdu.
-Mais ce n'est pas la place de… Lola ?
-Si, mais elle ne va pas venir finalement. Elle est, euh… Un peu spéciale.
-Elle sort avec Rogue, lui apprend James en rigolant, les pieds sur la table.
Quand même, c'est dingue comme une simple connerie dite sans réfléchir peut vous suivre longtemps. Cinquante Gallions qu'ils vont me faire chier avec Lola pendant nos sept ans à Poudlard.
- Hé, Amalia, c'est ça ?, commence Sirius, ce n'est pas ta sœur jumelle avec Evans, là bas ?
- Non, c'est mon grand-père, j'ironise avec une moue sarcastique.
Il se marre. Bizarre. Quand je réponds comme ça à Alice, je me fais engueuler.
- Mignonne, apprécie James, les yeux plissés.
- Oh, toi, fais gaffe hein !, lui dis-je en fronçant les sourcils.
- Fais gaffe à quoi ?, demande-t-il, l'air innocent.
- Fais gaffe tout court. C'est ma sœur, tu ne la touches pas !
- Pourquoi ?
- Je ne voudrais pas que tu sois contaminé…
- Elle est malade ?, demande Sirius, étonné.
- Ouais, gravement. Elle a le virus de la niaiserie et de la fayotterie. Donc fais gaffe, c'est contagieux.
James me regarde avec un petit sourire en coin.
-Au fait, qu'est-ce que tu fais ici ? T'es pas trop du genre à venir fouiner à la bibliothèque, si ?, me demande-t-il, les sourcils froncés.
-Bien vu, la taupe. Je m'ennuyais comme un rat mort.
Sirius fronce les sourcils avec l'air de réfléchir intensément.
-Mais… Ca ne peut pas s'ennuyer un rat mort, puisque justement c'est mort !
C'est moi, où ce garçon est vraiment d'une intelligence hors du commun ?
-Bon, je me faisais chier royalement, si tu préfères.
-Ah, là c'est clair !, s'exclame-t-il avec un grand sourire.
Les quatre garçons commencent à bavarder et rire, menés par les blagues plus ou moins drôles de James et Sirius. Remus, lui, se montre plutôt timide. Ah oui, c'est à cause du traumatisme, ses parents, tout ça. Ca influe sur le comportement en société. Je me demande si…
-Oh, les gosses, vous ne pourriez pas faire un peu moins de bruit, non ? On voudrait travailler nous !, nous apostrophent deux filles à l'air mécontent, assises à une table voisine.
Elles ont l'air plutôt âgées, certainement des sixième ou septième années, et elles portent un uniforme aux couleurs bleu et bronze.
-Oh lala, mais quels chieurs ces Serdaigles !, chuchote Sirius en levant les yeux au ciel.
Je rigole sous cape.
-Oui, oui, on est désolés, s'excuse James avec un air innocent, avant de se tourner vers ses amis.
-Bon, les gars, ça vous dirait qu'on aille prendre un peu l'air ?, demande Sirius en se redressant, ça sent trop le renfermé ici.
-Je trouve aussi, acquiesce James avec un sourire, avant de se lever.
Il me regarde d'un air interrogateur. Dilemme. Je fais quoi, moi ? Option une : Je pars avec eux. Option deux : Je continue à moisir ici. Option trois…
-Ah, Amalia ! Enfin, te voila ! On t'a cherchée partout, avec Jerem' !
Bon. Visiblement, l'option trois s'appelle Louisy.
-Saluuut !, s'exclame-t-elle aux quatre garçons, encore échevelée de sa course et trainant Jérémy derrière elle.
A partir de ce moment, j'ai réalisé que toute tentative pour échapper à ma camarade de dortoir serait fortuite. J'ai donc laissé partir les quatre Gryffondors qui m'ont adressé un regard compatissant en fuyant lâchement. Merci, les gars.
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Après une après-midi plutôt mouvementée (Louisy s'étant mise en tête de visiter tout Poudlard, des cachots des Serpentards aux cuisines, en passant par le lac et la tour d'astronomie), l'heure du repas du soir est enfin arrivée. Je ne vous raconte même pas comment je me suis jetée sur la nourriture. Ma planche de salut culinaire.
Nous sommes donc toujours à table, et j'apprends à faire connaissance avec mes « copines » du dortoir. Louisy, se sentant responsable de ma vie sociale, me présente Flora Goldstein, Lucie Zheng et Amy Cauldwell (je me serais bien passée de devoir lui parler une nouvelle fois, mais bon). Méga concentration pour retenir quel nom appartient à quel visage. Bref, il s'avère que j'ai du mal à supporter Flora, la grande timide qui rougit à chaque mot et bredouille comme pas deux, que je n'émets pas de jugement particulier sur Lucie, qui a l'air plutôt normale, mais qui reste avec Flora en permanence. Et puis Amy… No comment. Je préssens juste qu'on va s'étriper avant la fin du trimestre.
Du côté des garçons, Louisy m'avait déjà présenté Jeremy Lewis, of course, le petit blondinet aussi surexcité qu'il est intelligent, d'après ce que j'ai pu constater, mais il y a aussi Théo Zeller, un mec brun plutôt pas mal, banal quoi. Je continue de chercher pourquoi il a été envoyé à Poufsouffle. Peut-être un hobbie bizarre, du genre collection d'ongles de ses aïeux ou ski nautique dans le Sahara. Et il y a Matthew et Tom, qui sont cousins au sixième degré par alliance du côté de leur père. Je sais, c'est dur. Le premier est plutôt réservé, mais se révèle avoir de l'humour, et l'autre a une tendance à l'égocentrisme flagrante quand on a passé plus de trois minutes en sa compagnie.
Bref, une belle brochette de Poufsouffle quoi. Pour l'instant, les seuls avec qui j'ai lié le début d'une conversation sont Louisy, bien sûr, Amy, pour mon plus grand malheur, et Tom, qui se serait pris une beigne dans la face si Lucie ne m'avait pas passé le plat de saumon pile à ce moment là. Quand je dis conversation, c'est un bien grand mot : dans le cas de Tom, il ne parle QUE de lui et ne laisse pas le temps à son interlocuteur d'en placer une. D'ailleurs, je ne lui avais rien demandé, moi. Il est venu me conter sa fabuleuse vie de sa propre initiative. Yen a, je vous jure…
Nous en sommes désormais au dessert, et Alice n'a toujours pas débarqué à ma table avec un grand sourire, délirante de bonheur. C'est louche. Je jette un regard vers la tablée des Gryffondors et l'aperçois, en grand débat avec Lily. J'imagine bien leur sujet de discussion : « Est-ce qu'il y a eu 15235 ou 15236 gobelins morts lors de leur première révolte ? ». Ca doit être palpitant, je les envie. Bon, si ça continue, je vais être obligée de me déplacer pour aller la voir. Pas qu'elle me manque mais… Bon, ok, j'ai tellement l'habitude d'être tous les jours avec elle que ça fait bizarre de ne pas lui parler pendant si longtemps. Et puis, faudrait pas que l'autre imbécile de James Potter aille chercher à l'embobiner. C'est qu'elle est vachement naïve, la petite Alice.
-Eh, Amalia ! Ouhou ! T'es avec nous ?, m'appelle Louisy avec un grand sourire, en secouant une main devant mes yeux.
-Hein ? Ah, ouais, ouais, bien sûr, lui réponds-je, en me retournant.
Lucie me regarde avec les yeux plissés.
-C'est qui que tu regardais comme ça, chez les Gryffondors ?, me demande-t-elle avec un sourire en coin.
-… Je regardais si Alice allait venir taper la discute avec nous, c'est tout. Qui veux-tu que je regarde ?
-Oh, je ne sais pas…, élude-t-elle, avant de se pencher vers moi avec un air de conspiratrice. Alors, c'est lequel ?, me demande-t-elle sur un ton plus bas.
-Lequel de quoi ?
Elle lève les yeux au ciel.
-Sur quel Gryffondor tu as des vues, bien sûr !
Pardon ? J'ai vraiment entendu ce que j'ai entendu ? Miséricorde, cette fille est tout sauf normale. Les apparences sont diaboliquement trompeuses.
-Désolée, de te décevoir, mais il n'y en a aucun qui m'intéresse. Et puis de toute façon, je n'ai pas l'intention de sortir avec un garçon pour l'instant. Je n'y vois pas trop l'intérêt.
J'ai encore bien le temps. Et quand je vois tous les petits abrutis pré-pubères qui peuplent la salle commune de Poufsouffle, ça ne me donne pas trop envie. Espérons que ça s'arrangera avec l'âge…
-Pardon ? Mais il faudra bien que tu te maries un jour ou l'autre, non ?
-Je te rappelle que je n'ai que onze ans.
-Personnellement, je préfère prendre de l'avance, histoire de trouver chaussure à mon pied...
Et trouver main à ta gueule, tu veux ?
…Bon, il faut que je me calme. C'est que je suis violente, en ce moment. Je n'ai jamais été très pacifique, mais là quand même, je deviens encore plus agressive que d'habitude. Les nerfs, sûrement. Respire, Amalia.
Tiens, le temps de mon monologue pacificateur, la discussion a dérivé sur les… Chaussures. Waouh. « Et puis moi j'en ai trois paires, moi je ne sais pas lesquelles vont le mieux avec mon uniforme, vous avez déjà essayé les talons de votre mère ? Moi oui, huhuhu, ah bon, moi la mienne elle en a pas, etc… ». Bref, c'est le bon moment pour s'esquiver en douce, quoi. Je rejoins discrètement la table des Gryffondors. Quand elle me voit arriver, Alice me fait une place sur le banc à côté d'elle, mais continue son débat palpitant avec Lily au sujet du… Du cours de McGonagall. Décidément, tout le monde est en mode « sujet de conversation passionnant », à ce que je vois.
-Bon, Alice, ça t'ennuierais de couper court à ta, euh… Captivante conversation pour accorder un peu d'attention à ta sœur ?, les interromps-je en croisant les bras sur la table.
Elle me regarde, un peu surprise.
-Ben, attend, on était en plein débat là…
-Ouais, j'ai bien vu. Mais sauf le respect que je ne te dois pas, ta Lily, tu peux la voir toute la journée, alors que moi non. Et puis, ta passionnante conversation pourra être remise à plus tard, non ?
Elle plisse les yeux et esquisse un sourire. Aïe, je le sens mal.
-Dis donc, Lia… Tu serais pas un peu jalouse, par hasard ?
-Moi ? Jalouse ? De ta copine lèche-cul et niaise au possible ? Je ne crois pas, non.
Sur ces mots, je me lève de table. Ce qu'elle m'énerve parfois, celle là ! Dire qu'elle me manquait un peu il y a quelques minutes… Foutaises. Je sors de la Grande Salle avec l'intention de retourner dans mon dortoir sans me perdre plus de six fois. J'ai dû hériter du sens de l'orientation de mon père, qui à vrai dire est plutôt inexistant. Je suis un cas social, ou plutôt un cas asocial, à Poufsouffle et sans aucun repère dans l'espace. Pauvre de moi.
