Auteur: Bel Uriel Disraeli.

Disclaimer:

Béli :Tite Kubo a écrit Renji et il lui appartient, Béli a écrit Renji donc Renji...

Avocat: N'appartient pas à Béli!

Béli: Mais non! Vous ne connaissez rien au syllogisme et à sa logique!

Avocat: Par contre vous, vous connaissez sa limite...

Raited: T

Couple: Hitsugaya

Résumé: Ce qui nous lie? Je n'en aie pas la moindre idée... Si, peut-être une chose. La neige... Le froid de cet hiver qu'il voudrait éternel. Que faire, si elle fond ?

IL FUT ECRIT

Acte I Partie III: Eternel Hiver.

CHAPITRE VI : Lorsque tombe la pluie…

Ichigo jeta un coup d'œil inquiet autour de lui, tout en avançant silencieusement dans le couloir. Il connaissait cette atmosphère par cœur pour y avoir vécut toute sa vie. Un lieu froid, anonyme, neutre. Les couloirs d'un hôpital où l'annonce d'une naissance pouvait côtoyer momentanément celle des condoléances d'un décès.

La clinique Kurosaki était une clinique familiale, et on y dispensait souvent la joyeuse nouvelle de l'arrivée de la vie. Mais son père suivait aussi bon nombre de cas incurable. Il planait toujours quelque chose de sérieux dans les couloirs. Karin avait très tôt commencé à afficher un visage neutre et vide lorsqu'elle se déplaçait, il n'y avait aucun mépris dans son comportement, mais pas plus de chaleur. Un automate conscient qu'il fallait simplement soigner du mieux qu'il leur était permis. Avant de rencontrer Rukia, sortir de sa chambre était un vrai calvaire, il passait son temps à s'accrocher aux âmes incapable de quitter ce maudit chemin de traverse qu'était les couloirs.

Cela le rendait toujours un peu sombre… Il n'y avait pas de fantôme, puisque les âmes disparaissaient en mourant sans rien laisser ici. Mais Ichigo se rendit compte qu'il n'aimait pas cette division.

Tôshiro avait été blessé. Et pas qu'un peu…

« - Notre fukutaïcho vient d'agresser le capitaine de la Dixième division en étant persuadé que Zaraki-Taïcho avait l'intention de l'abandonner pour lui.

- QUOI? Il dévisagea Ikkaku, Yumichika et jeta un regard à Kenpachi. »

La sous capitaine de la Onzième avait fait une crise de jalousie qui avait rasé une partie de la Sixième division. A cette idée, Ichigo se demanda quelle serait la réaction de Byakuya. Après tout, il avait assez à faire avec son annonce. Sans compter qu'il avait reçut une autre invitation du clan Kuchiki et que cela ne devait présager qu'une autre nouvelle sensationnelle ! Sans doute… L'annonce que Byakuya était père, ou encore qu'il allait quitter la tête du clan, où… Autant de possibilité effarante. Cette fois-ci il allait se tenir à carreau, et son insigne dans sa poche. En fait, il se demandait si Unohana-taïcho allait lui permettre de le voir, où même de savoir quel était son état. Cela ne coûtait rien d'essayer. Mais tout de même, il ne c'était pas attendu à tomber en pleine scène de ménage à la Onzième division. Kenpachi à deux doigts d'arracher la tête à quelqu'un et Yachiru éplorée.

Tout de même la rosée avait rasé une division, il savait Kenpachi très fort, mais sa petite protégée devait être encore plus terrifiante. Comment allait Tôshiro ?

Ichigo vit la silhouette de Matsumoto, celle-ci faisait les cents pas devant une porte. La rousse jeta un regard dans sa direction, puis recommença sa marche. Il connaissait bien ce type d'angoisse.

- Comment va-t-il ? Lâcha-t-il d'un bloc.

Autant lui demander directement, pour se rapprocher d'elle. Rangiku tenta de se calmer un peu, grimaçant un sourire.

- Ils sont en train de l'examiner, mais son pronostic vital n'est pas engagé.

Il n'allait pas mourir. Le soulagement l'apaisa, même si l'idée que Yachiru ait put blesser mortellement le petit capitaine semblait absurde. Alors pourquoi Matsumoto était-elle aussi tendue.

- Le reiatsu de Kusajishi-fukutaïcho est nocif. Ses retombées affectent ceux qui y sont exposés. On ne sait pas encore quel seront les répercutions réelles. Rajouta le chat de cendre.

Juste ça ! Et Tôshiro avait affronté ça ! Nocif, comme un poison ? C'était possible ça? Comment une si petite chose pouvait s'avérer aussi dangereuse? Yachiru mortelle… Isane poussa la porte et sortie enfin.

- Tout c'est plutôt bien passé. Nous avons finit les prélèvements. Unohana-Taïcho préfèrerait qu'il reste au calme, au moins pour les prochaines heures. Rajouta la fukutaïcho.

Ce qui ne surprit pas vraiment Ichigo, il fallait s'y attendre après tout.

- Taïcho est-il conscient? Il a put expliquer ce qui c'est passé? Rangiku alpagua la pauvre Isane. Cette dernière secoua la tête négativement.

- Je ne peux pas répondre à cette question. Il a juste besoin de calme…

La porte s'ouvrit sur la capitaine de la Quatrième, et comme seule l'inquiétude pouvait rendre un shinigami assez courageux pour filer entre ses mains, la sous capitaine de la Dixième se tourna d'un bloc vers elle.

- Votre capitaine vous fait savoir que vous pouvez le voir quelques minutes, mais pas plus. Il est persuadé que cela est nécessaire pour vous calmer. Mais ne rester pas longtemps à son chevet… Kurosaki, cela est aussi valable pour vous.

Un passe! La rousse se jeta à l'intérieur de la chambre, Ichigo eut quand même le réflexe de la remercier en lui assurant qu'il n'abuserait pas. Unohana cependant lui souris poliment pour masquer son inquiétude. Ce n'était pas le moment pour ce genre de chose, ni maintenant, ni jamais. La place libre, Ichigo risqua un coup d'œil à l'intérieur.

Tôshiro était très pâle, un bandage autour de l'abdomen. Matsumoto lui prit doucement la main en l'appelant. Il fronça les sourcils et lui servit un sermon de son cru sur sa panique exagérée et autant de remontrance que seul un supérieur pouvait disserter à loisir sur un subordonné. Finalement, il n'allait pas s'éterniser, Tôshiro n'était pas mort et semblait enfin comprendre qu'il devait se reposer un peu. Le shinigami remplaçant referma la porte et se retrouva de nouveau dans ce maudit couloir.

Le calme qui régnait était presque pesant, il savait que derrière chacune de ces portes il devait y avoir un blessé. Il se fit l'effet d'être le fantôme cette fois ci, celui qui ne savait pas comment quitter les lieux. Nerveusement il décida de jouer les curieux. Les couloirs passent et se ressemblent tous! Mais il s'éloigna de l'agitation, après tout la Sixième division avait été touchée et des hommes continuaient d'arrivée. Il sursauta et se colla contre le mur. Là! Byakuya venait de surgir, suivit de peu par Renji! Visiblement, le noble savait que sa division n'était qu'un souvenir et cela ne l'enchantait pas. Ils passèrent très vite… Tient! Il faudrait qu'il demande à Renji comment le noble avalait ça. Le roux lui devait être sacrément content, il venait d'apprendre qu'il était au chômage technique.

Il fronça un sourcil, ce couloir était … Etrange. Il se décolla du mur, la sensation d'engourdissement courut dans son bras gauche. Le roux secoua les doigts et se frotta le poigné, c'était comme s'il l'avait plongé dans un bac d'eau glacé. Il fit quelques pas. Et la première porte se profila, il se demanda quel genre de patient restait ici. Le remplaçant poussa la porte et fut surprit de voir qu'il y avait des barreaux à la fenêtre. Alors qu'il allait entrer pour mieux inspecter les lieux. Le bruit d'un verre brisé se fit entendre. Ichigo sursauta et recula, il chercha à identifier d'où venait le son. Deux chambres plus loin…

Il se rapprocha sur la pointe des pieds, se disant qu'il n'avait peut-être vraiment rien à faire là. Sa main se posa sur la porte et il retint un glapissement de douleur. Aoutch! Ca brûle! Cette porte venait de lui incendier les doigts… Sauf, qu'elle était froide. Encore plus froide que le mur. Il songea aussitôt à un sort, de la nécromancie. Il entendit le bruit de nouveau et leva la tête. Et c'est à ce moment qu'il la vit. Hanataro grimaça de douleur en lui faisant face.

- Ce n'est pas en jetant les meubles et les vases à travers la pièce que vous réglerez le problème ! Momo-fukutaïcho ! Vous devez vous calmer ! Il s'agit de votre santé, ce n'est pas une prison ici ! Nous ne retenons personne, vous devez comprendre que vous êtes malade et qu'il faut vous soigner ! Laisser moi faire mon travail ! Cela n'arrivait pas souvent au sixième siège de devoir élever autant la voix. Mais recevoir les meubles parce qu'il fait le ménage ! Il ne fallait pas pousser non plus !

Momo-fukutaïcho ? Mais qui était-il pour oser lui parler ainsi, à elle ! Ce larbin de la Quatrième qui se glissait comme de la vermine dans la chambre et rampait dans l'ombre comme une blatte. Et elle devait rester calme ? Calme alors qu'il… On avait besoin d'elle à la division, son capitaine avait besoin d'elle…

Hinamori étouffa sa souffrance, et sursauta lorsque la porte s'ouvrit de nouveau. Quelqu'un d'autre venait d'entrer, un autre qui ne comprenait pas, qui n'avait rien à faire là, un autre dont la simple présence lui faisait du mal. Tellement de mal ! Toute cette pression spirituelle qui pesait sur ses épaules lui usait les nerfs, tellement, tout le temps, trop souvent, trop lourdement. Qu'ils s'en aillent, qu'ils partent tous ! Que la douleur cesse ! Elle attrapa un autre vase et le jeta dans sa direction. Et puis qui était ce garçon roux ? Que faisait-il ici ?

Ichigo évita de justesse le projectile, il était entré sous une impulsion. Hanataro avait la tête en sang au milieu des débris.

- On peut savoir ce qu'il se passe ici ? T'es malade de jeter des trucs sur les gens comme ça !

Son regard le frappa, il resta immobile. Il n'y avait rien dans ses yeux, rien qui ressemble de près ou de loin à la cohérence d'un esprit sain. Hinamori était pâle, des cernes sous les yeux, la tenue retombait sur ses épaules et laissait voir à quel point elle avait maigrit. C'était la première fois qu'il revoyait la brune depuis… Depuis le départ d'Aizen. Il savait que Tôshiro était très proche d'elle.

Malade ? Elle n'était pas seulement malade, elle était surtout…

La lueur de terreur brilla dans son regard, elle se recroquevilla dans sa couche en serrant les draps.

- C'est juste moi… Kurosaki Ichigo… Le remplaçant, tu te souviens ?

Il aida Hanataro à se lever, lui soufflant d'aller chercher immédiatement la capitaine de la Quatrième et de lui dire de venir. Il avait déjà eut à gérer ce genre de patient. Après un traumatisme, un réveil dans un lieu inconnu, entouré de visage tout aussi inconnu.

- Ichigo ! Un ami, l'ami de Rukia, tu te souviens ? Renji aussi. Je suis venue voir Tôshiro, il est pas loin, je dors chez lui en ce moment.

L'éclair de douleur la fit hoqueter, sa voix semblait déformer. Mais ces noms, tout ces noms… Renji ? Rukia ? Mais qui était ces personnes ? Qui ?

- Hinamori ?

Qui était cet homme ? Qui ? Pour lui parler. Ichigo ne fit pas un geste dans sa direction, observant sa réaction. Renji… Renji… Ru… Puis les visages émergèrent du brouillard. Une tignasse de feu. Il avait parlé de…

- Je ne veux pas le voir ! Dit lui de disparaître ! Dit lui ! Dit lui de disparaître pour de bon !

Tôshiro ! Il avait dit qu'il était un ami du petit capitaine.

- Plus jamais ! Dites lui !

De qui parlait-elle ? Ichigo jeta un regard à la porte, s'attendant à voir la capitaine surgir.

- Je lui dirais. Il ne fallait pas la contrarié.

- Qu'il s'en aille ! Cria-t-elle. Unohana parut, il se sentit soulager.

- Quelque chose ne va pas, Momo-fukutaïcho ?

- Dites lui qu'il n'a pas besoin d'envoyer de messager, je ne veux plus jamais le voir ! Allez vous en ! Disparaissez !

Unohana attrapa Ichigo par le bras, et tout sourire se mit à le reconduire vers la porte.

- Il s'en va.

- Vous m'entendez ! Kurosaki Ichigo ! Dites lui bien de ne jamais revenir ! Dites lui ! Je ne veux pas le voir ! Plus jamais ! Dites lui !

Le roux se sentait confus, comme s'il venait de mettre les pieds dans le plat sans savoir pourquoi. Il jeta un coup d'œil dans sa direction, il s'excusa.

- Je suis navré, je passais et… Tôshiro ne m'avais pas dit que… Commença le shinigami remplaçant.

- Je ne veux pas le revoir ! Dites à Tôshiro de ne jamais venir ! Il se tourna d'un bloc, tout aussi surprit que la capitaine.

Hinamori parlait de Tôshiro ! Unohana finit de le pousser dehors et referma la porte, contrarié.

- Vous n'aviez rien à faire là, Kurosaki. Le roux soupira.

- Elle était en train de jeter les vases sur Hanataro, je suis entré pour la calmer, mais… On dirait… Qu'elle est amnésique. Elle ne m'a pas reconnut.

La capitaine le relâcha, attrapant l'information.

- Vous dites ?

Ichigo sentit l'embarras monter, et baissa la tête. Il n'allait pas lui apprendre son métier non plus mais.

- Mon père tient un hôpital. Et… Parfois certaines personnes se réveil hystérique après un accident, ils ne reconnaissent rien ni personne. Je lui aie parlé de Renji et de Rukia… Je me suis présenté, elle avait l'air effrayée. Marmonna-t-il vers la fin.

Unohana resta immobile, puis sursauta en acquiesçant.

- Je vous remercie de cette remarque, c'est sans doute important. Mais tout de même à l'avenir ne pénétrer pas dans les chambres si vous n'avez pas été invité à le faire.

Il s'excusa encore.

Tôshiro plissa les yeux, il se passa une main sur le visage en soupirant. Pourquoi diable lui avait-on donné un autre maudit carton d'invitation au manoir Kuchiki ? Il avait d'autre priorité… Comme empêcher Kurosaki d'imploser et de détruire le Seireitei ! Ou encore d'éviter que Matsumoto ne mette la main sur la carte et ne dépense tout l'argent de la division ! Ou encore… Découvrir pourquoi le Sotaïcho l'avait merveilleusement écharpé après l'agression de la rosée. Il n'avait rien fait kamisama, à part passer non loin de la Sixième division et cela semblait être la pire chose qu'il ait fait.

Ichigo l'attendait depuis vingt minutes lorsque la silhouette du petit capitaine se profila. Chouette ! Il allait faire autre chose que de taper dans les cailloux ! Le roux observa les cernes sous les yeux de Tôshiro. Il ne lui avait pas dit qu'il était tombé sur Hinamori.

- Cours de sortilège Kurosaki ! Annonça le blanc.

Et Ichigo sut qu'il aurait mieux fait d'aller chercher Renji à la place.

* Deux heures et demi plus tard*

- Concentre ta pression spirituelle dans le centre de gravité de ton corps avant d'énoncer la formule, Kurosaki !

-Mais c'est quoi le centre de gravité de mon corps ! Rugit le roux en toussant.

Il venait de se faire exploser, il avait mal partout et ses vêtements étaient un tas de haillons qui pendaient sur ses épaules.

- Ton centre ! Asséna excédé Tôshiro.

Il lui frappa dans l'estomac assez fort pour qu'il se plie en deux.

- Et j'ai dis « concentrer », pas « ramasser » ! Rugit le petit capitaine.

- Ramasser, concentrer, mais dis moi ce que je dois faire merde ! Ichigo se leva furieux.

- Tu sais très bien « concentrer » ton reiatsu Kurosaki ! Tu l'as fait pour te libérer du sort que je t'ais jeter ! Tu veux peut-être que je recommence histoire de te rafraichir la mémoire !

Ichigo respira en grimaçant.

- Mais qu'est ce que tu racontes ? Je sais même pas comment j'ai fait !

- Dans tes mains Kurosaki, dans ton ventre, dans ton cœur ! C'est là qu'il faut concentrer toute ta force !

Il était à bout ! Tôshiro ne savait pas ce qui le retenait de lui jeter ce fameux sort de soumission et de le laisser là ! Puis tout d'un coup… Ichigo se laissa tomber par terre sur le dos, les bras écartés.

- Marre ! J'y arrive pas. On s'arrête !

- C'est pas possible d'être aussi idiot et borné ! Rugit énerver le capitaine.

Ichigo fixa le peu de ciel bleu qu'il pouvait voir, l'esprit divaguant. Il ne savait pas s'il pouvait parler d'Hinamori avec Tôshiro, le sujet devait être vraiment sensible.

Il ferma les yeux, une ombre vint cacher son visage, et lorsqu'il les rouvrit se fut pour voir Zangetsu debout. Il était entré dans son monde intérieur sans s'en rendre compte.

- Ô-san!

Le ciel, c'était le ciel bleu de Karakura, et il lui sembla entendre le rire de Yuzu. Un souvenir qui lui serra le ventre.

Puis en quelques secondes il put de nouveau voir le visage de Tôshiro qui fulminait. Il ne lui était jamais arrivé d'entrer et de sortir de son monde intérieur en si peu de temps. Et durant un court instant, il put voir la pression spirituelle ondoyer autour du petit capitaine. Il y avait cette ombre pesante sur ses épaules qui vacilla et qui inquiéta le roux.

- Tu m'écoutes quand je te parle, KUROSAKI! Rugit le blanc.

Il sursauta et secoua la tête, il posa son regard sur sa main comme s'il venait de voir quelque chose de plus.

- Ton reiatsu est différent du mien. Ce n'était pas une question.

Le capitaine qui allait lui donner un autre coup de pied dans les côtes, se figea.

- Qu'est ce que tu racontes? Bien sûr qu'il est différent, nous ne sommes pas la même personne Kurosaki.

- C'est normal? S'enquit Ichigo en se redressant pour s'asseoir, lui faisant face. Tôshiro roula les yeux au ciel.

- Oui, c'est normal. Trancha-t-il catégorique. Il s'agit de l'emprunte de ton âme, chaque shinigami est différent, chaque personnalité est complexe, chacun à son propre vécut, sa propre force. Ton reiatsu ne ressemblera jamais à aucun autre. Fit calmement le capitaine, intrigué.

- Pourquoi tu me poses cette question?

Ichigo releva son attention sur Tôshiro.

- Parce que … C'est la première fois que je m'en rends compte.

- Mieux vaut tard que jamais! S'exclama avec hargne et dédain, Tôshiro se tût.

- Tu n'as jamais fait attention avant? Reprit le capitaine.

- Je ne sais pas… Ichigo sembla confus et reporta son regard sur lui. Tout à l'heure… A l'instant. Tu es devenu tout bleu, mais pas comme un schtroumf. C'était… Juste… Bleu… Autour, partout… Comme… Tu sais, quand sa brûle, sauf que tu brûlais pas, et puis y'avais cette ombre sur ton épaule, au dessus de ta tête. Pas comme un nuage, mais au dessus. Tous les shinigami sont comme ça?

Il était devenu vraiment bavard! Tôshiro croisa les bras un moment et fronça les sourcils.

- Tu m'as vue devenir tout bleu? Interrogea le petit capitaine avec suspicion.

Ichigo fronça les sourcils un peu plus, ce n'était pas ce qu'il voulait dire. Mais il n'arrivait pas à rendre l'expérience.

- Je suis bleu, et ta couleur Kurosaki? Lança sans rire Tôshiro.

- Ca va, je suis pas fou non plus! C'est juste que sur le coup c'était bizarre! Le remplaçant se mit sur la défensive. C'était différent, je me suis dit qu'il s'agissait de ton reiatsu.

Tôshiro décroisa les bras.

- Cela veux sans doute dire que ton sens de prédilection est la "Vue" Kurosaki. La façon dont tu appréhende ta propre force spirituelle doit se faire par la vue. Cela explique sans doute le fait que tu es des difficultés en nécromancie et méditation.

Le shinigami remplaçant s'étira, et se gratta la tête.

- Mouais, et ça veux dire quoi en clair?

- Tu parle en couleur, certaine personne dise simplement que mon reiatsu est froid, ceux-là on un sens à partir du toucher. Tu as besoin de visualiser ta propre pression spirituelle pour la manipuler. C'est la clé de l'exercice Kurosaki, visualise!

Ichigo se figea, faisant brutalement le lien entre ce que Tôshiro lui disait et les paroles de Ganju. C'était comme ça qu'il avait apprit à solidifier sa force, en imaginant une sphère. Mais bien sûr! Il se remit sur ses pieds, fébrile. Essayant de suivre les indications que le capitaine lui avait données. Soit concentrer sa force…

La vague de reiatsu s'éleva de façon monumentale, Tôshiro recula. Bon sang, Kurosaki ne faisait jamais les choses à moitié! Ichigo sentait pour la première fois sa force lui obéir, et son cœur s'emballait alors qu'il se rendait compte qu'il pouvait… Qu'il pouvait la catalyser encore plus en lui, tellement plus. Et la bourrasque l'étourdie, pour la première fois il ressentait l'importance de son propre reiatsu peser sur lui, tellement lourd et dense.

- KUROSAKI!

Il relâcha le sort en marmonnant la phrase stupide, et tout d'un coup se fut comme si un missile venait de décoller de ses mains. Le recul l'envoya s'encastrer dans le mur derrière lui, à plus de douze mètres. Il grimaça de douleur et s'effondra au sol en toussant, bon sang! Il avait dégusté encore plus que lorsqu'il ratait! Mais qu'est ce qui c'était passé? Il était dans les morceaux qui c'était détaché et il releva son attention vers Tôshiro, se demandant ce qu'il avait foiré cette fois-ci. Et devant lui, un énorme cratère, de plus de sept mètres de profondeur et dix de diamètre se concrétisa.

- Merde alors… Souffla Ichigo.

- Tu peux le dire. Rajouta le capitaine. Il mit un temps avant de reparler. Félicitation, tu viens de réussir ton premier sort en nécromancie.

Ichigo le regarda de nouveau, ses paupières papillonnèrent et il répéta stupidement.

- Merde alors…

- Et pourquoi il faut dire des phrases pareilles? Ca veut rien dire du tout! Pourquoi c'est pas un truc du genre: désintégration totale! Ou, annihilation absolu, ou bien disparition définitive, ou…

- Kurosaki! C'est comme ça et pas autrement! Maintenant, silence et concentre-toi! Tu es sensé méditer!

Tôshiro sécha les aliments en les agitant, alors que le roux restait dans le salon à méditer. Il sentait la pression spirituelle du roux chercher à se concentrer.

- Tôshiro, pourquoi y'a une ombre sur ta tête? Il se tourna d'un bloc vers le roux qui gardait les yeux fermé.

- Il n'y a pas d'ombre sur ma tête Kurosaki! Maintenant, concentre-toi! Tu dois être capable de matérialiser ton zanpakuto, alors fait-le!

Ichigo soupira.

- Ô-san n'aime pas la pluie, on devrait le laisser tranquille. Il n'avait pas envie de continuer cet exercice. Ichigo ouvrit un œil et se tourna pour voir où il en était du dîner.

Il tomba sur le regard noir de Tôshiro et se retourna d'un bloc.

- Kurosaki, arrête de me prendre pour un idiot tu veux! Siffla entre ses dents le blanc.

Ichigo soupira et décida de lui faire face vraiment.

- Je rigole pas, Zangi n'aime pas la pluie. C'est un calvaire lorsqu'il pleut dans mon monde intérieur. Je ne suis pas sûr de pouvoir faire quoique ce soit maintenant.

Le petit capitaine le dévisagea un instant.

- Il pleut dans ton monde intérieur? Ton zanpakuto n'est pas d'un type: eau; pourtant. Remarqua perplexe Tôshiro. Pourquoi il pleuvrait?

Un petit silence tomba, Ichigo s'écorcha dans la contemplation d'un mur sans répondre. Voyant qu'il n'arrivera pas à ne pas répondre, il décida qu'il pouvait de nouveau se lancer dans un exercice de méditation.

- Kurosaki? Appela le capitaine, ce qui avait fait office de question existentielle de la bouche de Tôshiro.

- C'est l'heure du dîner? Eluda le roux.

- Il pleut souvent dans ton monde intérieur?

Il n'avait pas vraiment envie de parler de ça, et tout d'un coup Ichigo trouvait que cela était trop intime. Il ressentait juste qu'un poids lui pesait dans l'estomac et sur les épaules. La pluie… Il avait été si surprit et touché lorsque Zangetsu lui avait dit qu'il ne supportait pas de le voir dans cet état qu'il c'était juré à lui-même de ne jamais plus lui infliger cela.

- Ca arrive. Lâcha tout bas Ichigo.

Tôshiro sursauta, quelques minutes plus tôt il n'y avait rien. Puis tout d'un coup, un homme vêtu de noir venait d'apparaître dans le dos du roux. Il l'observa alors qu'il se penchait et posait une main sur l'épaule d'Ichigo.

- Alors je préfère le garder au sec… Il releva son regard sur Tôshiro.

Il n'avait même pas conscience que son zanpakuto était debout juste derrière lui, il ne semblait même pas ressentir la poigne qu'il posait. Protéger… Ichigo était fait pour protéger, et cette idée revint en force dans l'esprit du petit capitaine.

- Qui veux-tu garder au sec, toi ou lui… Ichigo?

- La dernière fois… La pluie à noyer l'ensemble de mon monde intérieur.

Silence, il bougea inconsciemment.

- J'ai l'impression… Que tu pourrais te noyer aussi. Alors c'est décidé… Celui que je veux garder au sec pour l'instant, se sera toi. Fit le roux avec détachement.

Zangetsu releva la tête et le fixa à son tour. Le zanpakuto acquiesça de la tête et un étrange sourire passa sur son visage austère. Il se dématérialisa comme de la fumée, laissant les deux shinigami se regarder. Tôshiro était… Abasourdi. Un orage éclata à l'extérieur, puis Kurosaki soupira.

- J'suis nul en méditation et je suis mort de faim… Pitié, on laisse tomber pour ce soir et je t'aide à mettre la table! En plus j'ai un tas d'exercice que j'ai pas comprit…

Un gamin, Kurosaki était juste un fichu gamin qui n'avait même pas conscience de ce qu'il faisait, ou disait! Un tic agita la joue du petit capitaine alors qu'il essayait de mettre de l'ordre dans son esprit. Il se pinça l'arrête du nez en se jurant de ne pas réfléchir.

De nouveau sur une aire d'entraînement, Ichigo pestait en faisant un exercice. Tôshiro ne pouvait pas s'empêcher de réinterpréter chacun des gestes du roux. Chacune de ses phrases, toutes ces situations. Et sous ce nouveau jour, il ne pouvait que pester d'avoir été aussi stupide. Le capitaine de la Dixième division se sentait juste profondément surprit…

- Toshiro! ?

Le petit capitaine sursauta alors que le roux pestait. Tout d'un coup la ressemblance le frappait. Ichigo… Ichigo se comportait exactement comme le faisait Hinamori avant. Et cela le perturbait en remuant bien des émotions. Des sentiments, Ichigo éprouvait des sentiments pour lui? Il voulait le protéger, mais ce genre de discours ne peut être tenu que pour les personnes que l'on aime vraiment. Et ce gamin lui avait fait une déclaration qu'il n'avait même pas vue venir!

- C'est Hitsugaya-taïcho, gamin. Fit-il sur un ton froid.

Comment devait-il gérer cette situation? Kurosaki le faisait-il exprès? Se pouvait-il qu'il n'ait même pas conscience? Depuis trois jours le petit capitaine se comportait étrangement avec lui. Ichigo grinça des dents en essayant de nouveau d'attirer son attention. Comment était-il sensé l'aider à progresser s'il passait son temps à l'ignorer!

- Je te remercie de perdre ton temps avec moi, tu dois avoir une foule de truc à faire, j'vais arrêter de te monopoliser. On arrête tout ça!

Le capitaine posa enfin un regard sur lui, levant un sourcil.

- Si c'est ce que tu veux. Finit-il par lâcher sceptique.

- Tôshiro! S'écria le roux à bout. Je peux savoir ce qui ne tourne pas rond? J'ai fait ou dit un truc de travers?

Puis la colère monta d'un coup chez le petit capitaine.

- Tu vas arrêter de me prendre pour un idiot Kurosaki!

- Quoi encore? Ichigo ne comprenait pas.

Tôshiro se surprit lui-même, il ne voulait pas, il n'arrivait pas à accepter ce que l'autre lui avait dit. Il… Toute cette symbolique qui lui crevait les yeux et qui semblait à peine effleurer le roux!

- Non! … Arrête, c'est… Tôshiro était visiblement énervé, et perturbé. Ichigo ne comprenait pas le moindre mot de tout ce qu'il avançait.

- C'est absurde… Et déplacé… Et impossible! Balbutia avec colère le capitaine.

- Quoi?

Il était devenu fou? Ichigo lui fit face. Si tu ne me dis pas clairement de quoi il s'agit, je ne peux pas comprendre.

Il ne voulait pas qu'Ichigo éprouve ce genre de sentiment à son égard! Il ne voulait rien du roux tout court!

- Je vais aller voir le Sotaïcho, il te trouvera un appartement pas loin de l'Académie. Il vaut mieux que tu ne dormes plus chez moi. Puis je suis sûr qu'on trouvera un autre capitaine pour ta formation. Lâcha d'un bloc Tôshiro.

C'était comme si le ciel lui tombait sur la tête, Ichigo pâlit violemment. L'autre le mettait à la porte! Non, pas seulement, il était en train de… De couper les ponts?

- Je peux savoir ce que j'ai fait? Le roux semblait ébranler, mais aussi… Furieux?

- On va arrêter. Trancha net le blanc en s'éloignant.

Mince alors! Qu'est ce qui se passait? Ichigo le suivit, incapable de saisir pourquoi tout cela le…

- Mais j'ai pas mon mot à dire moi! Qu'est ce qui te prend?

Merde, pourquoi tout… Pourquoi Tôshiro lui tournait le dos?

- Il me prend que ce n'est pas possible Kurosaki! S'écria Tôshiro.

Il finit par l'attraper par le bras et le tirer.

- Mais qu'est ce qui n'est pas possible! Bon sang! Explique-moi! J'ai fait quoi? Au lieu de t'enfuir comme un…

Le capitaine se dégagea d'un mouvement d'épaule, il n'allait pas le laisser partir! Pas comme ça!

- Arrête de me prendre pour un idiot! S'écria le blanc.

Kurosaki le saisit par son col et le tira.

- Mais dit le moi!

- Je ne t'aime pas! La voix de Tôshiro porta. Il respira difficilement en sentant son cœur battre furieusement dans sa poitrine. C'était trop rapide, inattendu, improbable. Kurosaki était arrivé de nulle part, avait envahit son espace vital, prit de son temps… Il… Il était terrifié, Tôshiro avait peur, il se sentait déboussoler et furieux de l'être. Il ne voulait pas ça, il ne pouvait pas le supporter. Que le roux reparte d'où il était venu, lui, sa confiance, sa chaleur, sa présence, sa force! Tout! Qu'il le laisse!

Les oreilles d'Ichigo bourdonnaient. C'était une gifle.

- Tu me fais mal. Siffla le petit capitaine en le dévisageant.

La prise sur son col se desserra, il vit l'émotion trembler dans les prunelles du roux.

- Toi aussi. Les mots tombèrent des lèvres serrées du shinigami remplaçant.

Mince alors… C'était donc ça. Ichigo sentit la souffrance courir. Et il n'avait rien vue, depuis tout ce temps, bien sûr que l'autre ne l'aimait pas, qu'il ne pouvait pas le voir. Bon sang.

- J'suis désolé d'avoir insisté. Laissa-t-il tomber les dents serrées.

Il se prenait pour qui, pour s'imposer aux autres. Shunsui le lui avait pourtant dit.

"- Tu t'es permis d'aller voir de ton propre chef Hitsugaya-taïcho pour lui demander d'être ton professeur ! Il insista sur certaine partit de la phrase.

- Alors tu n'as même pas encore mit les pieds à l'Académie ! C'est un capitaine, pas ton larbin ! Alors si ce n'est pas être orgueilleux je ne sais plus ce que c'est !"

- Kurosaki? La question trembla sur les lèvres de Tôshiro.

Il le lâcha pour de bon, mettant ses mains dans ses poches et détournant ostensiblement la tête.

- Ca… Pas du être facile de me supporter. J'suis…

Merde, merde, merde… Il inspira très fort. Puis planta son regard dans celui de Tôshiro.

- Navré de vous avoir importuné, Hitsugaya-taïcho.

Au loin Shunsui se pencha un peu trop sur le rebord du toit où il se cachait. Se disant qu'il venait d'assister à quelques chose de vraiment hors du commun.

And that's all ?

Pas du tout ! Je suis très loin d'en avoir finit avec nos personnages. Très loin d'avoir finit de les tourmenter… Un véritable quiproquo entre nos deux shinigamis favories. Tôshiro reste terrorisé, et Kurosaki vient sans doute de toucher le fond. Jusqu'où iront-ils à se blessé mutuellement ?

NOTE et ANNONCE

Fic mise en attente temporairement pour question de disponibilité .

Mise en chantier du profil keurjani !

Ceci est loin d'être le dernier chapitre, mais pour de nombreuses raisons compliquées et très simples… Compliquées (le décès, la réssurection de mon ordinateur. Mon déménagement…) Simple (je change de profil…) Nous dirons qu'il me faut pas mal de temps pour mettre tout au clair. C'est plus que la rentrée, c'est le « changement » !

Donc je me retrouve dans la mouise, et vient tout juste de recommencer à republier sur mon nouveau profil mes anciennes fic. Le compte keurjani est un compte commun que nous partagions à trois. Lumina (mon tendre cadavre) à créer son propre compte depuis belle lurette.

Et aujourd'hui je viens de lancer mon nouveau profil. D'où le casse tête du transfert de mes fics vers ce dernier. Après avoir tourné, retourné, repensé et pleuré de désaroi… Je me suis résigné à supprimer puis republier tout simplement toute mes fics…

La honte de devoir relire ce que j'ai put écrire il ya plus de six ans déjà…. -_-

Mais là où l'affaire ce corse, mes chers lecteurs. Il s'agit de mes nouvelles fics. Non, de mon pavé! « Il fut écrit ». Je grimace à l'idée de devoir republier entièrement ma première partie : « Comme l'air que je respire » et « Les Cendres du Phénix » . Mais ce qui reste de vraiment délicat est justement « Eternel hiver » qui est en cours de publication. Je me demande si je ne vais pas tout simplement l'arrêter, la republier sur mon nouveau compte.

M'enfin autant de question existencielle qui me prenne la tête, du temps. Alors je vous préviens. Donc pour ceux qui n'ont pas encore jeté un coup d'œil à mon profil et qui ne sont pas au courant je mets ici l'annonce.

Mon nouveau compte : Sekiryou Madhatter.

J'y publie aussi deux fics One Piece. Avis aux amatteurs ! Allez lire et laissez moi vos impressions ! Merci de me suivre et d'avoir prit la peine de lire cette note jusqu'au bout.