Elizabeth était recroquevillée dans un coin du couloir menant à l'infirmerie, sûre que personne ne la verrait d'où elle était, elle se laissa aller. Le fait de savoir qu'elle était enceinte et que son mari avait perdu la mémoire, ca faisait beaucoup trop de nouvelles en trop peu de temps…

Les larmes coulaient sur ses joues quand John la trouva, il s'immobilisa instantanément. Il ne savait pas trop quoi faire, il n'était pas doué avec les femmes en pleurs, surtout avec les femmes en pleurs folles et nymphomanes. Néanmoins, il prit place à côté d'elle sans qu'elle s'en rendre compte et posa une main maladroite sur son épaule.

A ce contact, Elizabeth releva immédiatement sa tête qu'elle avait enfouie dans ses bras. John lui sourit faiblement, un sourire indiquant son soutien. Il était toujours là, même amnésique, il était toujours là… Cette pensée la rassura quelque peu, l'espace d'un instant.

J : "Vous allez bien ?"

E : "Pas vraiment, non."

J (bafouillant, soudain mal à l'aise) : "Vous…vous n'allez pas vous suicider tout de même ?"

E : "Pardon ?" demanda la dirigeante, surprise.

J : "On m'a raconté, c'est l'infirmier qui me l'a dit, faut pas vous suicider, surtout si c'est à cause de moi, croyez moi j'en vaut pas la peine."

E : "Premièrement, quoi qu'on te dise et quoi que tu fasses, à mes yeux, tu en vaudras toujours la peine et deuxième quel infirmier ? Et que vous a-t-il dit ?"

John : "Il m'a raconté votre histoire, que dès que vous êtes heureuse vous essayez de vous suicider et que quand vous êtes malheureuse, vous avez des tendances nympho alors vous voir pleurer ca me fait un peu peur, c'est l'infirmier de Saturnin ou quelque chose comme ca. Et puis, on se connaît depuis à peine un quart d'heure, que vous vous suicidiez pour moi…"

E : "Qui est Saturnin ? Quel infirmier a bien vous raconté de pareilles inepties ? Vous êtes sûre qu'il parlait de moi ?"

J : "Certain, c'est celui qui est arrivé juste avant votre départ."

E : "Rodney ? C'est Rodney qui vous a dit ça ? (Bouillant de colère) Alors celui là, si je le trouve je le…"

Elizabeth ne finit pas sa phrase, consumée par la colère, Rodney McKay, le scientifique le plus arrogant et le plus déjanté de toutes les galaxies, comment osait il faire croire à l'homme qu'elle aimait qu'elle était suicidaire ? Ne voyait-il pas que c'était déjà assez dur comme cela pour elle ? Si elle le voyait, elle ne répondrait plus de rien…

John la jaugea du regard...Une sorte de colère semblait émaner d'elle, et avec tout ce que cet infirmier lui avait dit, il n'était pas sûr de vouloir rester là, si la jeune femme se mettait en colère...
Il commença à se lever, et à partir sur la pointe des pieds, le plus silencieusement possible, quand la jeune femme se retourna brusquement.

E : (se levant) "Où allez vous ?"
J : "Où je vais ? Et bien...heu.. Vu votre état franchement, je préfère être assez loin, pour tout vous avouer."
E (fronçant les sourcils) "Mon état ? Quel état ?"
J : (hésitant) "Et bien vous me semblez assez…énervée…et je n'ai pas très envie que vous me sautiez dessus."
E : (en colère) "Je ne suis pas énervée ! Et je ne suis pas une nymho !!! Rodney vous a raconté n'importe quoi !"
J : "Pourtant vu votre réaction, on ne dirait pas !"

Elizabeth respira calmement, essayant de se maîtriser, mais les diverses émotions qui se déclenchaient en elle, dédoublées par les hormones, ne firent qu'empirer les choses.

E : "Je ne suis pas cinglée !"

John la regarda, apeuré, il n'avait vraiment pas envie qu'elle lui saute dessus…bon, pas que cela ne lui aurait déplut, elle était plutôt jolie…mais tout de même…Il la vit avancer vers lui, il jeta des regards anxieux à droite et à gauche…Il n'y avait pas d'issue…alors, la seule chose qu'il trouva à faire, fût de mettre ses mains sur ses oreilles et de chanter le refrain de scoubidou...

Elizabeth le regarda, baignant littéralement dans l'incompréhension. Alors, un scientifique fou lui dit qu'elle est cinglée et lui il le croit et le voilà qu'il se mettait à chanter scoubidou, et après c'était elle qui était bonne à enfermer ? Non, elle dirigeait juste une bande de gamins, incapables de s'assumer… Ce qu'elle détestait faire la maîtresse mais là, c'était trop tard, la colère avait déjà parcouru son bout de chemin dans ses veines. Ses joues étaient en feu, son sang bouillait, il était grand tant que tout redevienne normal avant qu'elle mérite vraiment sa place pour l'asile ! Elle lui fit face, le regard noir, le militaire s'arrêta instantanément de chanter, baissa ses mains, attendant le verdict.

E : "John Marcel Ernest Sheppard, tu vas me faire le plaisir d'arrêter tout de suite tes idioties et de revenir avec moi à 'l'infirmerie où Carson te fera passer tous les scanners et examens qu'il faudra pour que ca tourne rond dans ta tête de sale piaf !"

J : "Mais...", tenta Sheppard.

E : "Il n'y a pas de "mais" qui tienne, je te préviens tu as intérêt à retrouver la mémoire et dans les plus brefs délais sinon tu seras de corvée de couches, de biberons et tu pourras dire adieu à mon lit !!"

Sur ce, avant que John n'ait eu le temps de répliquer quoi que ce soit, elle l'empoigna par le col et le traîna de force jusqu'à l'infirmerie. C'est fou ce que les hormones n'aidaient pas dans certaines situations...

C'est une Elizabeth plus que furieuse, et un Sheppard totalement ahuri et apeuré qui firent irruption dans l'infirmerie, sous le regard de Carson.

C : "Ah Elizabeth vous l'avez retrouvé, j'ai passé la moitié de la base au détecteur de signe de vie, mais pas la moindre trace de cette animal." dit-il en désignant Sheppard du doigt.
J : (protestant) "Hey !"

Mais le regard que lui lança Elizabeth le dissuada de continuer. C'est bizarre, comment un simple regard de cette femme pouvait arriver à lui faire perdre le contrôle...Puis ce qu'elle lui avait dit...Enfin ce qu'il avait cru entendre...Lui Interdire son lit ?? Comment pouvait-elle lui interdire son lit, alors qu'il ne savait même pas qui était cette femme...

Elizabeth, quand à elle, essayait de se calmer. Elle savait qu'elle n'aurait pas du s'emporter comme ca avec John, mais ses nerfs étaient mis à rude épreuve ces temps-ci, et son attitude n'aidait pas beaucoup...

E : "Carson, je vous en prie, faites retrouver la mémoire à John."
C : "Je fais ce que je peux, Elizabeth croyez moi."
E : "Que dit son scanner ?"
C : "Il n'y a pas beaucoup d'amélioration, il faudrait que je puisse faire des examens plus approfondis sur le colonel pour voir ce qui cloche."
J : "Quoi ??? (Bougeant son doigt de droite à gauche) nananana je reste pas ici moi !"
E : "Tu resteras ici que ça te plaise ou non ! (John se tut) Carson, faites tous les tests nécessaires et prévenez moi dès que vous aurez du nouveau, ou dès que vous le jugerez apte à sortir.
C : "Pas de problème Elizabeth."

La jeune femme jeta un dernier regard à Carson et à John avant de sortir de la pièce en soupirant. Elle avait sérieusement besoin d'un café...Elle grimaça…Non, un thé, vu qu'à présent le café lui était interdit…

Sarasheppard : mdr mais Rodney, ne sais pas tres vbien faire face au situation difficile lol tu sais même si tu lie pas dispute conjugale, tu peux ty retrouvé lol j'espere que cette suite te plaira ! bisous !