Alors qu'elle allait s'asseoir sur son fauteuil, elle aperçut un Rodney, tout penaud, avancer vers elle, elle s'immobilisa et posa ses mains sur ses hanches, prête à le massacrer. Rodney frappa à la porte et entra dans le bureau de la dirigeante, Elizabeth voulu ouvrir la bouche mais Rodney l'en empêcha :
R : "Elizabeth avant que vous disiez quoi que se soit sachez que je suis infiniment désolé, je ne sais vraiment pas ce qui m'a pris et…"
E (s'énervant) : "Vous êtes désolé Rodney ??? John a perdu la mémoire, il ne sait plus où il est ni qui nous sommes, il a besoin de stabilité, de repères !! Vous lui racontez n'importe quoi, qui plus est, à mon sujet, il réussit à s'enfuir de l'infirmerie et à se balader dans un endroit potentiellement dangereux, dont il ne connaît rien et vous vous êtes désolé, Rodney ???"
R (baissant la tête) : "Oui, c'est ca."
E (criant) : "Vous êtes complètement inconscient !! Vous prétendez être le plus grand scientifique de toute la galaxie mais vous n'êtes qu'un gamin en pleine poussée d'hormones !! Vous ne méritez pas de diriger l'équipe scientifique de cette base, vous ne méritez même pas d'y être !! Vous rendez-vous seulement compte de tout ce qui aurait pu se passer avec un Sheppard amnésique sur la cité après tout ce que vous lui avez raconté ??"
R (baissant encore plus la tête) : "Oui, je sais."
E (s'énervant de plus en plus) : "Vous savez ? Vous savez Rodney ?? Mais alors c'est pas que vous êtes inconscient, vous êtes juste totalement stupide !!!"
Rodney se tut, il ne fallait surtout pas attiser la colère de la dirigeante, bien que tout ce qu'elle avait dit était affreusement blessant, quelque part, il l'avait bien mérité. Cependant, il n'avait jamais vu sa dirigeante dans un tel état, même après l'épisode sur Doranda, elle n'avait pas été aussi méchante avec lui et puis là il n'avait fait que mentir à Sheppard, il n'avait pas fait exploser les cinq/sixième d'un système solaire.
Elizabeth, elle, ne se contrôlait plus du tout, elle en était arrivée à un tel point de colère et de frustration de voir l'homme qu'elle aimait ne pas la reconnaître et de ne rien pouvoir faire. Ce n'était pas du tout la faute de Rodney si elle était dans cet état, ce n'était qu'une petite bêtise, mais elle avait réellement besoin de se défouler sur quelqu'un et les excuses de Rodney étaient les bienvenues pour lui servir de punching-ball.
Le personnel de la salle de commande, alerté par les cris de la dirigeante, avait décidé d'appeler le docteur Heightmeyer à la rescousse, s'il espérait pouvoir garder Rodney en vie. Ce fut quelques minutes plus tard que la jeune femme arriva.
K :
"Que ce passe-t-il ?"
S : "C'est le Docteur
Weir, qui a un comportement disons… assez.. Étrange.. Voilà
plusieurs minutes qu'elle passe ses nerfs sur le Docteur McKay."
En effet, la jeune femme pouvait entendre les cris d'Elizabeth de là où elle était et elle devait bien avouer que ce comportement était plus qu'inhabituel chez la diplomate. Elle se retourna vers le sergent Samuel et lui sourit.
K : "Merci, je vais m'en occuper."
Le jeune sergent lui adressa un petit signe de la tête et la regarda s'éloigner. Les cris de la dirigeante avaient enfin cessés, à présent elle jetait des regards noirs à un pauvre Rodney totalement dépité. Malgré ce calme apparent, Kate jugea préférable de frapper avant d'entrer dans le bureau, ce qu'elle fit.
E :
"Quoi ? demanda-t-elle en tournant la tête vers la
personne qui venait de l'interrompre, le regard plus noir que jamais.
K (souriant) "Ce
n'est que moi Elizabeth."
Le regard de la dirigeant s'apaisa quelque peu en voyant la jeune femme.
E : "Oh Kate, un problème ?"
Elle hésita avant de parler, il lui fallait trouver les mots justes.
K : Et bien… (Hésitante) on m'a informé que vous aviez.. Disons… quelques divergences d'opinions avec Rodney."
Elizabeth haussa un sourcil, divergence d'opinion était un bien faible mot. Il l'avait mise complètement hors d'elle, et à bien y réfléchir, elle devait bien admettre, qu'elle avait été un peu loin.
E : "Rodney n'a rien trouvé de mieux que de s'amuser à faire croire à John, qui est amnésique, comme vous le savez, qu'il était dans un hôpital psychiatrique et que j'étais nymphomane qui plus est !"
Kate leva un sourcil septique, et se retourna vers Rodney.
K : "Vous n'avez pas fait cela quand même ?"
Le scientifique esquiva une petite grimace qui se voulait être un sourire.
K : (d'un air
réprobateur) "Rodney…"
E
: (continuant)
"Résultats : John s'est échappé, il
aurait pu se blesser, se faire tuer par cette…cette…arrrr."
K
: (d'un ton apaisant)
"Elizabeth, calmez-vous. Je suis sûre que Rodney est
désolé…" (Il acquiesça)
E
: "Ca ne change rien d'être désolé ! C'est
immature et totalement inconscient !" cria-t-elle.
K : "J'en
conviens… (Elle se tourna vers Rodney)
Rodney, vous pouvez nous laisser seules ?"
Le jeune homme hocha la tête de façon positive. Il n'était pas nécessaire qu'il reste. De un, s'il voulait rester en vie, il valait mieux qu'il mette le plus de distance possible entre lui et la dirigeante, et de deux, si quelqu'un pouvait calmer la diplomate en cet instant, c'était bien Kate.
La jeune psychologue qui regardait Rodney s'éloigner, finit par se tourner vers la dirigeante qui tournait en rond dans son bureau.
Sarasheppard, j'espère que cette suite te plaira !
Rafikis, oui je suis tout a fait d'accord povre elizabeth lol, tu a dit sadique ??? je suis la lol j'espere que cette suite te plaira !
