Et voici le périple de Junno selon Ruumi!
« - Bon, t'as bien compris ce que tu dois faire ?
- Koki-kun, tu me l'as répété au moins 5 fois ! Alors oui, je sais ce que je dois faire !
- Bon. Si tu arrives à les récupérer avant demain matin, je reconsidérerais mes actes envers toi. »
Junnosuke soupira. Il voulait vraiment que les choses s'arrangent entre Tanaka et lui. Il voulait lui prouver qu'il pouvait tout réussir. Et surtout, il voulait pouvoir jouer tranquillement – avec le son – à ses jeux vidéo dans la chambre qu'ils partageaient lors des tournées et enregistrements.
En lançant un dernier regard à son ami, il entra d'un pas décidé dans le bâtiment. Récupérer les paroles de Koki n'allait pas être très difficile. Bon, d'accord, il lui avait dit qu'il les avait mis quelque part dans leur étage. Mais ça vie de gamer était en jeu !
21h57. Il croisa le gardien qui le prévint qu'il allait fermer les portes. Bien, peu importe ! Il resterait. Il resterait et il les trouverait ! Ce qu'il ne vit pas, ce fût le sourire narquois de Koki qui le fixa.
22h. Un bruit de porte caractéristique se fit entendre alors qu'il parvenait aux escaliers. Il ne s'en formalisa pas, s'engouffrant dans les escaliers pour monter au deuxième étage. Et alors qu'il montait les marches en fredonnant, il se retrouva dans un noir quasi complet. Oh, oh ! Premier problème ! Il avait complètement oublié de penser à ça. Portes fermées, lumières fermées… Il soupira en recommençant sa progression.
« AH NON HEIN ! C'EST QUOI ENCORE CETTE HISTOIRE ! SANS LA LUMIERE LE SUPER BOND RYO IL NE PEUT PLUS RIEN VOIR ! LA SCENARISTE DU FILM ELLE EST VRAIMENT DEBILE MOI JE VOUS LE DIS ! »
Un étrange sourire s'installa sur le visage de Junnosuke. Ainsi il n'était pas seul dans le bâtiment. Le soir d'Halloween en plus. Il retint de justesse un petit rire diabolique et sortit au deuxième étage. Il avançait prudemment, en prenant vraiment son temps. Il avait toute la nuit pour terroriser celui qu'il avait reconnu être Ryo. Il se retourna quand il entendit du mouvement dans la cage d'escaliers mais…
« Aaaaaaaaaaaaaaah ! »
Un cri le fit légèrement sursauter, et il s'arrêta dans le couloir. Sans vraiment y réfléchir, il cria à son tour, tentant de paraître terrorisé, pour répondre à la première personne. Quelqu'un semblait s'amuser autant que lui.
Un bruit sourd se fit entendre un peu plus loin. Un bruit de chute. Toujours aussi prudemment et silencieusement, il s'avança vers l'endroit d'où provenaient les bruits. Il vit alors une silhouette agenouillée penchée sur une autre silhouette allongée sur le sol.
« - Hey… Je plaisantais… Ca va ?
- T'es qui toi ?
- Ireguchi, deguchi, Taguchi desu~ ! … Pardon c'était tentant ! Et toi ?
- … PAN ! Maruyama desu ! Chacun sa façon de se présenter ! C'est toi qui a répondu à mon cri ?
- Oui, je trouvais ça drôle ! En plus j'ai entendu quelqu'un d'autre dans les couloirs. C'est quoi ces peureux !
- Ah oui ? Mince Ryo ! Il s'est cogné la tête en tombant… Ca va aller tu crois ?
- Attends… » J'avançais ma joue au niveau de ses lèvres. « Euh… Bah il respire… »
C'était du moins ce que son souffle sur sa joue lui fit comprendre. Maruyama rit légèrement.
« - Oui bah heureusement baka ! Mais il s'est évanoui quand même !
- Attends, je vais toucher sa tête pour voir s'il a rien !
Alors qu'il tâtait le crâne et le cou de son ami, il sentit une résistance au niveau de son poignet. Pourquoi cela devait-il arriver maintenant ? Il essaya tant bien que mal de se libérer.
« - Mais qu'est ce que tu fiches ?
- Ma montre s'est prise dans les mailles de son pull !
- Attend je vais t'aider ! »
Riant doucement, ils réussirent à libérer le poignet du KAT-TUN et il put de nouveau inspecter le crâne de son ami. Il ne semblait pas blessé.
« - On fait quoi maintenant ?
- Bah moi je me les gèle ! Je vais essayer de retourner aux vestiaires pour m'habiller.
- eh ? Qu'est ce que tu fous à poil dans les couloirs ?
- Je suis pas à poil, je suis en peignoir, je prenais une douche quand il y a eu la coupure !
- Ah okay ! Et on fait quoi de lui ?
- De Ryo? Bah attend qu'il se réveille, je reviens !
- Quoi mais attends... »
Et avant qu'il n'ait pu le retenir, Junnosuke se retrouva seul avec un Ryo encore évanouit. Il soupira bruyamment. Il entendit alors des pas dans le couloir, un peu plus loin. Il se releva vivement et se colla au mur, laissant le passage libre. Il n'était pas sûr de l'identité de ce nouveau venu. Après tout, ça pouvait ne pas être Maruyama.
« Ryo ? Qu'est ce que tu fais là ? Tu fais quoi ? Une sieste ? »
La voix de Tegoshi Yuya. Retenant sa respiration, il essaya de ne pas se faire repérer. Il vit l'ombre du plus jeune s'affairer autour du corps de Ryo et disparaître rapidement.
Junnosuke revint alors prudemment près de son ami. Il s'arrêta brusquement quand il vit la masse bouger. De nouveau il retint sa respiration. Après s'être relevé et plusieurs interminables secondes, Ryo sembla se tendre et il l'entendit murmurer.
« Attends tu pars trop loin Nishikido Ryo ! Si tu te retournes il n'y aura rien ! C'est vrai que là tu as l'impression de sentir un souffle contre ta nuque mais c'est faux ! Et cette main qui vient de se poser sur ton épaule gauche elle n'est pas là du tout ! »
Il se dit alors qu'il valait mieux lui montrer qu'il le connaissait. Seulement, il repensa que c'était le soir d'Halloween. Il sourit avant de prendre une grande inspiration.
« - Ryoooooooooooo !
- AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH JE NE VEUX PAS MOURIRRRRRRRRRRRRR ! JE NE SUIS PAS ASSEZ VIEUX ! LAISSEZ MOI ! »
Ryo poussa alors violemment Taguchi et prit ses jambes à son cou. Celui par terre pouffa un peu avant de se relever. Allez, finis de jouer. Il devait retrouver les partitions de son Koki-kun pour pouvoir enfin jouer tranquillement dans leur chambre. D'un pas décidé, il partit rejoindre leur étage pour les rechercher. Il devait se mettre dans la tête de Koki. Où aurait-il pensé les cacher ? Dans un endroit que Junnosuke ne soupçonnerait jamais. En souriant, il se dirigea vers leurs vestiaires. Sûr qu'il ne les avait en fait pas cachés. Sûr qu'il devait penser que Junnosuke chercherait partout sauf au plus évident.
Il arriva presque en sautillant devant le casier de son ami. Il l'ouvrit et…elles étaient là ! Il eu un petit cri triomphant. Il pourrait jouer tranquillement.
« Yattaaaaa ! »
Il ressortit de la salle avec son butin et fit le tour de l'étage. Il entendit des pas dans le couloir et se mit contre le mur. Il laissa la personne passer devant elle avant de la suivre silencieusement et de poser doucement sa main sur son épaule. Un vif sursaut lui répondit.
« - ah ah je t'ai eu !
- Baka je te cherchais ! Il y a quelqu'un à cet étage ?
- Nop ! Je viens de vérifier. »
Au moment où le Kanjani voulu répondre, un vacarme se fit entendre à l'étage inférieur. Quelqu'un s'enfermait dans une salle. Il sourit.
- On dirait que quelqu'un se barricade ! Ahah On descend ?
- PAAN ! Oui allons y ! »
Taguchi se mit en route rapidement alors que Maruyama peinait à le suivre. Il marchait dans son sillage, une main accrochée à son tee-shirt. Ils arrivèrent enfin à la porte qui ne s'ouvrait pas. Ils poussèrent vivement la porte, faisant crier les personnes à l'intérieur.
« - Wow wow, calmez-vous ! C'est Maruyama et Taguchi !
- BANDE DE CRETINS ! HORS DE QUESTION QU'ON VOUS OUVRE MAINTENANT ! »
C'était Koyama qui venait de crier. Toujours aussi courageux celui-là, pensa Junno en riant.
Les deux blagueurs décidèrent alors de rejoindre une salle tranquille pour finir la nuit et attendre le concierge qui viendrait leur ouvrir.
Premier novembre 2011, 8 heures du matin.
Le concierge avait déjà assisté à des choses particulières dans cette agence mais il n'arrivait pas à mettre des mots sur le carnage qu'il venait de découvrir : de l'eau dans les couloirs, un rideau près de la porte d'entrée, et il en passait.
Après avoir tenté vainement d'expliquer au concierge ce qui s'était passé, il sortit rapidement, rejoignant un Koki fatigué dans sa voiture.
« - Tu n'as pas beaucoup dormis, Koki-kun ?
- Non. Je m'inquiétais.
- Pour moi ?
- N'importe quoi ! Tu les as ? »
Tout fier, Junnosuke lui montra son butin. Et Koki soupira. Il allait devoir supporter le gamer sans rien dire désormais.
