Plusieurs jours passèrent, ponctués de missions interplanétaires, de rapports plus ennuyeux les uns que les autres, d'alliances, de découvertes, d'attaques impromptues et autres désagréments

Plusieurs jours passèrent, ponctués de missions interplanétaires, de rapports plus ennuyeux les uns que les autres, d'alliances, de découvertes, d'attaques impromptues et autres désagréments. Plusieurs jours durant lesquels Elizabeth s'interdit formellement l'accès à l'infirmerie. Il fallait sans doute du temps à John pour récupérer, tout doucement, réapprendre, qui étaient ses amis, qui il était, où il vivait.

Et, à dire vrai, il lui fallait aussi du temps à elle pour assimiler l'état de son mari et la possibilité que rien ne soit jamais plus comme avant. La vision de cet homme était pour l'instant plus dure qu'elle ne l'aurait souhaité. Elle ferait comme Kate lui avait suggéré, une fois que Carson le jugerait apte à sortir, elle l'aiderait à s'installer dans ses quartiers, en le vouvoyant, lui lirait des rapports de mission, l'aiderait à redevenir lui…

C (par radio) : "Elizabeth ?"

E (par radio) : "Oui, Carson."

C (par radio) : "Il est prêt à sortir et n'attend plus que ça à vrai dire, Kate m'a dit que vous vouliez être là."

Mais elle ne s'attendait pas à ce que ce soit si tôt…

E (par radio) : "Très bien j'arrive."

Son esprit vagabondait dans tous les sens, elle ne savait même plus à quoi elle pensait, elle essayait de garder son esprit focalisé sur les problèmes de cantine et sur ce qu'elle avait envie de manger au déjeuner, chose qui aurait dû marcher, enfin d'après Rodney, mais rien à faire, elle revenait sans cesse au même problème : John. Et la même question, encore et toujours : Et si…?

Elle arriva à l'infirmerie plus vite qu'elle ne l'aurait voulu, pourtant elle avait bien traîné les pieds sur le chemin.

C : "Ah, Elizabeth vous voilà enfin, je n'arrive plus à le tenir, on dirait un enfant qui va à DisneyLand !"

Cette réflexion fit sourire la dirigeante. C'est vrai qu'il n'avait jamais supporté de rester enfermé à l'infirmerie, lui sa vie c'était le grand air, la liberté, l'aventure, pas un petit hôpital exigu.

E : "Je me doute. Je vous remercie pour vous efforts héroïques."

C : "Vous moqueriez vous de moi, ma chère ?"

E (faussement outrée) : "Moi ? Mais jamais je n'oserai."

Le médecin lui sourit avant de l'amener au chevet de son époux.

E : (à Carson) "Alors, comment va notre malade ?"

Elle s'en sortait plutôt bien. Elle avait réussit à faire illusion au près de Carson mais ce qui l'inquiétait le plus c'était John, lui qui savait exactement comment elle fonctionnait, quoi que vu la situation, il aurait peut-être plus de mal à percer ses mystères.

J : "D'après le doc, je suis prêt à sortir d'ici et d'après la psy je suis prêt à réintégrer la société."

C (à Elizabeth) : "Je ne veux plus jamais de lui ici."

L'air désespéré du médecin arracha un sourire à Elizabeth. Il savait bien qu'en ce moment c'était dur pour elle, surtout que depuis le jour où elle avait appris qu'elle était enceinte et que son mari était amnésique. Elle n'avait pas remis un pied à l'infirmerie, ne serait ce que pour prendre des nouvelles, ce que McKay se faisait un devoir de lui transmettre étant donné son comportement…

E : "Et bien allons-y, je vais vous montrer vos quartiers." Dit-elle à l'intention de son époux.

J : "Je vous suis."

Ils quittèrent tous deux l'infirmerie sous le regard attentif de Carson. Le chemin jusqu'aux quartiers du militaire se fit en silence, John ne sachant pas vraiment par où commencer et Elizabeth désireuse de savoir ce qu'elle pense avant de parler et surtout de garder son self-control.

J : "Ecoutez, je tenais à m'excuser pour l'autre jour."

Elizabeth se retourna vers lui sans comprendre.

J : "Ma conduite a vraiment été impardonnable envers vous, on m'a dit que nous étions amis et depuis que je suis à l'infirmerie vous n'êtes pas venue me rendre visite. Alors si j'ai fait quelque chose de mal, si je vous ai offensé en quoi que ce soit, sachez que je suis vraiment désolé. J'aimerai reconstruire ma vie et pour cela j'aimerai que vous m'accordiez à nouveau, votre amitié."

De toute évidence, il avait préparé son petit spitch à l'avance. Il lui tendit la main en signe de paix. Malgré tout le bien fondé de cette action, cela brisa un peu plus le cœur d'Elizabeth, amis ? Et que dirait-elle à leur enfant ? Papa et maman sont juste amis ? Non, il avait raison, il fallait y aller en douceur, amis c'était bien, pour l'instant…

Elle lui serra la main, il lui sourit.

J : "Je suis content que tout soit redevenu normal entre nous."

Normal ? Si seulement, il savait ce qu'était la normalité sur Atlantis…

E (montrant les quartiers) : "Voilà, c'est ici."

Ils pénétrèrent tout deux dans l'habitat. Kate et elle avaient décidé qu'il était préférable d'installer John dans ses anciens quartiers, pour ne pas trop le brusquer. Toute ses affaires avaient donc été déménagées des quartiers d'Elizabeth pour revenir à son ancienne vie.

E : "Voilà, c'est chez vous."

John inspecta les lieux du regard, cela lui paraissait familier. Oui, ca devait être sa maison.

E : "Ca vous rappelle quelque chose."

J : "Oui, je connais cet endroit."

E : "Alors, on est en progrès."

Elizabeth lui envoya un sourire d'encouragement qu'il s'empressa de lui rendre. John alla dans la salle de bain, tout y était, sa mousse à raser, son après rasage, son gel, son shampooing, son déodorant, son rasoir, sa brosse à dent et même son parfum. Tous ces objets, ils les connaissaient, ils se souvenaient s'en servir quotidiennement.

Il revint rapidement dans la chambre, désireux de ne pas laisser la dirigeante seule trop longtemps, il ne voulait pas paraître malpoli alors qu'ils venaient juste de faire la paix.

John regarda plus attentivement l'environnement qui l'entourait et s'arrêta sur un instrument de musique.

J : "Je joue de la guitare ?"

E : "Oui, d'ailleurs, vous jouez extrêmement bien."

J : "C'est vrai ? Quel est mon morceau préféré ?"

E : "Vous n'en avez pas vraiment mais si vous êtes célèbre dans cette cité, c'est surtout grâce à votre interprétation de Folsom Prison Blues"."

John rit, il s'était bien trompé si on le respectait ce n'était pas pour ses talents de militaire, mais pour ses talents de musicien, cette femme le détendait et l'amusait.

J : (plaisantant) "Je suis un fan de Johnny Cash ? Pourquoi est ce que ca ne m'étonne pas ?"

E : (sérieusement et calmement) "Parce que cela ne vous a pas étonné d'aimer les tartes aux framboises, parce que vous saviez que vous aimiez voler, parce que vous connaissez vos goûts mais que c'est votre mémoire qui vous fait défaut."

J (redevant sérieux lui aussi) : "Et comment vous savez tout cela puisque vous n'êtes pas venue me voir ?"

E (souriant) : "Parce que je prends des nouvelles de mes troupes."

Le militaire sourit, jolie esquive, elle était très forte.

Rafikis : Tu a vraiement relue tout les chapitres ?? et bien tu a plus de courages que auteurs elle même lol tu veux parlé du coté fragile et perdue ?? oui j'aime beaucoup ce coté chez liz ! je trouve ausis que cela na pas était exploité assez dans la série, et ces ceux que je voulais faire passé ! surtout que j'adore ce personnages ! oui, tu vie, j'ai était gentille ! et la la fin te parait gentielle ?? lol