Auteur: Bel Uriel Disraeli.

Disclaimer:

Béli :Tite Kubo a écrit Renji et il lui appartient, Béli a écrit Renji donc Renji...

Avocat: N'appartient pas à Béli!

Béli: Mais non! Vous ne connaissez rien au syllogisme et à sa logique!

Avocat: Par contre vous, vous connaissez sa limite...

Béli se relit... Ce Dislaimer est franchement bateau. Il est grand temps que je décide à en faire un autre digne de ce nom. Honte à moi!

Raited: T

Couple: Hitsugaya

Résumé: Ce qui nous lie? Je n'en aie pas la moindre idée... Si, peut-être une chose. La neige... Le froid de cet hiver qu'il voudrait éternel. Que faire, si elle fond ?

IL FUT ECRIT

Acte I Partie III: Eternel Hiver.

Chapitre V : Diagnostic…

Tôshiro n'avait pas de souvenir de s'être déjà sentit dans cet état auparavant. Purement et simplement désœuvré, perdu, luttant avec lui-même et un sentiment de culpabilité de plus en plus pesant. Il grimaça en bougeant doucement sur son futon, la douleur des bleus lui rappelant l'objet de sa souffrance. Le petit capitaine cligna des yeux, puis ne tenant plus en place se tira de sa couche où il c'était réveillé.

Il ne savait pas combien de temps son esprit trouble lui avait laissé de repos. Il avait juste l'impression d'avoir plongé dans le gouffre obscur et opaque de l'inconscience. Un repos sans rêve ni pensé, ni satisfaction. Son corps avait simplement prélevé le tribut de tous ses efforts, mais il continuait de se sentir faible.

Tôshiro constata avec agacement que le roux avait prit la peine de jeter un coup d'œil à la blessure de son abdomen. Il ne pensait pas qu'Ichigo soit capable de soigner ce genre de lésion. Mais il ne s'en était pas trop mal tirer, au vue du baume cicatrisant qu'il avait prit la peine d'étaler sur la plaie désinfecté et nette.

Le petit capitaine joignit sa salle d'eau en titubant un peu, ankylosé. Il grogna en se passant une main sur le visage, il avait la sensation d'avoir trop dormit et pas assez. Le reflet que lui jeta son miroir le frappa violemment, un tic agita sa joue. Il tenta de se faire à sa propre image, à ses traits déconfits et bouffit mais aussi à son regard abattu.

Tôshiro se sentit vieillit, lourd de lui-même. Et détourna la tête en se mordant la lèvre de rage et de souffrance. La colère revint comme une flambée lointaine…

Il était furieux, contre Aizen, contre le Gotei aussi, et contre lui-même parce qu'il n'avait pas réussi à protéger Hinamori des deux. Comment un tel malade avait put infiltrer le Gotei aussi aisément ? Prendre autant d'importance, planifier une telle trahison ! Et faire souffrir Hinamori à ce point… Sous ses yeux ! Bon sang ! Il était capitaine ! CAPITAINE ! Pas un vulgaire mioche du Rukongaï que l'on fuit à cause de sa trop importante pression spirituelle.

Un capitaine… L'ami d'Hinamori… A chaque fois qu'il y repensait un peu, il sentait un vertige de frustration l'envahir. C'est dans cet état que l'autre le trouva, il apparut brutalement.

Tôshiro sursauta lorsqu'Ichigo surgit dans l'encadrement de sa salle de bain. Automatiquement il fronça les sourcils, le petit capitaine le dévisagea comme s'il était la pire incohérence qu'il n'ait jamais croisée.

- Qu'est ce que tu fiches encore ici Kurosaki !

Il y avait de la stupéfaction dans cette question, mais aussi de la colère d'être surprit en état de faiblesse, et de la rage à cause de son impuissance.

Le roux le scruta d'un vif coup d'œil, son propre froncement de sourcils s'accentua, puis il pinça les lèvres comme pour retenir quelque chose et se détendit. Puis de façon totalement inattendue, le roux lui fit un simple sourire.

- Je sèche les cours !

Il claqua la porte sans laisser le temps à Tôshiro de répliquer, ou encore de comprendre. C'était une plaisanterie ! Kurosaki se moquait de lui ! Il ne pouvait pas faire une chose pareille ! Le petit capitaine secoua la tête en essayant de calmer le début d'agacement qui venait se rajouter. Il allait devoir dire quelques mots au roux. Mais avant, il décida qu'une douche ne lui voulait pas plus de mal, et qu'il pouvait se risquer sous l'eau.

C'est donc Hitsugaya-taïcho plus que légèrement sur les nerfs, tout fraichement tomber du futon, passablement véritablement irrité qui pénétra dans la salle à manger.

Ichigo opéra un retournement stratégique vers l'évier, faisant mine de finir une vaisselle inexistante.

- Je peux savoir ce que tu fiches encore ici Kurosaki !

Et bien ! Il avait décidé de l'attaquer directement ! Le shinigami remplaçant se tourna le plus naïvement du monde dans sa direction. Tôshiro semblait juste vraiment en colère. Il lui fallut de longues minutes pour décider du comportement à suivre.

- Eh bien… Il pesa ses mots.

Le roux alla prendre le café qu'il posa sur la table.

- D'abord, tu n'as aucunes raisons de t'emporter. Rassura le remplaçant.

- Tu vois, j'ai préparé le petit déjeuner !

Une veine apparut presque aussitôt sur les traits du capitaine, Ichigo leva les mains ne signe de paix.

- Je ne sèche pas vraiment ! Ca va !

Tôshiro ouvrit de grands yeux de stupéfaction. Il se fichait vraiment de lui ! Qu'est ce que c'était ça ? Ne pas sécher vraiment ?

- Je te préviens Kurosaki !

- Hey ! Tôshiro ! Calmes-toi ! Pas besoin de me menacer de mort, je sais très bien ce que tu vas me dire. Je ne me permettrais jamais de sécher, suivre des cours à l'Académie grâce à cette dérogation du Sôtaïcho est une véritable chance. Ichigo l'avait coupé.

Puis il se tourna pour servir le reste du petit déjeuner. Le roux c'était rendu compte que l'autre avait un faible pour tout ce qui était sucré, et il avait fait une quantité de crêpes à cette effet. Apaiser Tôshiro n'était pas chose facile, mais il ne voulait pas le laisser seul, pas maintenant.

Il avait une mine affreuse lorsqu'il l'avait trouvé dans la salle de bain, puis il c'était mordu la langue pour ne pas lui dire d'aller se recoucher à cause de ses bleus.

- Disons que c'est un cas de force majeur qui me retient ici aujourd'hui.

Ichigo prit place, il ne pouvait pas lui dire que c'était pour le surveiller qu'il restait. Mais Tôshiro était loin d'être stupide, et même le dernier des idiots aurait comprit l'intention.

Kurosaki suivit sa réflexion, en quelques minutes le capitaine se rembrunit violemment.

- On m'a consigné de ne pas me présenter au cours aujourd'hui. Lâcha d'un bloc Ichigo. Ce qui n'était pas faux du tout.

Son professeur : Akito-sama. Lui avait fait comprendre quelque chose de simple. Qu'il était un vrai danger public pour le Seireitei tout entier ! Si les nobles c'étaient quasiment excité à son apparition lors de la cérémonie chez les Kuchiki… Les autres élèves à l'Académie n'avaient pas attendu deux jours avant de commencer à le fuir littéralement. Il était loin d'être populaire auprès des apprentis shinigami qui voyaient en lui, un sale parvenu à cause de l'intervention du Sotaîcho, un sale humain à cause de son statu de Ryoka, où encore de monstre hybride… Et cela était la cause de sa journée de congé forcée.

Il détourna inconsciemment les yeux. Tôshiro fut surprit du silence qui tomba. C'était bien la première fois qu'il entendait une chose pareille ! Consigné de ne pas venir ? Consigné de… Mais qu'est ce que c'était cet ânerie ?

De toute façon, il n'était pas venu se faire aimer par les shinigamis ! Ichigo souhaitait juste apprendre un peu plus sur le contrôle de ses pouvoirs de shinigami, Shinji lui en avait assez montré pour son holow. Et mieux comprendre Zangetsu ne pouvait que l'aider à devenir plus fort… Même si ça faisait foutrement mal de voir la terreur sur les traits de tout ceux qui s'écartaient sur son passage. On ne le dévisageait pas seulement, ils parlaient, beaucoup… Et il ne comprenait même pas les insultes que les lâches lui jetaient dans le dos.

Jusqu'ici, il avait toujours sympathisé avec tous les shinigamis qu'il avait rencontrés. Rukia, Renji… Et même Byakuya ! Matsumoto, Ikkaku, Yumichika, ce malade de Kenpachi, et même la petite rosée ! Mais à l'Académie…

Il connaissait ces regards hostile et dégouté. Ces expressions gênés et dédaigneux chargé d'incompréhension et d'aversion. Après tout, il était roux. Couleur peu conventionnelle dans une société ou la couleur lambda et le brun, voir l'ébène. C'est parce qu'il se faisait battre par les autres enfants que sa mère l'avait inscrit à ces cours de judo. Mais là… Il ne savait même pas ce qu'on lui reprochait. Dû moins il ne le comprenait pas vraiment.

Tôshiro s'assit devant lui, suspicieux. Kurosaki n'avait aucune raison de lui mentir. Cependant il n'avait jamais entendu une bêtise aussi énorme.

- Et peut-on savoir ce que tu as fait à l'Académie pour que l'on te « consigne de ne pas venir » ? Siffla-t-il en fronçant les sourcils.

Le roux se tendit brutalement, il jeta un regard chargé au capitaine qui en fut surprit. Quelque chose agita les traits du remplaçant, et Ichigo se mordit la lèvre.

Il rattrapa son agressivité, jugulant son réflexe de l'envoyer paitre. De toute façon, ça ne regardait pas le blanc ! Il n'avait qu'à se mêler de ses oignons le mioche ! Siffla Shirosaki dans ses tripes. Pour faire bonne figure, Ichigo se leva et fit un tour pour récupérer… Rien, un torchon pour la forme. Il ferma les yeux. Ce n'était pas le moment de venir chouiner parce qu'une bande de shinigami à la fierté mal placé lui pourrissait la vie.

- Je n'ais rien fait du tout… Cracha sèchement Ichigo.

- Notre professeur est venu me certifier qu'il me conviait fortement à ne pas me présenter en cours, c'est tout.

Il se rassit en posant le torchon. Le shinigami le dévisagea, se rendant compte qu'il disait la vérité, mais n'arrivant pas à y croire.

- Et quel est donc le motif d'une telle consigne ? Tôshiro le poussait à bout.

- Qu'est ce que tu veux que je te dise ! On m'a dit de rester chez moi ! C'est tout ! Se retint de crier avec peine Ichigo.

La colère montait en lui et le rendait agressif. Le capitaine sembla d'autant plus mécontent.

- Ce n'est pas un motif ça ! Asséna le blanc comme s'il l'accusait.

Ichigo retint son mouvement, et se courba presque sous la vague de fureur qui lui monta du ventre. Bien sur qu'il savait que ce n'était pas un motif ! Putain ! La main du roux heurta une tasse, et ses ongles s'enfoncèrent dans la table. Il inspira d'un coup en serrant la mâchoire et en serrant les dents. Tremblant de la tension. Mais c'est ce qu'on lui avait dit…

- Kurosaki ? Il observa sa réaction, surprit.

- Quoi ? Grinça les dents serrées ce dernier en essayant de se détendre.

Tôshiro ne le quitta pas des yeux.

- Ils t'ont renvoyés. Ce n'était même pas une question.

Il prit le torchon et essuya le contenu répandu sur la table.

- Ils n'ont pas le droit. Siffla simplement le roux.

Ce qui ne voulait pas dire qu'ils n'en mourraient pas d'envie ! Et ça il le savait.

- Alors pourquoi a-t-il refusé de t'accepter ?

Il sentit la souffrance lui brûler le ventre alors qu'il se concentrait sur sa tâche :

- Parce que je suis trop fort… Ma pression spirituelle est une gêne non négligeable. J'ai désintégré un mur il y a deux jours.

Il attrapa le torchon et le plia, incapable de se resservir à boire tant il tremblait de fureur.

- Tu…

Sa digue céda, il se leva d'un bond.

- Je suis un putain de cataclysme à moi tout seul ! Une vraie bombe de reiatsu qui menace tout le Seireitei ! Un désastre sur patte ! Un fléau d'énergie spirituelle !

Il balança le torchon sur le plan de travail en s'éloignant, il inspira sans y arriver. Bon Dieu, il était un vrai monstre ! Jusqu'ici il ne s'en était pas rendu compte, mais des gens s'évanouissaient dans son périmètre lorsqu'il passait ! D'autres se courbaient en deux lorsqu'il se concentrait un peu ! Et une partie… Fuyaient les couloirs lorsqu'il traversait ! Ichigo ne savait même pas que le fait de se tenir dans la même pièce que lui était suffisant pour infliger autant de mal autour de lui. Pour rendre nerveux n'importe qui, et peser sur les épaules. Et sa colère retomba tout aussi vite qu'elle était montée, il se sentait las et dégouté. Il n'avait jamais eut ce problème parce que la nécessité ne lui laissait pas le temps de comprendre.

- Ichigo ? Il sursauta à l'appellation.

- Hey ! Tu utilises mon prénom maintenant ? Il se tourna vers Tôshiro.

Amusé, et distrait par cette constatation. L'autre le dévisageait encore. Il avait un ton narquois, comme si sa crise de nerfs n'avait pas eut lieu.

- Quel cours as-tu aujourd'hui ?

Il soupira en revenant s'asseoir.

- Nécromancie… Et Méditation.

Tôshiro fronça un peu les sourcils, alors que son esprit faisait le lien.

- Ta pression spirituelle pose problème parce que tu ne l'a contrôle pas…

Combien de fois avait-il entendu cette phrase, et cela lui faisait d'autant plus mal qu'il ne comprenait pas grand-chose.

- Il faut croire ! Ils ont en marre de remplir l'infirmerie à chaque fois que je passe dans le couloir ! Lança acide le roux.

Il aurait dû s'en douter ! Kurosaki suait sa pression spirituelle par tous les pores de son corps. Et n'en avait pas la moindre conscience !

- Tu n'as pas à t'en faire… Eluda étrangement le blanc en se servant enfin quelque chose.

Pour le coup Ichigo en resta clouer.

- Pas à m'en faire ? Tu te fiche de moi ! Je viens de te dire que je tue l'Académie à petit feu tous les jours lorsque j'y mets les pieds et tu me dis, tu n'as pas à t'en faire !

Tôshiro eut un reniflement de dédain.

- C'est évident que certains shinigami ne soutiennent pas ta présence. Il fit une pose ne se rendant compte que c'était sucré.

- Kurosaki… Tu côtoies des capitaines et des sous-capitaines… Combien de shinigami en sont capable d'après toi ? Et cela sans problème… Cela veut dire que tu as un niveau spirituel largement suffisant pour rentrer au Gotei… Ce n'est pas pour rien que les hauts gradés ne mettent pas les pieds à l'Académie, même pour le traverser. Un simple passage pourrait tuer des apprentis. Les murs du Gotei contiennent une certaine quantité de pierre de seki-seki pour étouffer les fuites. Nous sommes tous un danger potentiel, c'est pour cette raison que nous étouffons notre reiatsu lorsque nous avons une mission.

Le roux n'en croyait pas ses oreilles, il se rassit.

- Tu veux dire ?

- Sauf lors d'un combat… Tu ne ressens pas nos pressions spirituelle Kurosaki.

Il finit par faire non de la tête.

- Et bien c'est parce que la tienne dégouline de partout et qu'elle est assez puissante pour tenir face à celle des capitaines… Pas étonnant que tu es ce genre de problème à l'Académie. Il faut simplement que tu t'entraînes avec quelqu'un de ton niveau. Mais surtout que tu apprennes à te contrôler.

Ca avait été tout une affaire, lorsque Ganju lui avait expliqué comment créer une sphère avec sa force spirituelle il avait désintégré la salle ! Tôshiro finit, puis en reprit une autre.

- Kurosaki… Tu n'es pas un apprenti shinigami, puisque tu es déjà un shinigami, que tu as un shikai et un bankai. Tu fais les choses à l'envers. Tu es juste un apprenti capitaine… Nous avons sans doute mal évalué le retomber. Mais il n'y a qu'a l'Académie que tu peux apprendre les bases. Fit le capitaine en fronçant les sourcils.

Grimaçant car il se rendait à présent compte du casse-tête que représentait Kurosaki. Le Gotei était encore trop sensible pour réquisitionner un capitaine dans l'ultime but d'entraîner le shinigami remplaçant. En même temps, il fallait absolument que ce dernier assimile les plus fondamentales des bases, ce qui ne pouvait qu'améliorer leur chance au combat. Mais les maîtres de l'Académie ne pouvaient pas être réquisitionnés d'un bloc uniquement pour le roux. Surtout, qu'au vue du caractère du remplaçant, il fallait une bonne dose de patience et de temps pour lui inculquer quoique ce soit.

Le défaut de Kurosaki avait été d'avoir prit très tôt possession d'un pouvoir monstrueux, alors qu'à l'Académie avec les cours, le shinigami apprenait parallèlement à discipliner sa puissance. C'était un fauve à l'image de Zaraki, cependant son reiatsu n'était pas aussi agressif, mais simplement d'une masse et d'une densité improbable et stupéfiante. Il avait été surprit de rencontrer ce garçon qui dans son enveloppe humaine dégageait autant de reiatsu qu'un sous-capitaine non scellé. Alors lorsque Kurosaki prenait celle d'un simple shinigami… C'était un festival de chaleur. Pour un faible shinigami, il vous clouait au sol rien qu'en dirigeant son attention. Mais pour un capitaine, on ressentait surtout l'omniprésence de sa volonté, et sa détermination. Celle de protéger. Ce qui n'était pas plus mal en soit. Mais qui demeurait un sacré problème, surtout avec son tempérament. Ichigo semblait perdu…

Tôshiro fit une pose.

- La nécromancie est une matière délicate et difficile… Si tu es incapable de ne pas retenir ton reiatsu… Tu vas tuer tous ceux qui seront sur un périmètre de trois cents mètre de toi et qui n'auront pas un niveau de troisième siège au moins. A ce stade… c'est du bon sens.

Ce qui n'empêchait pas que le roux se retrouvait privé d'un cours essentiel. Il mâcha avec intérêt un bout de crêpe…

- Mais en même temps, la nécromancie est la matière qui te fera le plus progresser dans le contrôle de ta force.

Ah, choix épineux.

- Pour ta sécurité et celle des autres, il faut que tu t'entraînes de ton coté et à l'écart. Une aire d'entraînement vide…

- Tu plaisantes… Croassa le roux.

Tôshiro fronça les sourcils.

- Pas le moins du monde Kurosaki. Tu as besoin de t'entraîner, nous allons te trouver un espace adéquate.

Le petit capitaine lui fit un sourire effrayant.

- Je crois bien que l'heure est venue de prendre ton prochain cours ! Au pire… Je connais beaucoup de sort pour étrangler et contenir les vagues de reiatsu.

Un frisson d'horreur passa chez le roux. Il se sentait mal à l'aise à l'évocation, mais se rendit compte qu'il ne pouvait pas lui dire non.

Ce qui explique pourquoi ils se retrouvèrent ensemble à l'arrière des locaux de sa division. Il n'y avait quasiment personne. Enfin, il l'avait surtout traîné dans un périmètre qu'il avait finit par monopoliser et que les hommes de la Dixième lui dédiait. Un petit vent frais et distrayant agitait les arbres non loin, faisant presque oublier que le temps était un chaudron obscur qui déversait son contenu sans préavis.

- Bien ! Kurosaki ! Nous allons t'initier à la Nécromancie, au kidô et à la méditation ! Lança avec conviction Tôshiro.

Ichigo n'avait qu'une envie… Fuir. Il fut encore plus déconcerté lorsque le shinigami lui dit de poser son katana, qu'il n'en aurait pas besoin.

- Euh… Tôshiro, tu sais. Je ne suis pas doué et… J'veux dire, sans mon katana j'sais rien faire d'autre qu'être là… Où raser les murs de la surface de la terre en concentrant ma pression spirituelle.

L'autre acquiesça. Malgré tout Ichigo se délesta de Zangetsu et revint vers lui.

- Il n'y a pas de murs ici. Fais ce que tu sais faire, ensuite nous verrons ce que nous pouvons en tirer. Trancha résolument le capitaine.

Cela lui faisait du bien de s'intéresser au cas du roux. Il avait l'impression qu'il pouvait, non … Qu'il faisait quelque chose. Et contre toute attente, il vit Ichigo se détendre brutalement, soupirer et fermer les yeux. Puis le shinigami remplaçant leva lentement les mains devant lui, juste au niveau de son torse. Et ne plus bouger d'un pouce. Puis tout d'un coup, Tôshiro se rendit compte de ce qu'il faisait. La pression spirituelle s'amassa, se concentra somme s'il l'attirait de nouveau à lui. Ichigo fronça les sourcils et la réaction s'accentua considérablement. Il sentit le reiatsu devenir un poids, et revenir contre lui comme la marée refluant. Ichigo ouvrit la main gauche, et le sol s'affaissa sous ses pieds comme si une masse venait d'y chuter d'une hauteur importante. Il ouvrit la main droite et une partie du terrain craquait alors qu'il s'enfonçait. Ichigo écarta les mains lentement, et un arbre fut déraciné, le souffle aspira presque le petit capitaine qui eut le temps de faire un shunpô une dizaine de mètre plus loin. Tôshiro se rendit compte que de sa place il ne ressentait plus cette force d'attraction. Puis Kurosaki rapprocha en peinant ses mains, pour en faire une sphère. Et le sol sous ses pieds qui c'était affaissé, explosa littéralement ! Plus il resserrait son geste, plus la force se condensait, se tassait, flambant autour de lui jusqu'à presque former une gaine. Il ouvrit lentement les yeux, la puissance faisait flamboyer son regard d'ambre, et claquer son uniforme. Zangetsu tremblait non loin.

Et Tôshiro cligna les yeux de stupeur. Kamisama ! Mais qu'est ce que c'était que ça ? Il n'étouffait pas son reiatsu, il venait de… De le contenir comme s'il s'agissait d'un liquide. Le sol s'enfonça encore puis le roux lui jeta un regard.

- Ben… Voilà.

Kurosaki se fichait de lui ! Où avait-il apprit une telle chose ? Il n'avait jamais vue une manipulation de ce type, et ne comprenait pas bien le but visé. Ichigo c'était rendu compte qu'il était capable de faire ça, depuis que Ganju lui avait expliqué la démarche avec la sphère. Tôshiro se risqua à se rapprocher, pour se rendre compte que la pression spirituelle du roux… Etait condensé, et ne pesait plus comme d'habitude.

- Et je fais quoi maintenant ? S'agaça Ichigo en baissant les bras.

- RESTE CONCENTRE ! Hurla à la même minute le blanc.

Pas assez vite, deux secondes plus tard, le souffle de la puissance déracina trois arbres, fit exploser les vitres à portées et projeta en arrière le capitaine qui heurta le mur le plus proche, soit à cent mètres. Les débris de sol manquèrent achever son aîné. Lorsque Kurosaki disait qu'il était un cataclysme, il ne cherchait pas à atténuer la comparaison… Tôshiro regarda effarer ce qu'il restait de l'air d'entraînement. Et qui allait lui couter aussi chair que les réparations qu'il devait faire à cause de Matsumoto. Le tic de colère revint avec force et avant qu'il ne réfléchisse il hurla :

- KUUUROOOOOOOSAKI !

Ichigo grimaça, ses cheveux dressé encore plus verticalement sur la tête que d'habitude.

- Oups…

Elle jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, furtive et tendue. Hinamori remit inconsciemment une mèche de ses cheveux en arrière dans un geste devenu automatique. Elle n'aimait pas quitter son poste, il lui restait encore des dossiers. Aujourd'hui la journée avait été maussade, le soleil n'avait pas percé à travers la fenêtre et éclairé le bureau d'Aizen-taïcho. L'angoisse restait lover dans son ventre et il lui avait fallut un moment pour se rendre compte qu'elle restait à scruter la pièce. La douleur avait été à peine supportable, alors que le manque s'éveillait et flambait.

Sa raison s'accrochait aux moindres détails, à la place de l'encrier, à la petite statuette qu'elle lui avait offert et qu'il avait posé pour orner son bureau. A la pile de feuille blanche qu'il gardait sous la main pour rédiger des missives, au fait que sa chaise était toujours un peu tiré en arrière comme s'il venait de quitter la pièce pour joindre la pièce attenante. Hinamori avait tout d'un coup bondit, le souffle court, tremblant de tous ses membres. Et sans se rendre compte elle avait fait claquer la porte en ouvrant le battant à toute volée… Non, il n'était pas là. Pas à coté. La brune ne comprenait même pas pourquoi elle c'était brutalement précipitée. Ses paupières papillonnèrent, sa respiration cahota.

- Momo-fukutaïcho ?

Elle se raidit nette et ne bougea pas d'un pouce. Le cinquième siège venait de l'appeler.

- Une missive vient d'arrivée pour vous. Il semblait indécis.

Surprit de la trouver debout devant les archives, se doutant qu'il venait de la déranger il se confondit ne sachant pas quoi faire.

- Laissez, je m'en occupe. Fit-elle sans se tourner.

Il acquiesça, se débarrassa de son message en le posant sur la table et repartit. Sa tête bourdonnait, et les larmes lui brouillaient la vue. Elle se fichait pas mal de cette missive, et de ce shinigami. Hinamori était tout simplement incapable de savoir qui venait de lui parler. Et elle se rendait compte qu'elle ne les reconnaissait plus. Les membres de la Cinquième lui étaient devenus étranger. La fukutaïcho se passa une main sur le visage et essuya la fine couche de sueur qui perlait tout en ravalant ses larmes. Et la prise sur son cœur se desserra un peu lorsqu'elle se tourna vers le bureau de son capitaine. La douleur venait de là, mais c'était là aussi qu'elle l'apaisait. Elle tituba un peu en retournant à sa place, puis ses mains déplièrent le mot qu'elle parcourut.

Sa main retomba, et la fatigue revint. Unohana-taïcho la conviait à se rendre à la quatrième sous peu. Elle l'avait contacté il y a deux jours, et Hinamori avait peu apprécié de devoir rester autant d'heure là-bas. Elle ne savait pas ce qu'elle lui voulait d'autre. Elle n'aimait pas la couleur des murs de la Quatrième. Mais au moins ici, tous les shinigami qu'elle croisait ne s'inclinaient pas. Depuis peu, elle évitait de se déplacer dans sa propre division. Une jeune femme lui fit un grand sourire, qu'elle lui rendit par automatisme. Mais déjà son attention se focalisait sur la porte du bureau de la capitaine de la Quatrième.

Unohana-taïcho. Puis l'appréhension revint, si forte qu'elle eut du mal à respirer. Puis sans attendre elle toqua. Unohana ferma brièvement les yeux avant de le prendre afin de vérifier les derniers résultats d'analyse qu'il comportait. Celui-ci ne faisait pas partie en théorie des dossiers prioritaires. Mais c'était sans doute l'un des plus graves du moment.

Mauvais… Le diagnostic qu'elle pouvait en tirer était vraiment mauvais, pour ne pas dire l'un des pires qu'elle aurait voulu traité.

Hinamori Momo, fukutaïcho de la Cinquième division et à l'heure actuelle la plus haute gradée de celle-ci… Si cela ne tenait qu'à sa voix elle l'aurait immédiatement démit de ses fonctions. Un tic passa brièvement sur son visage au souvenir du rapport spécial qu'elle avait tendu à Yamamoto. A ce stade Momo ne souffrait pas d'une simple dépression… Pas avec de telle résultat, et les mesures qui s'imposaient devaient être proportionnelles au mal. Elle ne pouvait pas fermer les yeux sur la situation.

Comment le jeune capitaine de la Dixième allait-il accueillir la nouvelle?

Il ne s'agissait pas de simplement enfermer Momo en espérant sans illusion qu'elle retrouve un jour improbable le bon sens. Non… Il fallait bien que ce soit au point de prendre des mesures drastiques. Unohana se demanda dans quels ouvrages elle avait put lire un tel diagnostic, se disant qu'elle devait le retrouver. On toqua, puis après qu'elle le lui permit sa patiente entra enfin.

Son sourire maternel revint.

- Comment vous sentez vous aujourd'hui Momo-fukutaïcho?

- Bien je vous remercie Unohana-taïcho. Beaucoup mieux même. Ajouta celle-ci en prenant la place qu'on venait de lui indiquer.

- Vos migraines ont-elles cessées ?

Un tic agita Hinamori à cette question, comme ci elle avait mit le doigt en plein dans une faille.

- Ce n'est pas bien grave… Tenta de minimiser la petite brune en marmonnant gêné.

- Je vais bien hormis ça! Conclut-elle avec un peu trop de fermeté pour être vrai.

Unohana visionna les résultats et se leva.

- Puis-je vous proposer un thé?

- C'est gentille… Merci. Conclut Hinamori sans bouger.

Elle n'osait pas vraiment se mouvoir, ni se relâcher. Elle se sentait sur le point de tout perdre.

- D'après les résultats que j'ai… Votre corps est dans un état d'épuisement assez important.

La capitaine put percevoir le tremblement qu'elle cacha en souriant. Epuisée ? Ce n'était pas que ça, mais elle ne savait pas elle-même ce qui lui arrivait. Le sommeil n'était pas ce qu'il lui fallait…

- Il est vrai que je suis fatiguée… Mais je dors autant que le permet mon poste.

Il y avait quelque chose de neutre dans sa façon de se tenir… Comme dans un interrogatoire. Hinamori ne prit pas la peine de faire semblant de tenir la tasse qu'elle laissa fumer. N'osant pas tenter d'attraper la tasse. Il lui semblait qu'elle l'aurait jeté contre le mur en hurlant. Parfois c'était la seule chose qui la soulageait vraiment.

- Avez-vous tenté dernièrement d'entrer en contact avec votre zanpakuto?

La petite brune sentit son sang déserté ses veines, la faiblesse ralentir et rendre sourd le battement de son cœur. Elle savait bien qu'il lui manquait quelque chose, ce creux dans sa tête.

- Je… J'ai… Eté un peu débordé ces derniers temps malheureusement. Cafouilla cette dernière. La dernière fois… La dernière fois, elle avait perdue son sang froid. L'obscurité l'avait engloutit.

Unohana posa un silence avant de reprendre sur le même ton:

- Ressentez vous sa présence actuellement ?

Hinamori fronça les sourcils.

- J'ai bien peur de ne pas comprendre où vous voulez en venir.

Avec le même sourire maternelle, Unohana se leva.

- Auriez vous l'amabilité de me tendre votre katana s'il vous plaît?

Un silence tomba. Pourtant elle ne bougea pas. La panique venait de la clouer sur place.

- Je vous demande de me tendre votre katana Momo-fukutaïcho.

- Je… Le mot trembla sur ses lèvres.

- Il est plus lourd que d'habitude n'est-ce pas? Demanda doucement la capitaine comme ci elle savait.

Hinamori baissa la tête. Elle sursauta en sentant la main se poser tendrement sur sa tête qu'elle releva, le cœur battant à tout rompre. Durant quelques minutes la chaleur fut insupportable et Hinamori ferma les yeux. La douleur émergea dans le bas de sa nuque et sembla exploser quelque part en plein derrière ses paupières. Comme si des souvenirs tentaient de déchirer les limbes de sa mémoire pour refaire surface…

Son visage, Sa douceur et Sa bienveillance. Hinamori serra les dents et se retint de repousser le contact qui la gênait.

« Seul Aizen-taïcho avait le droit de la toucher ainsi… Mais Aizen-taïcho ne reviendrait pas. »

Péniblement elle finit par s'écarter de la main de la capitaine de la Quatrième, sa respiration était un peu hachée comme si elle avait du mal à respirer. Unohana recula un peu jetant un regard perçant sur elle. Elle aurait dû s'en rendre compte plus tôt. Comment avait-elle put ignorer cette évidence ?

Ce que les analyses lui avaient révélé elle le savait déjà après tout.

Momo était celle qui avait été la plus longtemps exposé au reiatsu du capitaine de la Cinquième, et sans doute celle sur laquelle la chope de sa puissance avait le plus longtemps peser. Il les avait trompé soit, mais Momo elle avait vécu en permanence avec lui. Il avait dû modifier durablement toute ses perceptions avec son reiatsu, jusqu'à sa façon de respirer. Son cerveau avait enregistré sans relâche ces informations qui avaient sans doute finit par user ses nerfs. Il y a de grande chance pour que Momo ait de toute façon commencée à décliner même en sa présence. Aucun cerveau n'était capable de tenir une pression spirituelle trop forte, et cela quelque soit la nature de cette dernière, ou de la technique utilisé. Une technique sans doute très utile sur un champ de bataille mais des plus cruelles sur la durée. Forcé ainsi l'organisme accélérait sa dégradation. Et le fait de la privée brutalement de sa présence revenait à couper l'apport quotidien d'endorphine à un corps soumit à un supplice permanent. Tant qu'Aizen était présent il n'y avait pas moyen de détecter les faits, mais son absence mettait en lumière cette vérité.

Hinamori se leva et retira lentement son katana et ses tremblements ne pouvaient pas passer inaperçu.

- Il est temps de vous reposez… Vous avez le droit de ne pas en être capable… Personne n'aurait put l'être.

Les mots furent murmurés dans le silence qui régnait, entrecouper par les halètements de la petite brune dont la vue c'était progressivement troublé.

- Vous n'avez plus besoin d'être forte pour lui.

Hinamori sentit la main la délester du poids qui pesait entre ses mains. Elles savaient toutes les deux à ce moment là de quoi il était question.

- C'est assez Hinamori-san…. Bien assez.

Ses épaules s'affaissèrent, la sous capitaine vacilla et elle essuya furtivement le sang qui c'était mit à perler de l'une de ses narines.

- Dites… Unohana put entendre les tremblements de sa voix.

- Il ne reviendra pas… Hinamori semblait essouffler sur le point de s'évanouir presque, comme si le masque qu'elle c'était fait venait de s'effriter.

- C'est finit… Aizen-taïcho ne reviendra jamais. Il y avait un sourire douloureux sur son visage alors qu'elle était livide.

Et la capitaine se rendit compte qu'elle ne croyait même pas elle-même à ce qu'elle venait de dire. Mais surtout… Qu'il était sans doute trop tard.

Il remonta nerveusement son col. Toshiro passa une flaque d'eau assez grande et profonde. Le ciel c'était sans doute dégagé pour le reste de la journée. Ce qui ne voulait pas dire que la soirée serait clémente. Il retint une grimace, son dos lui faisait souffrir, et la migraine ne le quittait plus. Le petit capitaine était ravi que sa subordonnée ne soit pas dans les parages pour lui infliger des heures de torture. Il finirait vite sa tâche et rentrerait se reposer… Juste un peu.

Juste un peu et amasser un capital assez important de patience et donner un cours au shinigami remplaçant. Il ferma brièvement les yeux. Toshiro s'obligea à avancer en inspirant profondément. Ichigo lui était d'une grande aide en réalité, depuis que le roux trainait dans ses pieds il sentait le poids sain de la fatigue. Une charge mille fois plus abordable et désirable que le désespoir dans lequel Hinamori le plongeait. Hinamori… Il en avait conscience, plus que douloureusement conscience. Elle lui faisait du mal, il ne restait plus grand-chose à tenir. La lumière furtive du soleil tomba sur le bleu que cachait son haori. Un bleu parmi tant d'autre, presque violet. Il tiendrait le coup.

Puis brutalement le reiatsu émergea, Toshiro fut un peu surprit et s'arrêta net. C'est vrai qu'elle avait une pression spirituelle étrange, mais d'habitude elle allait de paire avec son capitaine et on ne ressentait pas cette différence. L'aura de Zaraki avait le défaut d'écraser tout ce qui l'entourait. Le petit capitaine avait hésité au début, puis fit quelque pas de nouveau, oui c'était bien la rosée qui venait d'apparaître. Kusajishi- Fukutaïcho ne portait pas l'uniforme des shinigami, ce qui était étrange. C'était la première fois qu'il la voyait sans. Ses cheveux roses étaient reconnaissables parmi tant d'autre. Mais quelque chose n'allait pas. Elle se tenait au milieu du chemin et se tourna vers lui.

- Hitsugaya Toshiro !

Sa première réflexion fut que ce ravissant yukata bleu lui allait parfaitement. La vague de reiatsu le fit sursauter.

- Je te défi !

Il n'en croyait pas ses yeux ! C'est qu'elle ne plaisantait pas en plus ! Le capitaine de la Dixième se dit qu'il avait dû faire quelque chose d'horrible dans sa vie précédente pour que toutes ces tuiles lui tombent dessus successivement. Et le combat fut plus qu'expéditif, il n'eut pas le temps de vraiment comprendre la situation. A croire que toutes les femmes c'étaient mise en tête de le tuer. Ce que Kusajishi faillit réussir, si son propre zanpakuto n'était pas intervenu. Il ne savait même plus où il se trouvait parmi les décombres. Zaraki avait surgit de nulle part, et la rosée c'était calmé, mais… Tient ! Kuchiki-taïcho venait d'arriver.

-Qu'est ce que tout ceci ?

Il n'était pas dans un état fameux, il s'essuya d'un revers le visage. Une estafilade à son bras saignait abondamment. Difficile à croire mais le pauvre capitaine de la Dixième était encore un peu sous le choc. Sa main continuait de trembler sur la garde de son zanpakuto.

-Je ne sais pas.

Les mots tombèrent platement. Byakuya avisa l'autre capitaine, vue son état ce n'était pas lui la cause, il avait surtout l'air d'en avoir bavé. Était-il blessé ? Tôshiro s'appuya contre un reste de mur en soupirant bruyamment, sa main lâcha difficilement sa garde pour essuyer son visage alors qu'il scrutait ébahit le reste de la scène. Se demandant comment il avait pût survivre à ça !

-Qui ? Byakuya dans l'immédiat était surtout touché par le fait que sa Division avait été quasiment rasé de la carte du Gotei.

-Dois-je prévenir Unohana-taïcho ? Vous êtes blessé ? Renji scrutait inquiet le petit capitaine.

-Je ne sais pas ce qui lui a prit. La voix mourut dans sa gorge, il ferma brièvement les yeux.

Ses jambes le laissèrent choir au sol, il appuya son dos en relâchant la pression.

-Elle...

Byakuya fut décontenancé de voir le petit capitaine si ébranlé.

-Je n'ai même pas pût réagir. Si Hyorinmaru n'était pas intervenu...

Matsumoto arriva enfin, suivit de quelque curieux avisant son capitaine au sol elle se précipita vers eux.

-Kusajishi...

-Taïcho! Taïcho! Vous allez bien! Seigneur!

Renji s'écarta alors qu'elle se jetait sur le maître de Hyorinmaru, inspectant son état. Il écarta agacé la jeune femme.

-Je vais bien. Il fixa Byakuya.

-Zaraki est intervenu, je crois bien qu'elle voulait me tuer.

… Yachiru?

Comment un être aussi petit pouvait-il avoir causé autant de dégâts?

-Elle a libérée son zanpakuto.

Un silence religieux tomba. Une simple libération n'avait pas pût faire ça... Unohana fronça les sourcils, ce qui ne lui arrivait pas souvent. Décidément, ces derniers temps tout allait de mal en pire. Kuchiki qu'elle poursuivait pour faire un bilan venait d'apparaître chargé de capitaine de la Dixième inconscient et blessé.

...

Il c'était fait agresser par la fukutaïcho de la Onzième sans aucune raison apparente. L'inspiration qui entra dans ses poumons fut douloureuse. Tôshiro lutta contre la souffrance pour se relever dans sa couche. Et c'est sans surprise qu'il fixa les murs d'une chambre d'hôpital. Sans savoir depuis combien de temps il était ici, il chercha à rassembler les affaires lui appartenant. Unohana-taïcho jeta un regard pénétrant à son patient, puis contre toute attente elle alla s'asseoir à une chaise juste à coté de lui.

- Comment vous sentez-vous, Hitsugaya-taïcho ? Lança-t-elle sans enthousiasme.

Il se pinça l'arrête du nez par réflexe, et serra les dents. Bon sang ! Il n'avait pas besoin de ça, pas maintenant ! Puis il s'arrêta dans sa tâche, sachant qu'elle n'allait pas le laisser filer aussi facilement. Il y avait du bon parfois à soigner un génie, il semblait anticiper.

- Hitsugaya-taïcho ?... Elle se redressa un peu. Et il finit par faire mine de la regarder.

- Vous n'êtes pas sans savoir que je suis tenue au secret professionnel sur le contenu des dossiers de mes patients… Nous devons avoir une discussion.

Il releva un sourcil sans comprendre.

- Qui vous à agresser ? Au moins elle était directe.

Il sentit ses nerfs agiter son corps de spasme.

- Je ne comprends pas bien ses motivations… Mais la fukutaïcho de la Onzième division… Il aurait mieux fait de rester coucher. Ses os lui faisaient mal de l'intérieur, il haleta un peu.

Unohana posa un moment de silence, semblant jauger l'information. Puis le plus doucement du monde, elle le repoussa dans sa couche.

- Je ne vous parle pas de cette agression là… Il y a des traces sur tout votre corps. Vous êtes épuisé, et votre reiatsu m'inquiète. Quelqu'un s'en est prit physiquement à vous, et ce n'est pas trop récent.

Il pâlit, puis détourna la tête.

- Je ne vois pas de quoi… Vous… Il serra les dents et se tût, la souffrance était revenu.

Il se détendit à peine lorsque les mains de la capitaine se mirent à soulager son corps.

- J'ai l'intention de vous faire un bilan complet… Cependant, vous devez comprendre l'importance qu'il y a à ce que vous me fassiez part de la vérité. Pour que nous puissions aider tout le monde à se reconstruire.

- Je ne vois pas.

- Vous ne la protégerez pas d'elle-même, même si elle semble se tourner contre vous.

Elle savait. Unohana savait qu'Hinamori était responsable et cette idée fut plus douloureuse que tout. Cependant la capitaine eut un sourire apaisant.

- Vous n'êtes plus seul, il est temps que vous compreniez que vous n'êtes pas responsable de son état. Momo a besoin de soin bien particulier, sa souffrance et la votre doivent être soulagées. Reposez-vous maintenant…

- Mais…

- Elle est malade, tout comme vous êtes blessé. Vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir. Laissez nous prendre la relève, c'est le mieux que vous puissiez faire désormais.

Il n'y croyait pas lui-même, mais que pouvait-il faire ? Et le désarroi l'empêcha de répondre à ce conseil. Et Unohana soupira… Non, vraiment ces temps ci le destin s'acharnait à infliger la souffrance au Gotei 13.

0.o.0.o.0.o.0.o.0.0

Un chapitre sombre, pas facile. Aussi bien pour Tôshiro que pour Hinamori. Notre pauvre capitaine de la Dixième passe décidément un sale moment, et Hinamori commence peut-être à entrevoir que son état est difficile.

Je suis assez heureuse de constater que ma fic est encore suivit ! Merci pour vos reviews qui me rassure. J'ai toujours aussi peur d'ennuyer mes lecteurs. Et lorsque je jette un coup d'œil au nombre de chapitre, je pâlis… Je me fais peur ! Bon sang ! Ce que c'est long !

Je m'excuse platement de ce retard… Mais je travail un peu pour financer mes études, et en parallèle je fais des démarches pour changer d'université. Alors, j'ai pas mal de trucs à faire, et vu que mon petit PC est en cure de désintoxication… Je n'ais pas accès facilement à un ordi' pour taper. Mais je ferais mon possible pour tenir ! Moi aussi j'ai hâte de voir ce qu'il va arrivée. Donc, si je ne tombe pas malade, je vous dis à la prochaine publication ! ^_^