Ceci est un Slash Harry Potter / Draco Malfoy. Donc, si vous n'appréciez pas, désolée. Sinon, j'espère que cela vous plaira ! Supposé que je vous fasse partager les idées qui me viennent à l'esprit pour cette fiction, eh bien… Catégorie M !

Disclaimer : Comme habituellement, l'univers appartient à la talentueuse J.K Rowling.

Informations : Eh bien finalement, j'ai assez vite trouvé la motivation de continuer, et d'écrire ce septième chapitre de "Nouveau Chemin" ! Il est assez (voire même très) spécial, mais j'espère que quelques uns d'entre vous sauront l'apprécier. Je vous encourage à me donner vos avis, positifs pour que, ben... je sois contente ! Et négatifs pour que je sache quoi améliorer =]

Bonne lecture !


J'ignore où je peux bien être.

Je me sens perdu, désemparé. La faim me tenaille l'estomac, la soif assèche ma gorge, la chaleur fait transpirer chaque pore de ma peau.
Pourtant, mon corps tout entier est agité de tremblement.

J'ai peur.

Je cille, et me retrouve dans l'obscurité. La chaleur se fait moins intense, plus douce. Je me glisse entre les hautes herbes, et pénètre dans la grande demeure qui me fait face, dont la porte est restée entrouverte. Il me semble ne plus contrôler mes mouvements. D'ailleurs, est-ce réellement les miens ? Mon corps glisse sur le sol poussiéreux, et il me semble que rien ne peut m'empêcher d'avancer.

Au bout du couloir, une porte entrouverte laisse apparaître un rai de lumière. Pourtant, mon regard est attiré par l'homme qui se terre, tremblant, derrière la porte. Il est pétrifié, semblant ne surtout pas vouloir se faire repérer, mais trop effrayé pour fuir. J'avance pour passer devant lui, sans même lui adresser un regard, alors que mon esprit me hurle l'identité de ce vieil homme. Ces cheveux grisonnants, ces mains salies par la terre, cette jambe de bois. L'image de ma première confrontation avec Voldemort, et du « priori-incantatum », s'impose à moi.
Il me semble encore entendre Dumbledore parler du meurtre de Frank Bryce, le jardinier des Jedusor.

Néanmoins, mon corps, lui, ne semble pas réagir à cette nouvelle. Je pénètre dans la salle éclairée et me dirige, contre mon gré, en direction du grand fauteuil devant la cheminée. Je hurle de toutes mes forces, mais rien ne sort. Je refuse de vivre cela. Je refuse d'entendre sa voix, je veux qu'il disparaisse. Je veux sa mort définitive.

- Harry Potter, articule-t-il de sa voix glaciale, poignardante. Je tremble d'effroi, alors qu'il approche sa main.

Ses doigts m'effleurent et, cette fois-ci, j'entends le hurlement déchirant de douleur s'échapper de mes poumons.

[…]

Seamus Finnigan m'adresse un sourire malicieux et me plaque contre le mur d'une salle de cours déserte, les yeux emplis de désir. Il approche son visage un peu plus près, et je sens son souffle chaud contre ma nuque.

- Prends-moi, Harry, halète-t-il d'une voix rauque. Prends-moi comme si j'allais être le dernier. Prends-moi comme si tu allais crever dans cette putain de guerre.

Avec fureur, ses lèvres se plaquent sur les miennes pour m'embrasser avec une passion effrayante, comme si sa vie en dépend.
Puis, le baiser se fait plus doux, presque timide...

J'ouvre les yeux.

Mon regard rencontre celui, affolé, de Neville Londubat. Il s'écarte de moi, et j'esquisse un sourire en remarquant ses joues écarlates.

- Je... Je suis désolé, Harry. Je n'aurais pas du faire ça, c'était une erreur, balbutie-t-il. Mais tu es tellement beau... Je voulais m'assurer que je n'étais pas homosexuel.

Tel un prédateur, je m'approche, et laisse mes mains glisser sur l'intérieur de ses cuisses. Je remonte lentement, jusqu'à sentir son membre durci par l'excitation.

- Si tu veux mon avis, Neville, cela est le signe que tu n'es pas complètement hétérosexuel, en tout cas, remarquai-je avec un sourire amusé.

Ses joues se teintent un peu plus, mais pourtant, je peux voir une nouvelle lueur dans son regard...

Oui, il y a de l'assurance dans les yeux de Théodore Nott. Une assurance déconcertante, à laquelle je ne suis pas habitué. Je suis allongé sur le lit, me laissant dominer par cet homme au regard de gamin espiègle. Ses cheveux châtains retombent devant ses yeux, dont je peux tout de même percevoir le bleu azur, qui semble enregistrer la moindre parcelle de mon corps. Sa chemise blanche est déjà complètement ouverte, laissant apparaître un torse qui redouble mon excitation.

Pourtant, j'ai l'impression que quelque chose n'est pas à sa place. Que ce n'est pas lui qui devrait se trouver là.

- Je vais te faire prendre ton pied comme tu ne l'as jamais pris auparavant, Potter, susurre-t-il à mon oreille.

Je ne peux réprimer un gémissement, et laisse glisser mes mains sur son torse. Je sens la température qui se refroidit considérablement, mais n'y prête pas attention. Je ne veux prêter attention à rien d'autre qu'à ce corps qui se presse contre moi, à cette odeur boisée qui enivre mes sens. Je sens ses mains se poser sur mes épaules, et me plaquer un peu plus contre l'arbre.

J'entrouvre les paupières, et me plonge dans le regard anthracite de Draco Malfoy. Ce regard sombre, mais pourtant, à cet instant, habité par le désir. Je n'ai qu'une envie ; que ses mains expertes caressent chaque parcelle de mon corps. Je désire tout de cet homme. Je veux que son regard se pose sur moi, que son sourire me soit adressé, et ses paroles me soient destinées, que ses lèvres ne rencontrent que les miennes.

Ses mains exercent une pression sur mes épaules, pour arrêter doucement le baiser. Je le fixe avec une incrédulité sûrement surpassée par le désir presque douloureux que je ressens. Je le veux tout de suite.
Il m'adresse un sourire narquois ; ce sourire de sale con que seul lui peut arborer. Je frissonne et laisse mes paupières s'abaisser, pour mieux sentir ses doigts se glisser lentement sous mon pull.

Puis je hurle.

Une douleur me transcende, et je suffoque. Déjà, je sens les larmes me brûler les yeux. Mon regard se pose sur la baguette posée sur mon abdomen, qui semble le transpercer. Je frémis, et pousse un cri d'horreur en reconnaissant les mains propriétaires de cette baguette. Mon regard croise celui de Lord Voldemort, qui a laissé son masque de froideur tomber, pour arborer un sourire féroce. Je peux lire la démence dans ses yeux. Il approche lentement son visage du mien, et sa voix glacée, semblable à un sifflement suraigu, résonne à mes oreilles.

- Pensais-tu m'avoir ainsi, Harry Potter ? Mes tremblements redoublent de puissance. Mes membres semblent paralysés par l'effroi. Aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... Pourtant, je suis encore là, et bien plus menaçant qu'avant. Je suis dans ton cœur, Harry. Je n'ai plus d'enveloppe charnelle, mais sans doute pourrai-je utiliser la tienne.

Aucun son ne veut sortir de mes lèvres, alors que j'assimile ce que Lord Voldemort est en train de m'annoncer. Les yeux écarquillés par la terreur, j'observe le corps de Voldemort se désagréger. Lentement, son visage se mue en cendre. Impuissant, je ne peux que contempler ce corps qui, dissout, semble s'unir à sa baguette.

Celle-ci s'illumine et, l'espace d'un instant, reste collée contre mon ventre, sans aucun propriétaire pour la tenir. Je n'ai pas le temps d'en approcher ma main que, déjà, je ressens une pression d'une douleur intense. Avant de sombrer dans les ténèbres, j'aperçois le nuage de fumée noire, craché par la baguette, pénétrer dans mon abdomen.

[…]

Il règne autour de moi un silence presque religieux. Je me sens bien, baigné d'une chaleur agréable. J'ai l'impression d'être allongé dans du coton, et cela me fait immédiatement réaliser où je suis.

J'ouvre les yeux dans l'infirmerie de Poudlard. Et ceux-ci rencontrent le visage froid, impénétrable -mais tellement parfait- de Draco Malfoy.

Il du se sentir observé car, instantanément, ses prunelles d'une couleur presque métallique se posèrent sur moi. Une boule se forme dans mon estomac, et un sentiment d'angoisse me submerge, alors que je décèle l'inquiétude dans ses yeux.

Je clos les paupières un instant, essayant d'échapper au contact de ce regard qui, sans que je sache pourquoi, m'empêche de me concentrer. Mon rêve me revient en mémoire, seulement par bribes, mais assez pour que je me souvienne de la conclusion.

- Malfoy, dis-je d'une voix que je trouve trop faible. Appelle Dumbledore.

- Je pense que ce cher Dumby préfèrerait que tu te reposes, Potter, lançe le serpentard d'un ton sarcastique. Tu es en sale état, tu sais ?

J'esquisse un sourire. Draco Malfoy doit certainement savoir que je suis dans un état bien pire que « sale », bien qu'il doit ignorer pourquoi.

- Malfoy, pour une fois, rends-toi utile, s'il te plait, dis-je d'une voix que je veux assez sèche pour le faire réagir. Je sais ce qu'il m'arrive. Je peux apporter des réponses aux questions que se pose Dumbledore.

Le serpentard m'adresse un regard noir, et je sens qu'il prépare une réplique cinglante. Pourtant -et c'est bien la première fois que j'assiste à une telle chose- Draco Malfoy ravale sa fierté, et sort de l'infirmerie.

Je laisse échapper un profond bâillement, luttant pour ne pas m'endormir avant l'arrivée du Directeur. Puis je réalise que, de toute façon, il vaudrait mieux que j'arrête de dormir. Je ne sais pas encore si c'est durant mon sommeil que Lord Voldemort compte intervenir dans mon corps. J'ignore même ce qu'il compte réellement faire.

Mais je sais avec certitude qu'il est de retour.


J'espère que ce chapitre n'était pas trop ennuyeux, et que quelques uns d'entre vous ont su l'apprécier ! N'hésitez pas à laisser des reviews, ça fait toujours plaisir !

Le délai avant le chapitre 8 sera sûrement plus long que celui entre le 6 et le 7. Mais je vais tout de même essayer de ne pas trop traîner !