Ceci est un Slash Harry Potter / Draco Malfoy. Donc, si vous n'appréciez pas, désolée. Sinon, j'espère que cela vous plaira ! Supposé que je vous fasse partager les idées qui me viennent à l'esprit pour cette fiction, eh bien… Catégorie M !
Disclaimer : Comme habituellement, l'univers appartient à la talentueuse J.K Rowling.
Informations : Après une longue attente, voici la suite de Nouveau Chemin ! J'espère que cela vous plaira, je l'ai écrit en une heure, et ce n'est pas évident après ne pas avoir touché à cette histoire pendant deux ans. Merci de me donner vos avis, positifs ou négatifs !
Bonne lecture !
Il lui semblait que cela faisait plusieurs années qu'il attendait des réponses.
Qu'arrivait-il à Potter ? Tout ce qu'il savait, c'est que ce n'était pas un simple malaise. Il avait aperçu quelque chose dans ses yeux. Plus que du désir, il y avait vu briller une lueur quasiment malsaine, en parfait contraste avec son regard las.
Draco Malfoy se frotta les yeux, et tenta de se concentrer de nouveau sur son livre : « Comment surpasser ses traumatismes ? ». Il n'osait imaginer les réactions des autres Serpentards si il le surprenait avec ça. Mais pour l'heure, il n'y avait aucun risque ; l'aube se levait à peine, éclairant faiblement l'immense bibliothèque de Poudlard.
Il n'était qu'à la vingtième page du livre, mais déjà, il lui semblait d'une inutilité agaçante. Bien entendu, ce n'était pas pour guérir ses propres traumatismes qu'il le lisait. Non, il s'agissait seulement d'élargir sa culture. Mieux valait connaître ces choses-là, dans le monde de traumatisé dans lequel il était. Les élèves pleuraient dans les recoins du château, les professeurs n'avaient plus le même enthousiasme à enseigner. Les amitiés les plus sincères se déchiraient. Chacun semblait souffrir de la solitude.
Pourtant, n'était-ce pas eux qui avaient tant souhaités la mort du Seigneur des Ténèbres ? L'ambiance aurait dû être à la fête, mais la période de deuil se prolongeait. Lui-même n'avait trouvé pour seul moyen d'oublier quelques secondes la mort de son père, que l'humiliation qu'il pouvait infliger à Potter. Pourtant, même cela lui laissait un goût amer.
Après tout, ce connard l'avait vu pleurer. Il n'en revenait pas d'avoir montré sa faiblesse devant le balafré. Pourquoi avait-il fallu qu'il soit là à ce moment précis ?
Il s'aperçut avec colère que ses mains tremblaient, et que ses yeux s'humidifiaient. Il avait envie d'hurler, pour évacuer toute cette frustration. De quoi cet enfoiré s'était-il mêlé ? N'avait-il pas le droit de pleurer la mort de son père ? D'extérioriser le dégoût qu'il ressentait pour lui même ? D'un geste rageur, il essuya les larmes qui commençaient à perler. Il regrettait l'époque où il n'aurait jamais laissé couler une larme. L'époque où il maitrisait parfaitement ses émotions. L'époque où le simple fait d'être un gamin arrogant, de pourrir la vie des autres, lui donnait le sourire.
Il était épuisé.
- Malfoy ?
Il sursauta violemment, faisant tomber le livre au sol. La jeune fille se pencha, et il aperçut son visage stupéfait à la lecture du titre. Elle croisa son regard, et n'exprima plus qu'une profonde tristesse.
Le Serpentard lui arracha vivement le livre des mains, et le fourra dans son sac.
- De quoi tu te mêles, Sang-de-Bourbe ? Cracha-il avait une animosité non contrôlée. Il était furieux qu'elle l'ait découvert en position de faiblesse.
Le visage d'Hermione Granger se fit plus dur, et il pensa qu'elle allait le gifler. Mais ce qui suivit fut bien plus humiliant que ce à quoi il s'attendait. Il vit de la pitié dans ses yeux. Pour qui se prenait-elle, cette salope ?
Il se leva d'un bond, furieux, adressa un regard haineux à Granger, et s'apprêta à sortir en trombe.
- Attends, Malfoy, je suis désolée ! En fait, je te cherchais.
- Et que me vaut une si grande attention de ta part, Granger ? Railla-t-il.
- Ha... Harry. Il s'est réveillé ce matin. Je pensais que tu voudrais le savoir. Ça fait tout de même cinq jours qu'il est dans cet état.
Draco se tourna vers elle, interpellé. Elle avait l'air perdue, et terrassée par la tristesse. Cela lui fit de la peine, et il s'aperçut qu'il devait la fixer du même regard qu'elle lui adressait un peu plus tôt.
- Ce n'est pas mon ami, Granger, marmonna t-il. Mais toutefois, il va m'être assez utile pou servir d'excuse de mon retard en cours de Défense Contre les Forces du Mal. Je n'ai aucune envie de voir le Loup-Garou pouilleux.
Elle esquissa un sourire, et ils se dirigèrent tous deux vers l'infirmerie, sans un mot. Il sentait son parfum vanillé, et cela était agréable. Hermione Granger avait quelque chose de réconfortant, qu'il appréciait chez elle. Quelque chose que tout le monde retrouve chez sa mère. Un sourire chaleureux, des paroles douces, mais également, quelques fois, des réprimandes acerbes.
Malgré toutes les railleries qu'il lui avait adressé au cours des six dernières années, il avait toujours éprouvé du respect pour elle. Il la trouvait forte. Aujourd'hui, elle était seule, triste, et désemparée. Cela lui donnait l'impression qu'un de ses repères s'était de nouveau écroulé. Tout changeait si vite ces temps-ci.
Il l'entendit étouffer une exclamation, et la vit se pétrifier. Il suivit son regard, et croisa celui de Ronald Weasley. Immédiatement, il sentit le dégoût l'envahir. Granger se précipita vers lui en pleurant, et se jeta littéralement dans ses bras. Le roux la repoussa, embarassé, et Draco l'entendit prononcer les mots suivants en baissant les yeux, comme pour ne pas affronter la réaction de sa petite amie.
- Je ne suis pas là pour lui, Hermy, soupira-t-il. C'est Dumbledore qui m'a convoqué. Apparemment, il se passe quelque chose d'important, dont toi et moi devont être au courant.
D'un certain coté, Draco se sentit soulagé. Ce Weasley était décidément vraiment un connard, mais au moins, il assumait. Il ne revenait pas lécher le cul de Potter après l'avoir traité comme une bête de foire. Ce con de rouquin était sûrement homophobe parce qu'il était puceau. Cela devait le dépasser qu'il n'arrive pas à ses fins avec Granger, alors que Potter, lui, y arrivait autant avec sa soeur qu'avec des mecs de sa classe.
Il s'adossa contre le mur, et fixa son regard sur Weasley. Lui aussi le regardait, d'un regard tellement haineux qu'il en devenait grotesque.
- Et toi, qu'est ce que tu fous là, pédale ? Lança-t-il d'un ton hargneux ?
- Ne parle pas de ce que tu ne sais pas, Weasley, rétorqua-t-il en allumant avec désinvolture une cigarette. Il sentait la puanteur des médicaments, et voulait oublier cette odeur qu'il détestait.
- Tu crois que je ne le sais pas ? Pourtant, j'aimerais bien savoir ce que tu foutais avec Harry en plein milieu de la nuit, dans le parc. À moins que ce soit toi qu'il l'ai blessé, bien sûr. Dans ce cas là, je pourrais presque éprouver du respect pour toi, ajouta-t-il avec un sourire goguenard.
Draco ne put en supporter davantage et, d'un bond, se retrouva face à Weasley, qu'il plaqua violemment contre le mur. Granger laissa échapper un cri, alors que quelques autres Gryffondor, dont Dean Thomas, Neville Londubat et Seamus Finnigan, se contentait de regarder la scène avec intérêt.
Malfoy planta sa baguette sous le menton du rouquin, et pointa sa cigarette vers son visage, à quelques millimètres seulement de sa joue.
- Je comprends ta colère, Weasley. En effet, tu dois être vraiment envieux. Non seulement Potter s'est tapé ta soeur, mais aussi peut-être ton pire ennemi, et ton fantasme le plus inavoué. Mais si tu veux, on peut toujours se retrouver dans le parc, ce soir, sussura-t-il d'un ton langoureux.
Il constata avec plaisir que Weasley avait viré au cramoisi. Ce mec était vraiment ridicule ; il pensait toujours que l'intérêt qu'on pouvait lui témoigner était réel. Si seulement Granger lui disait ses quatre vérités et le laissait tomber. Alors, peut-être qu'il redeviendrait un peu plus modeste, et moins égocentrique. À croire que la mort de sa mère et de certain de ses frères l'avaient fait flancher du mauvais coté.
- Monsieur Malfoy !
Draco se retourna immédiatement, et tomba nez à nez avec Minerva Mcgonagall, suivie de près par le Professeur Rogue, et Dumbledore. Ce dernier pointa sa baguette sur lui, et fit instantanément disparaître la cigarette entre ses doigts. Le serpentard s'écarta de Weasley, et s'adossa avec nonchalence au mur. Madame Pompresh, qui était arrivée, criait qu'il était inadmissible d'observer de tels comportements devant l'infirmerie.
Ce fut Dumbledore qui l'interrompit, et qui planta ses yeux d'un bleu acier dans ceux, anthracites, de Draco Malfoy.
- Monsieur Malfoy, j'aimerais que vous me suiviez. Monsieur Potter s'est réveillé, et il vous a immédiatement demandé. Personne d'autre que Monsieur Malfoy ne sera autorisé à lui rendre visite, tant qu'il ne se sentira pas mieux.
Il lui sembla apercevoir dans les yeux de ce vieux fou une lueur d'amusement, alors que tous les élèves semblaient choqués par ce qu'ils venaient d'entendre. Même Malfoy avait du mal à le réaliser, et il avait tout d'abord cru à une plaisanterie. Mais Dumbledore n'était pas un adepte de ces plaisanteries au goût douteux.
Le serpentard acquiesça lentement, et suivi Dumbledore et les deux autres professeurs au sein de l'infirmerie, laissant derrière lui une Granger perplexe, et un Weasley survolté. Dès qu'il eu franchit la porte, il se pétrifia, et plaqua sa main contre sa bouche. Il avait la nausée. Une odeur infecte régnait dans la chambre, et, tout au fond de la pièce, une forme se distinguait sous les couvertures. Potter était le seul occupant de l'infirmerie.
Le professeur Rogue se tourna vers son élève, et pointa sa baguette sur lui. Immédiatement, une bouffée d'air frais inodore vient à lui. Il pouvait enfin respirer normalement.
- C'est grave, Monsieur Malfoy.
Dumbledore avait lâché ça d'une voix tremblante, qui choqua le serpentard. Comment se faisait-il qu'il ne parvienne pas à garder son calme ? Il fit un pas vers le lit, mais le Directeur posa une main ferme dans son épaule, et le recula. La forme sous les draps remua, et sembla se débattre.
L'instant d'après, un cri tonitruant s'échappait du lit. Malfoy se pétrifia, fit trois pas en arrière et, terrifié, ferma les yeux, et plaqua ses mains contre ses oreilles. Rien n'y faisait. C'était le hurlement le plus effroyable qu'il n'avait jamais entendu. Bien plus effroyable que celui qu'avait poussé son père, alors que son fils unique lui lançait un Avada Kedavra. Bien plus terrifiant que celui qu'il imaginait, lorsque sa mère, envahie par une folie dévastatrice, posera son regard sur lui.
Son seul enfant, Malfoy de sang pur, le dernier héritier, qui avait tué son propre géniteur, et renié sa famille pour s'allier à la cause des Sangs de Bourbes, et du Directeur cinglé. Draco sentait à présent les larmes lui couler le long des joues, et des gémissements lui échappaient des lèvres. Personne ne pouvait les entendre, tant le hurlement de Potter était omniprésent.
Il sentit deux mains le saisir par les épaules, et l'asseoir de force sur le lit le plus proche. Il resta ainsi une trentaine de secondes qui lui parurent l'éternité, jusqu'à ce que le hurlement cesse. Il ouvrit les yeux, tremblant de la tête aux pieds. Il était terrifié. Il balaya la pièce du regard, étonné que personne n'est été alerté par les cris.
- Sortilège d'insonorisation, lança Dumbledore, comme si il avait lu dans ses pensées.
Sans un mot, Draco déglutit et se leva, chancelant. Il ignorait pourquoi, mais il se dirigeait vers le lit de Potter, devant lequel les trois professeurs se tenaient. Madame Pompresh, elle, était assise sur un lit, les joues baignées de larmes. Draco l'entendit murmurer « J'ai l'impression d'être entourée de centaines de détraqueurs », et il ne put qu'acquiescer mentalement cette constatation.
Lorsqu'il arriva près d'eux, ce fut Mcgonagall qui s'éloigna pour lui laisser la place. Elle était d'une pâleur extrême, et semblait sur le point de s'évanouir. Draco s'approcha, et posa les yeux sur Harry Potter.
La première pensée qui lui venu à l'esprit fut qu'il était beau. Irrésistiblement beau. Ses cheveux d'un noir de jais étaient plaqués en arrière par la sueur, laissant apparaître la fine cicatrice en forme d'éclair qui ornait son front. Il semblait à Draco que la cicatrice était plus apparente que d'habitude, presque écarlate.
Le survivant était torse nu, le drap le recouvrant jusqu'au milieu de l'abdomen. Ses poumons se soulevaient rapidement ; il avait du mal à respirer. Ses grands yeux émeraudes étaient entrouverts, et étaient posés sur Draco. Son corps tout entier était en sueur, et il haletait. Il esquissa un sourire qui accentua son air fébrile, et tendit la main vers le Serpentard. Celui-ci, sans réfléchir, la pris dans la sienne. Il émit un hoquet de surprise en constatant que la main de Potter était glacée.
Madame Pompresh, qui s'était finalement remise de ses émotions, arriva près du lit, et fit boire un grand verre d'un liquide blanc cassé à Potter. Immédiatement, la main du survivant lâcha celle de son ennemi, et tomba, amorphe, sur le matelas. Il réussit pourtant à articuler trois petits mots, qui firent frémir le Serpentard, avant de sombrer dans un sommeil des plus profonds.
- Sois prudent... Draco.
Celui-ci fit pas en arrière, terrifié, mais Minerva Mcgonagall le retint. Albus Dumbledore s'approcha d'Harry Potter, et descendit le drap qui recouvrait son ventre, laissant apparaître un impressionnant bandage.
Lentement, le directeur pointa sa baguette vers-celui ci, et ce que Draco vit apparaître redoubla ses tremblements. Qu'est ce que cela pouvait-il bien être ?
Un trou de deux centimètres de diamètres perçait le ventre de Potter, juste à droite de son nombril. Autour de celui-ci, sur une dizaine de centimètres, la peau était noircie, comme putréfiée.
Alors que Draco se plaquait de nouveau la main contre la bouche, pour s'empêcher de régurgiter son repas de la veille, il entendit, comme un écho, la voix de Dumbledore.
- Il n'est pas mort, il revient. Nos malheurs n'en sont qu'à leurs débuts...
Fin du chapitre ! Je ne sais pas encore quand arrivera le chapitre 7, pas mal de boulot en ce moment, c'est peut-être une mauvaise idée de me remettre à l'écriture maintenant.
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