Troisième chapitre made by Domi08! Suivons maintenant Maru!
Ces temps ci, ma silhouette ne me plaisait plus. Je me trouvais boudiné dans les vêtements que les stylistes me donnaient. La veille, j'avais croisé Tegoshi-kun dans les couloirs et il m'avait conseillé de faire du jogging. Selon lui, le soir c'était plus agréable et tranquille. Ainsi, je revenais d'un long parcours de course à pieds, j'étais exténué et en sueur. Malheureusement, j'étais encore loin de chez moi. Je regardais alors autour de moi un endroit pour me reposer et repérai l'immeuble de la Jimusho. Je souris et me précipitai à l'intérieur pour rejoindre les vestiaires des kanjani. Je ne croisai personne et une fois arrivé, je m'allongeai sur le banc. Je dû m'assoupir un petit quart d'heure mais le banc n'était pas agréable et je me réveillai. Je sentais vraiment mauvais, et mes vêtements me collaient encore à la peau. Je décidai alors de les retirer et de me glisser sous la douche. Je lâchai un petit gémissement de satisfaction, l'eau chaude me caressait le visage et coulait le long de mon dos. C'était trop bon ! Soudain, je me retrouvai plongé dans le noir et soupirais de frustration. Ce gardien était débile ou quoi, il aurait pu vérifier qu'il n'y avait personne avant d'éteindre...eeeeeeeeeeeh ! Mais il va m'enfermer ici, et merde faut que je l'arrête... viiiite ! Je me dirigeais du mieux que je le pouvais vers mon casier et enfilai mon peignoir avant de me précipiter dans le couloir. Je marchais rapidement, mais très vite je me rendis compte que je ne savais plus où j'étais. J'avais froid et j'avais foutu de l'eau partout au sol. Mes cheveux étaient encore complètement mouillés et s'égouttaient dans mon cou. Je me penchais alors en avant et de ma main droite les serra tout en tirant dessus pour faire partir l'eau.
« Oui voilà en faisant tout à fait ça, plic, plic, plic mais ça ne reste qu'un film destiné à... C'était quoi ce bruit ? »
C'était la voix de Ryo, j'en étais sûr. Mais que faisait il ici à cette heure ci ? Je fis quelques pas vers sa direction et me rendis compte qu'il était super nerveux. Je rêvais ou le grand Ryo était effrayé dans le noir ? Très vite de mauvaises pensées s'installèrent dans ma tête, le soir d' Halloween, quoi de mieux qu'une panne d'électricité et d'un ami qui vous terrorise ? Je refis quelques pas et lâchai un hurlement quelque peu terrifiant. Je l'entendais bouger sur place affolé, il devait se demander d'où venait ce cri. Je me retenais de me plier en deux, la situation était vraiment hilarante. Tout à coup, quelqu'un lança un second cri qui parvint à faire perdre tout contrôle à Ryo. J'entendais des pas précipités se diriger vers moi, il me semblait qu'il courrait. Je me plaquais contre le mur pour éviter qu'il ne me bouscule, mais je l'entendis tomber lourdement au sol. Il ne se relevait pas, il faisait le mort ? Ah et s'il s'était blessé, comment je vais expliquer ça moi ! Et merde ! Alors que j'étais à quatre pattes en train de secouer légèrement Ryo pour qu'il se réveille, j'entendis une voix chuchoter proche de nous.
«Hey... je plaisantais... ça va ? »
« T'es qui toi ? «
« Ireguchi, deguchi, Taguchiii desu !... pardon c'était tentant ! Et toi ? »
« … PAN ! Maruyama desu ! Chacun sa façon de se présenter ! C'est toi qui a répondu à mon cri ? »
« Oui, je trouvais ça drôle ! En plus j'ai entendu quelqu'un d'autre dans les couloirs. C'est quoi ces peureux ! »
« Ah oui ? Mince Ryo ! Il s'est cogné la tête en tombant... ça va aller tu crois ? »
« Attends... euh... bah il respire... »
Je ne pus m'empêcher de rire légèrement.
« Oui bah heureusement baka ! Mais il s'est évanoui quand même ! »
« Attends, je vais toucher sa tête pour voir s'il a rien ! »
Je m'écartais un peu et entendais des froissements de vêtements. Où comptait-il tâter Ryo ?
« Mais qu'est ce que tu fiches ? »
« Ma montre s'est prise dans les mailles de son pull ! »
« Attend je vais t'aider ! »
Nous riions tous les deux, cette soirée était vraiment amusante. Je cherchais l'endroit où sa montre s'était prise tout en tâtant le torse de Ryo. S'il apprenait ce qui se passait à cet instant, nous serions mort. Je riais encore plus en y songeant, ce qui rendait notre tâche encore plus difficile. Enfin, Junno récupéra son poignet et pu examiner la tête de Ryo. Je l'aidais en la soulevant, mes mains des deux côtés de son visage. A priori il aurait une grosse bosse mais rien de méchant.
« On fait quoi maintenant ? »
« Bah moi je me les gèle ! Je vais essayer de retourner aux vestiaires pour m'habiller. »
« eh ? Qu'est ce que tu fous à poil dans les couloirs ? »
« Je suis pas à poil, je suis en peignoir, je prenais une douche quand il y a eu la coupure ! »
« Ah okay ! Et on fait quoi de lui ? »
« De Ryo? Bah attend qu'il se réveille, je reviens ! »
« Quoi mais attends... »
Je ne le laissais pas finir et longeais le mur pour rejoindre le vestiaire. C'était bien amusant, mais j'étais vraiment frigorifié. Très vite, je retournais dans cette pièce et me retrouvais devant les casiers. Le mien était le cinquième en partant de la droite. Je me mis à compter et ouvrit la bonne porte. Je tirai sur ce que je pouvais et dénichais un boxer, un pantalon de survêtement et un tee-shirt. Je laissais toujours quelque chose de propre dans mon casier au cas où un jour j'oublierais mes affaires de rechange. J'ôtais mon peignoir et finis de me sécher correctement avant d'enfiler le tout. Je me sentais beaucoup mieux, et surtout plus à l'aise.
JE NE VEUX PAS MOURIRRRRRRRRRRRRR ! JE NE SUIS PAS ASSEZ VIEUX ! LAISSEZ MOI !
La voix de Ryo venait de transpercer le silence, cet idiot était en fait un vrai trouillard. Je me laissais aller et me mis à rire. Je ne manquerai pas de le charrier à la prochaine répétition ! Tatsu serait ravi de pouvoir à son tour se moquer de Ryo. En effet, lors d'une émission avec Hina, Tatsu avait poussé un cri de peur en voyant un serpent et Ryo l'avait bien asticoté. Junno et moi avions assisté au spectacle ridicule de Nishikido et celui ci allait s'en mordre les doigts de honte. D'ailleurs, ce premier devait m'attendre, mais sans doute avait il essayé de rattraper Ryo. Les borborygmes de mon ventre me signalaient que je n'avais rien mangé depuis un petit moment. Je retournai vers mon casier et après quelques recherches, j'attrapais le paquet de biscuits qui y traînait. Je l'ouvris, et en dévorais quelques uns. Une fois rassasié, je me relevai et allai vers les robinets pour boire. J'étais réchauffé, nourri et abreuvé, je me décidais alors à sortir de mon antre pour retrouver Junnosuke. Je nous voyais déjà en train de concocter un plan diabolique pour terroriser les échoués de la Jimusho. Je ris légèrement à ma bêtise et entrouvrit doucement la porte en essayant de faire le moins de bruit possible. J'entendais quelqu'un respirer non loin et cette fichue porte se mit à grincer. Je n'entendais plus rien, pas de pas effrayés, peut être était ce Junno ? Je m'avançais et un énorme coup s'abattit sur mon ventre, au niveau de mon plexus.
« JE T'AI EU SALOPERIE ! TU NE ME BOUFFERAS PAS LES INTESTINS SI FACILEMENT. »
Incapable de protester ni de crier, je lâchais un simple gémissement, et m'écrasais contre le sol. J'avais le souffle coupé. C'était Ryo, ce débile venait de me mettre KO, il jeta son bâton et se précipita au fond du couloir. Petit à petit, je revenais à moi même, et maudissais ce froussard ! Au moins, le coup de tout à l'heure, moi c'était un accident... De nouveau, des pas se firent entendre alors je cessais de faire du bruit en espérant que ce soit Junno. Je tendis l'oreille, et percevais des sanglots, ce n'était donc pas Junno. Je laissais cette personne passer et me retint de le retenir par la cheville. Le pauvre était déjà tout paniqué, je me serai écouté, j'aurai eu un mort sur les bras !
Une porte se referma et plus aucun bruit ne me parvint. Je me mis debout et réfléchis à l'endroit où se situait la porte des escaliers à partir des vestiaires. Alors... à ma gauche, au bout du couloir porte d'en face ! J'y marchais lentement et me pris le bâton de Ryo dans les pieds. Je faillis tomber une nouvelle fois et l'objet fit un boucan dans le couloir. Je lâchais un juron et atteignis enfin les escaliers. Je descendis les marches et sortis pour visiter le deuxième étage à la recherche de mon acolyte. C'était assez troublant tout ce silence, je fis quelques pas et l'appelais à voix basse. Après quelques minutes sans réponse, je me décidai à faire demi tour et aller voir à l'étage inférieur. Cependant au même moment, une main se déposa sur mon épaule, me faisant sursauter.
« ah ah je t'ai eu ! »
« Baka je te cherchais ! Il y a quelqu'un à cet étage ? »
« Nop ! Je viens de vérifier. »
J'ouvris la bouche pour lui poser une autre question mais la refermais aussitôt. A l'étage inférieur, quelqu'un déplaçait des meubles, une table apparemment et d'autres choses dont je n'arrivais pas à déterminer la nature. Junno se mit à rire et je le suivis.
« On dirai que quelqu'un se barricade!ahah On descend ? »
« PAAN ! Oui allons y ! »
Junno avait l'air d'être plus à l'aise que moi dans l'obscurité, il me semblait qu'il se déplaçait sans soucis. Quant à moi, je le suivis de près, et rapidement, nous nous retrouvâmes au premier. Nous étions en train de chercher la salle où les personnes s'étaient enfermées. J'avais en tête de leur faire peur et d'ensuite finir la soirée à discuter avec eux et Junno. Arrivés à la troisième porte, Junno tendit le bras vers la poignée et appuya sur celle ci. La porte ne s'ouvrait pas, quelque chose l'en empêchait. Nous étions au bon endroit, doucement je tapais dans la main de Junno. Après quelques paroles entendues, nous poussâmes d'un coup sec la porte sans toutefois qu'elle ne s'ouvre. Un cri de terreur se fit entendre ce qui nous fis rire de plus belle. Après quelques minutes, on se présenta, mais quelqu'un nous hurla de dégager.
« BANDE DE CRETINS ! HORS DE QUESTION QU'ON VOUS OUVRE MAINTENANT ! »
Junno et moi, nous nous esclaffâmes, et nous résignâmes à nous installer dans les vestiaires de l'étage. Nous étions assis sur le banc de nos juniors, nous parlions de nos groupes, puis nous avons jouer au shiritori. Très vite, nous tombâmes de fatigue, et nous avions basculés dans le sommeil l'un contre l'autre.
Premier novembre 2011, 8 heures du matin.
Le concierge avait déjà assisté à des choses particulières dans cette agence mais il n'arrivait pas à mettre des mots sur le carnage qu'il venait de découvrir : de l'eau dans les couloirs, un rideau près de la porte d'entrée, et il en passait.
En poursuivant son inspection au premier étage, il trouva un kanjani endormi contre l'épaule d'un Kat-tun dans les vestiaires des juniors. Il s'avança vers eux et les réveilla. Il ne cessait de se poser des questions, que faisaient là tous ces idoles dans l'enceinte du bâtiment ? Pourtant la veille, tout lui avait semblé calme et vide. C'était à n'y rien comprendre. Les deux jeunes hommes tentèrent de lui expliquer ce qui s'était passé, mais il fit volte face, décrétant ne rien vouloir savoir.
