Ceci est un Slash Harry Potter / Draco Malfoy. Donc, si vous n'appréciez pas, désolée. Sinon, j'espère que cela vous plaira ! Supposé que je vous fasse partager les idées qui me viennent à l'esprit pour cette fiction, eh bien… Catégorie M !
Disclaimer : Comme habituellement, l'univers appartient à la talentueuse J.K Rowling.
Quatrième chapitre de Nouveau Chemin. Je suis honteuse, confuse, terriblement désolée pour ce retard (encore T_T). Je crois que je vais éviter de fixer des délais. Surtout que je suis interne. Enfin, les vacances arrivent (Enjooooooooooooy !) donc tout va bien ! Bref, encore désolée !
Maintenant, ouvrez bien les yeeeeeux ! Chapter Four rien que pour vous !
Bonne Lecture !
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Un mois que la guerre est terminée, et tout parait à la fois si proche et lointain.
Est-ce un autre monde ?
Assis à la table des Gryffondors, je peux observer l'École entière. Je peux entendre les rires et les gloussements suivant les futiles conversations adolescentes. Seule notre table, les Serpentards, et les professeurs semblent porter les marques de la guerre. Pourtant, les rires reviennent peu à peu chez les Lions. Ron encercle la taille d'Hermione, un grand sourire aux lèvres, qui ferait presque diminuer les importantes cernes qui soulignent ses yeux. Ma meilleure amie le regarde avec amour et anxiété, rêvant de lui faire oublier sa terrible tristesse. Je ne peux m'empêcher de sourire légèrement, en les voyant ensemble. La fin de la guerre fait place à une nouvelle vie. Bien que cela me fasse mal que le monde semble se remettre si vite de la guerre et de ses morts, je sais que ce n'est qu'une illusion. Je repense à ma discussion d'hier avec Hermione. La salle commune était vide ; il était assez tard pour que Ron daigne rejoindre le dortoir. Je m'étais alors mis à hurler. J'ai crié des choses horribles, contrôlé par ma propre frustration. J'ai proclamé que personne ne savait le désespoir que procurait la perte d'un être cher. Elle m'a giflé, et je me suis écroulé, en larmes, devant l'âtre de la cheminée, recroquevillé sur moi-même. Je sanglotai de honte, et réalisai l'horreur de mes propos. Elle m'a serré dans ses bras, et m'a confié qu'elle avait peur pour Ron autant que pour moi. Mais qu'il commençait à aller mieux, et qu'il n'avait pas besoin que son meilleur ami flanche en lui rappelant la perte de sa famille.
J'ai alors réalisé combien j'étais risible. J'ai survécu à cette guerre, chose que je n'osais espérer depuis des mois. Et maintenant, voila que je me lamentais sur le passé.
Le passé n'est que Ténèbres. Je veux voir la Lumière.
[…]
Une main posée sur mon épaule m'extirpe de mes pensées. Je sursaute et lève les yeux vers la jeune fille rousse, qui m'adresse un sourire éblouissant.
« Bonjour, Harry. Ça ne va pas ?
- Si, tout va très bien, réponds-je avec un sourire. Et toi ? Tu as bonne mine ! »
J'observe, attendris, les joues de Ginny prendre un jolie teinte rosée, alors qu'elle s'assoit à coté de moi. Cette fille est vraiment magnifique. Je ne comprends pas moi-même la disparition de mes sentiments amoureux envers elle. Je suis vraiment un homme difficile. Nous parlons un moment, picorant dans notre petit déjeuner, de la journée qui va suivre. Les cours reprennent aujourd'hui, avec une semaine de retard, les professeurs Mcgonagall et Rogue ayant rallongés leur séjour à Saint-Mangouste. Nous nous attardons sur ce dernier, en parlant d'une façon que, un an auparavant, j'aurais jugée inconcevable. Le fait que le Maître des Potions eu été un espion de notre coté pendant tant d'années me stupéfait encore. Seul homme parvenu à berner Tom Jedusor, il a porté un masque pendant une grande partie de sa vie. Mon admiration est à présent aussi forte que ma haine à son égard. Bien qu'il ne s'agisse plus vraiment de haine, mais d'une habitude forgée par le temps. Je lève les yeux vers la salle des professeurs, et l'aperçoit en pleine conversation avec Dumbledore. Il a l'air aussi méprisant que d'habitude, comme Mcgonagall qui semble plus sévère que jamais. Je ne peux m'empêcher de le faire remarquer à Ginny, et nous éclatons tout deux de rire, comme des gamins. Puis, sans le moindre avertissement, je sens sa main prendre la mienne, et rencontre son regard, qui me pétrifie. Ses yeux débordent d'amour. Je retire un peu trop brusquement ma main, comme électrocuté, alors qu'une intense chaleur brûle mes pommettes. Je me lève d'un bond et fuis son regard incrédule, en m'éloignant d'un pas vif vers la sortie de la grande salle.
« Harry ! »
Je l'entends accourir vers moi. Merde, ce n'est vraiment pas le moment. Je ne veux pas lui faire de mal, alors, Merlin, faites qu'elle renonce ! Mais les femmes sont décidément têtues. Je sens sa main qui s'empare de la mienne, et m'oblige à me retourner. Ses yeux chocolats me font du mal. Je détourne le regard et parle d'une voix faible mais déterminée :
« Pas maintenant, Ginny. S'il te plait. »
Un ricanement me parvient, dont je n'ai aucun mal à deviner la provenance. Je dirige mon regard vers la table des Serpentards, à coté de laquelle nous nous trouvons, et sur Draco Malfoy, qui me fixe avec une réelle lueur d'amusement au fond de ses yeux aciers. Maintenant, je constate que presque tout les élèves présents dans la Grande Salle ont les yeux rivés sur nous. Ginny lui lance un regard féroce. Celui qui permet de faire taire chaque personne, excepté peut-être : Ses parents, moi - sauf si je suis particulièrement remonté - et, je viens de le découvrir, Draco Malfoy.
« Oh, loin de moi l'idée de perturber cette si passionnante discussion, articule t-il d'un ton railleur. Continuez-donc. »
Ses lèvres s'étirent en un sourire sadique qui, il faut l'avouer, est incroyablement sexy. Cette pensée me met immédiatement le rouge aux joues, ce qui ne me rend assurément que plus ridicule. Je m'attends à ce que Ginny pousse un soupir résigné et m'entraîne hors de la salle, toutefois, elle se tient immobile, le regard rivé sur moi.
« Maintenant, Harry. Explique-toi.
- C'est absolument hors de question ! » Je balbutie, à présent. Il ne manquait plus que ça.
Une lueur féroce passe alors dans son regard, et je ne peux que reculer de plusieurs pas, paniqué, pendant qu'elle pointe son doigt vers moi.
« HARRY JAMES POTTER ! » Eh bien, maintenant, je peux être sûr que toute la grande salle nous regarde. Elle n'est plus qu'à deux centimètres de moi, un index accusateur appuyé sur mon torse. « MERDE ALORS, QUAND VAS-TU M'EXPLIQUER ?! » Elle reprend son souffle, et continue d'une voix moins forte, mais que chaque personne de la salle peut aisément entendre. « À la fin de l'année dernière, ne m'as-tu pas dis que tu m'aimais encore ? Ne m'as-tu pas promis de revenir me chercher, après avoir vaincu V..VOLDEMORT ! Oh, bien sûr, tu reviens pour jouer le grand frère aimant, j'aurais dû m'en douter. Ce n'est pas comme si nous avions passés deux mois à nous embrasser dans les couloirs ! J'EN AI MARRE ! SI TU NE M'AIMES PLUS, AI AU MOINS LE COURAGE DE ME LE DIRE EN FACE, PAR RESPECT POUR MOI, MOI QUI SUIS ENCORE AMOUREUSE ! »
Là, je dois être passé au cramoisi. Je crois que je préfère retourner sur le champ de bataille plutôt que me retrouver ici ; cible des regards indignés, jusqu'aux regards moqueurs. Et, par-dessus tout, sous les yeux brillants des larmes retenues de Ginny.
« Écoute, Gin'… » parvins-je à articuler d'une voix cassé.
Mais je ne peux continuer ma phrase, car ses lèvres douces se posent sur les miennes, me coupant le souffle. Son parfum vanillé envahit mes narines, et une agréable chaleur se répand en moi, alors que sa langue s'attarde sur ma lèvre inférieure, quémandant l'entrée. Je me surprend à entrouvrir la bouche, et autorise sa langue à venir caresser la mienne, alors qu'une douce chaleur envahie mon bas ventre. Et soudain, je réalise. C'est Ginny Weasley, et je ne l'aime pas. C'est la sœur de mon meilleur ami, ma sœur, et j'ai simplement envie de lui faire l'amour - non, de la « baiser tendrement » - et de la laisser là, seule, après avoir assouvi mon désir. Je ne ressens absolument rien pour elle, si ce n'est une amitié hors du commun, ainsi qu'un fort attrait sexuel. Alors, je l'attrape par les épaules, et l'éloigne brutalement, rompant par la même occasion notre baiser.
« Ginny, je suis gay », cris-je presque.
Merde. Je l'ai peut-être dit un peu trop fort. Ces mots restent suspendus dans le silence maintenant total de la grande salle, et flottent entre Ginny, qui me regarde maintenant avec ahurissement, et moi. Bon, d'accord, je ne suis pas vraiment homosexuel, vu le désir que j'ai ressentis quelques secondes plus tôt, mais c'est du pareil au même. Une façon radicale de mettre fin à notre histoire, même si c'est un peu lâche.
Je comprends que la discussion est à présent terminée. L'atmosphère est bien trop pesante pour moi, et je devine que, dans quelques secondes, tous ces gens qui nous observent vont enfin retrouver la faculté de parole. Je lance un regard désolé à Ginny, et lui tourne le dos. Je croise les yeux gris de Malfoy, qui, lui, m'observe d'un air étrangement pensif. Ni surprise, ni dégoût dans son regard. Je baisse les yeux et sors d'un pas rapide de la salle, car, moi, je ne peux m'empêcher de me sentir honteux. À peine ais-je refermé la porte que les exclamations explosant à chaque table me parviennent.
Je crois savoir quel sujet alimentera les conversations pendant les prochaines semaines.
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Fin du chapitre 4 ! J'espère que ça vous a plu, malgré l'attente. N'hésitez pas à laisser des reviews =) Bon, prochain chapitre... hum, bientôt !
